← Retour à la recherche

Cola, sucré

eaux et autres boissons

Composition :

Études scientifiques (11)

🟠 Préliminaire

Revue narrative • 16 participants

Les étudiants sont-ils payés pour promouvoir des boissons sucrées auprès de leurs pairs ? Une analyse des contrats d'exclusivité de boissons dans les universités

Europe PMC · 2022-03-22 · Grossman ER, Greenthal E, Marx K, Ruffin M, Lucas S, Benjamin-Neelon SE.

Résumé simplifié :

Cette étude s'est penchée sur les contrats signés entre des universités américaines et les marques Coca-Cola ou Pepsi, qui accordent à ces entreprises l'exclusivité de vente sur les campus. Les chercheurs ont découvert que dans 20 % des 131 contrats analysés, il existait des postes rémunérés destinés à promouvoir ces boissons sucrées auprès des autres étudiants, comme des « ambassadeurs de marque ». Ces emplois, parfois réservés aux étudiants eux-mêmes et payés jusqu'à 10 000 dollars par an, visaient explicitement à augmenter les ventes. Les auteurs s'inquiètent de cette pratique, sachant que les boissons sucrées sont liées à l'obésité, et appellent à plus de transparence de la part des universités.

Résumé reformulé :

Cette étude transversale menée fin 2020 a examiné 131 contrats d'exclusivité (« pouring rights ») liant Coca-Cola ou Pepsi à 124 grandes universités publiques américaines, actifs en 2018-2019. Deux évaluateurs indépendants ont recherché des clauses créant des postes d'« ambassadeur de campus/marque » ou de responsable marketing chargés de promouvoir les boissons sucrées. Résultat : 26 contrats (20 %) contenaient de telles dispositions, et 13 (10 %) exigeaient qu'un étudiant actuel occupe ce poste, avec pour objectif affiché d'augmenter les ventes. Quand le montant était précisé (5 cas), la rémunération variait de 5 000 à 10 000 dollars par an. Compte tenu des liens connus entre consommation de boissons sucrées et risques d'obésité, et de l'influence que les pairs et le marketing exercent sur les jeunes adultes, les auteurs recommandent une plus grande transparence des universités sur ces clauses contractuelles et une réflexion sur leur pertinence éthique.

Voir l'étude originale →
🟢 Haute fiabilité

Revue narrative • 3 participants

Consommation de boissons pendant la grossesse et poids de naissance : une revue systématique

Europe PMC · 2020-07-01 · Mayer-Davis E, Leidy H, Mattes R, Naimi T, Novotny R, Schneeman B, Kingshipp BJ, Spill M, Cole NC, Bahnfleth CL, Butera G, Terry N, Obbagy J.

Résumé simplifié :

Cette étude américaine a examiné 19 recherches pour savoir si boire du lait, du thé, du café, des boissons sucrées (comme le cola), des boissons édulcorées ou de l'eau pendant la grossesse influence le poids du bébé à la naissance. Après analyse, les scientifiques concluent qu'il n'y a pas assez de preuves fiables pour répondre clairement à cette question, quel que soit le type de boisson étudié. Les études existantes donnent des résultats trop différents les uns des autres, et présentent des limites méthodologiques importantes, ce qui empêche de tirer une conclusion solide sur ce sujet.

Résumé reformulé :

Ce rapport, réalisé dans le cadre des recommandations nutritionnelles américaines 2020, synthétise 19 études (dont 1 essai randomisé et 18 cohortes prospectives) publiées entre 2000 et 2019, portant sur le lien entre consommation de boissons pendant la grossesse et poids de naissance. Concernant les boissons sucrées (dont le cola) et les boissons édulcorées, seulement 7 études étaient disponibles, avec des définitions d'exposition souvent imprécises, des résultats contradictoires selon les études (associations positives, négatives ou nulles avec le poids de naissance), et des biais méthodologiques fréquents (attrition élevée, ajustements incomplets). Les auteurs concluent que les preuves actuelles sont insuffisantes pour établir une relation claire entre la consommation de sodas sucrés ou d'autres boissons pendant la grossesse et le poids de naissance du bébé, qu'il s'agisse du lait, du thé, du café, de l'eau ou des boissons sucrées/édulcorées.

Voir l'étude originale →
🟡 Fiabilité modérée

Essai contrôlé randomisé • 40 participants

Satiété sucrée : effets aigus de la consommation de boissons sucrées sur l'appétit et la consommation d'aliments sucrés et non sucrés

Europe PMC · 2020-02-11 · Rogers PJ, Ferriday D, Irani B, Hei Hoi JK, England CY, Bajwa KK, Gough T.

Résumé simplifié :

Des chercheurs ont testé comment boire des boissons sucrées influence l'envie de manger d'autres aliments sucrés. Résultat : après avoir bu une boisson sucrée (avec édulcorants ou avec du cola sucré au sucre), les participants avaient moins envie d'aliments sucrés juste après, mais cet effet disparaissait au bout de deux heures, sans effet rebond. Le cola light réduisait la quantité d'aliments sucrés mangés ensuite, sans changer la quantité totale de nourriture consommée. Fait intéressant : boire du cola sucré au sucre ne faisait pas manger beaucoup moins ensuite, les calories bues n'étant compensées qu'à hauteur de 20 % par la suite.

Résumé reformulé :

Cette étude explore la satiété sensorielle spécifique, soit la baisse temporaire du plaisir et de l'envie ressentis pour un aliment après l'avoir consommé, comparée à la préservation de cet attrait pour les aliments non goûtés. À travers trois expériences chez des adultes en bonne santé, les chercheurs montrent que boire une boisson sucrée (édulcorée ou à base de cola sucré au sucre) diminue rapidement le désir pour d'autres aliments sucrés, sans affecter l'attrait pour les aliments salés. Cet effet est transitoire, disparaissant après deux heures, sans rebond compensatoire observé. Dans la troisième expérience, le cola light réduisait spécifiquement la consommation ultérieure d'aliments sucrés, sans modifier l'apport calorique global, tandis que la consommation de cola sucré au sucre n'entraînait qu'une compensation énergétique partielle (environ 20 %) lors du repas suivant. L'eau gazeuse, elle, diminuait la faim et augmentait la satiété par rapport à l'eau plate. Ces résultats appuient l'intérêt des boissons édulcorées comme alternative aux boissons sucrées classiques pour moduler l'appétit.

Voir l'étude originale →
🟡 Fiabilité modérée

Essai contrôlé randomisé

Effet des boissons sucrées disponibles dans le commerce sur l'appétit subjectif et la prise alimentaire à court terme chez les garçons

Europe PMC · 2019-01-26 · Poirier KL, Totosy de Zepetnek JO, Bennett LJ, Brett NR, Boateng T, Schwartz A, Luhovyy BL, Bellissimo N.

Résumé simplifié :

Des chercheurs ont testé l'effet de quatre boissons (eau, boisson aux fruits, cola et lait au chocolat) sur l'appétit et la quantité de nourriture mangée ensuite par des garçons de 9 à 14 ans. Une heure après avoir bu l'une de ces boissons, les garçons pouvaient manger de la pizza à volonté. Résultat : ceux qui avaient bu du cola ou du lait au chocolat ont mangé moins de pizza que ceux qui avaient bu de l'eau. En revanche, la boisson aux fruits a entraîné une consommation totale plus élevée (boisson plus repas) que l'eau. Cela montre que toutes les boissons sucrées n'ont pas le même effet sur l'appétit des enfants.

Résumé reformulé :

Cette étude a examiné si les boissons sucrées échappent aux mécanismes naturels de régulation de la prise alimentaire chez les garçons. Trente-deux garçons âgés de 9 à 14 ans ont consommé, lors de quatre matinées distinctes, un volume identique (350 mL) d'eau, de boisson aux fruits, de cola ou de lait au chocolat à 1 % de matière grasse, avant un repas de pizza à volonté une heure plus tard. Les résultats montrent que le cola et le lait au chocolat ont réduit la quantité de nourriture consommée au repas suivant par rapport à l'eau, tandis que la boisson aux fruits a augmenté l'apport calorique total (boisson incluse) sur la période étudiée. L'appétit moyen ressenti n'a pas différé entre les conditions, bien que le cola ait généré une sensation de satiété plus marquée que la boisson aux fruits. Ces observations suggèrent que la composition d'une boisson, et non simplement sa teneur en sucre, influence la régulation de la prise alimentaire chez les jeunes garçons.

Voir l'étude originale →
🟢 Haute fiabilité

Méta-analyse

Consommation de boissons sucrées et risque de dépression : une méta-analyse d'études observationnelles

Europe PMC · 2018-11-06 · Hu D, Cheng L, Jiang W.

Résumé simplifié :

Cette étude a rassemblé les résultats de 10 recherches menées sur plus de 365 000 personnes pour savoir si boire des boissons sucrées, comme le cola, augmente le risque de dépression. Les résultats montrent que les personnes qui en consomment le plus ont environ 31 % de risque en plus de souffrir de dépression par rapport à celles qui en boivent très peu. Plus précisément, boire l'équivalent de 2 verres de cola par jour augmenterait légèrement ce risque, et 3 canettes par jour l'augmenterait davantage, d'environ 25 %. Attention, cela ne prouve pas que le sucre cause directement la dépression, mais il existe un lien statistique entre les deux.

Résumé reformulé :

Cette méta-analyse a compilé les données de 10 études observationnelles, totalisant 365 289 participants dont 37 131 cas de dépression, afin d'examiner le lien entre consommation de boissons sucrées (SSB) et risque de dépression. Les chercheurs ont trouvé qu'une consommation élevée de ces boissons était associée à un risque de dépression supérieur de 31 % par rapport à une consommation faible ou nulle, avec des résultats cohérents entre études transversales et études de cohorte. Une relation dose-réponse non linéaire a été identifiée : l'équivalent de 2 verres de cola par jour serait associé à une hausse de 5 % du risque, tandis que 3 canettes quotidiennes correspondraient à une augmentation d'environ 25 %. Les auteurs soulignent toutefois que seules 4 des 10 études incluses étaient des études de cohorte, limitant la portée causale de ces conclusions, qui nécessitent confirmation par des recherches futures.

Voir l'étude originale →
🟡 Fiabilité modérée

Essai contrôlé randomisé

Effet des boissons sucrées disponibles dans le commerce sur l'appétit subjectif et la prise alimentaire à court terme chez les filles

Europe PMC · 2018-03-23 · Bennett LJ, Totosy de Zepetnek JO, Brett NR, Poirier K, Guo Q, Rousseau D, Bellissimo N.

Résumé simplifié :

Cette étude a testé sur 28 filles de 9 à 14 ans l'effet de différentes boissons bues avant un repas : jus de fruit, cola, lait chocolaté ou eau. Toutes les boissons réduisaient un peu la faim et la soif, sans différence notable entre elles. Mais au moment du repas suivant, les filles ayant bu du cola ou du lait chocolaté ont mangé un peu moins que celles ayant bu de l'eau. Malgré cela, en comptant les calories de la boisson plus celles du repas, le total d'énergie consommée restait similaire quel que soit le type de boisson bu avant.

Résumé reformulé :

Dans cet essai croisé randomisé, 28 filles âgées de 9 à 14 ans ont consommé, lors de quatre matinées distinctes, un volume identique (350 mL) de quatre boissons différentes : jus de fruit (154 kcal), cola (158 kcal), lait chocolaté à 1 % (224 kcal) ou eau (0 kcal, condition contrôle). L'appétit et la soif ressentis ont été évalués via des échelles visuelles analogiques, et la prise alimentaire a été mesurée 60 minutes après la consommation de la boisson. Résultat : l'appétit et la soif diminuaient après chaque boisson, sans différence significative entre elles. En revanche, la prise alimentaire lors du repas test était réduite de 15 % après le lait chocolaté et de 11 % après le cola, comparé à l'eau, mais pas après le jus de fruit. Toutefois, lorsque l'on additionnait les calories de la boisson et celles du repas, l'apport énergétique total ne différait pas significativement selon le type de boisson consommé auparavant.

Voir l'étude originale →
🟠 Préliminaire

Essai contrôlé randomisé • 16 participants

Impact de la taille des bouteilles sur la consommation à domicile de boissons sucrées : étude de faisabilité et d'acceptabilité

Europe PMC · 2017-04-07 · Mantzari E, Hollands GJ, Pechey R, Jebb S, Marteau TM.

Résumé simplifié :

Des chercheurs britanniques ont testé si la taille des bouteilles de cola sucré influence la quantité bue à la maison. Pendant quatre semaines, des foyers ont reçu la même quantité totale de cola, mais répartie dans des bouteilles de tailles différentes (250 ml à 1500 ml). L'objectif était de vérifier si une vraie étude à grande échelle serait possible. Résultat : le recrutement et le suivi ont bien fonctionné, et les participants ont trouvé l'expérience acceptable. Mais certains problèmes sont apparus, comme des invités buvant le cola de l'étude, ou une consommation hors du domicile, ce qui complique la mesure précise des quantités bues.

Résumé reformulé :

Cette étude pilote menée à Cambridge visait à évaluer la faisabilité d'un futur essai contrôlé randomisé sur l'effet de la taille des bouteilles de cola sucré sur la consommation domestique. Trente-sept foyers consommant habituellement au moins 2 litres de cola par semaine ont reçu, durant quatre semaines, un volume fixe de boisson réparti aléatoirement dans des bouteilles de 250, 500, 1000 ou 1500 ml. La consommation était estimée en comptant les bouteilles vides retournées. Les procédures se sont révélées globalement faisables et bien acceptées, avec un recrutement supérieur aux objectifs. Toutefois, la validité des mesures a été compromise par la consommation du cola par des invités extérieurs au foyer et par une consommation hors domicile. Fournir des quantités supplémentaires de cola a par ailleurs été associé à une consommation plus élevée. Les auteurs concluent qu'un essai à plus grande échelle est envisageable, sous réserve d'améliorer les méthodes de mesure de la consommation réelle.

Voir l'étude originale →
🟢 Haute fiabilité

Revue narrative

Risques d'erreurs d'interprétation dans l'évaluation de l'effet des boissons à base de fruits lors d'études postprandiales

Europe PMC · 2014-12-25 · Peluso I, Palmery M.

Résumé simplifié :

Cette étude analyse des recherches sur les boissons à base de fruits et leur effet supposé sur le corps après un repas, notamment sur le stress oxydatif et l'inflammation. Beaucoup de ces recherches comparaient ces boissons à un placebo sucré similaire mais sans antioxydants, ce qui ne permet pas vraiment de juger l'effet global de la boisson. Seules quatre études ont comparé ces boissons à de l'eau, et elles n'ont pas montré de bénéfice clair. Les comparaisons entre jus d'orange et cola sucré aboutissent aux mêmes conclusions mitigées. Les auteurs recommandent donc de limiter la consommation de boissons sucrées plutôt que de chercher à en augmenter la consommation pour un prétendu bienfait santé.

Résumé reformulé :

Cette revue critique examine les études évaluant l'effet des boissons à base de fruits (FBD) sur le stress métabolique post-repas, impliqué dans diverses pathologies. La plupart de ces travaux comparaient les FBD à un placebo isocalorique et isoglucidique mais dépourvu de composés antioxydants, ce qui évalue davantage l'effet des antioxydants que celui de la boisson dans son ensemble. Seules quatre études ont utilisé l'eau comme témoin, et leurs résultats ne confirment pas l'hypothèse selon laquelle les FBD limiteraient les perturbations métaboliques postprandiales ; il en va de même pour les comparaisons entre jus d'orange et boisson au cola sucrée. Les auteurs soulignent la complexité des liens entre dysmétabolisme postprandial, inflammation et stress oxydatif, ainsi que le manque de validation analytique des marqueurs utilisés. Ils appellent à la prudence dans l'interprétation de ces études et suggèrent que les recommandations nutritionnelles devraient viser à réduire, non à encourager, la consommation de boissons sucrées.

Voir l'étude originale →
🟡 Fiabilité modérée

Essai contrôlé randomisé • 24 participants

Scores de satiété et réponse des hormones de satiété après une boisson gazeuse sucrée au sucrose comparée au lait demi-écrémé isocalorique et à une boisson gazeuse sans calorie : un essai contrôlé

Europe PMC · 2012-01-18 · Maersk M, Belza A, Holst JJ, Fenger-Grøn M, Pedersen SB, Astrup A, Richelsen B, Richelsen B, Richelsen B.

Résumé simplifié :

Cette étude a testé chez 24 personnes obèses l'effet de quatre boissons — cola sucré, lait demi-écrémé, cola light et eau — sur la sensation de faim et la quantité de nourriture consommée ensuite. Résultat : le lait rassasie davantage que le cola sucré, malgré un apport calorique similaire. Les deux boissons caloriques n'ont pas amené les participants à moins manger au repas suivant, ce qui veut dire que ces calories liquides s'ajoutent à l'alimentation sans compensation. Le cola light, lui, n'a pas augmenté la faim ni la consommation alimentaire par rapport à l'eau.

Résumé reformulé :

Dans cet essai croisé mené auprès de 24 adultes obèses, les chercheurs ont comparé les effets de quatre boissons (cola sucré, lait demi-écrémé isocalorique, cola édulcoré à l'aspartame et eau) sur les sensations de faim/satiété, les hormones digestives (ghréline, GLP-1, GIP) et la prise alimentaire ultérieure. Le lait a induit une satiété plus marquée et une réponse hormonale (GLP-1, GIP) plus forte que le cola sucré, bien que les deux boissons apportent une quantité d'énergie comparable. Surtout, les participants n'ont pas réduit leur apport calorique au repas suivant après avoir bu une boisson énergétique, suggérant que ces calories liquides ne sont pas compensées et favorisent un bilan énergétique positif. Le cola light n'a quant à lui pas modifié l'appétit ni l'apport alimentaire par rapport à l'eau.

Voir l'étude originale →
🟠 Préliminaire

Revue narrative

Boire à notre santé : les fabricants de boissons peuvent-ils réduire les calories tout en préservant leurs profits ?

Europe PMC · 2011-11-10 · Kleiman S, Ng SW, Popkin B.

Résumé simplifié :

Cette étude analyse comment Coca-Cola et PepsiCo, qui dominent le marché mondial des sodas, ont fait évoluer leurs produits entre 2000 et 2010. Les chercheurs voulaient savoir si ces entreprises proposaient réellement des boissons moins caloriques, comme elles le prétendent. Résultat : dans le monde, la quantité d'énergie vendue par personne a augmenté, mais la concentration en calories des boissons a légèrement baissé. Aux États-Unis, la consommation de calories a diminué, alors qu'au Brésil et surtout en Chine, elle a fortement augmenté. Cela montre que les efforts de ces entreprises varient beaucoup selon les pays, avec des conséquences différentes pour la santé publique.

Résumé reformulé :

Face aux préoccupations croissantes concernant le lien entre boissons sucrées, prise de poids et maladies cardiométaboliques, cette étude examine si les grands producteurs de sodas ont réellement modifié leurs offres pour réduire les calories. En comparant les portefeuilles de produits de Coca-Cola et PepsiCo (34 % du marché mondial) entre 2000 et 2010, à l'échelle globale et dans trois marchés clés (États-Unis, Brésil, Chine), les auteurs observent des tendances contrastées. Globalement, les revenus et l'énergie vendue par habitant ont augmenté, tandis que la densité énergétique moyenne des boissons a légèrement diminué, suggérant une orientation vers des produits moins caloriques. Cependant, cette évolution n'est pas uniforme : aux États-Unis, la consommation calorique totale et la densité énergétique ont toutes deux reculé, alors qu'en Chine et, dans une moindre mesure, au Brésil, l'apport calorique par habitant a fortement augmenté, révélant des stratégies commerciales différenciées selon les marchés émergents ou matures.

Voir l'étude originale →
🟡 Fiabilité modérée

Essai contrôlé randomisé • 22 participants

Satiété accrue après consommation d'un lait chocolaté comparé à une boisson gazeuse, mais pas de différence sur la prise alimentaire lors du repas suivant

Europe PMC · 2007-03-01 · Harper A, James A, Flint A, Astrup A.

Résumé simplifié :

Des chercheurs ont comparé les effets d'un soda au cola et d'un lait chocolaté, contenant la même quantité de calories, sur l'appétit de jeunes hommes en bonne santé. Trente minutes après avoir bu du lait chocolaté, les participants se sentaient plus rassasiés et moins affamés qu'après avoir bu du cola. Pourtant, au moment du déjeuner servi ensuite, la quantité de nourriture mangée était similaire dans les deux cas. Autrement dit, même si le lait chocolaté donne une meilleure sensation de satiété à court terme, cela ne se traduit pas forcément par une différence sur les calories consommées au repas suivant.

Résumé reformulé :

Cette étude croisée randomisée a testé sur 22 jeunes hommes de poids normal l'effet de deux boissons isocaloriques et de même volume (500 ml, 900 kJ) : un cola sucré et un lait chocolaté. L'hypothèse était que la teneur en protéines du lait chocolaté favoriserait une meilleure satiété. Les résultats montrent qu'après ingestion, les sensations de satiété et de plénitude étaient significativement plus élevées avec le lait chocolaté, tandis que la faim et l'envie de manger étaient plus marquées après le cola, à la fois immédiatement et 30 minutes après la prise. Cependant, lors du repas ad libitum servi ensuite, aucune différence significative n'a été observée dans l'apport énergétique entre les deux conditions. Les auteurs concluent que les boissons sucrées et les produits laitiers diffèrent dans leur effet sur les sensations subjectives de faim à court terme, mais que ces différences ne se répercutent pas nécessairement sur la quantité réelle de nourriture consommée par la suite.

Voir l'étude originale →

Cet article est fourni à titre informatif et éducatif uniquement. Il ne constitue pas un avis médical, un diagnostic ou une recommandation de traitement, et ne remplace pas la consultation d'un professionnel de santé qualifié.

Ce site utilise des cookies de mesure d'audience (Google Analytics) pour comprendre comment il est utilisé. En savoir plus