Fève à écosser, fraîche, crue
fruits, légumes, légumineuses et oléagineux
- kcal : 61.5
- sel g : 0.094
- fer mg : 1.73
- fibres g : 5.85
- sucres g : 0.37
- lipides g : 0.67
- sodium mg : 37.5
- calcium mg : 29.5
- glucides g : 4.2
- proteines g : 6.76
- ag satures g : 0.13
- magnesium mg : 35.5
- omega3 dha g : 0
- omega3 epa g : 0
- potassium mg : 291
- vitamine c mg : 18.4
- vitamine d ug : 0
- vitamine b12 ug : 0
- beta carotene ug : 196
Études scientifiques (7)
Europe PMC · 2026-09-05 · Tesfamariam S, Lorenzen B.
Résumé simplifié :
Ce texte raconte le cas d'une personne tombée gravement malade après avoir mangé des fèves. Elle souffrait de fatigue intense, d'essoufflement, de jaunisse et avait des urines foncées. Les médecins ont découvert que son sang se détruisait anormalement, à cause d'un déficit enzymatique appelé G6PD, qu'elle ne savait pas avoir. Cette maladie rend les globules rouges très sensibles à certaines substances présentes dans les fèves. Le patient a dû être transfusé. Ce cas montre qu'il faut penser à ce déficit enzymatique même chez des personnes qui ne correspondent pas au profil habituel, et rappelle l'importance d'éviter les fèves si l'on est concerné.
Résumé reformulé :
Cette étude de cas décrit un épisode d'anémie hémolytique aiguë sévère survenu après la consommation de collations à base de fèves, chez un patient dont le déficit en glucose-6-phosphate déshydrogénase (G6PD) n'avait jamais été diagnostiqué. Le tableau clinique associait fatigue, dyspnée à l'effort, ictère et urines foncées, avec des analyses biologiques confirmant une hémolyse marquée (anémie sévère, LDH élevée, bilirubine indirecte augmentée, haptoglobine basse). Les causes auto-immunes et infectieuses ont été écartées, et le diagnostic de déficit en G6PD a été confirmé par des tests répétés, nécessitant une transfusion sanguine. Les auteurs soulignent l'importance de rechercher ce déficit enzymatique face à toute hémolyse inexpliquée, indépendamment de l'âge, du sexe ou de l'origine ethnique du patient, et insistent sur la nécessité d'un conseil diététique et médicamenteux pour prévenir de nouveaux épisodes.
Voir l'étude originale →Revue narrative
Améliorer la valeur nutritionnelle des fèves : défis et stratégies émergentes pour réduire les antinutrimentsEurope PMC · 2025-06-20 · Khan F, Wilson R, Eyles A, Tivendale ND.
Résumé simplifié :
Les fèves sont riches en nutriments et bonnes pour l'environnement, mais elles contiennent aussi des substances appelées antinutriments qui empêchent notre corps d'absorber correctement certains nutriments. Cette étude fait le point sur les méthodes existantes pour réduire ces composés indésirables : sélection de variétés de fèves plus adaptées, techniques de préparation culinaire ou industrielle, et traitements à base d'enzymes. L'objectif est de rendre les fèves plus faciles à digérer et plus bénéfiques pour la santé, tout en conservant certains composés utiles qu'elles contiennent. Ces améliorations pourraient aussi encourager une agriculture plus durable et contribuer à la sécurité alimentaire mondiale.
Résumé reformulé :
Cette revue scientifique examine les antinutriments présents dans les fèves (Vicia faba), des composés qui limitent l'absorption de certains nutriments et restreignent ainsi les bénéfices santé de cette légumineuse pourtant intéressante sur le plan nutritionnel et environnemental. Les auteurs passent en revue différentes catégories d'antinutriments, leurs effets sur la santé, et les stratégies actuellement développées pour les réduire : amélioration génétique des variétés, procédés de transformation alimentaire, et traitements enzymatiques. Ils soulignent que la diminution des antinutriments peut améliorer l'absorption des nutriments et favoriser une utilisation plus efficace des ressources agricoles. Toutefois, ils insistent sur la nécessité de préserver certains composés bénéfiques présents en quantité modérée. L'article plaide pour une approche interdisciplinaire afin d'optimiser la valeur nutritionnelle des fèves, dans une perspective de sécurité alimentaire et d'agriculture durable.
Voir l'étude originale →Essai contrôlé randomisé • 6 participants
La féverole et le sarrasin sont des sources alimentaires durables qui favorisent la satiété et modulent favorablement plusieurs biomarqueurs, bactéries et métabolites associés à la santé humaineEurope PMC · 2025-06-07 · Neacsu M, Sayegh M, Vaughan NJ, Duncan GJ, Cantlay L, Anderson S, Henderson D, Fyfe C, Farquharson F, Saibu S, Horgan G, Louis P, Johnstone AM, Russell WR.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé pendant sept jours deux régimes alimentaires, l'un à base de sarrasin et l'autre à base de féverole, chez vingt adultes en bonne santé. Les deux régimes rassasiaient aussi bien que l'alimentation habituelle des participants. La féverole a fait baisser la glycémie et l'insuline à jeun, tandis que le sarrasin a réduit un marqueur appelé homocystéine. Les deux aliments ont aussi modifié positivement certaines bactéries intestinales et molécules liées à la prévention du diabète de type 2 et des maladies cardiovasculaires. Ces résultats suggèrent que diversifier son alimentation avec ces deux aliments pourrait être bénéfique pour la santé, tout en étant plus durable pour l'environnement.
Résumé reformulé :
Dans cet essai randomisé croisé, vingt volontaires en bonne santé ont suivi deux régimes de sept jours, l'un basé sur le sarrasin, l'autre sur la féverole, calibrés selon leur métabolisme de base. Les deux régimes se sont révélés aussi rassasiants que l'alimentation habituelle. Le régime féverole a significativement réduit la glycémie et l'insuline à jeun, mais a augmenté l'homocystéine plasmatique, alors que le sarrasin a diminué cette même molécule et augmenté certains composés phénoliques (acide salicylique, acide 2,3-dihydroxybenzoïque). Les deux diètes ont augmenté les acides gras non estérifiés et réduit l'urée plasmatique ainsi que l'acide désoxycholique fécal. Grâce à sa richesse en fibres, la féverole a également stimulé la production d'indole-3-propionate, un métabolite d'intérêt, et favorisé la croissance de la bactérie intestinale Coprococcus eutactus. Ces observations, de nature corrélationnelle, suggèrent un potentiel intérêt métabolique de ces deux légumineuses/céréales dans une perspective de diversification alimentaire durable.
Voir l'étude originale →Étude comparative
Crise hémolytique aiguë induite par les fèves versus non induite par les fèves chez des enfants présentant un déficit en glucose-6-phosphate déshydrogénase : une étude prospective comparativeEurope PMC · 2025-02-16 · Prashanth GP, Al-Shafey M, Tandon A, Ismail S.
Résumé simplifié :
Chez certains enfants nés avec un déficit enzymatique appelé G6PD, manger des fèves peut déclencher une destruction rapide des globules rouges, appelée crise hémolytique. Cette étude réalisée à Oman a comparé, chez 236 enfants hospitalisés, les crises causées par les fèves à celles causées par d'autres éléments comme certains médicaments. Résultat : plus de la moitié des crises étaient liées aux fèves, et ces enfants étaient plus jeunes, avaient plus mal au ventre, et présentaient une anémie beaucoup plus sévère que les autres. Les auteurs recommandent une éducation alimentaire adaptée pour les familles, surtout là où les fèves sont un aliment courant.
Résumé reformulé :
Cette étude prospective menée dans un hôpital régional d'Oman a comparé les caractéristiques cliniques des crises hémolytiques aiguës déclenchées par la consommation de fèves versus celles causées par d'autres facteurs oxydants (comme certains médicaments), chez des enfants porteurs d'un déficit en glucose-6-phosphate déshydrogénase (G6PD). Sur 236 cas hospitalisés en trois ans, 51,6 % des épisodes étaient attribuables aux fèves. Les enfants de ce groupe étaient plus jeunes, présentaient plus souvent des douleurs abdominales, et montraient une hémolyse nettement plus sévère à l'admission (hémoglobine moyenne de 4,8 g/dL contre 6,7 g/dL). Plusieurs marqueurs biologiques (ferritine, urée, LDH, phosphatase alcaline) étaient également plus élevés dans ce groupe. Un modèle statistique a permis d'expliquer près de 77 % de la variance des taux d'hémoglobine à partir de ces paramètres cliniques et biologiques, offrant une piste pour une stratification précoce du risque. Les auteurs soulignent l'importance d'une éducation nutritionnelle culturellement adaptée dans les régions où les fèves constituent un aliment de base.
Voir l'étude originale →Revue narrative
Les fèvesEurope PMC · 2024-06-15 ·
Résumé simplifié :
Les fèves contiennent des substances (vicine et convicine) qui, une fois transformées dans le corps, deviennent des agents oxydants puissants. Chez les personnes ayant un déficit en G6PD, une anomalie génétique assez fréquente autour de la Méditerranée et du Moyen-Orient, ces substances peuvent détruire les globules rouges. Ce phénomène, appelé favisme, a été observé chez des bébés allaités dont la mère avait mangé des fèves, provoquant parfois une jaunisse sévère, voire dans un cas rapporté le décès d'un nourrisson par insuffisance rénale. Il est donc recommandé aux mères allaitant un enfant atteint de ce déficit d'éviter totalement de consommer des fèves.
Résumé reformulé :
Ce texte fait le point sur les risques liés à la consommation de fèves (Vicia faba) chez les mères allaitantes. Les fèves contiennent de la vicine et de la convicine, transformées en divicine et isouramil, des composés fortement oxydants capables d'endommager la membrane des globules rouges chez les personnes présentant un déficit en glucose-6-phosphate déshydrogénase (G6PD), une anomalie enzymatique répandue notamment dans les populations méditerranéennes et moyen-orientales. Plusieurs cas d'hémolyse et d'hyperbilirubinémie ont été rapportés chez des nourrissons allaités après ingestion de fèves par la mère, majoritairement chez des garçons mais aussi parfois chez des filles. Certains cas ont été graves, incluant un décès par insuffisance rénale suite à une nécrose corticale rénale. Les auteurs recommandent donc d'éviter la consommation de fèves chez les mères allaitant un enfant connu pour être déficient en G6PD.
Voir l'étude originale →Essai contrôlé randomisé
Amélioration de la récupération de la force et réduction de la fatigue, avec suppression de la myostatine plasmatique, suite à la supplémentation d'un hydrolysat de Vicia faba (fève), chez une population masculine en bonne santéEurope PMC · 2023-02-16 · Kerr A, Hart L, Davis H, Wall A, Lacey S, Franklyn-Miller A, Khaldi N, Keogh B.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé un extrait de fève (hydrolysat de protéines) chez 30 hommes en bonne santé, âgés de 30 à 45 ans. Après un exercice intense provoquant des courbatures, les participants ayant pris cet extrait pendant 14 jours ont récupéré plus rapidement leur force musculaire et ont ressenti moins de fatigue que ceux ayant reçu un placebo, sur une période de 72 heures. Les analyses sanguines ont aussi montré une baisse d'un marqueur appelé myostatine, associé à la dégradation musculaire, ainsi qu'une hausse d'autres marqueurs favorisant la régénération musculaire. Ces résultats suggèrent un effet positif de cet extrait de fève sur la récupération après un effort physique intense.
Résumé reformulé :
Cet essai randomisé, en double aveugle et contrôlé contre placebo, a évalué les effets d'un hydrolysat de Vicia faba (nommé NPN_1, à 2,4 g/jour) chez 30 hommes en bonne santé âgés de 30 à 45 ans. Après 14 jours de supplémentation, des courbatures musculaires (DOMS) ont été induites par un exercice de résistance, puis la récupération de la force et la fatigue ont été mesurées à 48 et 72 heures. Le groupe supplémenté a montré une amélioration significative de la récupération de la force (mesurée par le couple de force rapporté au poids corporel, p=0,027) et une réduction significative de la fatigue (p=0,041) sur l'ensemble de la période de 72 heures, bien que ces différences n'aient pas été significatives à chaque instant pris isolément. Les analyses sanguines ont révélé une diminution de l'expression de la myostatine (p=0,006), un régulateur négatif de la masse musculaire, ainsi qu'une augmentation concomitante d'autres marqueurs impliqués dans la synthèse protéique musculaire, la régénération et la différenciation des myoblastes. Ces résultats indiquent que cette supplémentation pourrait favoriser la récupération musculaire après un exercice intense, en modulant certains marqueurs biologiques liés à l'homéostasie musculaire.
Voir l'étude originale →Essai contrôlé randomisé • 8 participants
L'effet de l'ingestion de protéine de fève (Vicia faba L.) sur la synthèse protéique myofibrillaire au repos et après un exercice de résistance chez de jeunes hommes et femmes en bonne santé : un essai contrôlé randomiséEurope PMC · 2022-09-06 · Davies RW, Kozior M, Lynch AE, Bass JJ, Atherton PJ, Smith K, Jakeman PM.
Résumé simplifié :
Des chercheurs ont testé si boire une protéine issue de la fève aidait les muscles à se reconstruire, que ce soit au repos ou après une séance de musculation. Seize jeunes adultes en bonne santé ont participé : certains ont bu cette protéine, d'autres une boisson sans acides aminés essentiels, juste après un exercice des jambes. Les chercheurs ont ensuite mesuré la vitesse de fabrication des protéines musculaires. Résultat : l'exercice a bien stimulé cette fabrication, comme attendu, mais la protéine de fève n'a pas fait mieux que la boisson témoin, ni au repos ni après l'effort. Autrement dit, cette dose de protéine de fève ne semble pas apporter un avantage particulier pour la construction musculaire dans ce contexte précis.
Résumé reformulé :
Cet essai randomisé en double aveugle a évalué l'effet de la protéine de fève (Vicia faba) sur la synthèse protéique myofibrillaire, au repos et après un exercice de résistance unilatéral des extenseurs du genou. Seize adultes jeunes et actifs ont reçu soit 0,33 g/kg de protéine de fève, soit une boisson contrôle dépourvue d'acides aminés essentiels, immédiatement après l'exercice. Grâce au marquage au deutérium et à des biopsies musculaires, les chercheurs ont mesuré le taux de synthèse protéique myofibrillaire avant et trois heures après l'ingestion. L'exercice a significativement augmenté ce taux de synthèse, confirmant son rôle stimulant connu. En revanche, aucune différence significative n'a été observée entre le groupe protéine de fève et le groupe contrôle, que ce soit au repos ou après l'exercice. Les auteurs concluent que cette dose spécifique de protéine de fève n'améliore pas la synthèse protéique musculaire chez de jeunes adultes en bonne santé, dans les conditions testées.
Voir l'étude originale →Cet article est fourni à titre informatif et éducatif uniquement. Il ne constitue pas un avis médical, un diagnostic ou une recommandation de traitement, et ne remplace pas la consultation d'un professionnel de santé qualifié.