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Cabillaud, cru

Gadus morhua morhua (Linnaeus, 1758)

viandes, oeufs, poissons

Composition :

Études scientifiques (6)

🟠 Préliminaire

Revue narrative

Espèces de poisson alternatives pour la prise en charge nutritionnelle des enfants souffrant de FPIES au poisson - Une approche clinique

Europe PMC · 2021-12-22 · Feketea G, Vassilopoulou E, Geropanta F, Berghea EC, Bocsan IC.

Résumé simplifié :

Certains enfants souffrent d'une réaction allergique digestive sévère appelée FPIES lorsqu'ils mangent du poisson. On leur conseille souvent d'éviter tous les poissons, mais les chercheurs expliquent qu'il existe deux grandes familles bien distinctes : les poissons osseux (comme le cabillaud ou le thon) et les poissons cartilagineux (comme la lotte, la raie ou certains petits requins). Comme ces familles sont très différentes génétiquement, les protéines responsables de l'allergie ne sont pas les mêmes. Ainsi, un enfant allergique à un poisson osseux pourrait tolérer un poisson cartilagineux comme la lotte, et inversement. Cela permettrait de diversifier leur alimentation, en testant prudemment sous contrôle médical, tout en surveillant les risques liés au mercure présent dans certaines espèces.

Résumé reformulé :

Dans la région méditerranéenne, le poisson est une cause fréquente de FPIES (syndrome d'entérocolite induite par les protéines alimentaires) chez l'enfant, une réaction allergique digestive sans test biologique spécifique, dont le diagnostic repose sur un test de provocation orale. Traditionnellement, ces enfants doivent éviter tous les poissons. Or, les auteurs soulignent que les poissons se répartissent en deux catégories phylogénétiquement éloignées, osseux et cartilagineux, qui présentent des protéines allergènes différentes : la bêta-parvalbumine, allergène majeur, chez les poissons osseux, contre l'alpha-parvalbumine, non allergisante, chez les cartilagineux comme la lotte, la raie ou certains squales. Cette distinction permettrait de proposer, sous contrôle médical, un test de tolérance à une espèce de la catégorie opposée à celle ayant causé la réaction initiale, élargissant ainsi les options alimentaires de l'enfant. Les auteurs rappellent toutefois la nécessité de respecter les limites de l'EFSA concernant l'exposition au mercure, plus élevé chez certaines grandes espèces cartilagineuses.

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🟡 Fiabilité modérée

Essai contrôlé randomisé • 133 participants

Consommation maternelle de morue pendant la grossesse et développement du nourrisson au cours de la première année de vie : analyses secondaires d'un essai contrôlé randomisé

Europe PMC · 2021-07-01 · Kvestad I, Hysing M, Kjellevold M, Næss S, Dahl L, Markhus MW.

Résumé simplifié :

Des chercheurs ont étudié si le fait de manger plus de morue pendant la grossesse pouvait influencer le développement des bébés. Environ 130 femmes enceintes ont été réparties en deux groupes : l'un mangeait du poisson deux fois par semaine pendant 16 semaines, l'autre gardait son alimentation habituelle. Les mères ont ensuite répondu à des questionnaires sur le développement de leur bébé à 3, 6 et 11 mois. Résultat : pas de différence sur le développement général des bébés, mais les enfants du groupe « poisson » semblaient avoir moins de problèmes socio-émotionnels à 3 et 6 mois. Cet effet n'était pas lié au taux d'iode dans le corps des mères.

Résumé reformulé :

Dans cet essai contrôlé randomisé, 133 femmes enceintes de moins de 19 semaines de grossesse ont été assignées soit à consommer 200 g de filet de morue deux fois par semaine pendant 16 semaines, soit à poursuivre leur alimentation habituelle. Le développement des nourrissons a été évalué à 3, 6 et 11 mois via deux questionnaires validés, l'un mesurant le développement général et l'autre les aspects socio-émotionnels. Aucune différence significative n'a été observée entre les groupes concernant le développement général. En revanche, les scores relatifs aux problèmes socio-émotionnels étaient plus favorables dans le groupe ayant consommé davantage de morue, à 3 et 6 mois, sans que cette différence évolue significativement dans le temps. Cet effet ne semblait pas s'expliquer par le statut en iode des mères après l'intervention. Les auteurs concluent qu'il n'existe pas de preuve d'un effet de la consommation accrue de morue sur le développement général de l'enfant, mais soulignent un effet positif potentiel sur le plan socio-émotionnel, nécessitant confirmation par d'autres études.

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🟡 Fiabilité modérée

Essai contrôlé randomisé • 22 participants

Effet d'une consommation élevée de morue ou de saumon sur la concentration sérique de néoptérine totale : un essai clinique randomisé

Europe PMC · 2021-02-12 · Helland A, Bratlie M, Hagen IV, Midttun Ø, Sveier H, Mellgren G, Ueland PM, Gudbrandsen OA.

Résumé simplifié :

Cette étude a testé chez des personnes en surpoids si manger beaucoup de poisson pouvait influencer l'inflammation du corps. Pendant 8 semaines, les participants ont mangé soit 750 g de morue par semaine, soit la même quantité de saumon, soit aucun poisson. Les chercheurs ont mesuré un marqueur appelé néoptérine, lié à l'activation du système immunitaire et aux maladies cardiovasculaires. Résultat : ce marqueur a diminué chez les personnes ayant mangé de la morue, mais pas chez celles ayant mangé du saumon ni chez celles n'ayant pas mangé de poisson. Le taux de sélénium dans le sang a aussi augmenté avec la morue.

Résumé reformulé :

Dans cet essai clinique randomisé, 63 adultes en surpoids ou obèses ont été répartis en trois groupes pendant 8 semaines : consommation de 750 g/semaine de morue (poisson maigre), de saumon (poisson gras), ou maintien d'une alimentation habituelle sans poisson (groupe contrôle). L'objectif était d'évaluer l'effet de cette consommation sur la néoptérine sérique totale, un marqueur d'activation immunitaire cellulaire associé au risque cardiovasculaire, ainsi que sur certains antioxydants et oligo-éléments. Les résultats montrent une réduction significative de la néoptérine dans le groupe morue comparé au groupe contrôle, alors qu'aucun changement significatif n'a été observé dans le groupe saumon. La consommation de morue a également été associée à une augmentation du sélénium sérique, contrairement au saumon. Les autres paramètres mesurés (cuivre, fer, magnésium, vitamine A, tocophérols) sont restés similaires entre les groupes, suggérant un effet spécifique de la morue sur ce marqueur inflammatoire plutôt qu'un effet général lié à la consommation de poisson.

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🟡 Fiabilité modérée

Essai contrôlé randomisé • 33 participants

Effets d'une consommation élevée de cabillaud ou de saumon sur le profil du microbiote intestinal, les selles et les concentrations sériques de lipides et d'acides biliaires chez des adultes en surpoids : un essai clinique randomisé

Europe PMC · 2020-10-27 · Bratlie M, Hagen IV, Helland A, Erchinger F, Midttun Ø, Ueland PM, Rosenlund G, Sveier H, Mellgren G, Hausken T, Gudbrandsen OA.

Résumé simplifié :

Des chercheurs ont demandé à des adultes en surpoids de manger soit du cabillaud, soit du saumon, chaque semaine pendant 8 semaines, tandis qu'un groupe témoin évitait le poisson. Ils ont observé que manger beaucoup de saumon, et dans une moindre mesure de cabillaud, modifiait la composition des bactéries présentes dans les intestins, comparé au groupe sans poisson. En revanche, cette consommation de poisson n'a pas changé la quantité de graisses ou de cholestérol éliminée dans les selles, ni les taux de cholestérol, de graisses ou d'acides biliaires dans le sang. Le poisson semble donc influencer la flore intestinale sans effet mesurable sur ces marqueurs sanguins.

Résumé reformulé :

Dans cet essai clinique randomisé, 76 adultes en surpoids ou obèses ont consommé 750 g de cabillaud ou de saumon par semaine, ou aucun poisson (groupe contrôle), pendant 8 semaines. Chez un sous-groupe de participants, l'analyse du microbiote fécal a révélé une nette différence entre le groupe saumon et le groupe contrôle, avec une diminution de certaines bactéries du phylum Bacteroidetes et de l'ordre Clostridiales, et une augmentation des Selenomonadales. Le groupe cabillaud présentait un profil intermédiaire, plus proche du groupe saumon que du groupe contrôle. En revanche, ni la consommation de fibres, protéines, lipides et glucides, ni la masse fécale, ni l'excrétion de graisses, cholestérol et acides biliaires dans les selles, ni les concentrations sériques de lipides et d'acides biliaires n'ont été modifiées par ces interventions. Les auteurs concluent qu'une consommation élevée de cabillaud ou de saumon module la composition du microbiote intestinal, sans influencer significativement les paramètres lipidiques sanguins ou fécaux mesurés dans cette étude.

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🟡 Fiabilité modérée

Essai contrôlé randomisé • 40 participants

Effet d'une supplémentation en protéines résiduelles de morue sur les marqueurs de régulation de la glycémie chez des adultes minces : une étude randomisée en double aveugle

Europe PMC · 2020-05-16 · Vildmyren I, Halstensen A, McCann A, Midttun Ø, Ueland PM, Oterhals Å, Gudbrandsen OA.

Résumé simplifié :

Cette étude a testé si des protéines issues des résidus de morue (parties habituellement jetées) pouvaient avoir un effet sur la santé métabolique. Cinquante adultes minces ont pris chaque jour, pendant huit semaines, soit une gélule contenant ces protéines de poisson, soit une gélule placebo. Les chercheurs ont mesuré la glycémie, l'insuline et d'autres marqueurs sanguins liés au métabolisme du sucre. Résultat : la glycémie et l'insuline n'ont pas changé, mais certains marqueurs précoces d'un dérèglement du sucre ont diminué chez les personnes ayant pris les protéines de morue, suggérant un effet potentiellement favorable sur la régulation glycémique.

Résumé reformulé :

Dans cet essai randomisé en double aveugle, 50 adultes minces ont reçu pendant huit semaines soit 8,1 g/jour de protéines résiduelles de morue (Cod-RP), soit un placebo, 40 participants ayant terminé l'étude. La glycémie et l'insuline à jeun sont restées inchangées entre les deux groupes, mais les concentrations plasmatiques d'alpha-hydroxybutyrate, bêta-hydroxybutyrate et acétoacétate, des marqueurs précoces potentiels d'altération du métabolisme du glucose, ont diminué dans le groupe Cod-RP par rapport au groupe contrôle. Par ailleurs, le triméthylamine N-oxyde (TMAO), un composé souvent associé au risque cardiovasculaire, a augmenté dans le plasma et les urines du groupe Cod-RP, suggérant qu'il pourrait servir de biomarqueur spécifique de la consommation de ces protéines de poisson. Les auteurs concluent que cette baisse des marqueurs précoces de dérégulation glycémique pourrait indiquer un effet bénéfique des protéines résiduelles de morue sur la régulation du glucose, bien que d'autres études soient nécessaires pour confirmer ces observations.

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🟡 Fiabilité modérée

Essai contrôlé randomisé • 21 participants

TMAO, créatine et 1-méthylhistidine dans le sang et les urines : des biomarqueurs potentiels de la consommation de morue et de saumon - un essai clinique randomisé chez des adultes en surpoids ou obèses

Europe PMC · 2019-08-10 · Hagen IV, Helland A, Bratlie M, Midttun Ø, McCann A, Sveier H, Rosenlund G, Mellgren G, Ueland PM, Gudbrandsen OA.

Résumé simplifié :

Cette étude a testé si l'on peut détecter dans le sang ou les urines des signes montrant qu'une personne a mangé de la morue ou du saumon. Pendant 8 semaines, des adultes en surpoids ou obèses ont mangé soit de la morue, soit du saumon, cinq fois par semaine, tandis qu'un groupe témoin évitait le poisson. Les chercheurs ont observé que certaines substances augmentaient différemment selon le poisson consommé : le TMAO augmentait surtout après la morue, tandis que le 1-méthylhistidine augmentait surtout après le saumon. Ces substances pourraient donc servir à vérifier objectivement si quelqu'un a bien mangé du poisson, utile notamment dans les études nutritionnelles.

Résumé reformulé :

Cet essai clinique randomisé visait à identifier des biomarqueurs fiables permettant de vérifier l'observance alimentaire lors d'une intervention à base de poisson. Soixante-deux adultes en surpoids ou obèses ont consommé, pendant huit semaines, 750 g par semaine de morue ou de saumon lors de cinq dîners hebdomadaires, ou ont suivi un régime sans poisson (groupe témoin). Les analyses de sang et d'urine ont montré qu'après la consommation de morue, les concentrations de TMAO, de créatine et de 1-méthylhistidine augmentaient significativement par rapport au groupe témoin, tandis qu'après la consommation de saumon, ce sont surtout la créatine et le 1-méthylhistidine qui augmentaient. Le TMAO s'est révélé plus fortement élevé après la morue qu'après le saumon, et inversement pour le 1-méthylhistidine. En revanche, ni la 3-méthylhistidine ni les autres acides aminés libres n'ont montré de variations notables. Ces résultats suggèrent que le TMAO pourrait servir de biomarqueur spécifique de la consommation de morue, et le 1-méthylhistidine de celle du saumon, offrant des outils utiles pour objectiver l'adhésion à un régime riche en poisson dans de futures études nutritionnelles.

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Cet article est fourni à titre informatif et éducatif uniquement. Il ne constitue pas un avis médical, un diagnostic ou une recommandation de traitement, et ne remplace pas la consultation d'un professionnel de santé qualifié.

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