Anguille, crue
Anguilla anguilla (Linnaeus, 1758)
viandes, oeufs, poissons
- kcal : 240
- sel g : 0.16
- fer mg : 0.71
- fibres g : 0
- lipides g : 18.6
- sodium mg : 65.5
- calcium mg : 23.6
- glucides g : 2.06
- proteines g : 16.1
- ag satures g : 4.25
- magnesium mg : 18
- omega3 dha g : 0.68
- omega3 epa g : 0.49
- potassium mg : 260
- vitamine c mg : 1.6
- vitamine d ug : 16
- vitamine b9 ug : 13.8
- vitamine b12 ug : 2.8
- beta carotene ug : 0
Études scientifiques (3)
Méta-analyse
Le vert de malachite et le vert de leucomalachite dans les poissons : une revue systématique et méta-analyse mondialeEurope PMC · 2023-03-15 · Gharavi-Nakhjavani MS, Niazi A, Hosseini H, Aminzare M, Dizaji R, Tajdar-Oranj B, Mirza Alizadeh A.
Résumé simplifié :
Le vert de malachite est un produit chimique interdit mais parfois utilisé illégalement dans l'élevage de poissons pour lutter contre les champignons. Il est toxique et peut provoquer des malformations ou des mutations. Cette étude a rassemblé les résultats de 20 recherches menées dans 10 pays sur près de 725 échantillons de poissons, dont des anguilles. Les chercheurs ont découvert que certaines anguilles, notamment l'anguille d'Europe et une espèce asiatique, contenaient les niveaux les plus élevés de ce produit chimique et de son dérivé. Dans plusieurs pays comme la Chine, l'Iran et les Pays-Bas, les taux dépassaient les limites autorisées, ce qui pose un problème pour la sécurité alimentaire et justifie une surveillance accrue.
Résumé reformulé :
Cette méta-analyse a examiné la contamination des poissons par le vert de malachite (MG) et son métabolite, le vert de leucomalachite (LMG), deux substances antifongiques utilisées illégalement en aquaculture en raison de leur potentiel tératogène et mutagène. En compilant 20 études menées dans 10 pays sur 724 échantillons, les auteurs rapportent des concentrations moyennes globales de 0,48 µg/kg pour le MG et 0,59 µg/kg pour le LMG. Les anguilles se distinguent par les niveaux de contamination les plus élevés parmi les espèces étudiées, l'espèce Monopterus albus atteignant 15,50 µg/kg de MG et Anguilla anguilla 4,46 µg/kg de LMG. Les poissons d'eau chaude et ceux à teneur moyenne ou élevée en matières grasses semblent accumuler davantage ces résidus. Dans certains pays comme la Chine, l'Iran et les Pays-Bas, les concentrations dépassaient le seuil réglementaire de 2 µg/kg, soulignant un enjeu de sécurité sanitaire alimentaire et la nécessité d'un contrôle renforcé de ces substances dans les filières aquacoles.
Voir l'étude originale →40 participants
Les effets des biscuits à l'anguille sur l'apport nutritionnel des enfants hospitalisésEurope PMC · 2020-01-01 · Herawati DMD, Indraswari P, Sunjaya DK.
Résumé simplifié :
Des chercheurs indonésiens ont testé des biscuits enrichis à l'anguille chez 40 enfants hospitalisés, pour voir si cela améliorait leur alimentation. Pendant 5 jours, un groupe recevait ces biscuits spéciaux en collation, tandis que l'autre recevait les collations habituelles de l'hôpital. Résultat : les enfants ayant mangé les biscuits à l'anguille ont consommé plus d'énergie, de protéines, de graisses, de glucides, de zinc et de vitamine A via leurs collations. Ils ont aussi mieux mangé leurs repas principaux, notamment en protéines, graisses et zinc. Ces biscuits pourraient donc aider les enfants malades à mieux couvrir leurs besoins nutritionnels pendant leur séjour à l'hôpital.
Résumé reformulé :
Cette étude expérimentale menée à l'hôpital Dr. Hasan Sadikin de Bandung (Indonésie) a évalué l'impact de biscuits enrichis à l'anguille sur l'apport nutritionnel de 40 enfants hospitalisés âgés de 1 à 18 ans. Pendant cinq jours, un groupe d'intervention recevait ces biscuits en collation tandis qu'un groupe contrôle recevait les collations standards de l'hôpital, l'apport alimentaire étant mesuré par carnet alimentaire et rappel des 24 heures. Les résultats montrent une augmentation significative de l'apport en énergie, protéines, lipides, glucides, zinc et vitamine A provenant des collations dans le groupe intervention. Un effet positif a également été observé sur l'apport des repas principaux, en particulier pour les protéines, les lipides et le zinc. Les auteurs concluent que ces biscuits à l'anguille pourraient constituer une collation utile pour améliorer les apports nutritionnels des enfants hospitalisés, bien que l'étude porte sur un échantillon limité et une courte durée d'intervention.
Voir l'étude originale →Essai clinique
Quantité de collagène dans la viande des plats japonais quotidiens et teneur en peptides de collagène dans le sang humain après ingestion de chair de poisson cuiteEurope PMC · 2019-03-05 · Asai T, Takahashi A, Ito K, Uetake T, Matsumura Y, Ikeda K, Inagaki N, Nakata M, Imanishi Y, Sato K.
Résumé simplifié :
Des chercheurs japonais ont mesuré la quantité de collagène présente dans des plats traditionnels du quotidien. La plupart des viandes en contiennent peu, sauf le tendon de bœuf, l'anguille avec sa peau et la queue de requin sans peau, beaucoup plus riches. Après avoir mangé de la viande de requin cuite, des volontaires ont eu des petits fragments de collagène dans leur sang, mais en quantité plus faible qu'avec un extrait de collagène pur contenant la même dose. Cela s'explique car seule une partie du collagène de la viande est libérée lors de la digestion. Ainsi, manger des aliments riches en collagène n'apporte pas automatiquement autant de bénéfices qu'un complément spécifique.
Résumé reformulé :
Cette étude japonaise a d'abord évalué la teneur en collagène de plats courants : la plupart en contiennent entre 0,2 et 2,5 g par portion, sauf le tendon de bœuf, l'anguille avec peau et la queue de requin sans peau, qui atteignent 7,6 à 13,3 g. Les chercheurs ont ensuite testé chez l'humain l'absorption de ce collagène après ingestion de chair de requin cuite : neuf di- et tripeptides de collagène ont été détectés dans le plasma sanguin, mais leur concentration ne représentait qu'environ 30 % de celle observée après ingestion d'un hydrolysat de collagène équivalent en dose. Cette différence s'explique par le fait que seule environ 30 % du collagène contenu dans la viande est libéré par la digestion enzymatique (pepsine et pancréatine). L'étude suggère donc que l'efficacité de l'apport en collagène alimentaire dépend non seulement de sa quantité, mais aussi de sa digestibilité.
Voir l'étude originale →Cet article est fourni à titre informatif et éducatif uniquement. Il ne constitue pas un avis médical, un diagnostic ou une recommandation de traitement, et ne remplace pas la consultation d'un professionnel de santé qualifié.