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Céleri-rave, cru

Apium graveolens L. var. rapaceum (Mill.) Gaudin

fruits, légumes, légumineuses et oléagineux

Composition :

Études scientifiques (5)

🟠 Préliminaire

Revue narrative

État actuel de l'allergie au céleri : la découverte d'Api g 7 constitue-t-elle une avancée majeure pour diagnostiquer les patients allergiques au céleri-rave ?

Europe PMC · 2025-06-18 · Kosztulska B, Bartuzi Z, Ukleja-Sokołowska N.

Résumé simplifié :

L'allergie au céleri touche beaucoup de personnes, surtout en Europe. Des chercheurs ont découvert une nouvelle protéine responsable de cette allergie, appelée Api g 7. Elle est importante car les personnes sensibles à cette protéine risquent des réactions allergiques sévères. Ces mêmes personnes sont souvent aussi allergiques à l'armoise, une plante, à cause d'une ressemblance entre les deux allergènes : c'est ce qu'on appelle le syndrome céleri-armoise. Le problème, c'est qu'aucun test allergologique actuellement disponible dans le commerce ne permet de détecter cette allergie spécifique. Les auteurs appellent donc à développer de nouveaux tests diagnostiques plus précis.

Résumé reformulé :

Cette étude fait le point sur l'allergie au céleri, une allergie alimentaire fréquente en Europe. Elle met en lumière Api g 7, un allergène récemment identifié appartenant à la famille des défensines, protéines végétales de défense. Cette molécule présente un intérêt clinique majeur car les patients sensibilisés à Api g 7 présentent un risque accru de réactions systémiques sévères. Une co-sensibilisation fréquente est observée avec Art v 1, l'allergène majeur de l'armoise, en raison d'une homologie structurelle entre les deux protéines, ce qui explique en partie le syndrome croisé céleri-armoise. Malgré son importance potentielle en tant qu'allergène majeur du céleri-rave, aucun test diagnostique commercial actuel ne permet de détecter les anticorps IgE spécifiques dirigés contre Api g 7. Les auteurs soulignent ainsi la nécessité de développer de nouveaux outils diagnostiques disponibles en pratique clinique.

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🟠 PréliminaireUtilisation d'un test d'inhibition dans un cas suspecté d'allergie à l'Api g 7 chez une patiente ayant présenté une anaphylaxie : étude de cas

Europe PMC · 2024-01-01 · Ukleja-Sokołowska N, Lis K, Graczyk M, Bartuzi M, Bartuzi Z.

Résumé simplifié :

Cette étude raconte le cas d'une femme ayant eu plusieurs épisodes de toux et de difficultés à respirer après avoir mangé des mélanges d'épices contenant du céleri séché. Les tests classiques (prise de sang, tests cutanés) ne montraient pas d'allergie au céleri. Mais un test de provocation en conditions contrôlées à l'hôpital, avec du céleri cuit, a confirmé une vraie réaction allergique. Les chercheurs ont découvert que la patiente était sensible à une protéine de l'armoise (une plante), qui ressemble beaucoup à une protéine du céleri appelée Api g 7. Cela explique pourquoi les tests habituels ne détectaient rien, alors que le céleri pouvait bien provoquer des réactions graves.

Résumé reformulé :

Ce rapport de cas décrit une patiente ayant présenté plusieurs épisodes de dyspnée et de toux après ingestion de mélanges d'épices contenant du céleri séché, sans que les tests diagnostiques standards (IgE spécifiques, prick-tests) ne confirment initialement une sensibilisation au céleri. Un test de provocation orale en double aveugle contrôlé par placebo, réalisé avec du céleri cuit, s'est révélé positif, confirmant une allergie réelle. La patiente était par ailleurs sensibilisée à la défensine de l'armoise (Art v 1). Un test d'inhibition avec un extrait de céleri a permis de mettre en évidence une réactivité croisée entre cette protéine d'armoise et la défensine du céleri (Api g 7), un allergène décrit récemment comme pouvant provoquer des réactions sévères, y compris une anaphylaxie. Les auteurs soulignent que des tests diagnostiques négatifs pour le céleri n'excluent pas une sensibilisation à l'Api g 7, ce qui a des implications importantes pour la prise en charge clinique de ce type d'allergie.

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🟡 Fiabilité modérée

Essai contrôlé randomisé • 161 participants

La dégustation induite par le choix : évaluer l'effet du choix sur l'acceptation d'un légume inconnu par les enfants

Europe PMC · 2023-09-20 · Mourmans R, Fleischeuer B, Dibbets P, Houben K, Nederkoorn C.

Résumé simplifié :

Cette étude a testé si le fait de choisir soi-même un aliment pouvait rendre les enfants plus enclins à l'accepter. Des enfants de 4-5 ans devaient goûter du céleri-rave cru, un légume qu'ils ne connaissaient pas, présenté dans des gobelets fermés identiques. Certains enfants choisissaient eux-mêmes leur gobelet, d'autres se le voyaient attribuer par l'adulte. Résultat : les enfants qui avaient choisi ont mieux accepté le légume que ceux qui ne l'avaient pas choisi, même si le contenu était strictement le même dans tous les gobelets. Les enfants décrits comme « difficiles » à table ont globalement moins bien accepté le légume, quel que soit le groupe. Cela suggère que laisser les enfants choisir, même de façon anodine, peut les aider à mieux accepter de nouveaux légumes.

Résumé reformulé :

Cette étude pré-enregistrée a cherché à déterminer si le simple fait de choisir un aliment, indépendamment de préférences préexistantes, pouvait favoriser son acceptation par de jeunes enfants. Les chercheurs ont réalisé une tâche de « choix à l'aveugle » auprès de 161 enfants de 4-5 ans, répartis aléatoirement entre une condition avec choix et une condition sans choix. Chaque enfant se voyait présenter trois gobelets fermés contenant en réalité tous le même légume, du céleri-rave cru, mais les enfants l'ignoraient. Dans la condition « choix », l'enfant sélectionnait lui-même un gobelet, tandis que dans la condition « sans choix », c'est l'expérimentateur qui décidait. Les résultats montrent que le fait d'avoir choisi augmente significativement l'acceptation du légume (score moyen de 4,7 contre 4,0 sur une échelle de 6 points), et ce indépendamment du niveau de néophobie alimentaire de l'enfant. Par ailleurs, les enfants identifiés comme plus difficiles sur le plan alimentaire ont montré une acceptation globalement plus faible du légume. Ces observations suggèrent que le fait d'impliquer les enfants dans le processus de décision, même de manière superficielle, pourrait constituer une stratégie pratique pour les parents et éducateurs afin de favoriser la consommation de légumes peu familiers.

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🟢 Haute fiabilité

Revue narrative

Le rôle des défensines en tant qu'allergènes du pollen et des aliments

Europe PMC · 2023-05-13 · Cosi V, Gadermaier G.

Résumé simplifié :

Cette étude fait le point sur une famille de protéines appelées défensines, présentes dans certains pollens (comme celui de l'armoise) et dans certains aliments comme le céleri-rave, les cacahuètes ou le marron d'Inde. Chez les personnes allergiques au pollen d'armoise, le système immunitaire peut réagir aussi à ces protéines présentes dans les aliments, provoquant parfois des réactions allergiques sévères. Les chercheurs proposent d'appeler ce phénomène « allergie alimentaire liée aux défensines » pour mieux le distinguer et le diagnostiquer. Ils appellent à davantage d'études pour mieux comprendre et repérer ces allergies parfois graves.

Résumé reformulé :

Cette revue de littérature examine le rôle des défensines, une famille de protéines allergéniques retrouvées dans certains pollens (notamment celui de l'armoise, via l'allergène majeur Art v 1) et dans quelques aliments végétaux comme le céleri-rave, l'arachide, le marron d'Inde, la mangue ou le tournesol. Les auteurs décrivent la réactivité croisée des IgE entre ces protéines, un phénomène cliniquement documenté chez des patients allergiques, notamment via l'allergène Api g 7 récemment identifié dans le céleri-rave. Ils proposent le terme « allergies alimentaires liées aux défensines » pour mieux caractériser les syndromes associés au pollen d'armoise et soulignent le potentiel de sévérité de ces réactions. La revue insiste sur la nécessité d'études cliniques supplémentaires, avec des cohortes de patients plus larges, afin d'améliorer le diagnostic moléculaire et la reconnaissance de ces allergies alimentaires parfois graves liées à une sensibilisation initiale au pollen.

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🟡 Fiabilité modérée

Essai contrôlé randomisé

Réactivité clinique de différentes variétés de céleri chez des patients allergiques : rôle de l'allergène Api g 1

Europe PMC · 2018-02-28 · Dölle S, Welter S, Ruppel E, Lehmann K, Schwarz D, Jensen-Jarolim E, Zieglmayer P, Franken P, Worm M.

Résumé simplifié :

Cette étude s'est penchée sur des personnes allergiques au céleri pour savoir si toutes les variétés de céleri-rave provoquent les mêmes réactions. Les chercheurs ont testé dix variétés différentes sur la peau de seize patients allergiques, puis ont fait manger deux variétés particulières à quatorze d'entre eux. Résultat : la variété appelée « Anita » a provoqué moins de réactions cutanées et moins de symptômes après ingestion que la variété « Prinz ». En analysant les protéines de ces deux céleris, les scientifiques ont découvert que « Prinz » contient davantage d'une protéine allergène appelée Api g 1, ce qui expliquerait pourquoi elle déclenche plus de réactions allergiques.

Résumé reformulé :

Cette étude clinique a exploré si différentes variétés de céleri-rave présentent des niveaux d'allergénicité variables chez des patients déjà diagnostiqués allergiques au céleri via un test de provocation en double aveugle contrôlé par placebo. Dix cultivars ont été testés par prick-test cutané sur seize patients, révélant des différences significatives de réactivité entre deux variétés, « Anita » et « Prinz ». Ces deux cultivars ont ensuite été soumis à un test de provocation orale chez quatorze patients, confirmant que « Anita » provoquait significativement moins de symptômes que « Prinz ». L'analyse protéique par immunoblot et électrophorèse bidimensionnelle a montré des profils protéiques distincts entre les deux variétés, avec une quantité plus élevée de l'allergène majeur Api g 1 dans « Prinz ». Ces résultats suggèrent que la teneur en Api g 1 pourrait expliquer les différences de tolérance clinique observées entre cultivars, ouvrant des pistes pour sélectionner des variétés moins allergisantes.'

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Cet article est fourni à titre informatif et éducatif uniquement. Il ne constitue pas un avis médical, un diagnostic ou une recommandation de traitement, et ne remplace pas la consultation d'un professionnel de santé qualifié.

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