Chicorée rouge, crue
Chichorium intybus
fruits, légumes, légumineuses et oléagineux
- kcal : 18.9
- sel g : 0.018
- fer mg : 0.3
- fibres g : 3
- sucres g : 1.6
- lipides g : 0.1
- sodium mg : 7
- calcium mg : 36
- glucides g : 1.6
- proteines g : 1.4
- ag satures g : 0.02
- omega3 dha g : 0
- omega3 epa g : 0
- potassium mg : 180
- vitamine c mg : 10
- vitamine d ug : 0
- vitamine e mg : 0.57
Études scientifiques (4)
Revue narrative
Plantes médicinales dans les compléments alimentaires pour les troubles gastro-intestinaux : évaluation critique des allégations santé sur la régulation de l'acidité gastriqueEurope PMC · 2025-11-24 · Teterovska R, Skotele RE, Maurina B, Sile I.
Résumé simplifié :
Cette étude s'est penchée sur les compléments alimentaires vendus en Lettonie pour aider la digestion, notamment contre les remontées acides, les ballonnements ou les douleurs d'estomac. Parmi plus de 200 plantes recensées, l'artichaut fait partie des ingrédients les plus utilisés, aux côtés de la menthe poivrée, du fenouil ou du chardon-marie. Les étiquettes promettent souvent d'aider la digestion ou de réduire les ballonnements, mais les chercheurs constatent que ces promesses reposent surtout sur des usages traditionnels anciens plutôt que sur de vraies preuves scientifiques solides. Ils appellent donc à plus d'études cliniques pour vérifier si ces produits sont réellement efficaces et sûrs.
Résumé reformulé :
Cette revue analyse les plantes médicinales entrant dans la composition de compléments alimentaires destinés à soulager les troubles digestifs liés à un excès d'acidité gastrique, comme le reflux, la dyspepsie ou les ballonnements. En croisant une recherche bibliographique et une analyse du registre letton des compléments alimentaires, les auteurs ont identifié 218 plantes, dont 15 espèces présentes dans au moins dix produits différents, l'artichaut (Cynara cardunculus) figurant parmi les plus fréquentes avec la menthe poivrée, le fenouil ou le chardon-marie. Les allégations portées sur les étiquettes concernent principalement le soutien digestif et la réduction des ballonnements. Toutefois, l'étude souligne que ces allégations reposent majoritairement sur l'usage traditionnel plutôt que sur des preuves cliniques robustes, révélant un écart notable entre le contenu des étiquettes et les données scientifiques disponibles, ce qui appelle à un encadrement réglementaire plus rigoureux.
Voir l'étude originale →Essai contrôlé randomisé • 60 participants
Évaluation de l'effet de Cichorium intybus L. sur les enzymes hépatiques chez des patients brûlés : un essai clinique randomisé en double aveugleEurope PMC · 2024-01-11 · Keshavarzi A, Akrami R, Zarshenas MM, Zareie S, Ghadimi T, Najafi A, Rostami Chijan M, Dehghan A, Zarenezhad E.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé un sirop à base de graines de chicorée chez des patients souffrant de brûlures graves, pour voir s'il pouvait aider à protéger leur foie. Sur 60 patients, la moitié a reçu ce sirop de chicorée pendant 4 semaines, l'autre moitié un médicament à base de chardon-marie (silymarine), habituellement utilisé pour le foie. Les chercheurs ont mesuré régulièrement les enzymes du foie dans le sang. Résultat : dans les deux groupes, ces enzymes ont diminué après 15 jours de traitement, mais à la fin de l'étude, aucune différence significative n'a été observée entre le sirop de chicorée et le traitement de référence.
Résumé reformulé :
Cet essai clinique randomisé en double aveugle a évalué l'effet d'un sirop à base de graines de Cichorium intybus (chicorée) sur la fonction hépatique de patients souffrant de brûlures du 2e et 3e degré, une situation où le foie est souvent mis à rude épreuve. Soixante patients ont été répartis en deux groupes : l'un recevant le sirop de chicorée (10 mL, trois fois par jour) associé à un placebo en gélule, l'autre recevant un placebo en sirop associé à de la silymarine (Livergol, extrait de chardon-marie). Le traitement a duré 4 semaines, avec des dosages sanguins réguliers des enzymes hépatiques, de l'albumine, de la créatinine, de l'urée et de l'hémoglobine. Les deux groupes ont montré une diminution des enzymes hépatiques dès le 15e jour par rapport au début de l'étude, mais aucune différence statistiquement significative n'a été mise en évidence entre le sirop de chicorée et la silymarine à l'issue des 4 semaines, suggérant une efficacité potentiellement comparable entre ces deux approches, sans qu'un avantage net de l'une par rapport à l'autre ne soit démontré.
Voir l'étude originale →Méta-analyse • 197 participants
Les effets de la supplémentation en chicorée sur les enzymes hépatiques et le profil lipidique chez les patients atteints de stéatose hépatique non alcoolique : revue systématique et méta-analyse d'études cliniquesEurope PMC · 2023-04-29 · Maleki E, Sadeghpour A, Taherifard E, Izadi B, Pasalar M, Akbari M.
Résumé simplifié :
Cette étude rassemble les résultats de cinq essais cliniques (197 patients) pour voir si la chicorée aide les personnes atteintes de maladie du foie gras non liée à l'alcool. Les chercheurs ont constaté que la prise de chicorée réduisait deux marqueurs de souffrance du foie, les enzymes ASAT et ALAT, ce qui suggère un effet protecteur pour le foie. En revanche, elle n'a pas modifié d'autres enzymes hépatiques ni le taux de cholestérol ou de graisses dans le sang. Les auteurs restent prudents : il faudrait des études plus grandes et plus longues pour confirmer ces bénéfices avant de recommander la chicorée largement.
Résumé reformulé :
Cette méta-analyse a compilé les données de cinq essais randomisés portant au total sur 197 patients atteints de stéatose hépatique non alcoolique (NAFLD), afin d'évaluer l'effet d'une supplémentation en chicorée (Cichorium intybus) sur la fonction hépatique et le bilan lipidique. Les résultats montrent une diminution statistiquement significative des taux sanguins d'ASAT (aspartate transaminase, -7,07 U/L) et d'ALAT (alanine transaminase, -17,53 U/L), deux marqueurs classiques de souffrance hépatique, suggérant un possible effet hépatoprotecteur. En revanche, aucun effet significatif n'a été observé sur les phosphatases alcalines, la gamma-glutamyl transférase, ni sur les différents paramètres du profil lipidique (cholestérol, triglycérides...). Les auteurs soulignent que ces résultats, bien qu'encourageants, reposent sur un nombre limité d'études et de participants, et appellent à des essais plus larges et de plus longue durée avant de pouvoir recommander la chicorée comme complément dans la prise en charge de la NAFLD.
Voir l'étude originale →Revue systématique
Un éclairage mécanistique et thérapeutique complet sur l'effet de la supplémentation en chicorée (Cichorium intybus) dans le diabète sucré : une revue systématique de la littératureEurope PMC · 2021-10-21 · Nasimi Doost Azgomi R, Karimi A, Tutunchi H, Moini Jazani A.
Résumé simplifié :
Cette étude fait le point sur les recherches existantes concernant la chicorée et le diabète. Les chercheurs ont analysé 23 études (3 chez l'humain et 20 chez l'animal) pour voir si la chicorée pouvait aider à contrôler la glycémie, le cholestérol, l'inflammation et le stress oxydatif. La majorité des études montrent que la chicorée améliore ces différents marqueurs de santé liés au diabète. Cependant, comme la plupart des données viennent d'expériences sur des animaux et que très peu d'essais ont été menés chez l'humain, les auteurs restent prudents et appellent à davantage de recherches humaines pour confirmer ces effets et comprendre comment ils se produisent.
Résumé reformulé :
Cette revue systématique a rassemblé les preuves scientifiques disponibles sur les effets de la chicorée (Cichorium intybus) dans le contexte du diabète sucré. Sur 686 articles identifiés, 23 répondaient aux critères d'inclusion : seulement 3 études cliniques chez l'humain contre 20 études expérimentales chez l'animal. Concernant la glycémie, 15 des 19 études l'ayant évaluée rapportent une amélioration, deux essais humains et trois études animales ne montrant toutefois aucun effet. Pour le profil lipidique, 10 des 13 études indiquent une amélioration de la dyslipidémie. L'ensemble des 12 études portant sur le stress oxydatif et l'inflammation rapportent une réduction significative de ces marqueurs. Les auteurs concluent que la chicorée pourrait avoir un potentiel bénéfique sur ces différents paramètres métaboliques du diabète, mais soulignent la nécessité d'essais cliniques humains supplémentaires et mieux conçus pour établir précisément les mécanismes d'action et confirmer ces résultats majoritairement issus de modèles animaux.
Voir l'étude originale →Cet article est fourni à titre informatif et éducatif uniquement. Il ne constitue pas un avis médical, un diagnostic ou une recommandation de traitement, et ne remplace pas la consultation d'un professionnel de santé qualifié.