Canneberge ou cranberry, crue
Vaccinium oxycoccus L.
fruits, légumes, légumineuses et oléagineux
- sel g : 0.035
- fer mg : 0.63
- fibres g : 5.65
- sucres g : 4.04
- lipides g : 0.17
- sodium mg : 14
- calcium mg : 14
- glucides g : 7.6
- proteines g : 0.88
- ag satures g : 0.011
- magnesium mg : 6
- omega3 dha g : 0
- omega3 epa g : 0
- potassium mg : 113
- vitamine c mg : 14.2
- vitamine d ug : 0
- vitamine b12 ug : 0
- beta carotene ug : 36
Études scientifiques (11)
Essai clinique • 219 participants
Évaluation comparative de trois formulations de canneberge chez des femmes souffrant d'infections urinaires récurrentes : une étude observationnelleEurope PMC · 2026-09-07 · Guillemet D, Juhel C, Rigaudier F, Herpin F, Meudec E.
Résumé simplifié :
Cette étude a comparé trois extraits de canneberge différents chez 219 femmes sujettes à des infections urinaires à répétition, pendant 6 mois. Les trois formulations ont amélioré le confort urinaire, réduit le nombre et la durée des épisodes, et amélioré la qualité de vie, sans grande différence entre elles sur ces points. Cependant, une formulation particulière (appelée 40G), avec un profil spécifique de composés actifs (les proanthocyanidines), a montré des bénéfices supplémentaires sur certains symptômes et sur la peur de rechute, et ce plus rapidement que les autres.
Résumé reformulé :
Cette étude observationnelle, ouverte et comparative a inclus 219 femmes de 18 à 65 ans souffrant d'infections urinaires récurrentes, réparties en trois groupes recevant chacun un extrait de canneberge différent (40SD, 40G, FG) pendant six mois, à doses ajustées pour apporter une quantité équivalente de proanthocyanidines (PACs) totales. Les trois extraits ont significativement amélioré le confort urinaire, réduit la fréquence et la durée des épisodes symptomatiques, ainsi que les scores de qualité de vie et d'impact psychosocial, sans différence globale entre groupes. Toutefois, l'extrait 40G, caractérisé par un ratio particulier de fractions solubles/insolubles et un profil de PACs distinct, a montré une amélioration plus marquée sur certains symptômes associés aux organes voisins, sur l'impact des épisodes dans la vie quotidienne, et sur la dimension « peurs » de la qualité de vie, avec un effet apparaissant plus précocement. Les auteurs suggèrent que la standardisation des doses selon les PACs totaux (incluant les formes polymériques insolubles) serait plus pertinente que la seule mesure des PACs solubles oligomériques habituellement utilisée.
Voir l'étude originale →Revue narrative
Bienfaits de la canneberge pour la santé urinaire et caractérisation phytochimique : revue narrative incluant une formulation innovante en phospholipidesEurope PMC · 2026-05-26 · Scaglione F.
Résumé simplifié :
Cette revue scientifique s'intéresse à la canneberge (américaine et européenne), un fruit riche en composés bénéfiques appelés polyphénols, notamment des proanthocyanidines de type A. Ces substances sont connues pour aider à réduire les infections urinaires répétées, en empêchant les bactéries de s'accrocher aux parois de la vessie. L'étude passe en revue les mécanismes d'action de la canneberge, sa sécurité d'emploi, ainsi que de nouvelles technologies (comme des formulations à base de phospholipides) qui permettent de mieux absorber ses composants actifs, avec des doses plus faibles. Les auteurs concluent que la canneberge est globalement sûre et efficace contre les infections urinaires, mais que davantage d'études solides sont nécessaires pour confirmer d'autres bienfaits potentiels.
Résumé reformulé :
Cette revue narrative examine la composition chimique de la canneberge (Vaccinium macrocarpon et Vaccinium oxycoccus), riche en polyphénols dont des anthocyanes et surtout des proanthocyanidines de type A, rares dans l'alimentation. Elle synthétise les données disponibles sur son intérêt dans la prévention des infections urinaires récidivantes, en détaillant les mécanismes impliqués : effets anti-adhésion bactérienne, anti-biofilm et antimicrobiens. Les auteurs abordent également le profil de sécurité du produit, avec certaines précautions à prendre en compte (interactions médicamenteuses, conditions médicales préexistantes). Une attention particulière est portée aux innovations technologiques récentes, notamment les systèmes de délivrance à base de phospholipides (dispersion dans la lécithine de tournesol), qui amélioreraient la stabilité, la solubilité et l'absorption des extraits de canneberge, permettant ainsi une efficacité maintenue à doses réduites. Les auteurs soulignent enfin le besoin d'études cliniques de plus grande envergure pour explorer d'éventuels bénéfices au-delà de la sphère urinaire.
Voir l'étude originale →Revue narrative
Effet de la consommation de canneberge sur le poids corporel et les enzymes hépatiques : revue systématique et méta-analyse d'essais contrôlés randomisésEurope PMC · 2026-05-12 · Tavakoli S, Ghaemi S, Amini MR, Djafari F, Fathzadeh K, Dogolsar MH, Sheikhhossein F, Hekmatdoost A.
Résumé simplifié :
Cette étude a rassemblé les résultats de dix essais cliniques pour voir si manger ou consommer de la canneberge (sous forme de fruit, jus ou complément) influence le poids et la santé du foie. Les chercheurs ont constaté une légère baisse de l'indice de masse corporelle (IMC) chez les personnes consommant de la canneberge, surtout chez celles de plus de 50 ans, en surpoids, ou suivies pendant plus de 8 semaines. En revanche, ni le poids total, ni le tour de taille, ni les principaux marqueurs du foie (AST, ALT, ALP) n'ont été clairement modifiés. Un effet inattendu a même montré une légère hausse d'un enzyme hépatique (AST) dans ces sous-groupes, ce qui mérite d'être surveillé.
Résumé reformulé :
Cette méta-analyse a compilé dix essais contrôlés randomisés afin d'évaluer l'impact de la consommation de canneberge (Vaccinium macrocarpon) sur le poids corporel et les enzymes hépatiques chez l'humain. Les résultats montrent une réduction statistiquement significative mais modeste de l'IMC (-0,30 kg/m², p=0,023), sans effet significatif sur le poids corporel global, le tour de taille, ni sur les enzymes hépatiques AST, ALT et ALP dans l'analyse globale. Des analyses en sous-groupes suggèrent toutefois une diminution plus marquée de l'IMC chez les adultes de plus de 50 ans, les personnes en surpoids et celles suivies plus de 8 semaines, mais ces mêmes sous-groupes ont paradoxalement présenté une augmentation significative de l'AST, un marqueur hépatique. Les auteurs concluent à un effet limité mais réel sur l'IMC dans certaines populations, tout en soulignant la nécessité de surveiller les effets hépatiques potentiels.
Voir l'étude originale →Essai contrôlé randomisé • 12 participants
Effets de la canneberge riche en polyphénols sur la santé mentale d'étudiants universitaires : l'essai contrôlé randomisé CRANMOODEurope PMC · 2026-04-28 · Kamarunzaman NNZ, Le Sayec M, Li Y, Cheok A, Wu H, Zhang Z, Xu Y, Mesnage R, Dalrymple K, Pariante CM, Borsini A, Vauzour D, Bajka B, Rodriguez-Mateos A.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé pendant 12 semaines une boisson à base de canneberge riche en polyphénols chez 72 étudiants en dernière année d'université, comparée à une boisson placebo. Les chercheurs voulaient savoir si cela améliorait l'humeur, le stress, l'anxiété ou la dépression. Résultat : aucune différence n'a été observée sur ces ressentis personnels entre les deux groupes. Cependant, la canneberge a permis de réduire le taux de cortisol (l'hormone du stress) mesuré dans la salive tout au long de la journée, et a légèrement amélioré la mémoire à court terme ainsi que la mémoire des sons et des mots. Ces résultats suggèrent un effet possible sur la gestion physiologique du stress et certaines capacités cognitives, sans que les étudiants s'en rendent compte eux-mêmes.
Résumé reformulé :
Dans cet essai randomisé en double aveugle, 72 étudiants en bonne santé (20-25 ans) ont consommé quotidiennement, pendant 12 semaines, soit une boisson enrichie en polyphénols de canneberge, soit un placebo. L'objectif principal était d'évaluer l'humeur globale via le questionnaire POMS, ainsi que le stress, l'anxiété et la dépression via des échelles validées, en complément de tests cognitifs et de mesures du cortisol salivaire. Aucun effet significatif n'a été détecté sur les mesures autodéclarées de l'humeur, du stress, de l'anxiété ou de la dépression. En revanche, des analyses secondaires exploratoires ont révélé une réduction significative du cortisol salivaire diurne et une amélioration de la mémoire à court terme et de la mémoire phonologique dans le groupe canneberge. Les métabolites polyphénoliques ont bien été détectés dans le sang et les urines, confirmant l'observance. Ces résultats, bien que préliminaires, suggèrent un rôle possible de la canneberge dans la régulation physiologique du stress et certaines fonctions cognitives, sans effet perceptible sur le ressenti subjectif.
Voir l'étude originale →Revue narrative
Effet de la consommation de canneberge sur la protéine C-réactive et l'interleukine-6 : revue systématique et méta-analyse d'essais contrôlés randomisésEurope PMC · 2026-02-16 · Amini MR, Elahikhah M, Etesamnia S, Yadegari M, Baniasadi MM, Lohrasbi N, Askari G.
Résumé simplifié :
Cette étude a rassemblé les résultats de 10 essais cliniques pour savoir si manger ou prendre des compléments de canneberge réduit l'inflammation dans le corps, mesurée par deux marqueurs sanguins appelés CRP et interleukine-6. Globalement, les chercheurs n'ont trouvé aucun effet significatif de la canneberge sur ces marqueurs. Cependant, certains résultats surprenants sont apparus : chez les personnes obèses ou dans les études menées uniquement chez des femmes, la CRP aurait même eu tendance à augmenter légèrement. De même, la prise de canneberge sous forme de poudre pourrait augmenter l'interleukine-6. Les auteurs concluent que des études plus longues et mieux conçues sont nécessaires pour confirmer ces observations.
Résumé reformulé :
Cette méta-analyse d'essais contrôlés randomisés a examiné l'effet de la consommation de canneberge (Vaccinium macrocarpon) sur deux marqueurs inflammatoires, la protéine C-réactive (CRP) et l'interleukine-6 (IL-6). Après avoir analysé 10 études sélectionnées parmi 1882 articles, les auteurs n'ont observé aucune différence significative entre les groupes recevant de la canneberge et les groupes témoins, ni pour la CRP (différence moyenne pondérée quasi nulle) ni pour l'IL-6. Toutefois, des analyses en sous-groupes ont révélé une hausse significative de la CRP chez les personnes obèses et dans les études menées exclusivement chez des femmes, ainsi qu'une augmentation de l'IL-6 lorsque la canneberge était consommée sous forme de poudre. Une hétérogénéité importante entre les études a été notée. Les auteurs soulignent la nécessité d'essais cliniques plus longs et mieux contrôlés pour clarifier ces résultats contrastés.
Voir l'étude originale →Essai contrôlé randomisé • 84 participants
Lactobacillus, vitamine C, cranberry et hibiscus versus placebo pour prolonger la période de latence après rupture prématurée des membranes : un essai clinique randomisé en double aveugleEurope PMC · 2026-01-03 · Portillo Gonzales IJ, Lobo Oliva RA, Colindres Cruz BM, Díaz Galeas LY, Gutierrez-Ramirez RA.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé un complément alimentaire combinant lactobacillus, vitamine C, cranberry et hibiscus chez des femmes enceintes dont la poche des eaux s'était rompue trop tôt (entre 24 et 34 semaines de grossesse). L'objectif était de voir si ce mélange pouvait retarder l'accouchement, ce qui laisse plus de temps au bébé pour se développer. Sur 84 femmes suivies, celles qui ont pris le complément ont accouché en moyenne 4 jours plus tard que celles ayant reçu un placebo (11,7 jours contre 7,6 jours). L'effet semblait encore plus marqué si le traitement était commencé avant 32 semaines et poursuivi plus de six jours. Ce complément pourrait donc être une aide simple et peu coûteuse, en complément du suivi médical habituel.
Résumé reformulé :
Cet essai clinique randomisé, en double aveugle, mené sur un seul centre, a évalué l'effet d'un complément combinant lactobacillus, vitamine C, cranberry et hibiscus chez 84 patientes présentant une rupture prématurée des membranes entre 24 et 34 semaines de grossesse. L'objectif principal était de mesurer la durée de la période de latence, c'est-à-dire le temps écoulé entre la rupture des membranes et l'accouchement. Les résultats montrent une latence significativement plus longue dans le groupe supplémenté par rapport au groupe placebo (11,7 ± 7,2 jours contre 7,6 ± 4,8 jours, différence moyenne de 4,1 jours, p = 0,003), avec une taille d'effet modérée à importante. Une analyse exploratoire suggère un bénéfice plus marqué lorsque le traitement est débuté avant 32 semaines de grossesse et poursuivi au-delà de six jours. Les auteurs concluent que ce complément pourrait constituer une aide complémentaire, simple et économique, dans la prise en charge conservatrice de cette complication obstétricale, sans toutefois permettre d'isoler la contribution spécifique de la cranberry au sein du mélange testé.
Voir l'étude originale →Revue systématique
Avancées de la recherche sur la canneberge : revue systématique de la composition chimique, des mécanismes pharmacologiques, des applications cliniques et de l'intérêt nutritionnelEurope PMC · 2025-10-06 · Xu J, Li C, Wu W, Kong L, Xiao L, Ma W, Zhang L.
Résumé simplifié :
Cette revue scientifique fait le point sur la canneberge, un petit fruit rouge riche en polyphénols, vitamines et minéraux. Les chercheurs ont rassemblé les connaissances existantes montrant que ce fruit possède des propriétés antioxydantes, anti-inflammatoires et pourrait aider à prévenir les infections urinaires. Il serait aussi utile pour la santé cardiovasculaire, la régulation de la tension artérielle et la lutte contre certaines bactéries comme Helicobacter pylori. L'article rappelle également que la canneberge apporte de nombreux nutriments intéressants au quotidien. Ce travail de synthèse vise à mieux comprendre ce fruit pour encourager une alimentation plus saine et guider ses usages futurs, que ce soit en nutrition ou en recherche médicale.
Résumé reformulé :
Cette revue systématique compile les données disponibles sur Vaccinium macrocarpon, la canneberge américaine, en croisant plusieurs bases scientifiques (PubMed, Web of Science, Scopus, CNKI). Les auteurs y détaillent sa richesse en composés bioactifs, notamment les proanthocyanidines, l'acide chlorogénique, les flavonols et les anthocyanes, ainsi que des triterpénoïdes. Ces molécules sont associées à des effets antioxydants, anti-inflammatoires et anticancéreux observés dans diverses études, ainsi qu'à un rôle dans la prévention des infections urinaires. La canneberge est également mentionnée comme piste d'intérêt clinique pour les maladies cardiovasculaires, la régulation de la pression artérielle et la lutte contre Helicobacter pylori. Sur le plan nutritionnel, le fruit apporte divers minéraux, oligo-éléments et vitamines. Cette synthèse a pour objectif de clarifier les connaissances actuelles afin d'orienter de futures recherches sur l'extraction de ses composants et d'appuyer des recommandations alimentaires équilibrées.
Voir l'étude originale →Essai contrôlé randomisé • 73 participants
Effet de comprimés contenant une souche paraprobiotique et de l'extrait de canneberge sur l'incidence des caries chez les enfants d'âge préscolaire : un essai contrôlé randomiséEurope PMC · 2025-03-01 · Olczak-Kowalczyk D, Turska-Szybka A, Twetman S, Gozdowski D, Piekoszewska-Ziętek P, Góra J, Wróblewska M.
Résumé simplifié :
Des chercheurs ont testé chez des enfants de maternelle ayant déjà des caries un comprimé combinant une bactérie inactivée (paraprobiotique) et de l'extrait de canneberge, comparé à un comprimé sans effet (placebo). Pendant trois mois, les enfants ont pris ce comprimé chaque jour, puis ont été suivis pendant neuf mois au total. Résultat : les enfants ayant pris le vrai comprimé ont développé moins de nouvelles caries débutantes que ceux du groupe placebo. En revanche, la quantité de plaque dentaire et les bactéries responsables des caries dans la salive n'ont pas changé de façon notable entre les deux groupes.
Résumé reformulé :
Cet essai randomisé, contrôlé contre placebo et en double aveugle, a évalué l'effet d'un comprimé associant une souche paraprobiotique (Ligilactobacillus salivarius CECT 5317 inactivée) et un extrait de canneberge sur l'évolution des caries chez 73 enfants d'âge préscolaire déjà sujets aux caries. Après trois mois de prise quotidienne et un suivi total de neuf mois selon les critères ICDAS II, l'incidence des lésions carieuses initiales, non cavitaires, s'est révélée significativement plus faible dans le groupe recevant le produit actif que dans le groupe placebo. Cependant, ni les indices de plaque dentaire, ni les taux salivaires de Streptococcus mutans et de Lactobacillus n'ont montré de différence significative entre les groupes. Les auteurs concluent que cette association synbiotique pourrait limiter l'apparition de nouvelles lésions carieuses précoces chez les jeunes enfants, tout en soulignant qu'il s'agit d'une des premières études explorant cette approche dans ce contexte pédiatrique.
Voir l'étude originale →Revue systématique
Les composés bioactifs de la canneberge pour la prévention et le traitement des infections urinaires : mécanismes antimicrobiens et tendances mondiales de la recherche nutraceutiqueEurope PMC · 2025-02-26 · Jangid H, Shidiki A, Kumar G.
Résumé simplifié :
Cette étude fait le point sur les substances actives de la canneberge, notamment les proanthocyanidines, qui pourraient aider à prévenir les infections urinaires sans utiliser d'antibiotiques. Ces composés empêchent certaines bactéries comme E. coli de s'accrocher aux parois de la vessie, ce qui limite les infections répétées. Les bactéries de notre intestin transformeraient aussi ces composés en substances encore plus efficaces. Les chercheurs ont également analysé l'évolution des publications scientifiques sur ce sujet depuis les années 1960, montrant un intérêt croissant depuis les années 2000. Les auteurs soulignent toutefois qu'il manque encore des études cliniques standardisées pour préciser les doses et formulations les plus efficaces.
Résumé reformulé :
Cette revue de littérature examine le rôle des métabolites bioactifs de la canneberge, en particulier les proanthocyanidines de type A, les flavonoïdes et les acides phénoliques, dans la prévention des infections urinaires récidivantes, alternative non-antibiotique face à l'antibiorésistance croissante. Ces composés agiraient principalement en inhibant l'adhésion d'Escherichia coli aux cellules urothéliales, et leur efficacité serait renforcée par leur transformation via le microbiote intestinal en métabolites actifs. Les oligosaccharides de canneberge perturberaient par ailleurs la formation de biofilms bactériens chez les populations à risque. Une analyse bibliométrique des publications entre 1962 et 2024 met en évidence une forte augmentation de l'intérêt scientifique après les années 2000, avec un renforcement des collaborations internationales et une orientation croissante vers les applications cliniques. Les auteurs concluent que, malgré des résultats prometteurs, des variations dans les formulations, dosages et biodisponibilités des composés compliquent leur usage, appelant à des essais cliniques standardisés.
Voir l'étude originale →Méta-analyse • 3335 participants
Options de prophylaxie chez les enfants ayant des antécédents d'infections urinaires récurrentes : une revue systématiqueEurope PMC · 2024-12-01 · Gkiourtzis N, Stoimeni A, Glava A, Chantavaridou S, Michou P, Cheirakis K, Lalayiannis AD, Hulton SA, Tramma D.
Résumé simplifié :
Cette étude analyse 23 recherches menées sur plus de 3300 enfants sujets à des infections urinaires à répétition, afin de comparer différentes solutions pour éviter les récidives. Les résultats montrent que les antibiotiques comme la nitrofurantoïne, mais aussi les produits à base de canneberge, réduisent le risque de nouvelles infections urinaires par rapport à l'absence de traitement. La nitrofurantoïne semble être l'option la plus efficace parmi celles testées. En revanche, aucun traitement ne s'est révélé capable de prévenir les cicatrices rénales parfois causées par ces infections répétées. Des études supplémentaires sont nécessaires pour mieux comprendre les alternatives non antibiotiques.
Résumé reformulé :
Cette revue systématique avec méta-analyse a rassemblé les données de 23 essais cliniques randomisés, soit 3335 enfants présentant des infections urinaires récurrentes, pour comparer différentes stratégies de prophylaxie. Les résultats indiquent que la nitrofurantoïne et les produits à base de canneberge réduisent significativement les odds d'épisodes symptomatiques d'infection urinaire par rapport à un groupe contrôle ou à d'autres antibiotiques comme le triméthoprime-sulfaméthoxazole. La nitrofurantoïne apparaît globalement comme l'option la plus performante parmi les traitements documentés. Cependant, les auteurs soulignent une limite importante : aucune des stratégies de prophylaxie étudiées n'a démontré d'effet sur la réduction des cicatrices rénales, complication potentielle des infections récurrentes. Les chercheurs appellent à davantage d'essais randomisés ciblant spécifiquement les options non antibiotiques et le risque de séquelles rénales chez ces enfants.
Voir l'étude originale →Essai contrôlé randomisé • 43 participants
Étude multicentrique, randomisée et contrôlée par placebo évaluant l'efficacité d'une association de propolis et de canneberge (Vaccinium macrocarpon) (DUAB®) dans la prévention des récidives d'infections urinaires basses chez les femmes souffrant de cystites récurrentesEurope PMC · 2019-05-22 · Bruyère F, Azzouzi AR, Lavigne JP, Droupy S, Coloby P, Game X, Karsenty G, Issartel B, Ruffion A, Misrai V, Sotto A, Allaert FA.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé chez des femmes souffrant de cystites à répétition un complément associant canneberge et propolis, comparé à un placebo, pendant six mois. Les femmes prenant le complément ont eu moins d'infections urinaires sur la période, notamment durant les trois premiers mois, et le délai avant la première récidive a été plus long que dans le groupe placebo. Le produit a été bien toléré, sans effets secondaires notables. Ces résultats suggèrent que cette association pourrait aider à espacer les épisodes de cystite chez les femmes qui y sont sujettes, même si d'autres études seraient utiles pour confirmer ces effets sur le long terme.
Résumé reformulé :
Cet essai randomisé, multicentrique et contrôlé par placebo a évalué l'efficacité d'un complément associant canneberge et propolis (DUAB®) chez 85 femmes adultes présentant au moins 4 épisodes de cystite dans l'année précédente. Sur un suivi de 6 mois, le nombre moyen d'infections urinaires était plus faible dans le groupe traité (2,3 contre 3,1 dans le groupe placebo), avec une différence significative durant les trois premiers mois après ajustement sur la consommation d'eau. Le délai avant la survenue du premier épisode était également plus long dans le groupe recevant le complément (environ 70 jours contre 43 jours). La tolérance était comparable entre les deux groupes. Les auteurs concluent que cette supplémentation réduit l'incidence des infections urinaires à court terme et retarde leur survenue, sans toutefois établir un effet préventif définitif sur l'ensemble de la période étudiée.
Voir l'étude originale →Cet article est fourni à titre informatif et éducatif uniquement. Il ne constitue pas un avis médical, un diagnostic ou une recommandation de traitement, et ne remplace pas la consultation d'un professionnel de santé qualifié.