Farine de maïs
produits céréaliers
- kcal : 362
- sel g : 0.003
- fer mg : 0.91
- fibres g : 1.9
- sucres g : 0.64
- lipides g : 1.39
- sodium mg : 1
- calcium mg : 2
- glucides g : 80.9
- proteines g : 5.59
- ag satures g : 0.17
- magnesium mg : 18
- omega3 dha g : 0
- omega3 epa g : 0
- potassium mg : 90
- vitamine c mg : 0
- vitamine d ug : 0
- vitamine b12 ug : 0
- beta carotene ug : 97
Études scientifiques (9)
Essai contrôlé randomisé • 235 participants
Effets d'une farine de maïs enrichie en vitamines B9 et B12 sur les fonctions cognitives d'adolescentes en Éthiopie : un essai contrôlé randomiséEurope PMC · 2026-07-04 · Tariku EZ, Sorrie MB, Leavitt VM, Demuyakor ME, Gutema BT, Kassa M, Yesera GE, Belete NK, Assefa DT, Egata G, De Henauw S, Abbeddou S.
Résumé simplifié :
Des chercheurs ont testé si une farine de maïs enrichie en vitamines B9 et B12 pouvait améliorer la mémoire et les capacités de réflexion d'adolescentes éthiopiennes. Pendant six mois, environ 470 jeunes filles ont reçu soit cette farine enrichie, soit une farine normale, sans savoir laquelle elles recevaient. À la fin de l'étude, les chercheurs n'ont trouvé aucune différence significative entre les deux groupes sur les tests cognitifs. Seule une observation secondaire a montré que les filles souffrant de retard de croissance et ayant reçu la farine enrichie semblaient un peu moins performantes dans un test de langage. Les auteurs estiment que des études plus longues seraient nécessaires pour mieux comprendre ces effets.
Résumé reformulé :
Cet essai randomisé en double aveugle, mené en Éthiopie auprès de 472 adolescentes, a évalué l'impact d'une supplémentation en vitamines B9 et B12 via une farine de maïs fortifiée sur les fonctions cognitives. Pendant six mois, le groupe intervention a reçu la farine enrichie tandis que le groupe contrôle recevait une farine non fortifiée, avec des tests cognitifs réalisés avant et après l'intervention. Sur les 417 participantes ayant terminé l'étude, aucune différence significative n'a été observée entre les deux groupes concernant les mesures cognitives principales. Une analyse secondaire a néanmoins révélé que, parmi les filles ayant reçu la farine enrichie, celles présentant un retard de croissance (stunting) montraient des performances plus lentes au sous-test de langage comparativement aux filles sans retard de croissance. Les auteurs concluent que cette intervention de six mois n'a pas amélioré la cognition globale, tout en suggérant que des essais de plus longue durée seraient nécessaires pour explorer ces effets différenciés selon le statut nutritionnel.
Voir l'étude originale →Revue de portée
Examen des pratiques d'épaississement du lait pour les nourrissons atteints de fente palatine : une revue de portéeEurope PMC · 2025-10-22 · Chee-Williams JL, Cordero KN, Scherer NJ, Madhoun LL.
Résumé simplifié :
Chez les bébés nés avec une fente palatine, on utilise parfois du lait épaissi pour limiter les fausses routes et les remontées. Cette étude a passé en revue toute la littérature scientifique existante sur ce sujet. Sur plus de 2000 articles examinés, une seule étude a vraiment précisé quel épaississant était utilisé : une farine de maïs modifiée, ajoutée au lait à environ 3%, donné avec un biberon adapté. De nombreux autres articles conseillent d'épaissir le lait mais sans dire comment, ni avec quel produit. Conclusion : cette pratique manque encore de preuves scientifiques solides pour les bébés utilisant des méthodes d'alimentation adaptées à leur fente palatine.
Résumé reformulé :
Cette revue de portée s'est penchée sur les pratiques d'épaississement du lait chez les nourrissons présentant une fente palatine, une intervention courante contre les fausses routes et le reflux, mais potentiellement complexe à combiner avec les méthodes d'alimentation adaptées à cette malformation. Après avoir examiné plus de 2 280 publications dans cinq bases de données, les auteurs n'ont retenu qu'une seule étude répondant précisément à leurs critères : elle décrivait l'utilisation d'une farine de maïs modifiée, à une concentration d'environ 3%, administrée via un biberon à tétine en latex dont la taille de l'orifice variait selon les besoins de l'enfant. Onze autres articles, de type tutoriel ou avis d'experts, évoquaient l'épaississement du lait comme stratégie, mais sans préciser ni le type d'épaississant ni le mode d'administration, et sans données issues de la pratique clinique réelle. Les auteurs concluent à un manque criant de preuves empiriques pour justifier cette pratique chez cette population spécifique de nourrissons.
Voir l'étude originale →Essai contrôlé randomisé • 461 participants
Une supplémentation en œuf pendant 24 semaines n'améliore pas la croissance ni ne réduit la perméabilité intestinale chez des enfants souffrant de malnutrition modérée en Sierra Leone : un essai randomisé en aveugleEurope PMC · 2025-10-14 · Stephenson KB, Greenfeld A, Ryan MG, Kleban E, Kwak L, Lee A, Wegner DR, Jiang X, Hendrixson DT, Kamara MT, Koroma AS, Manary MJ.
Résumé simplifié :
Des chercheurs ont testé si donner de la poudre d'œuf entier tous les jours pendant six mois pouvait aider des jeunes enfants souffrant de malnutrition modérée en Sierra Leone à mieux grandir et à avoir un intestin plus sain. Un groupe recevait de la poudre d'œuf, l'autre de la farine de maïs, en quantité d'énergie similaire. Les deux groupes recevaient aussi d'autres compléments nutritionnels. Résultat : aucune différence notable entre les deux groupes, que ce soit pour la croissance en taille ou pour la perméabilité de l'intestin, un signe de dysfonction intestinale très répandu chez ces enfants. L'œuf n'a donc pas montré d'avantage particulier dans cette étude.
Résumé reformulé :
Cet essai randomisé, en aveugle pour les évaluateurs, a comparé chez des enfants de 6 à 30 mois atteints de malnutrition aiguë modérée en Sierra Leone les effets d'une supplémentation quotidienne de 15 g de poudre d'œuf entier par rapport à une farine de maïs presque isoénergétique, pendant 24 semaines. Tous les enfants recevaient également un supplément nutritionnel de base, des micronutriments et une prophylaxie antipaludique. Les critères principaux étaient l'évolution du score de taille pour l'âge et le taux d'excrétion urinaire de lactulose, marqueur de perméabilité intestinale. Sur les 461 enfants inclus, aucune différence significative n'a été observée entre les deux groupes à 12 et 24 semaines, ni sur la croissance linéaire, ni sur la perméabilité intestinale — plus de 90 % des enfants présentant déjà une perméabilité accrue. Les gains de poids, de taille et de périmètre brachial étaient également similaires. Les auteurs concluent que, malgré son apport riche en acides aminés essentiels, la poudre d'œuf n'apporte pas de bénéfice supplémentaire par rapport à la farine de maïs dans ce contexte.
Voir l'étude originale →Revue systématique • 20123 participants
Consommation d'aliments enrichis en acide folique chez les femmes hispaniques en âge de procréer aux États-Unis : une revue systématiqueEurope PMC · 2025-04-09 · Villalba N, Byrne K, Abdelmageed S, Votoupal M, Lam SK, Garcia RM.
Résumé simplifié :
Aux États-Unis, l'acide folique est ajouté à certains aliments depuis 1998 pour prévenir des malformations graves chez les bébés. Depuis 2016, la farine de maïs (masa) peut aussi être enrichie volontairement, car elle est très consommée par les femmes hispaniques. Cette étude a rassemblé huit recherches pour voir si cet enrichissement volontaire a amélioré les apports en acide folique et réduit ces malformations chez les femmes hispaniques. Résultat : malgré une consommation importante de céréales et de farine de maïs, ces femmes ont souvent des apports totaux en acide folique plus faibles que les femmes blanches non hispaniques, notamment celles parlant uniquement espagnol. L'enrichissement volontaire n'a pas suffi à combler cet écart ni à réduire les malformations.
Résumé reformulé :
Cette revue systématique examine la consommation d'aliments enrichis en acide folique chez les femmes hispaniques en âge de procréer aux États-Unis, avant et après l'autorisation en 2016 de l'enrichissement volontaire de la farine de maïs masa, un aliment de base dans cette population. À partir de huit études incluant plus de 20 000 femmes, les auteurs montrent que les femmes hispaniques consomment davantage de folate d'origine alimentaire seule que les femmes blanches non hispaniques avant cet enrichissement, mais un apport total (suppléments inclus) inférieur, particulièrement chez les hispanophones monolingues. Les concentrations de folate érythrocytaire restaient plus basses chez les femmes hispaniques, sans amélioration nette après l'introduction de l'enrichissement volontaire. Les taux de malformations du tube neural sont demeurés similaires entre les deux groupes après fortification. Le niveau de preuve reste faible à très faible selon les critères GRADE, ce qui souligne un manque de données robustes et la nécessité d'études ciblées sur les facteurs socioculturels influençant ces disparités nutritionnelles.
Voir l'étude originale →Essai contrôlé randomisé • 23 participants
L'ajout de farine de noisette à la farine de maïs sans gluten peut-il modifier les fluctuations de la glycémie ?Europe PMC · 2024-12-03 · Cesur F, Uygur B.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé l'effet d'un pain à base de farine de maïs (sans gluten) additionné de farine de noisette sur la glycémie de 23 femmes. Pendant quatre semaines, les participantes ont consommé du sirop de glucose, puis un pain de maïs classique, puis des pains contenant 15 g ou 30 g de farine de noisette. Résultat : le pain avec 15 g de noisette a entraîné la plus faible hausse de glycémie et le plus bas indice glycémique parmi les pains testés. En revanche, au-delà de 15 g de noisette ajoutée, cet effet bénéfique diminuait. Cela suggère qu'une petite quantité de noisette pourrait améliorer la qualité nutritionnelle du pain de maïs.
Résumé reformulé :
Cette étude clinique a évalué l'impact de l'ajout de farine de noisette, à différentes doses, sur la réponse glycémique d'un pain à base de farine de maïs sans gluten. Vingt-trois femmes ont consommé, sur quatre semaines successives, du sirop de glucose de référence, un pain de maïs standard, puis des versions enrichies avec 15 g ou 30 g de farine de noisette, chaque portion apportant 50 g de glucides digestibles. La glycémie a été mesurée à plusieurs intervalles jusqu'à 120 minutes. Les résultats montrent que le pain contenant 15 g de farine de noisette présentait une aire sous la courbe glycémique et un indice glycémique significativement plus faibles que les deux autres pains. Cependant, l'effet favorable s'atténuait lorsque la quantité de noisette dépassait 15 g, suggérant l'existence d'un dosage optimal plutôt qu'une relation linéaire entre la quantité de noisette et l'amélioration du contrôle glycémique.
Voir l'étude originale →Essai contrôlé randomisé
Acceptabilité d'une bouillie à base de farine de maïs orange et de haricot commun comme alternative à la bouillie maïs-soja pour l'alimentation complémentaire au MalawiEurope PMC · 2022-06-15 · Gama AP, Matumba L, Munthali J, Namaumbo S, Chimbaza M, Ngoma T, Kammwamba K, Chisapo G, Chilembo M, Meleke N, Chirwa R, Fungo R.
Résumé simplifié :
Cette étude menée au Malawi a testé trois types de bouillies pour bébés et jeunes enfants (6 à 24 mois) : une bouillie du commerce à base de maïs et soja, une bouillie maison de maïs orange et soja, et une nouvelle bouillie de maïs orange et haricot commun. Pendant plusieurs jours, 101 mères et leurs enfants ont goûté ces bouillies chez eux. Dans l'ensemble, toutes les recettes ont plu, même si certains enfants n'ont pas aimé la version maïs-haricot. Les bébés de moins d'un an et les familles en situation d'insécurité alimentaire ont particulièrement apprécié cette nouvelle bouillie. Cela suggère qu'elle pourrait être une bonne alternative pour diversifier l'alimentation des jeunes enfants.
Résumé reformulé :
Face au manque de diversité des aliments complémentaires en Afrique subsaharienne, cette étude malawite a évalué l'acceptabilité d'une bouillie composée de farine de maïs orange et de haricot commun (CCBB), comparée à deux témoins à base de maïs et de soja (l'un commercial, l'autre fait maison). Le protocole a impliqué 101 binômes mère-enfant (enfants âgés de 6 à 24 mois), selon un test à domicile avec dégustation de chaque bouillie durant trois jours consécutifs, entrecoupés de pauses. Si les scores moyens montrent une appréciation globale positive pour toutes les recettes, une analyse par segmentation révèle des profils de consommateurs contrastés : une majorité de mères apprécient toutes les bouillies, tandis qu'une minorité reste neutre face à la version maison maïs-soja. Du côté des enfants, la majorité aime toutes les préparations, mais une partie n'apprécie pas la bouillie maïs-haricot. Les nourrissons de moins de 12 mois et les enfants issus de ménages en insécurité alimentaire montrent une préférence nettement plus marquée pour cette nouvelle formulation. Ces résultats ouvrent des perspectives pour diversifier les aliments de complément dans des contextes socioéconomiques similaires.
Voir l'étude originale →Essai contrôlé randomisé • 47 participants
Effet d'une supplémentation en colostrum bovin et œuf comparée à une farine de maïs/soja chez de jeunes enfants malawitesEurope PMC · 2021-02-01 · Bierut T, Duckworth L, Grabowsky M, Ordiz MI, Laury ML, Callaghan-Gillespie M, Maleta K, Manary MJ.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé chez des bébés malawites de 9 mois si un complément à base de colostrum bovin et d'œuf en poudre pouvait mieux favoriser leur croissance qu'une préparation à base de farine de maïs et de soja, servant de référence. Pendant trois mois, les enfants ont reçu l'un ou l'autre supplément. Les résultats montrent que les enfants ayant reçu le colostrum et l'œuf ont eu une croissance en taille légèrement meilleure et étaient moins souvent en retard de croissance (rabougrissement) plusieurs mois plus tard, comparés au groupe recevant la farine de maïs/soja. Aucune différence notable n'a été observée sur les diarrhées ni sur la composition bactérienne intestinale entre les deux groupes.
Résumé reformulé :
Cet essai clinique randomisé et contrôlé, mené au Malawi, a comparé les effets d'un supplément nutritionnel à base de colostrum bovin et d'œuf en poudre (riche en acides aminés essentiels et composés immunoactifs) à ceux d'une ration isoénergétique de farine de maïs et de soja utilisée comme témoin, chez 277 nourrissons âgés de 9 mois suivis pendant l'intervention de trois mois puis au-delà. Les critères principaux étaient l'évolution du score taille-pour-âge et un marqueur de dysfonction entérique environnementale (test de perméabilité au lactulose). Les enfants supplémentés en colostrum/œuf ont présenté un ralentissement moins marqué de leur croissance linéaire et une prévalence de rabougrissement plus faible à 17 mois (47/137 contre 62/127 dans le groupe témoin). Chez les enfants souffrant initialement d'une dysfonction entérique sévère, la normalisation de la perméabilité intestinale a été plus fréquente dans le groupe colostrum/œuf. En revanche, aucune différence significative n'a été relevée concernant les épisodes de diarrhée ou la diversité du microbiote fécal entre les deux groupes.pdf
Voir l'étude originale →Essai contrôlé randomisé • 26 participants
Effets aigus de collations extrudées à base de légumineuses sur la réponse glycémique, l'insuline, l'appétit et la prise alimentaire chez de jeunes adultes en bonne santé : essai croisé randomisé en double aveugleEurope PMC · 2020-12-21 · Johnston AJ, Mollard RC, Dandeneau D, MacKay DS, Ames N, Curran J, Bouchard DR, Jones PJ.
Résumé simplifié :
Des chercheurs ont testé des collations soufflées à base de maïs, certaines enrichies à 40% de farine de légumineuses (pois, lentille verte, pois chiche ou haricot pinto), chez 26 adultes en bonne santé. Ils ont mesuré la glycémie, l'insuline et l'appétit avant et après un repas pris deux heures plus tard. Résultat : les collations au haricot pinto et au pois chiche ont entraîné une hausse de la glycémie plus modérée que la collation 100% maïs. Le haricot pinto a aussi limité la hausse d'insuline. En revanche, aucune différence n'a été observée sur l'appétit ou la quantité de nourriture consommée ensuite. Toutes les collations étaient jugées aussi agréables au goût.
Résumé reformulé :
Cet essai croisé randomisé en double aveugle a comparé, chez 26 jeunes adultes sains, une collation extrudée composée à 100% de farine de maïs à cinq versions où 40% de cette farine était remplacée par de la farine de légumineuse (pois jaune entier, pois jaune cassé, lentille verte, pois chiche ou haricot pinto). Les chercheurs ont suivi la glycémie, l'insulinémie et les sensations de faim/satiété sur 200 minutes, incluant un repas libre servi à 120 minutes. Les collations au haricot pinto et au pois chiche ont produit une aire sous la courbe glycémique plus faible avant le repas que le témoin, le pois jaune entier et la lentille verte. Le haricot pinto se distinguait également par une réponse insulinique atténuée par rapport au témoin et aux deux versions de pois jaune. Ni l'appétit perçu ni la quantité de nourriture ingérée lors du repas libre n'ont différé entre les conditions. Les auteurs concluent que l'effet du remplacement partiel de la farine de maïs par des farines de légumineuses sur la glycémie et l'insuline dépend fortement du type de légumineuse utilisé, tout en soulignant que ces ajouts amélioraient l'apport en protéines et en fibres sans nuire à la palatabilité.
Voir l'étude originale →Méta-analyse • 800 participants
Enrichissement de la farine de maïs en fer pour lutter contre l'anémie et la carence en fer dans les populationsEurope PMC · 2018-12-22 · Garcia-Casal MN, Peña-Rosas JP, De-Regil LM, Gwirtz JA, Pasricha SR.
Résumé simplifié :
Cette étude Cochrane examine si enrichir la farine de maïs avec du fer et d'autres vitamines et minéraux permet de réduire l'anémie et la carence en fer chez les enfants et les femmes. Après avoir analysé les recherches disponibles, les auteurs n'ont trouvé que 5 études fiables sur ce sujet, avec très peu de participants. Les résultats ne montrent pas clairement si cette farine enrichie améliore ou non le taux de fer dans le sang par rapport à une farine de maïs classique. La qualité des preuves est jugée très faible, donc on ne peut pas encore conclure si cette stratégie fonctionne vraiment pour combattre l'anémie dans la population générale.
Résumé reformulé :
Cette revue systématique Cochrane évalue l'efficacité de l'enrichissement en fer (associé à d'autres vitamines et minéraux) de la farine de maïs pour réduire l'anémie et la carence en fer dans la population générale. Sur 4529 références identifiées, seules 5 études ont été retenues, dont 3 essais randomisés totalisant 2610 participants (enfants de 2 à 12 ans et femmes). Aucune étude ne comparait la farine enrichie à une absence d'intervention, ni le fer seul à un enrichissement multi-nutriments. Les méta-analyses portant sur l'anémie, la carence en fer, l'hémoglobine et la ferritine n'ont montré aucun effet significatif clair, avec des intervalles de confiance larges incluant l'absence d'effet. Le niveau de preuve global est classé très faible en raison de biais méthodologiques, d'une forte hétérogénéité et du nombre restreint d'études. Les auteurs concluent qu'il est actuellement impossible d'affirmer avec certitude si cette fortification a un impact réel sur l'anémie ou le statut en fer, et appellent à des recherches supplémentaires mieux conçues.
Voir l'étude originale →Cet article est fourni à titre informatif et éducatif uniquement. Il ne constitue pas un avis médical, un diagnostic ou une recommandation de traitement, et ne remplace pas la consultation d'un professionnel de santé qualifié.