Carotte, crue
Daucus carota L. subsp. Sativus
fruits, légumes, légumineuses et oléagineux
- kcal : 30.2
- sel g : 0.12
- fer mg : 0.25
- fibres g : 2.9
- sucres g : 4.85
- lipides g : 0.5
- sodium mg : 49
- calcium mg : 36.2
- glucides g : 5.16
- proteines g : 0.78
- ag satures g : 0.15
- magnesium mg : 13.6
- omega3 dha g : 0.15
- omega3 epa g : 0.15
- potassium mg : 274
- vitamine c mg : 3.73
- vitamine d ug : 0.1
- vitamine b12 ug : 0
- beta carotene ug : 13200
Études scientifiques (8)
Revue narrative
CarotteEurope PMC · 2026-06-15 ·
Résumé simplifié :
Cette fiche fait le point sur la carotte pendant l'allaitement. Un cataplasme de carottes râpées est parfois utilisé contre l'engorgement des seins, mais rien ne prouve que ça marche mieux que l'évolution naturelle. Boire du jus de carotte ou en manger est aussi traditionnellement utilisé pour stimuler la production de lait, sans preuve scientifique solide. Les carotènes et le goût de la carotte passent dans le lait maternel, ce qui peut même habituer le bébé à ce goût et lui faire aimer les carottes plus tard. Manger trop de carottes peut colorer temporairement la peau du bébé, sans danger. Ce n'est pas non plus prouvé que ça cause des coliques.
Résumé reformulé :
Cette synthèse examine l'usage de la carotte (Daucus carota) dans le contexte de l'allaitement. Traditionnellement, un cataplasme de carottes crues est appliqué sur les seins engorgés, mais son efficacité reste non démontrée, l'engorgement s'améliorant spontanément avec le temps. La carotte est également utilisée comme galactogène dans certaines cultures (Angola, Malawi), sans validation clinique rigoureuse à ce jour ; les galactogènes ne doivent d'ailleurs jamais se substituer à un accompagnement adapté sur les facteurs modifiables de la lactation. Les caroténoïdes et l'arôme de la carotte se retrouvent dans le lait maternel : une consommation maternelle régulière améliore le statut en bêta-carotène et vitamine A du lait, et favoriserait une meilleure acceptation ultérieure de ce légume par l'enfant, selon des preuves jugées modérément solides. Une consommation excessive peut entraîner une coloration cutanée réversible et sans gravité chez le nourrisson. Aucune preuve fiable ne relie la carotte aux pleurs ou à l'inconfort digestif du bébé.
Voir l'étude originale →Revue narrative
Évolution des systèmes de production agroalimentaire et profil nutritionnel des aliments (1930-2024)Europe PMC · 2026-03-01 · Guccione D.
Résumé simplifié :
Cette étude examine comment l'agriculture intensive a changé la composition nutritionnelle de plusieurs aliments courants depuis les années 1930, dont la carotte, la pomme, la tomate, la pomme de terre, ainsi que le poulet, le porc et le bœuf. Les rendements agricoles ont fortement augmenté, mais certains nutriments comme les vitamines ou minéraux auraient diminué dans les légumes, parfois de 5 à 40 pourcent, un phénomène appelé « effet de dilution ». Pour les viandes, les résultats varient selon les objectifs de sélection génétique. Cela montre que les choix faits en amont, dans les champs et les fermes, influencent non seulement les quantités produites mais aussi la qualité nutritionnelle des aliments que nous mangeons.
Résumé reformulé :
Cette revue analyse l'évolution des systèmes de production agricole et d'élevage dans les pays industrialisés depuis les années 1930, et son impact potentiel sur la composition nutritionnelle de sept aliments courants : pomme, tomate, pomme de terre, carotte, poulet, porc et bœuf. Alors que les rendements ont été multipliés par trois à cinq grâce à l'intensification et aux innovations génétiques, plusieurs études rapportent une baisse de certains micronutriments dans les produits végétaux, souvent comprise entre 5 et 40 pourcent, un phénomène généralement attribué à un « effet de dilution » lié à la croissance plus rapide des plantes. Du côté des viandes, les effets diffèrent selon les critères de sélection génétique : le poulet de chair présente une teneur en graisse plus élevée et en protéines plus faible, tandis que le porc suit une tendance inverse. Les auteurs soulignent que ces transformations en amont, dans les champs et les élevages, ont des répercussions sur l'estimation réelle des apports nutritionnels, sur la fiabilité des tables de composition alimentaire utilisées en nutrition, et sur les critères qui devraient guider les futures améliorations génétiques des espèces cultivées et élevées.
Voir l'étude originale →Europe PMC · 2025-11-28 · Agache A, Deding U, Kaalby L, Kobaek-Larsen M, Al-Najami I, Østergaard Hansen L, Stryhn C, Wilde D, Forsberg A, Backman AS, Bates T, de Lange T, Martling A, Baatrup G.
Résumé simplifié :
Cette étude teste si un jus de carottes spécialement sélectionnées pour leur richesse en deux composés naturels, le falcarinol et le falcarindiol, peut aider à prévenir la réapparition de polypes du côlon chez des personnes qui en ont déjà eu retirés. L'essai clinique, mené au Danemark et en Suède, compare un groupe buvant ce jus de carottes à un groupe recevant un placebo. Un an après le traitement, les chercheurs regarderont si les polypes reviennent moins souvent et sont plus petits chez ceux ayant bu le jus actif. Ce document présente uniquement le plan de l'étude, pas encore ses résultats.
Résumé reformulé :
Ce protocole décrit un essai contrôlé randomisé multicentrique mené conjointement au Danemark et en Suède, portant sur des patients ayant subi l'excision d'adénomes coliques à haut risque. L'objectif est d'évaluer si un jus de carottes enrichi en polyacétylènes (falcarinol et falcarindiol), composés aux propriétés anti-inflammatoires et antinéoplasiques déjà étudiées en laboratoire, permet de réduire la récidive de polypes coliques. Les participants, recrutés dans six centres, seront randomisés entre un jus actif et un placebo, avec comme critère principal la proportion de récidives d'adénomes et leur taille moyenne, mesurées lors d'une coloscopie de suivi à un an. L'étude a reçu l'approbation des comités d'éthique des deux pays et est enregistrée sous le numéro NCT06335420. Seul le protocole est présenté ici ; les résultats cliniques feront l'objet de publications ultérieures.
Voir l'étude originale →Revue narrative
Les tubercules comestibles comme source de composés bioactifs dans les produits de boulangerie : avantages et inconvénientsEurope PMC · 2025-07-02 · Wiśniewski R, Pejcz E, Harasym J.
Résumé simplifié :
Cette étude examine comment des légumes-racines comme la betterave, la carotte, le manioc, la pomme de terre, le taro ou le topinambour peuvent être utilisés dans le pain, les gâteaux et autres produits de boulangerie. Ces aliments apportent des fibres, des antioxydants et d'autres composés bénéfiques pour la santé, tout en améliorant la texture et en réduisant certaines substances indésirables formées à la cuisson. Mais leur utilisation demande des précautions, car ils contiennent aussi des composés qui peuvent gêner la digestion ou l'absorption de certains nutriments. Les auteurs font le point sur les bénéfices, les limites et les pistes pour mieux valoriser ces ingrédients, y compris leurs déchets, dans une optique plus durable.
Résumé reformulé :
Cette revue de littérature s'intéresse à l'incorporation de légumes-racines et tubercules — betterave, carotte, manioc, pomme de terre, taro et topinambour — dans les produits de boulangerie. Ces végétaux apportent des polyphénols, des fibres alimentaires, de l'amidon résistant et des glucides prébiotiques, dotés de propriétés antioxydantes, anti-inflammatoires et potentiellement régulatrices de la glycémie. Leur ajout améliorerait la rétention d'humidité des produits, limiterait la formation d'acrylamide (un composé indésirable généré à la cuisson) et faciliterait les formulations sans gluten. Toutefois, les procédés de transformation influencent la stabilité et la biodisponibilité de ces composés, et la présence de facteurs antinutritionnels (phytates, glycosides cyanogènes, FODMAPs) nécessite une optimisation attentive des recettes. Les auteurs discutent également des enjeux liés à l'acceptabilité par les consommateurs et proposent des pistes de valorisation des sous-produits de tubercules dans une logique de systèmes alimentaires durables et de réduction du gaspillage.
Voir l'étude originale →Revue narrative
Effets synergiques des extraits de racine de carotte (Daucus carota L.) et de papaye (Carica papaya L.) dans la lutte contre l'inflammation et le renforcement des fonctions immunitaires - Une nouvelle perspectiveEurope PMC · 2025-05-23 · Arshad MT, Maqsood S, Ikram A, Abdullahi MA.
Résumé simplifié :
Cette étude fait le point sur les bienfaits combinés de la carotte et de la papaye pour l'inflammation et l'immunité. La carotte contient du bêta-carotène et des antioxydants qui aideraient à calmer l'inflammation et à stimuler les cellules immunitaires. La papaye, riche en vitamines A, C, E et en une enzyme appelée papaïne, aurait aussi des effets anti-inflammatoires et immunostimulants. Les auteurs suggèrent qu'associer ces deux aliments pourrait renforcer leurs effets, avec un intérêt potentiel pour des compléments alimentaires ou aliments fonctionnels. Cependant, il s'agit d'une synthèse de données existantes, et les auteurs soulignent qu'il manque encore des études cliniques solides chez l'humain pour confirmer ces bénéfices.
Résumé reformulé :
Cet article est une revue de littérature qui explore les mécanismes par lesquels les extraits de carotte et de papaye pourraient moduler l'inflammation et l'immunité. La carotte apporte du bêta-carotène, des polyphénols et des flavonoïdes aux propriétés antioxydantes, capables selon les études citées de réduire des cytokines pro-inflammatoires comme le TNF-α et l'IL-6, tout en agissant sur la voie NF-κB. La papaye, grâce à ses vitamines A, C et E ainsi qu'à des enzymes comme la papaïne, présenterait des effets anti-inflammatoires et immunomodulateurs complémentaires. Les auteurs avancent l'hypothèse d'une synergie entre ces deux extraits et discutent de leurs applications possibles en nutraceutique et alimentation fonctionnelle, en s'appuyant sur des travaux précliniques et cliniques existants. Ils insistent toutefois sur les limites actuelles, notamment la difficulté à standardiser ces extraits, et appellent à davantage d'essais cliniques pour valider ces effets chez l'humain.
Voir l'étude originale →Méta-analyse
La consommation de carottes est associée de manière constante à une baisse du risque de cancer : une revue systématique et méta-analyse d'études observationnelles prospectivesEurope PMC · 2023-12-17 · Ojobor CC, O'Brien GM, Siervo M, Ogbonnaya C, Brandt K.
Résumé simplifié :
Cette grande analyse a rassemblé les résultats de nombreuses études suivant des personnes dans le temps pour voir si manger des carottes est lié au risque de cancer. En combinant 50 études portant sur environ 52 000 cas de cancer, les chercheurs ont observé que les personnes mangeant le plus de carottes avaient un risque de cancer environ 10% plus faible que celles en mangeant le moins. Un lien similaire, encore plus marqué, a été retrouvé avec un marqueur sanguin reflétant la consommation de carottes. Ces résultats suggèrent un effet protecteur possible, sans toutefois prouver un lien de cause à effet direct.
Résumé reformulé :
Cette méta-analyse a compilé les données de 198 études observationnelles portant sur la relation entre consommation de carottes et incidence du cancer. Parmi elles, 50 études prospectives incluant environ 52 000 cas ont montré un risque relatif de cancer réduit de 10% chez les plus gros consommateurs de carottes comparés aux plus faibles (RR 0,90). Une association encore plus marquée a été observée avec les concentrations plasmatiques d'alpha-carotène, utilisé comme marqueur biologique de la consommation de carottes (RR 0,80), dans 30 études incluant plus de 9 000 cas. Une relation dose-réponse significative a été mise en évidence pour les deux types d'exposition, sans différence notable selon le type de cancer. Les auteurs soulignent la robustesse statistique de cette association, tout en appelant à des recherches complémentaires pour en élucider les mécanismes biologiques sous-jacents, notamment via des composés autres que le bêta-carotène, comme les polyacétylènes.
Voir l'étude originale →Revue narrative
Composition chimique, propriétés fonctionnelles et anticancéreuses de la carotteEurope PMC · 2023-10-19 · Mandrich L, Esposito AV, Costa S, Caputo E.
Résumé simplifié :
Cette étude fait le point sur les connaissances concernant la carotte, aussi bien la variété que l'on mange couramment que la carotte sauvage utilisée en médecine traditionnelle au Liban contre les ulcères, le diabète ou les douleurs musculaires. Les chercheurs ont passé en revue les composés présents dans la carotte, comme les caroténoïdes et les fibres, connus pour leurs bienfaits sur la santé. Ils se sont surtout intéressés aux substances qui pourraient avoir un effet contre le cancer, dans le but d'imaginer de nouvelles pistes de traitement à partir de cette plante très commune.
Résumé reformulé :
Cet article de synthèse examine la composition chimique et les propriétés fonctionnelles de deux sous-espèces de Daucus carota : la carotte comestible cultivée (subsp. sativus), riche en caroténoïdes et en fibres alimentaires, et la carotte sauvage (subsp. carota), traditionnellement employée au Liban pour traiter les ulcères gastriques, le diabète et les douleurs musculaires. Les auteurs y recensent les composés bioactifs identifiés dans ces deux variétés et s'attardent particulièrement sur ceux présentant des propriétés anticancéreuses potentielles. L'objectif de cette revue est de synthétiser les données existantes afin d'évaluer l'intérêt de ces molécules végétales dans l'élaboration de futures stratégies thérapeutiques contre le cancer, sans toutefois présenter de nouveaux résultats expérimentaux propres.
Voir l'étude originale →Revue narrative
Les phytochimiques de Daucus carota (la carotte) et leurs bienfaits pour la santé - Article de synthèseEurope PMC · 2019-09-19 · Ahmad T, Cawood M, Iqbal Q, Ariño A, Batool A, Tariq RMS, Azam M, Akhtar S.
Résumé simplifié :
Cette revue scientifique fait le point sur les substances bénéfiques présentes dans les carottes, comme les antioxydants, les caroténoïdes et la vitamine C. Ces composés pourraient aider à réduire les risques de cancer et de maladies cardiovasculaires grâce à leurs propriétés anti-inflammatoires et antioxydantes. La couleur de la carotte influence sa composition : les orange sont riches en bêta-carotène, les jaunes en lutéine, les rouges en lycopène, et les violettes en anthocyanes. La température de culture joue aussi un rôle : le froid améliore la qualité, tandis que la chaleur rend les carottes plus amères. Les auteurs suggèrent d'explorer différentes cultures pour optimiser ces bienfaits.
Résumé reformulé :
Cette revue de littérature, basée sur l'analyse de 130 articles scientifiques, synthétise les connaissances sur les composés bioactifs de la carotte (Daucus carota) : phénols, caroténoïdes, polyacétylènes et vitamine C. Ces phytochimiques sont associés à des propriétés antioxydantes, anti-inflammatoires et antitumorales, contribuant potentiellement à réduire les risques de cancer et de maladies cardiovasculaires. La composition varie fortement selon le génotype (couleur de la racine) : les carottes orange concentrent alpha et bêta-carotène, les jaunes la lutéine, les rouges le lycopène, les violettes les anthocyanes et les noires les composés phénoliques. Les teneurs en caroténoïdes oscillent entre 3,2 et 170 mg/kg, et la vitamine C entre 21 et 775 mg/kg selon les cultivars. Les conditions de culture, notamment la température, modulent également ces concentrations, un climat frais favorisant un meilleur profil nutritionnel. Les auteurs recommandent d'approfondir les recherches sur les génotypes et conditions environnementales pour optimiser la valeur nutritionnelle de ce légume.
Voir l'étude originale →Cet article est fourni à titre informatif et éducatif uniquement. Il ne constitue pas un avis médical, un diagnostic ou une recommandation de traitement, et ne remplace pas la consultation d'un professionnel de santé qualifié.