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Artichaut

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Cynara cardunculus L.

fruits, légumes, légumineuses et oléagineux

Plante potagère de la famille des Astéracées (Cynara scolymus), cultivée pour son capitule floral encore fermé, composé de bractées charnues et d'un cœur appelé fond. Se consomme cuit, entier ou en cœurs, et parfois cru en jeunes pousses tendres. Originaire du bassin méditerranéen.

Composition :

Études scientifiques (17)

Carte des preuves

17études
  • Niveau 1 · méta-analyses d’essais : 7 (41 %)
  • Niveau 2 · essais randomisés : 5 (29 %)
  • Niveau 3 · cohortes, petits essais : 1 (6 %)
  • Niveau 5 · revues narratives et mécanistiques : 4 (24 %)

Nombre d'études par problème de santé et par niveau de preuve. Cliquez sur un nombre pour afficher ces études dans la liste ci-dessous, ou sur le nom d'un problème pour voir toutes les études qui le concernent sur le site. Une même étude peut concerner plusieurs problèmes de santé.

Problème de santéTotalNiv. 1Niv. 2Niv. 3Niv. 4Niv. 5
Stéatose hépatique et santé du foie632··1
Cholestérol et lipides sanguins6221·1
Maladies cardiovasculaires3·1··2
Obésité et poids2·2···
Hypertension artérielle21···1
Performance sportive et masse musculaire1··1··
Syndrome métabolique et résistance à l'insuline11····
Troubles digestifs fonctionnels (constipation, reflux)1····1
Croissance et développement de l'enfant1·1···
Microbiote intestinal1····1

Ces fiches sont générées par IA à partir des abstracts : elles aident à repérer et trier les études, l'étude originale reste la référence. Seules les études menées chez l'homme sont retenues : les résultats obtenus sur des cellules ou des animaux ne se confirment le plus souvent pas chez l'homme. Notre méthode →

Répartition par niveau de preuve (cliquez pour filtrer) · Comprendre les niveaux

Toutes (17)Niveau 1 : 7Niveau 2 : 5Niveau 3 : 1Niveau 5 : 4

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Niveau 1 — Méta-analyse d'essais randomisés9 191 participantséquivalent HAS : 1

Europe PMC · 2026-07-02 · Chen Liang A, Cruz Castillo Y, Fermin Madera MD, Sairaj RT, Medina J, Moreno Díaz TA, Chintamaneni S, Flores Monar G, Sanchez Cruz C, Advani R, Guha S, Calderón-Martinez E.

Résumé simplifié :

Des chercheurs ont comparé l'efficacité de plusieurs plantes médicinales chez des adultes souffrant de maladie du foie gras liée au métabolisme, en analysant 131 essais cliniques regroupant plus de 9000 personnes. Résultat marquant : les feuilles d'artichaut se sont révélées les plus efficaces pour réduire un marqueur clé du foie, l'ALT (une enzyme qui augmente quand le foie est abîmé), surpassant même la cannelle et la pipérine sur ce critère précis. D'autres plantes comme la cannelle, le berbérine ou la silymarine ont montré des effets intéressants sur d'autres marqueurs. Les auteurs restent prudents car les formulations utilisées variaient beaucoup selon les études, et appellent à davantage de recherches avant d'envisager une utilisation clinique généralisée.

Résumé reformulé :

Cette revue systématique avec méta-analyse en réseau a comparé l'efficacité de multiples traitements à base de plantes chez des adultes atteints de stéatose hépatique ou de stéatohépatite liées à un dysfonctionnement métabolique, en s'appuyant sur 131 essais randomisés (n=9191). Concernant l'ALT, marqueur clé de souffrance hépatique, les feuilles d'artichaut ont montré la réduction la plus marquée (différence moyenne de -28,32 points, p<0,01) et le meilleur classement de probabilité d'efficacité (SUCRA=0,93), devançant la cannelle et la pipérine. D'autres agents comme la cannelle, le berbérine et la silymarine se sont distingués sur d'autres marqueurs (AST, GGT, rigidité hépatique). Les effets sur la stéatose et la fibrose restaient toutefois variables et moins convaincants. Les auteurs soulignent l'hétérogénéité des formulations testées et la nécessité d'études complémentaires standardisées, avec vérification de la pureté des produits et évaluation de la sécurité à long terme, avant toute recommandation clinique.

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Niveau 2 — Méta-analyse d'essais randomisés8 595 participantséquivalent HAS : 1
⚠ Niveau ajusté (1 → 2)

Motif : confiance faible ou très faible pour la majorité des résultats selon CINeMA

Europe PMC · 2026-06-23 · Sairaj RT, Chen Liang A, Cruz Castillo Y, Fermin Madera MD, Medina J, Moreno Díaz TA, Flores Monar G, Chintamaneni S, Sanchez Cruz C, Advani R, Guha S, Calderón-Martinez E.

Résumé simplifié :

Cette grande étude a comparé l'effet de nombreuses plantes, dont la feuille d'artichaut, chez des personnes ayant une maladie du foie liée au métabolisme (surpoids, cholestérol, sucre sanguin). En analysant 123 essais cliniques regroupant plus de 8500 personnes, les chercheurs ont observé que l'extrait de feuille d'artichaut aidait à réduire les triglycérides, le cholestérol total, le mauvais cholestérol (LDL) et l'indice de masse corporelle. C'est même la plante pour laquelle le niveau de confiance scientifique était le plus élevé concernant l'effet sur le cholestérol total. Toutefois, ces effets restent modestes et l'artichaut ne remplace pas les traitements médicaux habituels, il pourrait seulement les compléter.

Résumé reformulé :

Cette revue systématique avec méta-analyse en réseau a évalué l'efficacité de divers produits à base de plantes sur les paramètres métaboliques chez des adultes atteints de stéatose hépatique liée à un dysfonctionnement métabolique (MASLD). Sur 123 essais randomisés (n=8595), l'extrait de feuille d'artichaut s'est distingué par une réduction significative des triglycérides (différence moyenne : -52,6) par rapport au placebo, ainsi que par une amélioration du cholestérol total, du LDL-cholestérol et de l'indice de masse corporelle. Selon l'évaluation CINeMA, c'est pour l'artichaut et le cholestérol total que le niveau de confiance dans les preuves était le plus élevé de toute l'étude, contrairement à la majorité des autres résultats jugés de confiance faible à très faible. Les auteurs soulignent que ces bénéfices, bien que réels, restent modérés et spécifiques à certains marqueurs, et que ces plantes devraient être envisagées comme des compléments et non des substituts aux traitements validés de la MASLD. Des essais plus larges et standardisés restent nécessaires pour confirmer ces résultats sur le long terme.

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Niveau 2 — Essai randomisé contrôlé59 participantséquivalent HAS : 1

Europe PMC · 2026-03-26 · Shapiro ALB, Barrett K, Tanner B, Schaefer C, Forestell CA, Diab L, Johnson SL.

Résumé simplifié :

Cette étude a testé comment inciter des bébés à manger de l'artichaut, un aliment nouveau pour eux. Trois groupes ont été formés : exposition intense sur 2 semaines, exposition avec une pause de 2 semaines au milieu, ou exposition étalée sur 6 semaines. Résultat surprenant : proposer l'artichaut de façon intensive et rapprochée n'a rien changé à la quantité mangée. En revanche, les bébés des deux autres groupes, où les propositions étaient plus espacées dans le temps, ont mangé nettement plus d'artichaut après l'intervention. Cela suggère que pour habituer un enfant à un nouvel aliment, mieux vaut persister sur la durée plutôt que multiplier les essais en peu de temps.

Résumé reformulé :

Cette étude randomisée a inclus 59 dyades parent-enfant (enfants âgés en moyenne de 11 mois) afin de comparer trois calendriers d'exposition répétée à l'artichaut, un aliment nouveau pour les nourrissons : un schéma standard (10 expositions sur 2 semaines), un schéma avec pause (5 expositions, puis 2 semaines de pause, puis 5 expositions supplémentaires) et un schéma étendu (10 expositions réparties sur 6 semaines). La quantité consommée a été mesurée en laboratoire avant et après l'intervention, puis après une période de 6 semaines sans exposition. Alors que le schéma standard n'a entraîné aucun changement significatif de consommation, les groupes avec pause et étendu ont montré une augmentation significative de la quantité d'artichaut consommée entre le début et la fin de l'intervention. Ces résultats, obtenus sur un échantillon limité, suggèrent que la répartition de l'exposition dans le temps pourrait favoriser davantage l'acceptation d'un nouvel aliment chez le nourrisson que la fréquence ou l'intensité des présentations, sans pour autant établir de mécanisme causal précis.

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Niveau 2 — Essai randomisé contrôlé40 participantséquivalent HAS : 1

Europe PMC · 2025-10-21 · Holländer S, Marth E, Scherber PR, Spiliotis A, Al-Ali A, Gäbelein G, Glanemann M.

Résumé simplifié :

Cette étude a testé un extrait de feuille d'artichaut chez 40 personnes obèses en attente d'une chirurgie bariatrique, pour voir s'il pouvait réduire la graisse dans le foie (une maladie appelée stéatose hépatique). Après 6 semaines, les participants ayant pris l'extrait avaient un foie moins gras et plus petit que ceux ayant reçu un placebo, avec des effets visibles dès 3 semaines. Chez les femmes, le cholestérol s'est aussi amélioré, et la masse graisseuse corporelle a diminué. Cependant, certains marqueurs du foie (les transaminases) ont augmenté, ce qui surprend les chercheurs et mérite d'être étudié davantage.

Résumé reformulé :

Cet essai pilote randomisé contrôlé contre placebo a évalué l'efficacité d'un extrait de feuille d'artichaut (ALE) sur la stéatose hépatique chez 40 candidats à la chirurgie bariatrique, une population particulièrement touchée par la maladie du foie gras associée à des dysfonctions métaboliques (MASLD). Après 6 semaines de supplémentation, mesurée par FibroScan (paramètre CAP) et échographie, le groupe ALE a montré une réduction significative de la stéatose et de la taille du foie, avec des effets déjà perceptibles après 3 semaines. Chez les femmes, les taux de cholestérol total et LDL se sont améliorés, et la composition corporelle s'est également améliorée grâce à une baisse du pourcentage de masse grasse. Fait notable, les transaminases hépatiques, en particulier l'ASAT, ont augmenté dans le groupe ALE, un résultat différent des études antérieures et suggérant une réponse hépatique spécifique chez les personnes obèses. Les auteurs soulignent la nécessité d'explorer davantage les effets métaboliques et hépatiques de l'ALE dans cette population, au-delà du contexte prébariatrique.

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Niveau 1 — Méta-analyse d'essais randomiséséquivalent HAS : 1

Europe PMC · 2025-10-01 · Jafari A, Karimi MA, Mahmoudinezhad M, Razavi F, Mardani H, Musazadeh V.

Résumé simplifié :

Cette étude rassemble plusieurs recherches scientifiques pour savoir si l'artichaut, pris en complément alimentaire, peut améliorer la santé du cœur et du métabolisme. Les résultats montrent que l'artichaut aide un peu à réduire le tour de taille, l'indice de masse corporelle, la tension artérielle, le cholestérol total, le mauvais cholestérol (LDL) et les triglycérides. Il améliore aussi légèrement la sensibilité à l'insuline et certains marqueurs du foie. En revanche, il n'a pas d'effet clair sur le poids global, le bon cholestérol (HDL), la glycémie à jeun ou l'hémoglobine glyquée. Globalement, l'artichaut semble apporter des bénéfices modestes mais réels pour la santé cardiométabolique.

Résumé reformulé :

Cette revue systématique avec méta-analyse a examiné l'effet d'une supplémentation en artichaut sur divers marqueurs de santé cardiométabolique chez l'adulte, à partir d'essais cliniques recensés dans plusieurs grandes bases de données jusqu'en septembre 2024. Les résultats indiquent des réductions statistiquement significatives, bien que d'ampleur modeste, de l'indice de masse corporelle, du tour de taille, de la pression artérielle systolique et diastolique, du cholestérol total, du LDL-cholestérol, des triglycérides, de l'insulinémie, du score HOMA-IR ainsi que de certaines enzymes hépatiques (ALAT, phosphatases alcalines). En revanche, aucun effet significatif n'a été observé sur le poids corporel, le tour de hanches, le HDL-cholestérol, la glycémie à jeun, l'HbA1c ou la créatinine. Les auteurs concluent que l'artichaut pourrait contribuer, de façon modeste mais mesurable, à l'amélioration de plusieurs facteurs de risque cardiométabolique, sans toutefois établir de lien de causalité définitif compte tenu de l'hétérogénéité des études incluses.

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Niveau 2 — Essai randomisé contrôlé42 participantséquivalent HAS : 1

Europe PMC · 2025-03-22 · Stonehouse W, Benassi-Evans B, Louise J.

Résumé simplifié :

Des chercheurs ont testé un complément alimentaire combinant phytostérols, extrait de bergamote, extrait de feuille d'artichaut et hydroxytyrosol chez 42 adultes ayant un cholestérol légèrement élevé. Pendant 4 mois, la moitié des participants a pris ce complément et l'autre moitié un placebo. Résultat : le complément n'a pas réduit le cholestérol LDL (le mauvais cholestérol) de manière significative par rapport au placebo. Aucun autre marqueur (cholestérol total, triglycérides, tension artérielle, stress oxydatif...) n'a été amélioré non plus. Le produit était toutefois sans danger. Les auteurs suggèrent que les ingrédients pourraient interagir entre eux et s'annuler mutuellement.

Résumé reformulé :

Cette étude randomisée en double aveugle contre placebo a évalué, chez 42 adultes présentant une hypercholestérolémie légère, l'effet d'un complexe nutraceutique associant phytostérols, extrait de bergamote, extrait de feuille d'artichaut (Cynara scolymus) et hydroxytyrosol, pris quotidiennement pendant 4 mois. Alors que ces ingrédients ont individuellement montré des effets bénéfiques sur le LDL-cholestérol dans d'autres travaux, leur combinaison n'a produit aucune différence significative sur le LDL-cholestérol par rapport au placebo (différence moyenne ajustée de -0,12 mmol/L, non significative). Aucun des critères secondaires — cholestérol total, HDL, triglycérides, apolipoprotéines, marqueurs de stress oxydatif, HbA1c ou tension artérielle — n'a été amélioré. Le produit s'est révélé sûr, mais les auteurs soulignent que des interactions entre composants pourraient expliquer l'absence d'effet observé malgré les preuves antérieures sur chaque ingrédient pris isolément.

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Niveau 1 — Méta-analyse d'essais randomisés2 509 participantséquivalent HAS : 1

Europe PMC · 2024-06-17 · Liu H, Li Y, Jin Y, Li X, Wang D, Yu X, Jiang Z, Yin G, Chen S, Zhang X, Meng D, Yu W, Jiang W, Zhang F.

Résumé simplifié :

Cette étude a comparé sept produits naturels (dont l'extrait de feuille d'artichaut, la curcumine, le resvératrol ou encore la naringénine) pour voir lesquels aident le mieux les personnes souffrant de foie gras non lié à l'alcool. En analysant 37 essais cliniques regroupant plus de 2500 patients, les chercheurs ont constaté que l'extrait d'artichaut semblait particulièrement efficace pour améliorer certains marqueurs du foie (AST, ALT) et réduire le mauvais cholestérol (LDL). La naringénine, elle, aidait davantage à baisser les triglycérides et le cholestérol total. Ces résultats suggèrent que ces deux produits naturels pourraient être des pistes intéressantes, mais des études complémentaires restent nécessaires pour confirmer ces effets.

Résumé reformulé :

Cette méta-analyse en réseau a évalué l'efficacité comparative de sept produits naturels - curcumine, silymarine, resvératrol, extrait de feuille d'artichaut, berbérine, catéchines et naringénine - chez des patients atteints de stéatose hépatique non alcoolique (NAFLD). En synthétisant les données de 37 essais contrôlés randomisés (2509 patients au total), les auteurs ont classé les traitements selon leur impact sur divers marqueurs biologiques. L'extrait de feuille d'artichaut s'est distingué par une meilleure réduction des transaminases hépatiques (AST et ALT) et du LDL-cholestérol, tandis que la naringénine montrait un avantage sur les triglycérides, le cholestérol total et le HDL-cholestérol. Les catéchines à forte dose se sont révélées les plus efficaces pour réduire l'indice de masse corporelle. D'après le classement global (SUCRA), l'extrait d'artichaut et la naringénine apparaissent comme les options les plus prometteuses parmi les produits testés, bien que ces résultats nécessitent confirmation par des essais cliniques supplémentaires plus ciblés.

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Niveau 1 — Méta-analyse d'essais randomisés333 participantséquivalent HAS : 1

Europe PMC · 2022-06-28 · Kamel AM, Farag MA.

Résumé simplifié :

Cette étude fait le bilan de plusieurs essais cliniques testant un extrait de feuille d'artichaut chez des personnes souffrant de stéatose hépatique non alcoolique, une maladie du foie liée à l'accumulation de graisse. En combinant les résultats de cinq essais portant sur 333 patients, les chercheurs ont constaté que cet extrait améliorait plusieurs marqueurs de santé du foie, comme les enzymes hépatiques, ainsi que le taux de cholestérol et de triglycérides dans le sang. Ces résultats suggèrent que l'artichaut pourrait aider à protéger le foie chez les personnes atteintes de cette maladie, confirmant certains usages traditionnels de cette plante, même si des recherches supplémentaires restent utiles pour confirmer ces effets sur le long terme.

Résumé reformulé :

Cette méta-analyse a compilé les données de cinq essais cliniques randomisés (333 patients au total) évaluant l'effet d'un extrait de feuille d'artichaut chez des personnes atteintes de stéatose hépatique non alcoolique (NAFLD). Les résultats montrent une réduction significative des enzymes hépatiques ALAT et ASAT, marqueurs habituels de souffrance du foie, ainsi qu'une diminution du cholestérol total, du LDL et des triglycérides par rapport aux groupes témoins. Ces observations, issues d'essais contrôlés, apportent un premier niveau de preuve scientifique en faveur de l'usage traditionnel de l'artichaut comme protecteur hépatique. Les auteurs restent toutefois prudents : bien que les effets soient statistiquement significatifs, le nombre d'études reste limité, et davantage de recherches à plus grande échelle seraient nécessaires pour confirmer ces bénéfices et préciser les modalités d'utilisation optimales de cet extrait végétal.

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Niveau 2 — Méta-analyse d'essais randomiséséquivalent HAS : 1
⚠ Niveau ajusté (1 → 2)

Motif : résultats globaux non significatifs mais sous-groupes avec intervalles de confiance extrêmement étroits et incohérents suggérant une hétérogénéité ou un biais non résolu

Europe PMC · 2021-01-16 · Moradi M, Sohrabi G, Golbidi M, Yarmohammadi S, Hemati N, Campbell MS, Moradi S, Kermani MAH, Farzaei MH.

Résumé simplifié :

Cette étude a rassemblé les résultats de huit essais cliniques pour savoir si prendre des compléments d'artichaut aide à faire baisser la tension artérielle. Globalement, chez l'ensemble des participants, l'artichaut n'a pas montré d'effet clair. Mais en regardant de plus près, les chercheurs ont remarqué que chez les personnes déjà hypertendues, l'artichaut semblait réduire à la fois la tension du haut (systolique) et celle du bas (diastolique). Cet effet positif sur la tension du bas apparaissait surtout après 12 semaines de prise, alors qu'au bout de 8 semaines, rien ne se voyait encore. En revanche, chez des personnes ayant une maladie du foie liée au surpoids (NAFLD), aucun effet n'a été observé.

Résumé reformulé :

Cette méta-analyse a combiné les données de huit essais contrôlés randomisés afin d'évaluer l'effet d'une supplémentation en artichaut sur la pression artérielle. Sur l'ensemble des participants, aucune différence significative n'a été constatée entre le groupe artichaut et le groupe placebo, ni pour la pression systolique ni pour la diastolique. Toutefois, une analyse par sous-groupes a révélé que chez les patients hypertendus spécifiquement, l'artichaut était associé à une baisse significative des deux types de pression artérielle, alors que cet effet n'apparaissait pas chez les patients atteints de stéatose hépatique non alcoolique (NAFLD). Par ailleurs, la durée de la supplémentation semble jouer un rôle : une prise pendant 12 semaines était liée à une réduction significative de la pression diastolique, contrairement à une prise de seulement 8 semaines. Ces résultats suggèrent un bénéfice potentiel de l'artichaut chez les personnes hypertendues, sous réserve d'une durée de traitement suffisante, mais ne permettent pas de conclure à un effet généralisé chez toutes les populations.

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Niveau 1 — Méta-analyse d'essais randomiséséquivalent HAS : 1

Europe PMC · 2020-11-07 · Hemati N, Venkatakrishnan K, Yarmohammadi S, Moradi M, Moravejolahkami AR, Hadi A, Moradi S, Aneva IY, Farzaei MH.

Résumé simplifié :

Cette étude a rassemblé les résultats de 10 essais cliniques pour savoir si prendre des compléments d'artichaut aide à perdre du poids ou à réduire certaines mesures du corps. Les chercheurs ont constaté une légère réduction du tour de taille chez les personnes supplémentées, mais pas d'effet significatif sur le poids global ou l'indice de masse corporelle (IMC) dans la population générale étudiée. Fait intéressant, chez les personnes souffrant d'hypertension, l'artichaut a entraîné une perte de poids plus marquée. Les auteurs concluent que des études plus longues sont nécessaires pour confirmer ces résultats.

Résumé reformulé :

Cette méta-analyse dose-réponse, basée sur 10 essais randomisés contrôlés, a examiné l'effet de la supplémentation en artichaut (Cynara scolymus) sur divers indices anthropométriques. Les résultats montrent une réduction modeste mais significative du tour de taille (différence moyenne de -1,11 cm), sans effet significatif global sur le poids corporel (-0,62 kg) ni sur l'IMC (-0,12). Cependant, une analyse en sous-groupes selon l'état de santé des participants révèle que chez les personnes hypertendues, la supplémentation en artichaut est associée à une perte de poids notable (-2,34 kg), un effet non retrouvé dans les autres populations étudiées. Les auteurs soulignent que ces conclusions restent à confirmer par des essais de plus longue durée, en raison de l'hétérogénéité des études disponibles.

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Niveau 1 — Méta-analyse d'essais randomiséséquivalent HAS : 1

Europe PMC · 2020-06-29 · Jalili C, Moradi S, Babaei A, Boozari B, Asbaghi O, Lazaridi AV, Hojjati Kermani MA, Miraghajani M.

Résumé simplifié :

Cette étude a rassemblé les résultats de neuf essais cliniques pour savoir si l'artichaut, ou ses extraits, peuvent aider à réguler la glycémie. Les chercheurs ont constaté que la prise d'artichaut diminue légèrement le taux de sucre dans le sang à jeun. En revanche, elle ne change pas significativement l'insuline à jeun, ni l'hémoglobine glyquée (un marqueur du sucre sur plusieurs mois). Un effet positif sur la résistance à l'insuline (HOMA-IR) a été observé, mais seulement quand l'artichaut était pris seul, sans être associé à d'autres compléments. Les auteurs estiment que des études plus longues sont nécessaires pour confirmer ces résultats.

Résumé reformulé :

Cette méta-analyse a compilé les données de neuf essais cliniques randomisés afin d'évaluer les effets de l'artichaut (Cynara scolymus L.) et de ses produits dérivés sur plusieurs marqueurs de la glycémie. Les résultats montrent une réduction statistiquement significative, mais modeste, de la glycémie à jeun (différence moyenne pondérée de -5,28 mg/dl). En revanche, aucun effet significatif n'a été détecté sur l'insuline à jeun ni sur l'hémoglobine glyquée (HbA1c). Une analyse en sous-groupes a révélé que la supplémentation en artichoke seul (sans association avec d'autres interventions) était associée à une amélioration significative de l'indice de résistance à l'insuline HOMA-IR, alors que la co-supplémentation ne produisait pas cet effet. Les auteurs concluent que l'artichaut pourrait avoir un intérêt modéré pour la gestion de la glycémie à jeun, mais soulignent la nécessité d'essais cliniques supplémentaires, avec des durées de suivi plus longues, pour confirmer ces observations et établir des recommandations fiables.

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Niveau 1 — Méta-analyse d'essais randomisés702 participantséquivalent HAS : 1

Europe PMC · 2017-08-24 · Sahebkar A, Pirro M, Banach M, Mikhailidis DP, Atkin SL, Cicero AFG.

Résumé simplifié :

Cette étude a rassemblé les résultats de 9 essais cliniques, soit plus de 700 personnes, pour voir si les compléments à base d'extrait d'artichaut pouvaient améliorer le taux de cholestérol. Les résultats montrent que ces extraits diminuent le cholestérol total, le « mauvais » cholestérol (LDL) et les triglycérides, sans effet notable sur le « bon » cholestérol (HDL). L'effet semble plus marqué chez les personnes qui avaient au départ un taux de LDL élevé. Cela suggère que l'artichaut pourrait être un allié intéressant en complément des traitements contre l'excès de cholestérol, sous forme d'extrait et non simplement en légume consommé normalement.

Résumé reformulé :

Cette méta-analyse a combiné les données de 9 essais randomisés contrôlés, totalisant 702 participants, afin d'évaluer l'impact d'une supplémentation en extrait d'artichaut sur le profil lipidique sanguin. Les résultats indiquent une baisse significative du cholestérol total (environ -17,6 mg/dL), du LDL-cholestérol (environ -14,9 mg/dL) et des triglycérides (environ -9,2 mg/dL), tandis que le HDL-cholestérol ne varie pas significativement. Les auteurs relèvent également que l'ampleur de la réduction du LDL est corrélée au niveau initial de LDL : plus celui-ci est élevé au départ, plus l'effet de l'extrait semble important. Ces résultats, obtenus à partir d'extraits et non de l'artichaut consommé comme aliment courant, suggèrent un potentiel intérêt de cette supplémentation en complément des stratégies de prise en charge de l'hypercholestérolémie, sans toutefois établir un lien de causalité définitif applicable à tous les profils de patients.

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Niveau 3 — Essai randomisé contrôlé22 participantséquivalent HAS : 2
⚠ Niveau ajusté (2 → 3)

Motif : essai de 22 participants

Europe PMC · 2008-06-01 · Skarpanska-Stejnborn A, Pilaczynska-Szczesniak L, Basta P, Deskur-Smielcka E, Horoszkiewicz-Hassan M.

Résumé simplifié :

Des chercheurs ont testé si l'extrait de feuille d'artichaut pouvait aider des rameurs de haut niveau à mieux résister au stress oxydatif causé par l'entraînement intensif. Pendant 5 semaines, 22 rameurs polonais ont reçu soit des capsules d'extrait d'artichaut, soit un placebo. Les chercheurs ont mesuré divers marqueurs sanguins liés aux antioxydants avant et après des tests d'effort intense. Résultat : le groupe ayant pris l'artichaut avait une meilleure capacité antioxydante globale dans le sang après l'effort, et un taux de cholestérol total plus bas à la fin de l'étude. Cependant, l'extrait n'a pas empêché les dommages oxydatifs au niveau des globules rouges causés par l'entraînement intensif.

Résumé reformulé :

Cette étude en double aveugle a évalué l'effet d'une supplémentation en extrait de feuille d'artichaut (1200 mg/jour pendant 5 semaines) sur l'équilibre oxydants-antioxydants chez 22 rameurs de l'équipe nationale polonaise, répartis entre groupe supplémenté et groupe placebo. Les participants ont réalisé un test maximal de 2000 m sur ergomètre, avec prélèvements sanguins avant l'effort, une minute après, puis après 24h de récupération. Plusieurs paramètres ont été mesurés dans les globules rouges (enzymes antioxydantes, glutathion, marqueurs de peroxydation lipidique) ainsi que dans le plasma (capacité antioxydante totale, créatine kinase) et le sérum (profil lipidique). Les résultats montrent qu'en phase de récupération, la capacité antioxydante plasmatique totale était significativement plus élevée dans le groupe supplémenté, et le cholestérol total en fin d'étude était plus bas que dans le groupe placebo. En revanche, l'extrait d'artichaut n'a pas réduit les dommages oxydatifs mesurés au niveau des globules rouges chez ces sportifs soumis à un entraînement intense.

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Afficher aussi les 4 revues narratives et mécanistiques (niveau 5)

Synthèses non systématiques ou centrées sur des mécanismes biologiques : utiles pour comprendre un domaine, mais sans nouvelles données mesurées chez l'homme.

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