Estragon, frais
aides culinaires et ingrédients divers
- sel g : 0.025
- fibres g : 6.2
- sucres g : 1.2
- glucides g : 4.1
- proteines g : 3.8
- ag satures g : 0.6
- omega3 dha g : 0
- omega3 epa g : 0
Études scientifiques (4)
Revue narrative
Artemisia dracunculus (estragon) : revue de ses usages traditionnels, de sa phytochimie et de sa pharmacologieEurope PMC · 2021-04-13 · Ekiert H, Świątkowska J, Knut E, Klin P, Rzepiela A, Tomczyk M, Szopa A.
Résumé simplifié :
Cet article fait le point sur l'estragon, une plante aromatique utilisée depuis longtemps en Asie comme remède traditionnel et comme épice partout dans le monde. Il contient des huiles essentielles, des flavonoïdes et d'autres composés qui pourraient expliquer ses effets bénéfiques traditionnellement attribués à la digestion, la douleur, les inflammations, les vers intestinaux ou encore le sommeil. Des recherches récentes suggèrent aussi des propriétés antioxydantes, protectrices pour le foie et régulatrices de la glycémie. L'estragon reste très utilisé en cuisine et de plus en plus en cosmétique, tandis que les scientifiques continuent d'étudier ses bienfaits potentiels.
Résumé reformulé :
Cette revue de littérature synthétise les connaissances actuelles sur Artemisia dracunculus (l'estragon), une plante largement utilisée en médecine traditionnelle asiatique, notamment en Iran, au Pakistan, en Azerbaïdjan et en Inde, ainsi que comme épice culinaire en Asie, en Europe et sur le continent américain. Sa composition chimique variable, riche en huiles essentielles, flavonoïdes, acides phénoliques, coumarines et alcamides, sous-tend ses usages historiques contre les troubles digestifs, la douleur, l'épilepsie, l'inflammation, la fièvre et les infections parasitaires intestinales. Les travaux pharmacologiques récents confirment certains de ces effets traditionnels, notamment anti-inflammatoires et analgésiques, et mettent en évidence de nouvelles pistes comme des propriétés antioxydantes, immunomodulatrices, anti-tumorales, hépatoprotectrices et hypoglycémiantes. L'article souligne également l'importance croissante de l'estragon dans l'industrie cosmétique, en plus de son rôle établi en gastronomie, ainsi que les efforts biotechnologiques visant à développer des protocoles de multiplication de la plante.
Voir l'étude originale →Revue narrative
Avancées de la recherche sur les effets sur la santé des espèces d'Artemisia comestibles et de certains constituants lactones sesquiterpéniquesEurope PMC · 2020-12-30 · Trendafilova A, Moujir LM, Sousa PMC, Seca AML.
Résumé simplifié :
Cette étude est une grande revue scientifique qui rassemble plus de 300 recherches sur les plantes du genre Artemisia (aussi appelées « armoises »), qui comprend notamment l'estragon, une herbe comestible bien connue. Les chercheurs ont examiné les effets de ces plantes sur la santé, leurs propriétés nutritionnelles et certains composés actifs qu'elles contiennent. Les résultats montrent des bénéfices intéressants pour la santé, mais aussi certains effets indésirables à surveiller. Les auteurs soulignent que davantage d'études cliniques sont nécessaires pour bien encadrer l'utilisation de ces plantes comme compléments alimentaires ou comme base de nouveaux médicaments.
Résumé reformulé :
Cette revue de littérature analyse plus de 300 publications scientifiques parues jusqu'en 2020 concernant les espèces comestibles du genre Artemisia (armoises), une famille de plantes incluant l'estragon. Les auteurs y examinent les usages alimentaires, la composition nutritionnelle, les lactones sesquiterpéniques (des composés bioactifs caractéristiques) ainsi que les effets thérapeutiques rapportés dans des études in vivo et des essais cliniques chez l'humain. Le travail met en évidence un potentiel bénéfique notable de plusieurs espèces d'Artemisia et de leurs constituants, tout en signalant certains effets indésirables décrits dans la littérature. Les auteurs concluent que ces plantes représentent des pistes prometteuses comme compléments alimentaires, aliments fonctionnels ou sources de nouveaux médicaments, mais soulignent aussi des lacunes importantes, notamment l'absence de standardisation des extraits bruts et le manque d'essais cliniques rigoureux évaluant à la fois l'efficacité et la sécurité de ces substances.
Voir l'étude originale →Revue narrative
Herbes et épices - Biomarqueurs de consommation basés sur des études d'intervention humaines - Une revue systématiqueEurope PMC · 2019-05-22 · Vázquez-Fresno R, Rosana ARR, Sajed T, Onookome-Okome T, Wishart NA, Wishart DS.
Résumé simplifié :
Cette étude a examiné toutes les recherches scientifiques disponibles pour trouver des marqueurs biologiques (des traces mesurables dans le sang ou l'urine) qui permettraient de savoir si une personne a consommé certaines herbes et épices, dont la marjolaine. Sur 25 herbes et épices étudiées, seulement 17 disposaient de données suffisantes chez l'humain, obtenues souvent après la prise de gélules ou d'extraits plutôt que d'aliments réels. Les chercheurs soulignent que malgré les faibles quantités consommées au quotidien, les herbes et épices pourraient avoir des effets bénéfiques sur la santé, mais que davantage d'études sont nécessaires pour confirmer des marqueurs fiables de consommation, notamment pour la marjolaine.
Résumé reformulé :
Cette revue systématique visait à identifier des biomarqueurs d'apport alimentaire (BFI) pour un ensemble de 25 herbes et épices couramment utilisées, incluant la marjolaine, à partir d'études d'intervention menées chez l'humain. Les auteurs rappellent que ces aliments, utilisés depuis l'Antiquité en cuisine et en médecine, sont associés à des effets potentiels antioxydants, anti-inflammatoires et protecteurs contre certaines maladies chroniques, bien que ces bénéfices restent en grande partie présomptifs. Sur les 25 herbes et épices initialement sélectionnées, seules 17 disposaient de publications évaluées par les pairs décrivant des biomarqueurs candidats, la marjolaine faisant partie des espèces incluses dans cette analyse globale. Les auteurs notent une limite méthodologique majeure : la plupart des études utilisaient des extraits ou des gélules concentrés plutôt que les aliments consommés tels quels, ce qui limite la transposabilité des résultats à une alimentation réelle. Une évaluation critique des biomarqueurs identifiés a été réalisée, révélant des lacunes importantes dans la conception expérimentale de nombreuses études. Les auteurs concluent que, malgré les faibles quantités consommées quotidiennement, les herbes et épices méritent une attention accrue en recherche nutritionnelle, et qu'un travail supplémentaire est nécessaire pour valider des biomarqueurs fiables de consommation pour ces aliments, y compris la marjolaine.
Voir l'étude originale →Revue narrative
Efficacité de la supplémentation alimentaire en plantes sur le métabolisme des glucides chez l'humainEurope PMC · 2008-06-01 · Cefalu WT, Ye J, Wang ZQ.
Résumé simplifié :
Cette étude passe en revue neuf plantes souvent utilisées en compléments alimentaires pour aider à contrôler la glycémie, dont l'estragon russe (Artemisia dracunculus). Les chercheurs ont examiné les preuves scientifiques disponibles chez l'humain pour chacune de ces plantes, comme le fenugrec, l'ail, l'aloe vera ou le ginseng. Leur conclusion est que, malgré leur popularité et leur usage traditionnel, il n'existe pas assez de données solides issues d'essais cliniques rigoureux pour recommander ces plantes dans la gestion du diabète ou de la glycémie. Des études plus poussées et mieux menées seraient nécessaires avant de pouvoir tirer des conclusions fiables.
Résumé reformulé :
Cette revue de littérature analyse les données cliniques disponibles concernant neuf produits botaniques couramment proposés en compléments alimentaires pour la régulation glycémique, dans un contexte où l'obésité et le diabète de type 2 sont très répandus. Parmi ces plantes figurent la momordique, le fenugrec, le gymnema, la coccinia, le nopal, le ginseng, l'aloe vera, l'ail et l'estragon russe (Artemisia dracunculus). Les auteurs soulignent que, bien que ces plantes bénéficient d'un usage traditionnel ancien, les études cliniques chez l'humain restent peu nombreuses et de qualité inégale, tant sur leur efficacité que sur leur innocuité. Ils concluent qu'il serait prématuré de recommander l'usage d'une plante en particulier pour traiter les troubles glycémiques, et appellent à la réalisation d'essais randomisés bien conçus pour évaluer rigoureusement ces produits.
Voir l'étude originale →Cet article est fourni à titre informatif et éducatif uniquement. Il ne constitue pas un avis médical, un diagnostic ou une recommandation de traitement, et ne remplace pas la consultation d'un professionnel de santé qualifié.