Anchois, cru
Engraulis encrasicolus (Linnaeus, 1758)
viandes, oeufs, poissons
- kcal : 129
- sel g : 0.18
- fer mg : 2.63
- fibres g : 0
- sucres g : 0
- lipides g : 6.07
- sodium mg : 73
- calcium mg : 86.5
- proteines g : 18.6
- ag satures g : 1.64
- magnesium mg : 22.3
- omega3 dha g : 0.93
- omega3 epa g : 0.48
- potassium mg : 294
- vitamine c mg : 0
- vitamine d ug : 11
- vitamine b9 ug : 9
- vitamine b12 ug : 0.62
- beta carotene ug : 0
Études scientifiques (8)
Revue narrative
Le poisson et la thyroïde : une relation à double visage, entre polluants et acides gras oméga-3Europe PMC · 2022-05-27 · Benvenga S, Famà F, Perdichizzi LG, Antonelli A, Brenta G, Vermiglio F, Moleti M.
Résumé simplifié :
Cette étude explore la relation complexe entre la consommation de poisson et la santé de la thyroïde. Les petits poissons gras comme l'anchois, la sardine ou le maquereau apportent des oméga-3 bénéfiques, qui pourraient aider à protéger contre les maladies auto-immunes de la thyroïde comme la thyroïdite de Hashimoto. Mais attention, certains gros poissons prédateurs comme l'espadon contiennent aussi des polluants, notamment du mercure, qui peut favoriser ces mêmes maladies auto-immunes. Les auteurs soulignent que l'huile de poisson, souvent extraite d'anchois, reste une source sûre et recommandée d'oméga-3 pour soutenir la santé thyroïdienne.
Résumé reformulé :
Cette revue scientifique examine la double influence du poisson sur la fonction thyroïdienne : bénéfique via les acides gras oméga-3, potentiellement délétère via les polluants environnementaux. Les petits poissons gras (anchois, sardine, maquereau) constituent une source privilégiée d'oméga-3, dont les mécanismes protecteurs contre l'auto-immunité thyroïdienne impliqueraient une réduction de la production de chimiokines et une augmentation des résolvines, molécules anti-inflammatoires. À l'inverse, les gros poissons prédateurs comme l'espadon accumulent des métaux lourds, notamment du mercure, connu comme déclencheur environnemental de l'auto-immunité et détectable dans le tissu thyroïdien. Face à l'augmentation mondiale de la thyroïdite auto-immune et du cancer thyroïdien, et compte tenu du lien entre ces pathologies et les risques cardiométaboliques, les auteurs estiment que les compléments d'oméga-3 -notamment l'huile de poisson dérivée d'anchois, marché en forte croissance- représentent une piste intéressante pour prévenir ou atténuer la thyroïdite de Hashimoto et corriger une légère élévation de la TSH.
Voir l'étude originale →Revue narrative
Comparaison des niveaux de composés perfluorés dans les produits de la mer transformésEurope PMC · 2019-02-22 · Jeong YJ, Bang S, Kim J, Chun SH, Choi S, Kim J, Chung MS, Kang GJ, Kang YW, Kim J, Kho Y, Joo Y, Lee KW.
Résumé simplifié :
Des chercheurs coréens ont analysé 302 produits de la mer transformés (poissons séchés, conserves, produits salés, algues assaisonnées, etc.) pour mesurer la présence de composés perfluorés, des substances chimiques polluantes qu'on retrouve dans l'environnement. Parmi les aliments testés figurait l'anchois, qui s'est révélé être l'un des produits contenant les niveaux les plus élevés de deux composés préoccupants, le PFOA et le PFOS. Malgré cela, les quantités ingérées via la consommation de ces produits restent en dessous des seuils considérés comme sûrs par les autorités sanitaires. Les auteurs concluent donc que manger ces produits de la mer ne présente pas de risque immédiat pour la santé.
Résumé reformulé :
Cette étude sud-coréenne a mesuré, par LC-MS/MS, la concentration de 19 composés perfluorés (PFC) dans 302 échantillons répartis en cinq catégories de produits de la mer transformés typiques de la cuisine coréenne. Les résultats montrent que certains composés se concentrent davantage selon le type de transformation : le PFOA dans les produits séchés, le PFOS dans les aliments transformés à base de poisson, et d'autres substances dans les conserves ou les algues assaisonnées. En classant les échantillons selon l'espèce, la catégorie biologique ou l'habitat, les chercheurs ont constaté que l'anchois, l'ascidie et le maquereau affichaient parmi les taux les plus élevés de PFOA et PFOS, tout comme les crustacés et les organismes vivant près du fond marin. Néanmoins, en estimant l'apport quotidien réel lié à la consommation de ces produits, les niveaux restent inférieurs à la dose journalière tolérable définie par les normes sanitaires, suggérant une absence de risque immédiat pour les consommateurs sud-coréens.
Voir l'étude originale →Revue narrative
Composés anticancéreux et de prévention du cancer issus d'organismes marins comestiblesEurope PMC · 2017-04-07 · Correia-da-Silva M, Sousa E, Pinto MMM, Kijjoa A.
Résumé simplifié :
Cette étude passe en revue les recherches sur les substances naturelles présentes dans les poissons et fruits de mer, comme l'anchois, la morue, l'anguille ou encore les moules et huîtres, qui pourraient aider à prévenir certains cancers. Les chercheurs se sont intéressés à ces aliments car les populations asiatiques qui en consomment beaucoup ont des taux plus faibles de cancers du poumon, du sein, du côlon et de la prostate. Des extraits de ces organismes marins ont montré des effets intéressants contre les cellules cancéreuses lors de tests en laboratoire. Cela pourrait expliquer, en partie, pourquoi manger du poisson et des fruits de mer est bénéfique pour la santé.
Résumé reformulé :
Cette revue scientifique explore le potentiel anticancéreux de composés bioactifs extraits d'organismes marins comestibles, dont l'anchois, la morue, l'anguille, ainsi que des mollusques (moules, huîtres, ormeaux) et des concombres de mer. Le point de départ de cette recherche est une observation épidémiologique : les populations de nombreux pays asiatiques, grandes consommatrices de poisson et de fruits de mer, présentent une prévalence plus faible de certains cancers (poumon, sein, côlon, prostate). Les auteurs synthétisent les résultats d'études in vitro et in vivo montrant que des extraits ou hydrolysats protéiques de ces organismes marins possèdent des propriétés antitumorales. Ces données expérimentales apportent un éclairage partiel sur les bénéfices santé associés à la consommation de ces aliments, sans toutefois établir de lien de causalité direct chez l'humain.
Voir l'étude originale →Méta-analyse
Prévalence et intensité moyenne du parasite Anisakidae dans les produits de la mer pêchés en Méditerranée, avec un focus sur les espèces de poissons à risque d'être consommées crues. Méta-analyse et revue systématique.Europe PMC · 2016-07-01 · Colombo F, Cattaneo P, Castelletti M, Bernardi C.
Résumé simplifié :
Cette étude examine la présence de petits parasites appelés anisakidés dans des poissons pêchés en Méditerranée, notamment ceux souvent mangés crus ou peu cuits comme l'anchois, la sardine et le maquereau. En analysant douze études, les chercheurs ont constaté que ces parasites étaient présents mais en faible quantité, aussi bien dans la chair que dans les organes internes des poissons. Le risque de tomber sur un parasite en mangeant ces poissons semble donc limité, même si une vigilance reste utile lors de la préparation des produits de la mer consommés crus.
Résumé reformulé :
Cette revue systématique et méta-analyse a évalué la prévalence et l'intensité des larves d'Anisakidae, parasites potentiellement transmissibles à l'humain, chez des poissons pêchés en mer Méditerranée entre 1960 et 2012. Parmi les douze études retenues, quatre portaient spécifiquement sur des espèces fréquemment consommées crues ou peu cuites : l'anchois, la sardine et le maquereau. Les analyses statistiques, basées sur un modèle à effets aléatoires, montrent une prévalence globale faible des parasites (0,95 %), légèrement plus élevée dans les viscères (1,34 %) que dans la chair musculaire (0,64 %). L'intensité moyenne d'infestation restait également modeste. Les auteurs concluent que ces trois espèces présentent un risque parasitaire limité, tout en soulignant une hétérogénéité importante entre les études, invitant à la prudence dans l'interprétation générale des résultats.
Voir l'étude originale →Revue narrative
Effet bénéfique du peptide d'os de poisson téléostéen comme complément calcique pour la minéralisation osseuseEurope PMC · 2012-01-01 · Kim SK, Jung WK.
Résumé simplifié :
Le lait est la source de calcium la plus connue, mais certaines personnes, notamment en Asie, le digèrent mal à cause de l'intolérance au lactose. Les poissons entiers comme l'anchois ou la mola, souvent consommés avec leurs arêtes, pourraient constituer une alternative intéressante. Ce chapitre résume des recherches montrant que des peptides extraits des os de ces poissons aident le corps à mieux absorber le calcium et favorisent la solidité des os. Cela pourrait être utile pour les personnes qui ne consomment pas assez de produits laitiers, en leur offrant une autre façon de couvrir leurs besoins en calcium.
Résumé reformulé :
Ce chapitre scientifique s'intéresse aux sources alternatives de calcium pour les populations qui consomment peu de lait, notamment en raison d'une intolérance au lactose fréquente chez certaines populations asiatiques. Les auteurs se penchent sur les poissons téléostéens, comme l'anchois et la mola, largement consommés en Asie, souvent avec leurs arêtes. En synthétisant leurs propres travaux de recherche, ils présentent les effets bénéfiques des peptides dérivés des os de poisson (FBP) sur la biodisponibilité du calcium et sur la minéralisation osseuse. Ces résultats suggèrent que ces peptides pourraient représenter un complément nutritionnel intéressant pour améliorer l'apport en calcium, en particulier chez les personnes ayant une faible consommation de produits laitiers, bien que cette synthèse ne remplace pas une évaluation clinique approfondie chez l'humain.
Voir l'étude originale →Essai contrôlé randomisé
Effet de l'huile de poisson de Clupeonella grimmi (anchois/kilka) sur les douleurs menstruellesEurope PMC · 2010-04-01 · Moghadamnia AA, Mirhosseini N, Abadi MH, Omranirad A, Omidvar S.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé si l'huile de poisson tirée d'un petit poisson appelé kilka (proche de l'anchois), riche en oméga-3, pouvait soulager les douleurs de règles. Trente-six jeunes femmes ont reçu, tour à tour, cette huile de poisson ou un placebo pendant trois mois chacun. Résultat : les douleurs étaient beaucoup moins intenses avec l'huile de poisson qu'avec le placebo, tout comme les maux de dos et de ventre liés aux règles. Les participantes ont aussi eu besoin de moins de médicaments contre la douleur (ibuprofène) pendant la période où elles prenaient l'huile de poisson.
Résumé reformulé :
Cet essai clinique croisé a évalué l'effet d'une supplémentation en oméga-3 issus de l'huile de Clupeonella grimmi (kilka, poisson proche de l'anchois) sur les symptômes de dysménorrhée chez 36 jeunes femmes de 18 à 22 ans. Réparties en deux groupes, elles ont reçu soit 15 mL d'huile de poisson par jour (apportant 550 mg d'EPA et 205 mg de DHA), soit un placebo, avant d'inverser les traitements après trois mois. Les scores de douleur mesurés sur une échelle visuelle analogique étaient significativement plus bas sous huile de poisson que sous placebo (20,9 contre 61,8 ; p=0,001), avec une réduction notable des douleurs lombaires et abdominales. Le recours à l'ibuprofène en traitement de secours a également diminué. Ces résultats suggèrent un effet bénéfique potentiel des oméga-3 marins sur les douleurs menstruelles, bien que la petite taille de l'échantillon appelle à des confirmations sur des cohortes plus larges.
Voir l'étude originale →Essai clinique
Immunopathogenèse de l’allergie au poisson : identification d’adultes allergiques au poisson par test cutané et test radioallergosorbant (RAST)Europe PMC · 1996-07-01 · Helbling A, McCants ML, Musmand JJ, Schwartz HJ, Lehrer SB.
Résumé simplifié :
Cette étude américaine a cherché à mieux comprendre l’allergie au poisson chez les adultes, alors que la plupart des recherches précédentes concernaient les enfants et la morue. Trente-neuf adultes se disant allergiques au poisson ont passé des tests cutanés et sanguins avec 17 extraits de poissons différents, dont l’anchois. Presque tous ont réagi positivement à au moins un poisson, et beaucoup réagissaient à plusieurs espèces à la fois. L’anchois s’est révélé être le poisson provoquant le plus souvent une réaction cutanée positive. Les chercheurs ont aussi montré que certaines familles de poissons, comme le maquereau et l’anchois, ou le saumon et le thon, partagent des allergènes similaires, ce qui explique les réactions croisées.
Résumé reformulé :
Face à la consommation croissante de poisson aux États-Unis, cette étude s’est penchée sur l’allergie au poisson chez l’adulte, un sujet moins documenté que chez l’enfant où la morue domine les recherches. Trente-neuf personnes rapportant une allergie au poisson ont été évaluées par tests cutanés et dosages d’IgE spécifiques (RAST) contre 17 extraits de poissons, incluant l’anchois. 92 % présentaient un test cutané positif à au moins un poisson, et l’anchois figurait parmi les réactions les plus fréquentes, y compris chez des témoins non allergiques. Les tests d’inhibition RAST ont révélé une réactivité croisée marquée entre certaines espèces, notamment entre maquereau et anchois, ainsi qu’entre lieu noir, saumon, truite et thon. Les auteurs concluent qu’un test cutané positif seul ne suffit pas à confirmer une allergie cliniquement significative, et recommandent une confirmation par test de provocation en double aveugle avant d’exclure ou réintroduire un poisson dans l’alimentation.
Voir l'étude originale →Essai clinique • 35 participants
L'ingestion d'huile marine réduit l'excrétion du 11-déhydrothromboxane B2, un indicateur de la production intravasculaire de thromboxane A2Europe PMC · 1993-04-01 · Ferretti A, Judd JT, Taylor PR, Nair PP, Flanagan VP.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé les effets de l'huile d'anchois sur la coagulation sanguine chez 35 hommes. Pendant 10 semaines, ils ont pris des capsules neutres (placebo), puis pendant 10 autres semaines, des capsules d'huile de poisson concentrée. Les chercheurs ont mesuré dans les urines une substance qui reflète la production d'un composé favorisant la coagulation (le thromboxane A2). Résultat : la consommation d'huile de poisson a réduit de 38% cette production, comparée à la période placebo. Cela suggère que les oméga-3 présents dans l'huile de poisson comme l'anchois pourraient contribuer à fluidifier le sang, en modifiant certains mécanismes biologiques liés à la coagulation.
Résumé reformulé :
Cette étude longitudinale a évalué chez 35 volontaires masculins l'effet d'une supplémentation en huile d'anchois concentrée sur la production endogène de thromboxane A2, une molécule impliquée dans l'agrégation plaquettaire et la coagulation. Le protocole comportait deux phases successives de 10 semaines chacune : une supplémentation placebo (mélange de graisses neutres) suivie d'une supplémentation en huile de poisson concentrée, modifiant le ratio d'acides gras oméga-6/oméga-3 de 12,5 à 2,3. La production de thromboxane A2 a été estimée indirectement via l'excrétion urinaire de son métabolite stable, le 11-déhydrothromboxane B2. Les résultats montrent une réduction significative de 38% de cette excrétion après la phase huile de poisson comparée à la phase placebo (p=0,0001), avec une relation quadratique reliant l'ampleur de la réduction au niveau initial d'excrétion. Ces données appuient l'hypothèse selon laquelle l'effet antithrombotique des huiles marines passerait, au moins partiellement, par une modulation du métabolisme des eicosanoïdes, sans toutefois établir un lien de causalité direct avec des événements cliniques cardiovasculaires.
Voir l'étude originale →Cet article est fourni à titre informatif et éducatif uniquement. Il ne constitue pas un avis médical, un diagnostic ou une recommandation de traitement, et ne remplace pas la consultation d'un professionnel de santé qualifié.