Épeautre, cru
produits céréaliers
- kcal : 344
- sel g : 0.02
- fer mg : 4.44
- fibres g : 10.7
- sucres g : 6.68
- lipides g : 2.43
- sodium mg : 8
- calcium mg : 27
- glucides g : 59.5
- proteines g : 15.6
- ag satures g : 0.41
- magnesium mg : 136
- omega3 dha g : 0
- omega3 epa g : 0
- potassium mg : 388
- vitamine c mg : 0
- vitamine b12 ug : 0
- beta carotene ug : 5
Études scientifiques (4)
Essai contrôlé randomisé • 20 participants
Deux études croisées multicentriques randomisées explorant les symptômes digestifs après consommation de pain chez des personnes sensibles au blé non cœliaques : l'espèce de blé et le type de fermentation ont-ils une importance ?Europe PMC · 2024-02-18 · de Graaf MC, Timmers E, Bonekamp B, van Rooy G, Witteman BJ, Shewry PR, Lovegrove A, America AH, Gilissen LJ, Keszthelyi D, Brouns FJ, Jonkers DMAE.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé si le type de blé (blé classique, épeautre ou engrain) et le mode de fermentation du pain (levure ou levain) influencent les troubles digestifs chez des personnes qui pensent être sensibles au blé, sans être cœliaques ni allergiques. Vingt participants ont mangé, à tour de rôle, du pain à la levure fait avec les trois blés, et vingt autres ont testé du pain au levain avec les mêmes blés. Résultat : la majorité des participants ont ressenti des symptômes après au moins un des pains, mais aucun type de blé n'a provoqué globalement plus de troubles qu'un autre, que ce soit avec le pain à la levure ou au levain.
Résumé reformulé :
Cette recherche visait à déterminer si l'espèce de blé (blé tendre, épeautre, engrain) et le type de fermentation (levure ou levain) modifient les symptômes digestifs chez des individus présentant une sensibilité au blé non cœliaque auto-déclarée, après exclusion de la maladie cœliaque et de l'allergie au blé. Deux essais croisés, randomisés et en double aveugle ont été menés dans plusieurs centres : 20 participants ont testé des pains à la levure, et 20 autres des pains au levain, chacun préparé avec les trois espèces de blé, sur des jours de test séparés par des périodes de sevrage. Les symptômes ont été mesurés par une échelle visuelle analogique comparant chaque jour de test à une période de référence sans symptôme. Bien que la plupart des participants aient rapporté des symptômes pour au moins un type de pain, aucune différence significative n'a été observée entre les espèces de blé, ni pour le pain à la levure ni pour celui au levain, suggérant que l'espèce de blé seule n'explique pas les réactions rapportées.
Voir l'étude originale →Revue narrative
Les blés anciens - une revue de leurs propriétés nutritionnelles et sensoriellesEurope PMC · 2023-06-19 · Roumia H, Kókai Z, Mihály-Langó B, Csobod ÉC, Benedek C.
Résumé simplifié :
Cette revue scientifique fait le point sur quatre blés anciens : l'épeautre, l'amidonnier, le petit épeautre (einkorn) et le kamut. Les chercheurs ont examiné leur composition nutritionnelle, notamment leur teneur en protéines, ainsi que leur goût et leur texture dans différents aliments comme le pain, les pâtes ou les mueslis. Il en ressort que ces blés anciens, en particulier le son du petit épeautre, sont riches en protéines et en minéraux. Ces céréales pourraient donc offrir des alternatives intéressantes et plus nutritives au blé moderne, tout en apportant de la diversité et du plaisir gustatif aux consommateurs curieux de nouveautés.
Résumé reformulé :
Cette revue analyse les propriétés nutritionnelles et sensorielles de quatre blés anciens - épeautre, amidonnier, petit épeautre (einkorn) et kamut - ainsi que les méthodes utilisées pour les étudier. Les auteurs constatent que la teneur en protéines est le paramètre le plus fréquemment analysé parmi ces céréales, et que le son de petit épeautre se distingue par des teneurs particulièrement élevées en protéines et en cendres (minéraux). Les profils en acides aminés de l'épeautre apparaissent par ailleurs relativement homogènes entre différentes variétés. Sur le plan sensoriel, la revue compare les méthodes d'évaluation employées pour divers produits transformés (pain, pâtes, céréales cuites, porridge, snacks, muffins), soulignant des atouts gustatifs potentiels variables selon les protocoles et la taille des panels de dégustateurs. Les auteurs concluent que l'intégration de ces blés anciens dans l'alimentation pourrait renforcer la valeur nutritionnelle des produits, diversifier les systèmes alimentaires et répondre à une demande croissante des consommateurs pour des aliments différents, dans une perspective de durabilité alimentaire locale.
Voir l'étude originale →Essai contrôlé randomisé • 24 participants
Aucune différence de tolérance entre le pain de blé et le pain d'épeautre chez les patients suspectés d'hypersensibilité au blé non cœliaqueEurope PMC · 2022-07-07 · Zimmermann J, Longin FH, Schweinlin A, Basrai M, Bischoff SC.
Résumé simplifié :
Certaines personnes pensent mieux tolérer le pain d'épeautre que le pain de blé classique lorsqu'elles souffrent de troubles digestifs liés au blé, sans être cœliaques. Des chercheurs ont testé cette croyance sur 24 adultes, en leur faisant manger à leur insu différents pains (blé, épeautre, ou pain sans gluten enrichi) pendant plusieurs semaines. Résultat : les symptômes digestifs ressentis étaient similaires, que le pain soit à base de blé ou d'épeautre. Aucune inflammation ni atteinte de la paroi intestinale n'a été détectée. Les auteurs concluent que la meilleure tolérance perçue pour l'épeautre serait surtout liée à un effet psychologique (attente positive ou négative) plutôt qu'à une réelle différence biologique entre les deux céréales.
Résumé reformulé :
Face à la conviction répandue selon laquelle le pain d'épeautre serait mieux toléré que le pain de blé chez les personnes souffrant d'une sensibilité au blé non cœliaque, cette étude a testé objectivement cette hypothèse. Vingt-quatre adultes ont participé à un essai croisé en simple aveugle, consommant durant six semaines différents pains (blé et épeautre selon des recettes traditionnelles ou modernes, un pain sans gluten enrichi en FODMAP, et un pain sans gluten enrichi en gluten de blé), à raison de 300 g par jour pendant quatre jours, séparés par des phases de repos. La sévérité des symptômes intestinaux, mesurée par un score standardisé, s'est révélée plus élevée qu'attendu après consommation d'épeautre et plus faible qu'attendu après consommation de blé, aboutissant à une absence de différence réelle entre les deux céréales. Le pain enrichi en FODMAP était globalement mieux toléré que les pains traditionnels. Aucun marqueur d'inflammation ni d'altération de la perméabilité intestinale n'a été modifié par les différents pains. Ces résultats suggèrent que les différences de tolérance perçues entre blé et épeautre relèveraient davantage d'un effet nocebo pour le blé et d'un effet placebo pour l'épeautre que d'une réalité physiologique objective.
Voir l'étude originale →Revue narrative
Espèces de blé ancien et santé humaine : implications biochimiques et cliniquesEurope PMC · 2017-09-14 · Dinu M, Whittaker A, Pagliai G, Benedettelli S, Sofi F.
Résumé simplifié :
Cette étude fait le point sur les blés anciens comme l'épeautre, le petit épeautre (einkorn), l'engrain (emmer) ou le khorasan, souvent présentés comme plus sains que le blé moderne. Les chercheurs ont rassemblé les résultats de nombreuses recherches en laboratoire, sur des animaux et chez des humains. Certains essais chez l'homme montrent des effets positifs sur le taux de sucre et de graisses dans le sang, ainsi que sur l'inflammation. Cependant, les études chez l'humain restent trop peu nombreuses pour affirmer avec certitude que ces blés anciens, dont l'épeautre, sont réellement meilleurs pour la santé que le blé classique.
Résumé reformulé :
Cette revue scientifique synthétise les connaissances actuelles sur les blés anciens, notamment l'épeautre, l'engrain, le petit épeautre, le khorasan et diverses variétés italiennes, en comparaison avec le blé moderne. Les auteurs ont analysé des études in vitro, ex vivo, animales et cliniques humaines portant sur la composition nutritionnelle et les effets biologiques de ces céréales. Si certaines analyses en laboratoire suggèrent un profil antioxydant et anti-inflammatoire plus favorable pour les variétés anciennes, d'autres résultats in vitro ne confirment pas cette supériorité. Les essais menés in vivo, incluant des données humaines, indiquent des effets bénéfiques sur les profils lipidique et glycémique ainsi que sur les marqueurs d'inflammation et de stress oxydatif liés aux maladies cardio-métaboliques. Toutefois, le nombre limité d'essais cliniques chez l'homme empêche de conclure de façon définitive à une supériorité générale des blés anciens sur les variétés modernes en matière de prévention des maladies chroniques.
Voir l'étude originale →Cet article est fourni à titre informatif et éducatif uniquement. Il ne constitue pas un avis médical, un diagnostic ou une recommandation de traitement, et ne remplace pas la consultation d'un professionnel de santé qualifié.