← Retour à la recherche

Brocoli

— recevez chaque lundi par e-mail les nouvelles études sur Brocoli.

Brassica oleracea L. var. italica Plenck

fruits, légumes, légumineuses et oléagineux

Légume de la famille des choux (Brassica oleracea var. italica), formé d'une tige portant des inflorescences compactes vert foncé, les sommités, accompagnées de feuilles comestibles. Cultivé à partir d'un chou sauvage méditerranéen, il se consomme cru ou cuit, en têtes ou en tiges, frais, surgelé ou en conserve.

📖 Lire l'article complet : Brocoli : sulforaphane, cancer et le vrai niveau de preuve
Composition :

Études scientifiques (17)

Carte des preuves

17études
  • Niveau 1 · méta-analyses d’essais : 1 (6 %)
  • Niveau 2 · essais randomisés : 5 (29 %)
  • Niveau 3 · cohortes, petits essais : 4 (24 %)
  • Niveau 4 · études transversales, cas : 1 (6 %)
  • Niveau 5 · revues narratives et mécanistiques : 6 (35 %)

Nombre d'études par problème de santé et par niveau de preuve. Cliquez sur un nombre pour afficher ces études dans la liste ci-dessous, ou sur le nom d'un problème pour voir toutes les études qui le concernent sur le site. Une même étude peut concerner plusieurs problèmes de santé.

Problème de santéTotalNiv. 1Niv. 2Niv. 3Niv. 4Niv. 5
Autres cancers4··112
Inflammation chronique3···12
Diabète de type 23·3···
Microbiote intestinal2·1·1·
Syndrome métabolique et résistance à l'insuline2····2
Performance sportive et masse musculaire1··1··
Maladies cardiovasculaires1····1
Stéatose hépatique et santé du foie1·1···
Cholestérol et lipides sanguins1·1···
Grossesse et issues de naissance1····1
Voir les 4 autres problèmes de santé
Hypertension artérielle1····1
Obésité et poids1····1
Cancer colorectal1····1
Maladie rénale chronique1·1···

Ces fiches sont générées par IA à partir des abstracts : elles aident à repérer et trier les études, l'étude originale reste la référence. Seules les études menées chez l'homme sont retenues : les résultats obtenus sur des cellules ou des animaux ne se confirment le plus souvent pas chez l'homme. Notre méthode →

Répartition par niveau de preuve (cliquez pour filtrer) · Comprendre les niveaux

Toutes (17)Niveau 1 : 1Niveau 2 : 5Niveau 3 : 4Niveau 4 : 1Niveau 5 : 6

Trier : plus récentes d'abord · plus anciennes d'abordExporter ces études : tableau de preuves (Excel) · importer dans Zotero, EndNote ou Mendeley

Niveau 2 — Essai randomisé contrôlé99 participantséquivalent HAS : 1

Europe PMC · 2026-08-25 · Avesani CM, Swartling O, Rosengren AH, Heimbürger O, Svensson MK, Guron G, Segelmark M, Petrauskiene V, Lundberg S, Jonsson A, Mörtberg J, Bratt O, Bonnevier U, Fernstrom A, Uhlin F, Carlström M, Ghajavand B, Christensson A, Miyahira RF, Evans M, Stenvinkel P, INITIATE study group and the SNephR Network.

Résumé simplifié :

Des chercheurs ont testé un extrait de germes de brocoli, riche en une substance appelée glucoraphanine (précurseur du sulforaphane), chez des patients âgés souffrant à la fois de diabète de type 2 et de maladie rénale chronique modérée à sévère. Pendant 12 semaines, la moitié des 99 participants a reçu cet extrait à dose croissante, l'autre moitié un placebo. L'objectif était de voir si cela améliorait le contrôle du sucre dans le sang. Résultat : aucune différence significative n'a été observée entre les deux groupes concernant la glycémie à jeun, l'insuline ou l'hémoglobine glyquée, ni après 13 semaines ni après 21 semaines de suivi.

Résumé reformulé :

Cet essai clinique randomisé, en double aveugle et contrôlé contre placebo, a évalué l'effet d'un extrait de germes de brocoli (BSE), source concentrée de glucoraphanine précurseur du sulforaphane, sur le contrôle glycémique de patients diabétiques de type 2 atteints d'insuffisance rénale chronique de stade 3b à 4. Les 99 participants, âgés en moyenne de 74 ans, ont reçu une dose progressive de BSE (jusqu'à 150 μmol/jour) ou un placebo pendant 12 semaines, suivies de 8 semaines sans traitement. Les analyses en intention de traiter comme per protocole n'ont montré aucune différence statistiquement significative entre les groupes concernant la glycémie à jeun, l'insulinémie ou l'HbA1c, que ce soit à 13 ou à 21 semaines. Les auteurs concluent que, dans cette population spécifique de patients âgés avec diabète et atteinte rénale modérée, la supplémentation en extrait de germes de brocoli n'a pas permis d'améliorer les marqueurs du contrôle glycémique.

Voir l'étude originale →
Niveau 4 — Étude transversale38 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2026-08-05 · Alexiev A, Beaver LM, Bouranis JA, Wong CP, Stevens JF, Sharpton TJ, Ho E.

Résumé simplifié :

Les pousses de brocoli contiennent une substance appelée sulforaphane, réputée bénéfique contre l'inflammation et certains cancers. Mais tout le monde ne la produit pas de la même façon après avoir mangé des pousses de brocoli. Cette étude, menée sur 38 adultes en bonne santé, a examiné leur alimentation habituelle et la composition de leurs bactéries intestinales avant de leur faire manger des pousses de brocoli. Les chercheurs ont ensuite mesuré les substances issues du sulforaphane dans les urines. Ils ont découvert que certaines bactéries intestinales et certains aliments consommés avant l'expérience influencent la quantité de composés bénéfiques produits, ce qui explique pourquoi les effets varient d'une personne à l'autre.

Résumé reformulé :

Cette étude exploratoire s'est intéressée aux raisons pour lesquelles la production de sulforaphane bioactif, un composé aux propriétés anti-inflammatoires et anticancéreuses issu des pousses de brocoli, varie fortement entre individus après consommation. Chez 38 adultes en bonne santé, les chercheurs ont croisé des journaux alimentaires de sept jours, la composition du microbiote intestinal avant l'intervention, et les métabolites urinaires du sulforaphane mesurés sur 72 heures après ingestion des pousses. Grâce à des analyses de médiation statistique, ils ont identifié sept genres bactériens, dont Collinsella, Ruminococcus et Bifidobacterium, qui semblent relier l'alimentation antérieure à la production de formes actives du sulforaphane. Par ailleurs, trois profils distincts de microbiote intestinal ont été associés à des niveaux différents de SFN-nitrile, une forme inactive du composé, ce lien étant en partie expliqué par la consommation de certains types de glucides. Ces résultats, obtenus sur un échantillon restreint, suggèrent que la personnalisation des recommandations concernant les légumes crucifères pourrait tenir compte à la fois du régime alimentaire et du microbiote intestinal de chacun, mais nécessitent une confirmation dans des études de plus grande envergure.

Voir l'étude originale →
Niveau 2 — Essai randomisé contrôlé32 participantséquivalent HAS : 1

Europe PMC · 2026-06-02 · Ghorbanian K, Tavakoli N, Alam PS, Amirkhani Z.

Résumé simplifié :

Cette étude a testé, chez 32 femmes atteintes de maladie du foie gras non liée à l'alcool, si des gélules de germes de brocoli et/ou des séances de Pilates pouvaient améliorer la santé du foie. Pendant 8 semaines, les participantes ont été réparties en quatre groupes : Pilates plus brocoli, Pilates plus placebo, brocoli seul, ou placebo seul. Les chercheurs ont mesuré trois enzymes du foie avant et après l'intervention. Résultat : aucun changement significatif n'a été observé dans aucun groupe, que ce soit avec le brocoli, le Pilates, ou les deux combinés. Les auteurs pensent que la dose de brocoli et l'intensité de l'exercice étaient peut-être trop faibles pour produire un effet mesurable.

Résumé reformulé :

Cet essai randomisé en double aveugle a évalué, chez 32 femmes marocaines âgées de 30 à 45 ans atteintes de stéatose hépatique non alcoolique, l'impact d'une supplémentation en extrait de germes de brocoli (1000 mg/jour) et d'un programme de Pilates de 8 semaines, seuls ou combinés, sur les taux sanguins d'enzymes hépatiques (ASAT, ALAT, phosphatase alcaline). Quatre groupes ont été comparés : Pilates plus supplément, Pilates plus placebo, supplément seul, et placebo seul. Après 8 semaines, aucune différence statistiquement significative n'a été constatée entre les groupes concernant les niveaux d'enzymes hépatiques. Ni l'exercice, ni la supplémentation, ni leur association n'ont modifié significativement ces marqueurs biologiques dans cette population. Les auteurs suggèrent que l'intensité modérée de l'exercice et la dose de supplément utilisées pourraient avoir été insuffisantes, et recommandent des études futures avec des intensités plus élevées, des durées plus longues et des échantillons plus diversifiés pour mieux évaluer un éventuel effet synergique.

Voir l'étude originale →
Niveau 3 — Essai croisé randomisé15 participantséquivalent HAS : 2
⚠ Niveau ajusté (2 → 3)

Motif : essai de 15 participants

Europe PMC · 2026-02-23 · Cesanelli L, Thomas R, Mickevičius M, Sniečkus A, Mickevičienė D, Venckūnas T, Stasiulis A, Kamandulis S.

Résumé simplifié :

Cette étude a testé si une poudre de brocoli riche en glucoraphane (un composé précurseur du sulforaphane) pouvait aider les muscles à récupérer après un exercice intense provoquant des courbatures. Quinze participants ont pris soit cette poudre, soit un placebo, pendant deux semaines avant de réaliser des exercices fatigants pour les bras. Les chercheurs ont mesuré la force, les douleurs, un marqueur sanguin de dommage musculaire, la mobilité et le gonflement des muscles. Résultat : les muscles ont bien été endommagés puis se sont progressivement rétablis, mais la poudre de brocoli n'a pas accéléré ni amélioré cette récupération par rapport au placebo.

Résumé reformulé :

Dans cet essai randomisé, en double aveugle et en cross-over, quinze participants ont consommé pendant deux semaines soit une poudre de brocoli à forte teneur en glucoraphane (320 μg), un précurseur du sulforaphane connu pour activer les défenses cellulaires via la voie Nrf2, soit un placebo, avant de réaliser un exercice excentrique des fléchisseurs du coude destiné à induire des lésions musculaires. Plusieurs paramètres ont été suivis avant et après l'exercice (immédiatement, à 48 h et à 96 h) : force isométrique et isokinétique, créatine kinase sanguine, douleur perçue, amplitude articulaire, circonférence du bras et morphologie musculo-tendineuse par échographie. Bien que l'exercice ait provoqué des dommages musculaires attendus, avec des variations significatives de tous ces marqueurs au fil du temps, aucune interaction significative entre le temps et le supplément n'a été observée. Autrement dit, la supplémentation en glucoraphane de brocoli, préparée sous cette forme spécifique et à cette dose, n'a pas modifié la dynamique de récupération musculaire par rapport au placebo dans les conditions testées.

Voir l'étude originale →
Niveau 3 — Essai croisé randomisé16 participantséquivalent HAS : 2
⚠ Niveau ajusté (2 → 3)

Motif : essai de 16 participants

Europe PMC · 2026-02-15 · Mastaloudis A, Holcomb L, Fahey JW, Sakaguchi CA, Nieman DC, Kay C, O'Donnell R, Pecorelli A, Kinney M, Li Y, Ishaq SL, Valacchi G.

Résumé simplifié :

Le brocoli contient de la glucoraphanine, une substance transformée en sulforaphane, un composé aux propriétés antioxydantes et anti-inflammatoires bénéfiques pour la santé. Cette transformation dépend d'une enzyme, la myrosinase, présente dans les légumes ou produite par certaines bactéries intestinales, avec une efficacité variable selon les personnes. Dans cette étude, seize volontaires ont reçu soit un extrait de graines de brocoli seul, soit combiné à de la poudre de graines de moutarde riche en myrosinase. Résultat : ajouter cette enzyme a doublé la quantité de sulforaphane réellement absorbée par l'organisme, montrant qu'on peut améliorer les bénéfices du brocoli grâce à un simple ajout alimentaire.

Résumé reformulé :

Cette étude randomisée, en double aveugle et en cross-over, a comparé chez 16 participants la conversion de la glucoraphanine (GR) du brocoli en sulforaphane (SF), un composé antioxydant, anti-inflammatoire et antibactérien. Les sujets ont reçu soit un extrait de graines de brocoli riche en GR combiné à de la myrosinase exogène issue de graines de moutarde, soit l'extrait seul, tous deux accompagnés d'acide ascorbique. L'ajout de myrosinase exogène a doublé la biodisponibilité du SF (39,8 % contre 18,6 %) et accéléré sa production dans les huit premières heures, mesurée via les métabolites urinaires. Aucune modification de la composition bactérienne fécale n'a été observée après cette prise unique, mais quatre gènes bactériens impliqués dans la conversion de la GR étaient corrélés à l'efficacité de cette conversion, sans qu'un lien de causalité ne soit établi. Cette étude est présentée comme la première à examiner conjointement ces trois aspects sur des sujets humains.

Voir l'étude originale →
Niveau 3 — Essai croisé randomisé9 participantséquivalent HAS : 2
⚠ Niveau ajusté (2 → 3)

Motif : essai de 9 participants

Europe PMC · 2026-01-01 · Mitra N, Vickers MH, Lithander FE, Artuyants A, Blenkiron C, Foster M, Phua HH, Pook C, Wang Z, Mithen RF, Ramzan F.

Résumé simplifié :

Neuf adultes ont testé une soupe de brocoli riche en glucoraphanine, une substance qui se transforme en sulforaphane, un composé réputé bénéfique pour la santé. Les chercheurs voulaient savoir si manger cette soupe permettait de retrouver des signaux protecteurs dans le sang, transportés par de minuscules particules appelées vésicules extracellulaires. Résultat : le sulforaphane était bien détecté dans les urines après la soupe, preuve que le corps l'avait bien absorbé et transformé. Mais aucun changement n'a été observé au niveau des gènes protecteurs recherchés dans le sang. Les auteurs concluent que d'autres pistes, comme l'étude des protéines, seraient nécessaires pour mieux comprendre les effets du brocoli sur l'organisme.

Résumé reformulé :

Cette étude pilote croisée, randomisée et en simple aveugle, a inclus neuf adultes consommant soit une soupe de brocoli riche en glucoraphanine (précurseur du sulforaphane), soit une soupe témoin. L'objectif était de vérifier si la consommation de brocoli entraînait une modification des gènes régulés par le facteur de transcription Nrf2, connus pour leurs propriétés antioxydantes, au sein des petites vésicules extracellulaires circulant dans le plasma. Le sulforaphane a bien été détecté dans les urines après l'intervention, confirmant son absorption et son métabolisme chez les participants. Cependant, aucune différence significative n'a été observée dans l'abondance des gènes cibles de Nrf2 mesurés dans les vésicules extracellulaires circulantes entre les deux conditions. Les auteurs soulignent que l'expression des ARNm dans ces vésicules ne reflète pas nécessairement leur activité fonctionnelle, et suggèrent que de futures recherches portant sur les protéines associées à ces vésicules pourraient mieux éclairer les mécanismes d'action du sulforaphane issu du brocoli.

Voir l'étude originale →
Niveau 2 — Méta-analyse d'essais randomisés369 participantséquivalent HAS : 1
⚠ Niveau ajusté (1 → 2)

Motif : seulement 4 essais, données limitées et hétérogènes selon les auteurs

Europe PMC · 2025-11-03 · Kassar O, M Mansour ME, Farag N, Selim A, Kewiaa Y, Yousef O, Hassan O.

Résumé simplifié :

Le sulforaphane est une substance présente notamment dans les pousses de brocoli, connue pour ses propriétés antioxydantes. Des chercheurs ont analysé quatre essais cliniques regroupant 369 patients atteints de schizophrénie pour voir si ce composé pouvait améliorer leur état. Résultat : pas d'effet marqué sur les symptômes principaux de la maladie, mais une légère amélioration de certains symptômes (négatifs et psychologiques généraux) à court terme, ainsi qu'une baisse du cholestérol et des triglycérides. Les patients prenant du sulforaphane arrêtaient aussi moins souvent le traitement. Les auteurs restent prudents car les données sont encore limitées.

Résumé reformulé :

Cette méta-analyse a rassemblé quatre essais randomisés contrôlés portant sur 369 patients schizophrènes afin d'évaluer les effets du sulforaphane, un isothiocyanate extrait de légumes crucifères comme les pousses de brocoli. Les résultats montrent une absence d'amélioration significative des scores globaux de symptômes positifs, mais une réduction modeste des symptômes négatifs à 12 semaines (non maintenue à plus long terme) et une amélioration significative de la psychopathologie générale. Aucun bénéfice cognitif n'a été observé. En revanche, le sulforaphane a entraîné une baisse notable des marqueurs métaboliques (LDL, triglycérides, cholestérol total) et un taux d'arrêt de traitement plus faible que dans les groupes contrôles. Les auteurs soulignent que ces résultats, bien qu'encourageants sur le plan métabolique et symptomatique, doivent être interprétés avec prudence en raison du nombre limité d'études et de leur hétérogénéité.

Voir l'étude originale →
Niveau 2 — Essai randomisé contrôlé44 participantséquivalent HAS : 1

Europe PMC · 2025-08-23 · Delfan M, Gharedaghi M, Zeynali F, El Hage R, Hackney AC, Ceylan Hİ, Saeidi A, Laher I, Bragazzi NL, Zouhal H.

Résumé simplifié :

Cette étude a testé, chez 44 hommes diabétiques de type 2, l'effet combiné d'un programme d'exercice physique (musculation et cardio) et d'une supplémentation en pousses de brocoli pendant 12 semaines. Quatre groupes ont été comparés : sans intervention, supplément seul, exercice seul, ou les deux combinés. Résultat : le groupe combinant exercice et brocoli a montré les meilleures améliorations sur la glycémie, l'insuline et les graisses sanguines (cholestérol, apolipoprotéines). L'exercice physique s'est révélé être le facteur le plus déterminant, le brocoli apportant un bénéfice supplémentaire mais plus modeste. Cette association pourrait donc aider à mieux gérer les risques cardiovasculaires liés au diabète.

Résumé reformulé :

Cet essai contrôlé randomisé a évalué, chez 44 hommes atteints de diabète de type 2, les effets synergiques d'un entraînement physique structuré (résistance et aérobie, 3 fois/semaine pendant 12 semaines) et d'une supplémentation quotidienne en pousses de brocoli (10 g après les repas), répartis en quatre groupes : contrôle, supplémentation seule, entraînement seul, et combinaison des deux. Les résultats montrent des améliorations des apolipoprotéines (ApoA-I, ApoB-100, ApoJ) dans tous les groupes actifs, mais le groupe combiné a présenté les changements les plus marqués, avec une baisse d'ApoB-100 et d'ApoJ ainsi qu'une hausse d'ApoA-I. L'analyse des effets principaux indique que l'entraînement physique contribue le plus fortement aux améliorations métaboliques (glycémie, insuline, HOMA-IR, HDL-C), tandis que la supplémentation en brocoli apporte un effet complémentaire modéré, notamment sur la résistance à l'insuline et les apolipoprotéines. Les auteurs suggèrent que ces deux interventions agiraient via des voies biologiques distinctes, mais soulignent que le bénéfice global reste principalement porté par l'exercice.

Voir l'étude originale →
Niveau 2 — Essai randomisé contrôlé74 participantséquivalent HAS : 1

Europe PMC · 2025-02-10 · Dwibedi C, Axelsson AS, Abrahamsson B, Fahey JW, Asplund O, Hansson O, Ahlqvist E, Tremaroli V, Bäckhed F, Rosengren AH.

Résumé simplifié :

Cette étude a testé si un extrait de pousses de brocoli, riche en sulforaphane, pouvait aider à réduire la glycémie chez des personnes prédiabétiques. Pendant 12 semaines, un groupe a reçu l'extrait et l'autre un placebo. Globalement, l'effet sur la glycémie à jeun était faible et n'a pas atteint l'objectif fixé au départ. Cependant, certaines personnes ont mieux répondu : celles avec un léger surpoids, peu de résistance à l'insuline et une sécrétion d'insuline réduite ont vu leur glycémie baisser davantage. Les chercheurs ont aussi découvert que la composition du microbiote intestinal influence la capacité du corps à transformer le composé actif du brocoli, ce qui pourrait expliquer ces différences de réponse.

Résumé reformulé :

Cet essai randomisé, en double aveugle et contrôlé contre placebo, a évalué chez 74 adultes prédiabétiques l'effet d'un extrait de pousses de brocoli (source de sulforaphane, un composé qui réduit la production hépatique de glucose) pris quotidiennement pendant 12 semaines. L'objectif principal, une baisse de 0,3 mmol/l de la glycémie à jeun par rapport au placebo, n'a pas été atteint : la réduction observée était de seulement 0,2 mmol/l. Des analyses exploratoires ont toutefois identifié un sous-groupe de « répondeurs » — personnes avec obésité modérée, faible résistance à l'insuline et sécrétion d'insuline diminuée — chez qui la baisse atteignait 0,4 mmol/l. La composition du microbiote intestinal différait entre répondeurs et non-répondeurs, notamment l'abondance d'un gène bactérien (chez Bacteroides) impliqué dans la conversion du précurseur en sulforaphane actif, corrélée aux concentrations sanguines de ce composé. Ces résultats suggèrent une interaction entre l'état métabolique de l'individu et son microbiote dans la réponse au traitement, mais nécessitent confirmation par des essais futurs.

Voir l'étude originale →
Niveau 3 — Méta-analyse d'études observationnelles730 774 participantséquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2024-05-23 · Baladia E, Moñino M, Pleguezuelos E, Russolillo G, Garnacho-Castaño MV.

Résumé simplifié :

Cette étude rassemble les résultats de 35 recherches menées sur près de 750 000 personnes pour voir si manger du brocoli est lié à un risque plus faible de cancer. Les chercheurs ont trouvé que les personnes atteintes de cancer avaient tendance à avoir mangé moins de brocoli dans le passé, et que celles qui en consomment davantage semblent avoir un risque légèrement plus faible de développer un cancer. Le lien est plus net dans les études rétrospectives que dans les études suivant des personnes dans le temps. Cela suggère un effet protecteur possible, mais des recherches supplémentaires sont nécessaires pour le confirmer clairement.

Résumé reformulé :

Cette méta-analyse combine 23 études cas-témoins (environ 31 000 participants) et 12 études de cohorte (près de 700 000 participants) afin d'examiner la relation entre la consommation de brocoli et le risque de cancer. Les études cas-témoins montrent une association inverse marquée (odds ratio de 0,64), tandis que les études de cohorte, généralement plus fiables méthodologiquement, révèlent une association plus modeste mais significative (risque relatif de 0,89). L'hétérogénéité entre les études reste faible à modérée. Les analyses par sous-groupes selon le type de cancer ne confirment un effet protecteur que dans les études cas-témoins, ce qui appelle à la prudence dans l'interprétation. Les auteurs concluent que si les données suggèrent un effet biologique protecteur du brocoli, davantage d'études de cohorte sont nécessaires pour établir ce lien avec plus de certitude, la causalité ne pouvant être établie à partir de données observationnelles.

Voir l'étude originale →
Niveau 1 — Méta-analyse d'essais randomiséséquivalent HAS : 1

Europe PMC · 2020-03-25 · Eagles SK, Gross AS, McLachlan AJ.

Résumé simplifié :

Cette étude rassemble les résultats de 23 essais menés chez des humains pour voir si manger des légumes crucifères, comme le chou-fleur, le brocoli, le chou ou le cresson, change la façon dont notre corps élimine certains médicaments. Les chercheurs ont trouvé que ces légumes augmentent l'activité de deux enzymes du foie impliquées dans la dégradation des médicaments, de 20 à 40% pour l'une et de 15 à 35% pour l'autre. Cela signifie que les personnes qui consomment beaucoup ou de façon irrégulière ces légumes pourraient voir l'effet de certains médicaments modifié. Des études plus poussées sont recommandées pour mieux comprendre ce phénomène.

Résumé reformulé :

Cette méta-analyse a compilé les données de 23 essais d'intervention humaine évaluant l'impact de la consommation de légumes crucifères (brocoli, chou de Bruxelles, chou, chou-fleur, radis, cresson) sur l'activité d'enzymes hépatiques responsables du métabolisme des médicaments. Les résultats montrent une induction significative de deux enzymes clés, le cytochrome P450 1A2 et la glutathion S-transférase-alpha, avec des augmentations d'activité respectivement de 20 à 40% et de 15 à 35% suite à la consommation de ces légumes. Ces enzymes étant impliquées dans le métabolisme de nombreux médicaments, les auteurs soulignent que des variations importantes ou irrégulières dans la consommation de crucifères pourraient modifier l'exposition systémique à certains traitements pharmacologiques chez les patients concernés. L'étude appelle néanmoins à des essais randomisés contrôlés mieux conçus pour confirmer la portée clinique de ces interactions potentielles entre alimentation et médicaments.

Voir l'étude originale →
Afficher aussi les 6 revues narratives et mécanistiques (niveau 5)

Synthèses non systématiques ou centrées sur des mécanismes biologiques : utiles pour comprendre un domaine, mais sans nouvelles données mesurées chez l'homme.

Vous êtes professionnel de santé ou chercheur ? Aidez-nous à fiabiliser ces résumés : relisez, corrigez, signalez. Les relecteurs qui le souhaitent sont crédités sur le site.

Devenir relecteur

Les informations de cette page sont fournies à titre informatif et éducatif uniquement. Elles ne constituent pas un avis médical, un diagnostic ou une recommandation de traitement, et ne remplacent pas la consultation d'un professionnel de santé qualifié.

Ce site utilise des cookies de mesure d'audience (Google Analytics) pour comprendre comment il est utilisé. En savoir plus