Brochet, cru
Esox lucius (Linnaeus, 1758)
viandes, oeufs, poissons
- kcal : 87.7
- sel g : 0.13
- fer mg : 0.9
- fibres g : 0
- lipides g : 0.94
- sodium mg : 51.9
- calcium mg : 33
- glucides g : 1
- proteines g : 18.8
- ag satures g : 0.26
- magnesium mg : 21
- omega3 dha g : 0.074
- omega3 epa g : 0.033
- potassium mg : 228
- vitamine c mg : 3.6
- vitamine d ug : 4.33
- vitamine b9 ug : 15
- vitamine b12 ug : 2
- beta carotene ug : 0
Études scientifiques (3)
Revue narrative
Incidence mondiale de la rhabdomyolyse après consommation de fruits de mer cuits (maladie de Haff)Europe PMC · 2015-03-19 · Diaz JH.
Résumé simplifié :
Cette étude fait le point sur une maladie rare appelée « maladie de Haff », qui provoque de fortes douleurs musculaires après avoir mangé certains poissons ou crustacés cuits, comme le brochet, la lotte, l'anguille, le poisson-lune ou encore les écrevisses. Plus de 1000 cas ont été recensés dans le monde, notamment en Europe de l'Est, en Suède, en Chine, au Japon et aux États-Unis. Les chercheurs pensent qu'une toxine encore mal identifiée, résistante à la cuisson et produite par des algues, s'accumule dans la chair de ces poissons et provoque une atteinte des muscles, sans toucher le système nerveux.
Résumé reformulé :
Cette revue de cas cliniques dresse un panorama mondial de la maladie de Haff, un syndrome associant douleurs musculaires et rhabdomyolyse, survenant après l'ingestion de poissons ou crustacés cuits. Les auteurs recensent plus de 1000 cas historiques en Europe de l'Est et en Suède, liés à des poissons d'eau douce comme le brochet, la lotte, l'anguille ou le corégone, ainsi que des cas plus récents en Chine (pomfret d'eau douce, écrevisses bouillies) et au Japon (poisson-coffre). Aux États-Unis, 29 cas ont été rapportés, principalement après consommation de poisson-buffle, d'écrevisses ou de saumon atlantique. Les auteurs comparent les manifestations cliniques observées entre ces différentes régions et suggèrent qu'une toxine algale thermostable, encore non identifiée mais apparentée à la palytoxine, pourrait s'accumuler dans ces espèces et provoquer une atteinte musculaire spécifique sans toxicité neurologique.
Voir l'étude originale →Revue narrative
Le mercure dans les poissons d'Alaska, avec un accent sur les espèces de subsistanceEurope PMC · 2007-09-07 · Jewett SC, Duffy LK.
Résumé simplifié :
Cette étude examine la quantité de mercure présente dans de nombreux poissons pêchés en Alaska, notamment ceux consommés régulièrement par les populations locales. Les chercheurs ont analysé près de 2700 poissons issus de 41 espèces différentes, dont le flétan du Pacifique (halibut) et le saumon. Résultat rassurant : la majorité des poissons, y compris le halibut, contiennent très peu de mercure, bien en dessous des seuils considérés comme dangereux. Le saumon est particulièrement pauvre en mercure. Seul le brochet du Nord, un poisson d'eau douce qui mange d'autres poissons et vit longtemps, dépasse parfois les limites recommandées pour une consommation sans risque.
Résumé reformulé :
Cette revue synthétise les données disponibles sur la teneur en mercure, notamment sous sa forme la plus toxique (le méthylmercure), dans les poissons consommés en Alaska. Les auteurs ont analysé 2692 spécimens répartis en 17 espèces d'eau douce et 24 espèces marines ou anadromes, dont le flétan du Pacifique et les cinq espèces de saumon du Pacifique. Le halibut présente une concentration musculaire en mercure inférieure à 0,3 mg/kg, et le saumon affiche des taux exceptionnellement bas (≤0,1 mg/kg), restant largement sous les seuils réglementaires américains et alaskiens. En revanche, le brochet du Nord, espèce piscivore à longue durée de vie, présente les concentrations les plus élevées, dépassant parfois les recommandations locales. L'étude met en perspective ces résultats avec les bénéfices nutritionnels du poisson (oméga-3, vitamines, minéraux), soulignant l'importance d'équilibrer risques liés au mercure et bienfaits pour la santé, en particulier chez les populations autochtones dont la consommation de poisson dépasse largement la moyenne nationale.
Voir l'étude originale →Revue narrative
Diphyllobothriase : point sur les cas humains, les foyers, les tendances et les sources d’infection, et perspectives futuresEurope PMC · 2001-01-01 · Dick TA, Nelson PA, Choudhury A.
Résumé simplifié :
Cette étude fait le point sur une maladie parasitaire appelée diphyllobothriase, causée par un ver plat que l’on attrape en mangeant du poisson cru ou mal cuit, notamment du brochet ou du doré. Les chercheurs expliquent que les cas chez l’humain semblent diminuer dans certaines régions comme l’Amérique du Nord, mais restent fréquents en Russie et au Japon. Ils notent aussi une hausse des parasites détectés chez les poissons d’Amérique du Sud, en particulier les saumons. Au Canada, dans la région du Manitoba, ce parasite reste bien présent chez les poissons, ce qui a parfois causé le rejet de poissons pêchés commercialement, entraînant des pertes économiques pour les pêcheurs autochtones.
Résumé reformulé :
Cette revue scientifique dresse un état des lieux de la diphyllobothriase, une infection humaine causée par des ténias du genre Diphyllobothrium, transmise par la consommation de poissons d’eau douce insuffisamment cuits, notamment le brochet et les percidés comme le doré. Les auteurs rapportent une diminution apparente des cas humains en Amérique du Nord, tandis que la Russie et le Japon continuent de signaler régulièrement de nouvelles infections. Ils soulignent aussi l’émergence de nouvelles espèces parasitaires et une augmentation des signalements chez les poissons sud-américains, en particulier les salmonidés. Au Manitoba et dans le nord de l’Ontario, la présence élevée de larves dans la chair de dorés et de brochets a conduit au rejet de lots destinés à la vente, avec des conséquences économiques pour les pêcheurs autochtones. L’étude évoque également des hypothèses historiques sur l’origine ancienne de ce parasite en Amérique du Nord, via le pont terrestre de Béringie, bien avant l’arrivée des colons européens qui auraient ensuite favorisé sa propagation chez l’humain.
Voir l'étude originale →Cet article est fourni à titre informatif et éducatif uniquement. Il ne constitue pas un avis médical, un diagnostic ou une recommandation de traitement, et ne remplace pas la consultation d'un professionnel de santé qualifié.