Artichaut, cru
Cynara cardunculus L.
fruits, légumes, légumineuses et oléagineux
- kcal : 45.4
- sel g : 0.24
- fer mg : 1.28
- fibres g : 5.4
- sucres g : 0.99
- lipides g : 0.15
- sodium mg : 94
- calcium mg : 44
- glucides g : 4.84
- proteines g : 3.27
- ag satures g : 0.036
- magnesium mg : 60
- omega3 dha g : 0
- omega3 epa g : 0
- potassium mg : 370
- vitamine c mg : 11.7
- vitamine d ug : 0
- vitamine b12 ug : 0
- beta carotene ug : 8
Études scientifiques (16)
Revue narrative • 9191 participants
Efficacité comparative des produits à base de plantes pour améliorer les enzymes hépatiques et l'inflammation dans la maladie du foie stéatosique liée à un dysfonctionnement métabolique : une revue systématique et méta-analyse en réseauEurope PMC · 2026-07-02 · Chen Liang A, Cruz Castillo Y, Fermin Madera MD, Sairaj RT, Medina J, Moreno Díaz TA, Chintamaneni S, Flores Monar G, Sanchez Cruz C, Advani R, Guha S, Calderón-Martinez E.
Résumé simplifié :
Des chercheurs ont comparé l'efficacité de plusieurs plantes médicinales chez des adultes souffrant de maladie du foie gras liée au métabolisme, en analysant 131 essais cliniques regroupant plus de 9000 personnes. Résultat marquant : les feuilles d'artichaut se sont révélées les plus efficaces pour réduire un marqueur clé du foie, l'ALT (une enzyme qui augmente quand le foie est abîmé), surpassant même la cannelle et la pipérine sur ce critère précis. D'autres plantes comme la cannelle, le berbérine ou la silymarine ont montré des effets intéressants sur d'autres marqueurs. Les auteurs restent prudents car les formulations utilisées variaient beaucoup selon les études, et appellent à davantage de recherches avant d'envisager une utilisation clinique généralisée.
Résumé reformulé :
Cette revue systématique avec méta-analyse en réseau a comparé l'efficacité de multiples traitements à base de plantes chez des adultes atteints de stéatose hépatique ou de stéatohépatite liées à un dysfonctionnement métabolique, en s'appuyant sur 131 essais randomisés (n=9191). Concernant l'ALT, marqueur clé de souffrance hépatique, les feuilles d'artichaut ont montré la réduction la plus marquée (différence moyenne de -28,32 points, p<0,01) et le meilleur classement de probabilité d'efficacité (SUCRA=0,93), devançant la cannelle et la pipérine. D'autres agents comme la cannelle, le berbérine et la silymarine se sont distingués sur d'autres marqueurs (AST, GGT, rigidité hépatique). Les effets sur la stéatose et la fibrose restaient toutefois variables et moins convaincants. Les auteurs soulignent l'hétérogénéité des formulations testées et la nécessité d'études complémentaires standardisées, avec vérification de la pureté des produits et évaluation de la sécurité à long terme, avant toute recommandation clinique.
Voir l'étude originale →Revue narrative
Méthodes d'extraction verte avancées pour valoriser les déchets d'artichaut : composition en substances bioactives, stabilisation et implications pour la nutrition et la prévention des maladiesEurope PMC · 2026-06-06 · Batuwita BKHH, Tilley A, Chin ST, Stathopoulos C.
Résumé simplifié :
Quand on transforme l'artichaut, on jette souvent les tiges, feuilles et bractées, alors qu'elles contiennent des substances intéressantes pour la santé comme des antioxydants, des fibres et de l'inuline. Cette étude fait le point sur des techniques dites « vertes » (utilisant peu de produits chimiques) pour extraire ces composés utiles à partir de ces déchets, par exemple avec des ultrasons, des micro-ondes ou du CO2. Les auteurs expliquent aussi comment protéger ces substances fragiles, notamment grâce à des techniques d'encapsulation, afin qu'elles restent efficaces plus longtemps. L'objectif est de transformer ces déchets en ingrédients utiles pour des aliments bons pour la santé, tout en réduisant le gaspillage.
Résumé reformulé :
Cette revue scientifique examine comment valoriser les sous-produits issus de la transformation de l'artichaut (Cynara scolymus) — tiges, feuilles et bractées — habituellement considérés comme des déchets agro-industriels. Ces résidus renferment des composés bioactifs prometteurs tels que des acides phénoliques, des flavonoïdes, de la pectine et de l'inuline. Les auteurs y détaillent plusieurs techniques d'extraction dites « vertes », plus respectueuses de l'environnement que les méthodes conventionnelles : solvants eutectiques profonds, extraction assistée par ultrasons ou micro-ondes, extraction enzymatique, eau subcritique, CO2 supercritique et solvants verts. Le texte passe en revue les propriétés biologiques rapportées pour ces extraits — antioxydantes, antimicrobiennes, anti-inflammatoires, hypolipémiantes et hépatoprotectrices — issues d'études existantes, sans qu'il s'agisse ici de nouveaux essais cliniques. Une attention particulière est portée à la stabilité limitée de ces composés phénoliques et à leur faible biodisponibilité, ce qui justifie le recours à des techniques d'encapsulation (systèmes à base d'alginate, séchage par atomisation, nano- et microencapsulation) pour améliorer leur conservation et leur libération contrôlée dans l'organisme. En définitive, cette synthèse met en avant le potentiel des déchets d'artichaut comme ressource durable pour développer des aliments fonctionnels, dans une logique d'économie circulaire.
Voir l'étude originale →Essai contrôlé randomisé
Introduction d'aliments végétaux nouveaux chez les jeunes enfants selon différents calendriers d'exposition répétéeEurope PMC · 2026-03-26 · Shapiro ALB, Barrett K, Tanner B, Schaefer C, Forestell CA, Diab L, Johnson SL.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé comment inciter des bébés à manger de l'artichaut, un aliment nouveau pour eux. Trois groupes ont été formés : exposition intense sur 2 semaines, exposition avec une pause de 2 semaines au milieu, ou exposition étalée sur 6 semaines. Résultat surprenant : proposer l'artichaut de façon intensive et rapprochée n'a rien changé à la quantité mangée. En revanche, les bébés des deux autres groupes, où les propositions étaient plus espacées dans le temps, ont mangé nettement plus d'artichaut après l'intervention. Cela suggère que pour habituer un enfant à un nouvel aliment, mieux vaut persister sur la durée plutôt que multiplier les essais en peu de temps.
Résumé reformulé :
Cette étude randomisée a inclus 59 dyades parent-enfant (enfants âgés en moyenne de 11 mois) afin de comparer trois calendriers d'exposition répétée à l'artichaut, un aliment nouveau pour les nourrissons : un schéma standard (10 expositions sur 2 semaines), un schéma avec pause (5 expositions, puis 2 semaines de pause, puis 5 expositions supplémentaires) et un schéma étendu (10 expositions réparties sur 6 semaines). La quantité consommée a été mesurée en laboratoire avant et après l'intervention, puis après une période de 6 semaines sans exposition. Alors que le schéma standard n'a entraîné aucun changement significatif de consommation, les groupes avec pause et étendu ont montré une augmentation significative de la quantité d'artichaut consommée entre le début et la fin de l'intervention. Ces résultats, obtenus sur un échantillon limité, suggèrent que la répartition de l'exposition dans le temps pourrait favoriser davantage l'acceptation d'un nouvel aliment chez le nourrisson que la fréquence ou l'intensité des présentations, sans pour autant établir de mécanisme causal précis.
Voir l'étude originale →Revue narrative
Plantes médicinales dans les compléments alimentaires pour les troubles gastro-intestinaux : évaluation critique des allégations santé sur la régulation de l'acidité gastriqueEurope PMC · 2025-11-24 · Teterovska R, Skotele RE, Maurina B, Sile I.
Résumé simplifié :
Cette étude s'est penchée sur les compléments alimentaires vendus en Lettonie pour aider la digestion, notamment contre les remontées acides, les ballonnements ou les douleurs d'estomac. Parmi plus de 200 plantes recensées, l'artichaut fait partie des ingrédients les plus utilisés, aux côtés de la menthe poivrée, du fenouil ou du chardon-marie. Les étiquettes promettent souvent d'aider la digestion ou de réduire les ballonnements, mais les chercheurs constatent que ces promesses reposent surtout sur des usages traditionnels anciens plutôt que sur de vraies preuves scientifiques solides. Ils appellent donc à plus d'études cliniques pour vérifier si ces produits sont réellement efficaces et sûrs.
Résumé reformulé :
Cette revue analyse les plantes médicinales entrant dans la composition de compléments alimentaires destinés à soulager les troubles digestifs liés à un excès d'acidité gastrique, comme le reflux, la dyspepsie ou les ballonnements. En croisant une recherche bibliographique et une analyse du registre letton des compléments alimentaires, les auteurs ont identifié 218 plantes, dont 15 espèces présentes dans au moins dix produits différents, l'artichaut (Cynara cardunculus) figurant parmi les plus fréquentes avec la menthe poivrée, le fenouil ou le chardon-marie. Les allégations portées sur les étiquettes concernent principalement le soutien digestif et la réduction des ballonnements. Toutefois, l'étude souligne que ces allégations reposent majoritairement sur l'usage traditionnel plutôt que sur des preuves cliniques robustes, révélant un écart notable entre le contenu des étiquettes et les données scientifiques disponibles, ce qui appelle à un encadrement réglementaire plus rigoureux.
Voir l'étude originale →Revue narrative
Plantes médicinales pour un microbiote intestinal sain : éclairages scientifiques sur les usages phytothérapeutiques modernesEurope PMC · 2025-11-09 · Pacyga K, Tabiś A, Pacyga P.
Résumé simplifié :
Cet article examine comment certaines plantes utilisées depuis longtemps en médecine traditionnelle pourraient aider à garder un intestin en bonne santé. Parmi les neuf plantes étudiées figure l'artichaut, aux côtés de l'aloe vera, du gingembre, de l'ail ou encore du thé vert. Les auteurs s'intéressent à leurs propriétés anti-inflammatoires, antioxydantes et à leur capacité à nourrir les bonnes bactéries de l'intestin. Le texte rappelle aussi que les preuves scientifiques restent parfois limitées et qu'il faut rester prudent sur les usages, tout en soulignant l'intérêt de ces plantes en complément des traitements classiques.
Résumé reformulé :
Cette revue scientifique s'intéresse au rôle potentiel de plusieurs plantes médicinales, dont l'artichaut (Cynara scolymus), dans la modulation du microbiote intestinal humain. Les auteurs analysent la composition phytochimique et les propriétés pharmacologiques de neuf végétaux — artichaut, aloe vera, camomille allemande, souci, cannelle de Ceylan, pissenlit, fenouil, ail, gingembre et thé vert — en mettant l'accent sur leurs effets anti-inflammatoires, antioxydants, antimicrobiens et prébiotiques. L'article passe en revue les données disponibles soutenant leur usage traditionnel, tout en soulignant les limites méthodologiques des études actuelles et les précautions nécessaires à une utilisation sûre. Les auteurs concluent en soulignant la place croissante de ces remèdes végétaux en médecine complémentaire et appellent à des recherches supplémentaires pour mieux comprendre leurs mécanismes d'action sur la santé digestive.
Voir l'étude originale →Essai contrôlé randomisé
L'extrait de feuille d'artichaut réduit la stéatose et diminue la taille du foie chez des patients prébariatriques : un essai pilote randomisé contrôlé contre placebo — l'étude « SteatoChoke »Europe PMC · 2025-10-21 · Holländer S, Marth E, Scherber PR, Spiliotis A, Al-Ali A, Gäbelein G, Glanemann M.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé un extrait de feuille d'artichaut chez 40 personnes obèses en attente d'une chirurgie bariatrique, pour voir s'il pouvait réduire la graisse dans le foie (une maladie appelée stéatose hépatique). Après 6 semaines, les participants ayant pris l'extrait avaient un foie moins gras et plus petit que ceux ayant reçu un placebo, avec des effets visibles dès 3 semaines. Chez les femmes, le cholestérol s'est aussi amélioré, et la masse graisseuse corporelle a diminué. Cependant, certains marqueurs du foie (les transaminases) ont augmenté, ce qui surprend les chercheurs et mérite d'être étudié davantage.
Résumé reformulé :
Cet essai pilote randomisé contrôlé contre placebo a évalué l'efficacité d'un extrait de feuille d'artichaut (ALE) sur la stéatose hépatique chez 40 candidats à la chirurgie bariatrique, une population particulièrement touchée par la maladie du foie gras associée à des dysfonctions métaboliques (MASLD). Après 6 semaines de supplémentation, mesurée par FibroScan (paramètre CAP) et échographie, le groupe ALE a montré une réduction significative de la stéatose et de la taille du foie, avec des effets déjà perceptibles après 3 semaines. Chez les femmes, les taux de cholestérol total et LDL se sont améliorés, et la composition corporelle s'est également améliorée grâce à une baisse du pourcentage de masse grasse. Fait notable, les transaminases hépatiques, en particulier l'ASAT, ont augmenté dans le groupe ALE, un résultat différent des études antérieures et suggérant une réponse hépatique spécifique chez les personnes obèses. Les auteurs soulignent la nécessité d'explorer davantage les effets métaboliques et hépatiques de l'ALE dans cette population, au-delà du contexte prébariatrique.
Voir l'étude originale →Méta-analyse
L'artichaut et la santé cardiométabolique : synthèse systématique et méta-analytique des données actuellesEurope PMC · 2025-10-01 · Jafari A, Karimi MA, Mahmoudinezhad M, Razavi F, Mardani H, Musazadeh V.
Résumé simplifié :
Cette étude rassemble plusieurs recherches scientifiques pour savoir si l'artichaut, pris en complément alimentaire, peut améliorer la santé du cœur et du métabolisme. Les résultats montrent que l'artichaut aide un peu à réduire le tour de taille, l'indice de masse corporelle, la tension artérielle, le cholestérol total, le mauvais cholestérol (LDL) et les triglycérides. Il améliore aussi légèrement la sensibilité à l'insuline et certains marqueurs du foie. En revanche, il n'a pas d'effet clair sur le poids global, le bon cholestérol (HDL), la glycémie à jeun ou l'hémoglobine glyquée. Globalement, l'artichaut semble apporter des bénéfices modestes mais réels pour la santé cardiométabolique.
Résumé reformulé :
Cette revue systématique avec méta-analyse a examiné l'effet d'une supplémentation en artichaut sur divers marqueurs de santé cardiométabolique chez l'adulte, à partir d'essais cliniques recensés dans plusieurs grandes bases de données jusqu'en septembre 2024. Les résultats indiquent des réductions statistiquement significatives, bien que d'ampleur modeste, de l'indice de masse corporelle, du tour de taille, de la pression artérielle systolique et diastolique, du cholestérol total, du LDL-cholestérol, des triglycérides, de l'insulinémie, du score HOMA-IR ainsi que de certaines enzymes hépatiques (ALAT, phosphatases alcalines). En revanche, aucun effet significatif n'a été observé sur le poids corporel, le tour de hanches, le HDL-cholestérol, la glycémie à jeun, l'HbA1c ou la créatinine. Les auteurs concluent que l'artichaut pourrait contribuer, de façon modeste mais mesurable, à l'amélioration de plusieurs facteurs de risque cardiométabolique, sans toutefois établir de lien de causalité définitif compte tenu de l'hétérogénéité des études incluses.
Voir l'étude originale →Revue narrative
Explorer le potentiel cardiovasculaire de l'artichaut - une revue complèteEurope PMC · 2025-04-10 · Silva H, Daia AM.
Résumé simplifié :
Cette étude fait le point sur les effets de l'artichaut sur le cœur et les vaisseaux sanguins. Les maladies cardiovasculaires restent l'une des principales causes de décès dans le monde, et on cherche des solutions naturelles pour aider à les prévenir. L'artichaut contient des composés (flavonoïdes, acides caféoylquiniques) qui aideraient à détendre les vaisseaux sanguins et à réduire une enzyme impliquée dans la tension artérielle. Les études chez l'humain montrent une amélioration de la santé des vaisseaux, mais l'effet sur la baisse de la tension artérielle reste modeste et variable selon les formes et doses utilisées. L'artichaut pourrait donc être un complément utile, mais ne remplace pas les traitements médicaux classiques.
Résumé reformulé :
Cette revue de littérature examine les effets cardiovasculaires de l'artichaut (Cynara cardunculus var. scolymus), une plante déjà connue pour ses propriétés cholérétiques et hypolipémiantes. Les auteurs analysent des études expérimentales et cliniques portant sur la fonction endothéliale, la relaxation des muscles lisses vasculaires et la modulation du système rénine-angiotensine-aldostérone. Les composés bioactifs de l'artichaut, notamment les flavonoïdes et les acides caféoylquiniques, favoriseraient la vasorelaxation dépendante et indépendante de l'endothélium, ainsi qu'une inhibition de l'enzyme de conversion de l'angiotensine. Les essais cliniques rapportent une amélioration de la dilation médiée par le flux sanguin, mais seulement une réduction modeste de la pression artérielle, avec une forte hétérogénéité entre les formulations, les dosages et les populations étudiées. Les auteurs concluent que la supplémentation en artichaut pourrait soutenir la régulation de la pression artérielle et la santé vasculaire, mais qu'elle devrait être envisagée comme un complément et non comme un substitut aux traitements antihypertenseurs conventionnels, en attendant des études cliniques standardisées et mieux contrôlées.
Voir l'étude originale →Essai contrôlé randomisé • 4218 participants
Effets d'une nouvelle combinaison de nutraceutiques sur le cholestérol LDL et d'autres marqueurs de la santé cardiométabolique chez des adultes hypercholestérolémiques : un essai randomisé en double aveugle contre placeboEurope PMC · 2025-03-22 · Stonehouse W, Benassi-Evans B, Louise J.
Résumé simplifié :
Des chercheurs ont testé un complément alimentaire combinant phytostérols, extrait de bergamote, extrait de feuille d'artichaut et hydroxytyrosol chez 42 adultes ayant un cholestérol légèrement élevé. Pendant 4 mois, la moitié des participants a pris ce complément et l'autre moitié un placebo. Résultat : le complément n'a pas réduit le cholestérol LDL (le mauvais cholestérol) de manière significative par rapport au placebo. Aucun autre marqueur (cholestérol total, triglycérides, tension artérielle, stress oxydatif...) n'a été amélioré non plus. Le produit était toutefois sans danger. Les auteurs suggèrent que les ingrédients pourraient interagir entre eux et s'annuler mutuellement.
Résumé reformulé :
Cette étude randomisée en double aveugle contre placebo a évalué, chez 42 adultes présentant une hypercholestérolémie légère, l'effet d'un complexe nutraceutique associant phytostérols, extrait de bergamote, extrait de feuille d'artichaut (Cynara scolymus) et hydroxytyrosol, pris quotidiennement pendant 4 mois. Alors que ces ingrédients ont individuellement montré des effets bénéfiques sur le LDL-cholestérol dans d'autres travaux, leur combinaison n'a produit aucune différence significative sur le LDL-cholestérol par rapport au placebo (différence moyenne ajustée de -0,12 mmol/L, non significative). Aucun des critères secondaires — cholestérol total, HDL, triglycérides, apolipoprotéines, marqueurs de stress oxydatif, HbA1c ou tension artérielle — n'a été amélioré. Le produit s'est révélé sûr, mais les auteurs soulignent que des interactions entre composants pourraient expliquer l'absence d'effet observé malgré les preuves antérieures sur chaque ingrédient pris isolément.
Voir l'étude originale →Revue narrative • 2509 participants
Effets de différents produits naturels chez des patients atteints de stéatose hépatique non alcoolique - une méta-analyse en réseau d'essais contrôlés randomisésEurope PMC · 2024-06-17 · Liu H, Li Y, Jin Y, Li X, Wang D, Yu X, Jiang Z, Yin G, Chen S, Zhang X, Meng D, Yu W, Jiang W, Zhang F.
Résumé simplifié :
Cette étude a comparé sept produits naturels (dont l'extrait de feuille d'artichaut, la curcumine, le resvératrol ou encore la naringénine) pour voir lesquels aident le mieux les personnes souffrant de foie gras non lié à l'alcool. En analysant 37 essais cliniques regroupant plus de 2500 patients, les chercheurs ont constaté que l'extrait d'artichaut semblait particulièrement efficace pour améliorer certains marqueurs du foie (AST, ALT) et réduire le mauvais cholestérol (LDL). La naringénine, elle, aidait davantage à baisser les triglycérides et le cholestérol total. Ces résultats suggèrent que ces deux produits naturels pourraient être des pistes intéressantes, mais des études complémentaires restent nécessaires pour confirmer ces effets.
Résumé reformulé :
Cette méta-analyse en réseau a évalué l'efficacité comparative de sept produits naturels - curcumine, silymarine, resvératrol, extrait de feuille d'artichaut, berbérine, catéchines et naringénine - chez des patients atteints de stéatose hépatique non alcoolique (NAFLD). En synthétisant les données de 37 essais contrôlés randomisés (2509 patients au total), les auteurs ont classé les traitements selon leur impact sur divers marqueurs biologiques. L'extrait de feuille d'artichaut s'est distingué par une meilleure réduction des transaminases hépatiques (AST et ALT) et du LDL-cholestérol, tandis que la naringénine montrait un avantage sur les triglycérides, le cholestérol total et le HDL-cholestérol. Les catéchines à forte dose se sont révélées les plus efficaces pour réduire l'indice de masse corporelle. D'après le classement global (SUCRA), l'extrait d'artichaut et la naringénine apparaissent comme les options les plus prometteuses parmi les produits testés, bien que ces résultats nécessitent confirmation par des essais cliniques supplémentaires plus ciblés.
Voir l'étude originale →Revue narrative
Les sous-produits de l'artichaut (Cynara scolymus L.) dans les applications alimentaires : propriétés fonctionnelles et biologiquesEurope PMC · 2024-05-07 · Colombo R, Moretto G, Pellicorio V, Papetti A.
Résumé simplifié :
Quand on cultive et transforme l'artichaut, on produit énormément de déchets : feuilles, tiges, racines et graines qui ne sont habituellement pas mangés. Cette étude montre que ces restes contiennent en réalité beaucoup de nutriments et de substances intéressantes comme des polyphénols. Ces composés pourraient avoir des effets positifs sur la digestion, agir comme antioxydants, aider les bonnes bactéries de l'intestin, réduire l'inflammation et même limiter certains risques liés au vieillissement ou au métabolisme. L'idée est donc de recycler ces déchets pour créer de nouveaux aliments ou compléments alimentaires bons pour la santé, plutôt que de les jeter.
Résumé reformulé :
Cette revue s'intéresse aux sous-produits générés par la culture et la transformation de l'artichaut (Cynara cardunculus var. scolymus), notamment les bractées externes, tiges, feuilles résiduelles, racines et graines, qui représentent un volume important de déchets, en particulier en Italie, grand producteur méditerranéen. Les auteurs soulignent que ces résidus, riches en glucides, protéines, polyphénols et terpènes, possèdent des propriétés fonctionnelles et biologiques variées : effets digestifs, prébiotiques, antioxydants, anti-inflammatoires, antiglycants, antimicrobiens, anticancéreux potentiels et hypolipémiants. Ces caractéristiques en font des candidats intéressants comme ingrédients pour des aliments fonctionnels ou des compléments alimentaires, susceptibles de contribuer à limiter les risques de troubles métaboliques et de pathologies liées à l'âge. Le travail passe également en revue les propriétés physico-chimiques et rhéologiques de ces sous-produits ainsi que leur intérêt économique et environnemental dans une logique de valorisation.
Voir l'étude originale →Revue narrative
Potentiel fonctionnel et thérapeutique de Cynara scolymus pour la santéEurope PMC · 2024-03-17 · Porro C, Benameur T, Cianciulli A, Vacca M, Chiarini M, De Angelis M, Panaro MA.
Résumé simplifié :
Cette étude fait le point sur les bienfaits de l'artichaut (Cynara scolymus) pour la santé. Riche en polyphénols et autres composés naturels, l'artichaut aurait des propriétés antioxydantes, anti-inflammatoires et protectrices pour le foie. Il pourrait aussi aider à réguler les graisses dans le sang, lutter contre certaines bactéries et protéger le système nerveux. Les auteurs expliquent que ces effets pourraient contribuer à prévenir certaines maladies liées au vieillissement, comme les troubles cardiovasculaires, digestifs ou neurologiques. L'article rappelle que ce sont surtout les feuilles de la plante, utilisées en phytothérapie, qui concentrent ces propriétés, plus que la partie que l'on mange habituellement.
Résumé reformulé :
Cette revue scientifique synthétise les connaissances actuelles sur Cynara scolymus (l'artichaut), une plante de la famille des Astéracées utilisée aussi bien en alimentation qu'en phytothérapie. Les auteurs soulignent sa richesse en composés bioactifs, notamment en polyphénols, auxquels sont attribuées des propriétés antioxydantes, anti-inflammatoires, hépatoprotectrices, cholérétiques, antimicrobiennes, hypolipémiantes et neuroprotectrices. L'article met en avant le rôle du stress oxydatif dans le développement de nombreuses pathologies chroniques (cardiovasculaires, métaboliques, neurologiques, cancéreuses) et présente les polyphénols de l'artichaut comme des candidats capables de neutraliser les radicaux libres et de limiter l'inflammation associée. Si les capitules (parties comestibles) sont surtout utilisés en alimentation, ce sont les feuilles qui servent principalement de base aux préparations médicinales. Il s'agit d'une revue de littérature qui compile des données existantes, sans présenter de nouveaux essais cliniques.
Voir l'étude originale →Revue narrative
Un aperçu de la polyvalence des différentes parties de l'artichaut (Cynara scolymus L.), de ses sous-produits et des compléments alimentaires qui en sont issusEurope PMC · 2024-02-22 · Olas B.
Résumé simplifié :
Cette étude fait le point sur tout ce que l'on sait de l'artichaut : ses feuilles, ses fleurs et son cœur comestible. Ces parties de la plante contiennent des composés intéressants, notamment des antioxydants et des fibres, qui pourraient avoir des effets bénéfiques comme protéger le foie, lutter contre certains microbes ou même freiner la croissance de cellules cancéreuses en laboratoire. L'artichaut peut être consommé frais, cuit ou en conserve, mais aussi sous forme d'infusions ou de compléments alimentaires à base de feuilles. Les auteurs ont rassemblé les connaissances scientifiques existantes sur sa composition, ses effets sur la santé et sa sécurité d'utilisation.
Résumé reformulé :
Cette revue de littérature synthétise les connaissances actuelles sur l'artichaut (Cynara scolymus), une plante cultivée principalement dans le bassin méditerranéen, consommée comme aliment et utilisée dans des compléments alimentaires et infusions à base de plantes. Ses parties comestibles (capitules, fleurs, feuilles) présentent diverses activités biologiques rapportées dans la littérature scientifique, notamment des propriétés anticancéreuses, hépatoprotectrices et antimicrobiennes, principalement attribuées à sa richesse en composés phénoliques (dont des dérivés de l'acide caféique) et en flavonoïdes comme la lutéoline et l'apigénine, ainsi qu'à sa teneur en fibres alimentaires. Les auteurs soulignent que même les artichauts cuits (bouillis, cuits vapeur ou frits) ainsi que les déchets issus de leur transformation industrielle conservent une activité antioxydante. Cette revue, basée sur plusieurs bases de données scientifiques, examine également les questions de composition chimique et de toxicité potentielle liées à la consommation de cette plante et de ses dérivés.
Voir l'étude originale →Méta-analyse • 333 participants
Potentiel thérapeutique de l'artichaut dans le traitement de la stéatose hépatique : une revue systématique et méta-analyseEurope PMC · 2022-06-28 · Kamel AM, Farag MA.
Résumé simplifié :
Cette étude fait le bilan de plusieurs essais cliniques testant un extrait de feuille d'artichaut chez des personnes souffrant de stéatose hépatique non alcoolique, une maladie du foie liée à l'accumulation de graisse. En combinant les résultats de cinq essais portant sur 333 patients, les chercheurs ont constaté que cet extrait améliorait plusieurs marqueurs de santé du foie, comme les enzymes hépatiques, ainsi que le taux de cholestérol et de triglycérides dans le sang. Ces résultats suggèrent que l'artichaut pourrait aider à protéger le foie chez les personnes atteintes de cette maladie, confirmant certains usages traditionnels de cette plante, même si des recherches supplémentaires restent utiles pour confirmer ces effets sur le long terme.
Résumé reformulé :
Cette méta-analyse a compilé les données de cinq essais cliniques randomisés (333 patients au total) évaluant l'effet d'un extrait de feuille d'artichaut chez des personnes atteintes de stéatose hépatique non alcoolique (NAFLD). Les résultats montrent une réduction significative des enzymes hépatiques ALAT et ASAT, marqueurs habituels de souffrance du foie, ainsi qu'une diminution du cholestérol total, du LDL et des triglycérides par rapport aux groupes témoins. Ces observations, issues d'essais contrôlés, apportent un premier niveau de preuve scientifique en faveur de l'usage traditionnel de l'artichaut comme protecteur hépatique. Les auteurs restent toutefois prudents : bien que les effets soient statistiquement significatifs, le nombre d'études reste limité, et davantage de recherches à plus grande échelle seraient nécessaires pour confirmer ces bénéfices et préciser les modalités d'utilisation optimales de cet extrait végétal.
Voir l'étude originale →Méta-analyse
L'activité antioxydante de l'artichaut (Cynara scolymus) : une revue systématique et une méta-analyse des études animalesEurope PMC · 2018-10-22 · Salekzamani S, Ebrahimi-Mameghani M, Rezazadeh K.
Résumé simplifié :
Cette étude a rassemblé toutes les recherches disponibles sur les effets antioxydants de l'artichaut, qu'elles soient réalisées en laboratoire, chez l'animal ou chez l'humain. Les expériences en tube à essai confirment que l'artichaut contient bien des composés antioxydants actifs. Chez les animaux malades, les extraits d'artichaut ont amélioré plusieurs marqueurs de protection contre le stress oxydatif dans le foie et le sang. En revanche, les rares essais menés chez l'humain montrent des résultats plus modestes, avec peu ou pas de changement notable. Les auteurs concluent donc que les preuves sont solides chez l'animal, mais encore insuffisantes pour affirmer les mêmes bénéfices chez l'être humain.
Résumé reformulé :
Cette revue systématique combinée à une méta-analyse a examiné 39 études (2 humaines, 23 animales, 14 in vitro) portant sur les propriétés antioxydantes de l'artichaut (Cynara scolymus). Les travaux in vitro confirment la capacité antioxydante des composés de la plante. Les analyses statistiques réalisées sur les études animales montrent que la supplémentation en extrait d'artichaut augmente significativement les niveaux de superoxyde dismutase, catalase, glutathion et glutathion peroxydase dans le foie, tout en réduisant le malondialdéhyde (marqueur du stress oxydatif) dans le foie et le plasma d'animaux présentant une pathologie induite. En revanche, les rares essais cliniques disponibles chez l'humain rapportent des résultats plus nuancés, allant d'une absence d'effet à une légère amélioration du statut antioxydant. Les auteurs soulignent donc que les preuves solides d'un effet antioxydant restent, à ce jour, principalement établies chez l'animal, appelant à davantage d'essais cliniques humains rigoureux.
Voir l'étude originale →Essai contrôlé randomisé • 12 participants
L'influence d'une supplémentation en extrait d'artichaut (Cynara scolymus L.) sur des paramètres redox sélectionnés chez des rameursEurope PMC · 2008-06-01 · Skarpanska-Stejnborn A, Pilaczynska-Szczesniak L, Basta P, Deskur-Smielcka E, Horoszkiewicz-Hassan M.
Résumé simplifié :
Des chercheurs ont testé si l'extrait de feuille d'artichaut pouvait aider des rameurs de haut niveau à mieux résister au stress oxydatif causé par l'entraînement intensif. Pendant 5 semaines, 22 rameurs polonais ont reçu soit des capsules d'extrait d'artichaut, soit un placebo. Les chercheurs ont mesuré divers marqueurs sanguins liés aux antioxydants avant et après des tests d'effort intense. Résultat : le groupe ayant pris l'artichaut avait une meilleure capacité antioxydante globale dans le sang après l'effort, et un taux de cholestérol total plus bas à la fin de l'étude. Cependant, l'extrait n'a pas empêché les dommages oxydatifs au niveau des globules rouges causés par l'entraînement intensif.
Résumé reformulé :
Cette étude en double aveugle a évalué l'effet d'une supplémentation en extrait de feuille d'artichaut (1200 mg/jour pendant 5 semaines) sur l'équilibre oxydants-antioxydants chez 22 rameurs de l'équipe nationale polonaise, répartis entre groupe supplémenté et groupe placebo. Les participants ont réalisé un test maximal de 2000 m sur ergomètre, avec prélèvements sanguins avant l'effort, une minute après, puis après 24h de récupération. Plusieurs paramètres ont été mesurés dans les globules rouges (enzymes antioxydantes, glutathion, marqueurs de peroxydation lipidique) ainsi que dans le plasma (capacité antioxydante totale, créatine kinase) et le sérum (profil lipidique). Les résultats montrent qu'en phase de récupération, la capacité antioxydante plasmatique totale était significativement plus élevée dans le groupe supplémenté, et le cholestérol total en fin d'étude était plus bas que dans le groupe placebo. En revanche, l'extrait d'artichaut n'a pas réduit les dommages oxydatifs mesurés au niveau des globules rouges chez ces sportifs soumis à un entraînement intense.
Voir l'étude originale →Cet article est fourni à titre informatif et éducatif uniquement. Il ne constitue pas un avis médical, un diagnostic ou une recommandation de traitement, et ne remplace pas la consultation d'un professionnel de santé qualifié.