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Gingembre

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aides culinaires et ingrédients divers

Rhizome (tige souterraine) de la plante Zingiber officinale, originaire d'Asie tropicale. Se consomme frais, séché, en poudre, confit ou en extrait, et s'utilise en cuisine salée et sucrée ainsi qu'en infusion. Vendu également sous forme de compléments alimentaires (gélules, capsules, teinture).

Composition :

Études scientifiques (20)

Carte des preuves

20études
  • Niveau 1 · méta-analyses d’essais : 5 (25 %)
  • Niveau 2 · essais randomisés : 10 (50 %)
  • Niveau 5 · revues narratives et mécanistiques : 5 (25 %)

Nombre d'études par problème de santé et par niveau de preuve. Cliquez sur un nombre pour afficher ces études dans la liste ci-dessous, ou sur le nom d'un problème pour voir toutes les études qui le concernent sur le site. Une même étude peut concerner plusieurs problèmes de santé.

Problème de santéTotalNiv. 1Niv. 2Niv. 3Niv. 4Niv. 5
Inflammation chronique4·1··3
Hypertension artérielle2·1··1
Diabète de type 22·2···
Chirurgie et soins intensifs11····
Infections et immunité1·1···
Cholestérol et lipides sanguins1····1
Os et ostéoporose1····1
Grossesse et issues de naissance1·1···
Microbiote intestinal1····1
Mortalité et longévité1····1
Voir les 3 autres problèmes de santé
Obésité et poids1····1
Cancer colorectal1····1
Traitement, survie et dénutrition liés au cancer1·1···

Ces fiches sont générées par IA à partir des abstracts : elles aident à repérer et trier les études, l'étude originale reste la référence. Seules les études menées chez l'homme sont retenues : les résultats obtenus sur des cellules ou des animaux ne se confirment le plus souvent pas chez l'homme. Notre méthode →

Répartition par niveau de preuve (cliquez pour filtrer) · Comprendre les niveaux

Toutes (20)Niveau 1 : 5Niveau 2 : 10Niveau 5 : 5

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Niveau 2 — Méta-analyse d'essais randomisés837 participantséquivalent HAS : 1
⚠ Niveau ajusté (1 → 2)

Motif : hétérogénéité très élevée (I² jusqu'à 98%) pour plusieurs critères

Europe PMC · 2026-09-23 · Li Q, Li M, Khan MU, Cai W.

Résumé simplifié :

Cette étude rassemble les résultats de 13 essais cliniques, soit 837 personnes atteintes de diabète de type 2, pour évaluer l'effet de la poudre de gingembre par rapport à un placebo. Les résultats montrent que le gingembre peut réduire la glycémie à jeun, l'hémoglobine glyquée (un marqueur du contrôle du diabète sur plusieurs mois), les triglycérides et le mauvais cholestérol (LDL). En revanche, il n'a pas montré d'effet clair sur le poids, la résistance à l'insuline, le cholestérol total, le bon cholestérol (HDL) ni la tension artérielle. L'effet semble meilleur avec une dose inférieure à 2000 mg par jour, chez les hommes, les personnes de moins de 54 ans et celles ayant un diabète moins bien contrôlé au départ.

Résumé reformulé :

Cette méta-analyse actualisée a compilé les données de 13 essais randomisés contrôlés, totalisant 837 participants diabétiques de type 2, afin de comparer les effets de la poudre de rhizome de gingembre (Zingiber officinale) administrée par voie orale à un placebo sur divers marqueurs métaboliques. Les analyses poolées révèlent une diminution statistiquement significative de la glycémie à jeun, de l'HbA1c, des triglycérides et du LDL-cholestérol chez les patients supplémentés en gingembre. En revanche, aucun effet significatif n'a été observé sur l'indice de masse corporelle, la résistance à l'insuline (HOMA-IR), le cholestérol total, le HDL-cholestérol ou la pression artérielle systolique et diastolique. Les auteurs notent une forte hétérogénéité entre les études pour plusieurs indicateurs, ce qui invite à la prudence dans l'interprétation. Les effets bénéfiques apparaissent plus marqués à des doses quotidiennes inférieures à 2000 mg, ainsi que chez les hommes, les sujets de moins de 54 ans et ceux présentant un taux d'HbA1c initial supérieur à 8 %, suggérant que la réponse au gingembre pourrait varier selon les caractéristiques individuelles des patients.

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Niveau 2 — Essai randomisé contrôlé96 participantséquivalent HAS : 1

Europe PMC · 2026-08-21 · Kumar Babu P, Prashar A, Nagar P, Hemalatha K, Makwana HT, Yadav RK, Deshpande J, Khan MS, Chalichem NSS.

Résumé simplifié :

Cette étude a testé un extrait de gingembre pris deux fois par jour pendant trois mois chez des femmes souffrant de règles douloureuses. Comparé à un placebo, l'extrait a nettement diminué l'intensité de la douleur et la sévérité globale des symptômes menstruels dès le premier cycle. Les femmes ont aussi rapporté moins de gêne liée aux règles et un flux menstruel réduit. Un marqueur biologique lié à l'inflammation (la prostaglandine F2α) a également diminué dans le groupe gingembre, alors qu'il augmentait dans le groupe placebo. Aucun effet secondaire grave n'a été observé, ce qui suggère que le gingembre pourrait être une option naturelle intéressante contre les douleurs de règles.

Résumé reformulé :

Cet essai clinique randomisé, en double aveugle et contrôlé par placebo, a évalué l'efficacité d'un extrait standardisé de gingembre chez 96 femmes atteintes de dysménorrhée primaire, prises deux fois par jour pendant 90 jours. Les critères principaux étaient la douleur (échelle visuelle analogique) et la sévérité de la dysménorrhée (score WaLIDD). Dès le premier cycle, le groupe gingembre a montré une réduction significative de ces deux paramètres par rapport au placebo, avec une baisse d'environ 31 à 33% de la douleur et 62 à 63% du score de sévérité au troisième cycle. Les symptômes menstruels globaux et le volume du flux menstruel (-31,9%) se sont également améliorés significativement. Sur le plan biologique, les taux de prostaglandine F2α, impliquée dans les crampes utérines, ont diminué d'environ 12% dans le groupe gingembre alors qu'ils augmentaient sous placebo. L'extrait a été bien toléré, sans effet indésirable notable, ce qui en fait une piste non hormonale prometteuse pour la prise en charge des douleurs menstruelles.

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Niveau 2 — Revue systématique d'essais randomisés2 409 participantséquivalent HAS : 1
⚠ Niveau ajusté (1 → 2)

Motif : résultats hétérogènes entre les études, certaines montrant un bénéfice et d'autres aucun effet ou un effet défavorable

Europe PMC · 2026-08-18 · Burg SC, Dörfler J, Büntzel J, Büntzel J, Huebner J.

Résumé simplifié :

Cette étude rassemble les résultats de 24 recherches menées sur environ 2400 patients atteints de cancer, principalement du sein, pour voir si le gingembre (en gélules, poudre, thé ou aromathérapie) aide à réduire les effets secondaires de la chimiothérapie comme les nausées, les vomissements, la sécheresse de la bouche, la fatigue ou la perte d'appétit. Les résultats sont mitigés : certaines études montrent une amélioration réelle de ces symptômes et de la qualité de vie, d'autres ne trouvent aucun effet, et deux études montrent même que le gingembre pourrait être moins efficace que les traitements habituels contre les nausées. Les auteurs concluent que le gingembre est prometteur mais que les preuves restent encore insuffisantes et peu homogènes.

Résumé reformulé :

Cette revue systématique a analysé 24 études (25 publications, 2409 patients au total) portant sur l'utilisation du gingembre comme thérapie complémentaire chez des patients sous traitement oncologique, majoritairement atteints de cancer du sein. Les formes testées incluent les gélules, la poudre, le thé et l'aromathérapie au gingembre. Les critères évalués concernaient les nausées et vomissements induits par la chimiothérapie, la xérostomie (sécheresse buccale), l'état nutritionnel, la fatigue et la qualité de vie. Les résultats se révèlent hétérogènes : plusieurs études rapportent une amélioration significative de ces symptômes, tandis que d'autres ne détectent aucun effet notable, et deux études suggèrent même un effet défavorable du gingembre sur les nausées et vomissements chimio-induits. La qualité méthodologique des études variait de faible à élevée. Les auteurs concluent que le gingembre constitue une piste intéressante en soutien du traitement oncologique, mais que les données actuelles restent limitées par leur hétérogénéité et par des limites méthodologiques importantes.

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Niveau 2 — Méta-analyse d'essais randomiséséquivalent HAS : 1
⚠ Niveau ajusté (1 → 2)

Motif : hétérogénéité substantielle, certitude GRADE faible (downgrade pour incohérence), robustesse limitée pour la DBP

Europe PMC · 2026-08-01 · Karimi M, Asbaghi O, Rafiei H, Kazemi K, Yazdizadeh S, Radman G, Hosseini R, Hosseini MH, Sabet M, Goudarzi MA.

Résumé simplifié :

Cette étude a rassemblé les résultats de 12 essais cliniques pour voir si prendre du gingembre en complément pouvait faire baisser la tension artérielle. Résultats : la pression systolique (le chiffre le plus haut) a diminué en moyenne de 5 points, et la pression diastolique de 2 points environ. Les effets semblent plus marqués chez les personnes ayant déjà une tension élevée, en surpoids, ou prenant des doses d'au moins 2 grammes de gingembre par jour. Cependant, les études étaient assez différentes entre elles et souvent de courte durée, ce qui rend ces résultats encore incertains. Des recherches plus solides et sur le long terme sont nécessaires avant de recommander le gingembre comme traitement.

Résumé reformulé :

Cette méta-analyse a compilé les données de 12 essais randomisés contrôlés afin d'évaluer l'effet d'une supplémentation en gingembre (Zingiber officinale) sur la pression artérielle chez l'adulte. Les résultats montrent une réduction moyenne de la pression systolique de 5,03 mmHg et de la pression diastolique de 2,03 mmHg par rapport aux groupes contrôles. Ces effets apparaissent plus prononcés chez les participants ayant une pression artérielle initialement élevée, un surpoids, ou recevant des doses quotidiennes d'au moins 2000 mg, sans différence notable selon le sexe. Les analyses dose-réponse confirment une relation inverse non linéaire entre la dose de gingembre et la pression artérielle, tandis que la durée d'intervention ne semble pas influencer les résultats. Aucun biais de publication n'a été détecté, mais une forte hétérogénéité entre les études et un niveau de preuve jugé faible selon la méthode GRADE incitent à la prudence dans l'interprétation. Les auteurs appellent à des essais cliniques de meilleure qualité et de plus longue durée avant d'établir des recommandations cliniques précises.

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Niveau 2 — Méta-analyse d'essais randomiséséquivalent HAS : 1
⚠ Niveau ajusté (1 → 2)

Motif : forte hétérogénéité entre les études, à interpréter avec prudence

Europe PMC · 2025-10-22 · Rjabi S, Barbarz H, Makhtoomi M, Ahmadi MR, Najafi HZ, Talakesh S, Nouri M, Askarpour M.

Résumé simplifié :

Cette étude rassemble les résultats de 29 essais cliniques pour savoir si prendre du gingembre en complément aide à réduire l'inflammation et le stress oxydatif dans le corps, deux phénomènes liés à de nombreuses maladies chroniques. Les chercheurs ont observé que le gingembre diminue plusieurs marqueurs inflammatoires (comme la protéine CRP) et améliore les capacités antioxydantes de l'organisme, notamment chez les personnes ayant déjà des problèmes de santé. Cependant, les résultats varient beaucoup d'une étude à l'autre, donc ces conclusions doivent être prises avec prudence. Pour un marqueur précis (l'IL-6), l'effet semble dépendre de la dose et de la durée de prise, mais pas de façon simple ou linéaire.

Résumé reformulé :

Cette méta-analyse dose-réponse a combiné les données de 29 essais contrôlés randomisés portant sur la supplémentation en gingembre chez l'adulte, afin d'évaluer son impact sur des biomarqueurs d'inflammation (CRP, TNF-α, IL-6) et de statut oxydatif (capacité antioxydante totale, malondialdéhyde, superoxyde dismutase). Les résultats montrent une amélioration statistiquement significative de l'ensemble de ces marqueurs sous supplémentation en gingembre par rapport aux groupes témoins. L'effet sur l'IL-6 apparaît associé à la dose et à la durée d'intervention selon une relation non linéaire. Les auteurs soulignent que ces bénéfices semblent plus marqués chez les personnes présentant déjà des conditions pathologiques sous-jacentes. Toutefois, une hétérogénéité importante entre les études incite à interpréter ces conclusions avec prudence, sans généraliser hâtivement les effets observés à l'ensemble de la population.

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Niveau 2 — Revue systématique d'essais randomiséséquivalent HAS : 1
⚠ Niveau ajusté (1 → 2)

Motif : hétérogénéité élevée (I²=98.1%) et risque de biais rapportés dans les méta-analyses incluses

Europe PMC · 2025-07-30 · Paudel KR, Orent J, Penela OG.

Résumé simplifié :

Cette revue rassemble les résultats de plusieurs méta-analyses sur les effets du gingembre chez l'humain. Elle montre que le gingembre pourrait réduire l'inflammation, aider à mieux contrôler la glycémie chez les personnes diabétiques de type 2, et diminuer certains marqueurs du stress oxydatif. Chez les femmes enceintes, il soulage les nausées mais pas les vomissements. Les doses utilisées varient entre 1 et 3 grammes par jour selon l'objectif recherché, avec parfois des effets secondaires légers comme des renvois. Les auteurs soulignent toutefois que des études de meilleure qualité restent nécessaires pour confirmer ces bienfaits.

Résumé reformulé :

Cette revue systématique synthétise les données de méta-analyses publiées entre 2010 et 2025 sur les effets pharmacologiques du gingembre chez l'humain, en particulier sur l'inflammation, le diabète de type 2, le stress oxydatif et les nausées de grossesse. Les résultats indiquent une réduction significative de marqueurs inflammatoires (CRP, CRP-us, TNF-α), une amélioration du contrôle glycémique (HbA1c, glycémie à jeun) et des effets antioxydants via la baisse du malondialdéhyde et la hausse de l'activité de la glutathion peroxydase. Chez la femme enceinte, le gingembre atténue les nausées sans réduire significativement la fréquence des vomissements. Les doses efficaces varient de 1 à 3 g/jour selon l'indication, avec un risque d'effets secondaires mineurs comme les éructations. Les auteurs notent toutefois une hétérogénéité statistique importante et des biais méthodologiques dans certaines études incluses, appelant à des essais cliniques randomisés de plus grande envergure.

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Niveau 1 — Méta-analyse d'essais randomiséséquivalent HAS : 1

Europe PMC · 2024-07-23 · Schumacher JC, Mueller V, Sousa C, Peres KK, da Mata IR, Menezes RCR, Dal Bosco SM.

Résumé simplifié :

Cette étude a rassemblé les résultats de cinq essais cliniques pour savoir si prendre des gélules de gingembre en poudre aide les personnes diabétiques de type 2 à mieux contrôler leur taux de sucre dans le sang. Les doses allaient de 1,2 à 2 grammes par jour, pendant 4 à 12 semaines. Globalement, en combinant tous les résultats, le gingembre n'a pas montré d'effet significatif sur la glycémie à jeun ni sur l'hémoglobine glyquée (un indicateur du contrôle du diabète sur plusieurs mois). Cependant, deux des études prises individuellement ont observé une baisse de la glycémie. Les auteurs concluent qu'il faut davantage d'études solides avant de tirer des conclusions fiables.

Résumé reformulé :

Cette revue systématique et méta-analyse a examiné cinq essais randomisés contrôlés évaluant l'effet d'une supplémentation orale en gingembre (Zingiber officinale, sous forme de capsules, 1,2 à 2 g/jour, pendant 4 à 12 semaines) sur le contrôle glycémique chez des patients atteints de diabète de type 2. Les critères analysés étaient la glycémie à jeun (FBS) et l'hémoglobine glyquée (HbA1c). En agrégeant les données, les chercheurs n'ont constaté aucun effet statistiquement significatif du gingembre sur ces deux paramètres. Toutefois, les résultats variaient selon les études prises séparément : deux d'entre elles rapportaient une réduction significative de la glycémie à jeun. Les auteurs soulignent que le nombre d'études disponibles reste limité et appellent à des recherches supplémentaires, de meilleure qualité méthodologique, avant de pouvoir conclure sur l'intérêt réel du gingembre comme traitement complémentaire du diabète de type 2.

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Niveau 2 — Essai randomisé contrôlé84 participantséquivalent HAS : 1

Europe PMC · 2024-05-01 · Ameri A, Farashahinejad M, Davoodian P, Safa O, Hassaniazad M, Parsaii M, Heidari B, Hassanipour S, Akhlaghi B, Fathalipour M.

Résumé simplifié :

Des chercheurs ont testé si le gingembre pouvait aider des patients COVID-19 non hospitalisés à guérir plus vite. Pendant 7 jours, 84 patients ont reçu soit du gingembre, soit un placebo, trois fois par jour. Résultat : le gingembre n'a pas permis d'éliminer le virus plus rapidement, ni amélioré l'oxygénation, la fièvre ou la respiration par rapport au placebo. En revanche, les images pulmonaires montraient une amélioration chez les patients ayant pris du gingembre, et aucun effet secondaire notable n'a été observé. Le gingembre semble donc sans danger, mais ces résultats ne prouvent pas qu'il soigne réellement le COVID-19.

Résumé reformulé :

Cet essai randomisé en double aveugle a évalué l'effet d'un extrait de gingembre (1000 mg trois fois par jour pendant 7 jours) chez 84 patients ambulatoires atteints de COVID-19, comparés à un groupe placebo. L'objectif principal, la clairance virale, n'a montré aucune différence significative entre les groupes (41,6 % contre 42,8 %). De même, la saturation en oxygène, la température corporelle et la fréquence respiratoire n'ont pas différé significativement à la fin du traitement. Toutefois, les infiltrats pulmonaires observés à l'imagerie se sont réduits de façon notable au 7e jour dans le groupe gingembre, et la proportion de patients avec une saturation basse a diminué davantage que dans le groupe placebo. Aucune différence n'a été relevée concernant les hospitalisations ou les effets indésirables. Les auteurs concluent que le gingembre reste sûr mais n'apporte pas de bénéfice clinique clairement démontré.

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Niveau 1 — Méta-analyse d'essais randomisés2 199 participantséquivalent HAS : 1

Europe PMC · 2023-06-26 · Zhao C, Chen W, Wang D, Cong X, Zhu M, Zhu C, Xu J, Cai J.

Résumé simplifié :

Cette étude a rassemblé les résultats de 18 essais cliniques, soit environ 2200 patients, pour savoir si le gingembre aide à prévenir les nausées et vomissements après une opération, et sous quelle forme il est le plus efficace. Les chercheurs ont comparé plusieurs préparations : huile, poudre, extrait, etc. Résultat : l'huile de gingembre semble la plus efficace pour réduire les vomissements après l'opération, comparée à un placebo. En revanche, aucune forme de gingembre n'a montré d'avantage clair pour réduire les nausées elles-mêmes. L'effet paraît plus marqué chez les patients asiatiques, plus âgés, avec des doses plus élevées et une prise avant l'opération.

Résumé reformulé :

Cette méta-analyse en réseau, incluant 18 publications et 2199 patients, visait à comparer l'efficacité relative des différentes préparations de gingembre dans la prévention des nausées et vomissements postopératoires (NVPO). En combinant les données d'essais randomisés via une approche bayésienne, les auteurs ont établi un classement des traitements. L'huile de gingembre s'est distinguée comme la préparation la plus prometteuse pour réduire l'incidence des vomissements postopératoires, avec une différence statistiquement significative par rapport au placebo (niveau de confiance modéré à élevé). En revanche, concernant les nausées postopératoires, aucune préparation de gingembre n'a démontré de supériorité statistique nette face au placebo, avec un niveau de preuve plus faible. Certains sous-groupes semblaient répondre mieux au traitement : patients asiatiques, personnes âgées, doses élevées, administration préopératoire, et chirurgies hépatobiliaires ou gastro-intestinales. Ces résultats suggèrent un intérêt potentiel du gingembre, notamment sous forme d'huile, mais appellent à la prudence quant à sa généralisation.

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Niveau 1 — Méta-analyse d'essais randomiséséquivalent HAS : 1

Europe PMC · 2022-01-01 · Asghari-Jafarabadi M, Khalili L.

Résumé simplifié :

Cette étude rassemble les résultats de 26 essais cliniques pour évaluer les effets de la prise de gingembre sur le poids et le taux de graisses dans le sang (cholestérol, triglycérides). Les résultats montrent que le gingembre peut légèrement réduire le mauvais cholestérol, les triglycérides et l'indice de masse corporelle, tout en augmentant un peu le bon cholestérol (HDL). L'effet sur le poids en lui-même n'est pas clairement démontré. Ces bénéfices semblent dépendre de la dose consommée et de la durée de la prise, les fortes doses sur une longue période étant plus efficaces pour la gestion du poids. Des recherches supplémentaires restent nécessaires pour confirmer ces résultats.

Résumé reformulé :

Cette revue systématique et méta-analyse a combiné les données de 26 essais randomisés contrôlés afin d'étudier les effets d'une supplémentation en gingembre sur le profil lipidique et le poids corporel. Les analyses indiquent une diminution significative des triglycérides, du cholestérol total et du LDL, ainsi qu'une légère augmentation du HDL (bon cholestérol). L'indice de masse corporelle (IMC) diminue également de façon significative, mais la réduction du poids corporel en valeur absolue n'atteint pas le seuil de significativité statistique, probablement en raison du faible nombre d'études disponibles sur ce critère. Les analyses en sous-groupes suggèrent que des doses inférieures ou supérieures à 1500 mg/jour sont efficaces sur les lipides, quelle que soit la durée du traitement, alors que pour le contrôle du poids, une dose supérieure à 1500 mg/jour pendant plus de 8 semaines semble plus pertinente. Ces résultats restent à confirmer par des essais supplémentaires permettant de mieux cerner les doses et durées optimales.

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Niveau 2 — Méta-analyse d'essais randomiséséquivalent HAS : 1
⚠ Niveau ajusté (1 → 2)

Motif : hétérogénéité élevée (I²>85%) pour GPx et MDA, non expliquée

Europe PMC · 2021-01-17 · Morvaridzadeh M, Sadeghi E, Agah S, Fazelian S, Rahimlou M, Kern FG, Heshmati S, Omidi A, Persad E, Heshmati J.

Résumé simplifié :

Cette étude rassemble les résultats de 12 essais cliniques pour voir si consommer du gingembre peut aider à lutter contre le stress oxydatif, un phénomène lié à de nombreuses maladies chroniques. Les chercheurs ont constaté que la prise de gingembre augmente l'activité de certaines enzymes protectrices du corps (comme la glutathion peroxydase) et la capacité antioxydante globale, tout en réduisant un marqueur de dommages cellulaires appelé MDA. Ces résultats suggèrent que le gingembre pourrait avoir un effet bénéfique pour protéger les cellules contre le stress oxydatif, même si certains résultats restent à confirmer par d'autres études.

Résumé reformulé :

Cette revue systématique avec méta-analyse a compilé les données de 12 essais contrôlés randomisés menés chez l'adulte afin d'évaluer l'effet d'une supplémentation en gingembre sur plusieurs marqueurs du stress oxydatif. Les analyses montrent une augmentation significative de l'activité de la glutathion peroxydase (GPx) et de la capacité antioxydante totale (TAC), ainsi qu'une diminution significative des taux de malondialdéhyde (MDA), un marqueur de peroxydation lipidique, chez les groupes supplémentés par rapport aux groupes contrôles. Une tendance à l'augmentation de l'activité de la catalase a également été observée, sans toutefois atteindre la significativité statistique. Les auteurs soulignent une hétérogénéité importante entre les études incluses, ce qui invite à une interprétation prudente des résultats, mais concluent que ces données apportent des arguments en faveur d'un effet antioxydant du gingembre chez l'humain.

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Niveau 2 — Méta-analyse d'essais randomisés1 010 participantséquivalent HAS : 1
⚠ Niveau ajusté (1 → 2)

Motif : I² très élevé (89-98%) pour CRP, hs-CRP et TNF-α non expliqué

Europe PMC · 2020-08-05 · Morvaridzadeh M, Fazelian S, Agah S, Khazdouz M, Rahimlou M, Agh F, Potter E, Heshmati S, Heshmati J.

Résumé simplifié :

Cette étude a rassemblé les résultats de 16 essais cliniques, soit plus de 1000 participants, pour voir si la prise de gingembre en complément alimentaire pouvait réduire l'inflammation dans le corps. Les chercheurs ont observé une baisse de plusieurs marqueurs liés à l'inflammation : la CRP, la hs-CRP (deux indicateurs sanguins souvent utilisés pour évaluer l'inflammation) et le TNF-alpha. En revanche, le gingembre n'a pas montré d'effet significatif sur deux autres marqueurs, l'IL-6 et le sICAM. Ces résultats suggèrent un effet anti-inflammatoire intéressant du gingembre, mais les auteurs soulignent que des études plus larges restent nécessaires pour confirmer ces conclusions avec certitude.

Résumé reformulé :

Cette revue systématique avec méta-analyse a compilé les données de 16 essais contrôlés randomisés, totalisant 1010 participants, afin d'évaluer l'effet d'une supplémentation en gingembre sur plusieurs marqueurs inflammatoires circulants : CRP, hs-CRP, TNF-alpha, sICAM et IL-6. Les analyses montrent une réduction statistiquement significative des taux de CRP, hs-CRP et TNF-alpha suite à la prise de gingembre, bien que l'hétérogénéité entre les études soit très élevée pour ces résultats. Aucun effet significatif n'a en revanche été observé sur les niveaux d'IL-6 ou de sICAM. Les auteurs concluent que le gingembre pourrait contribuer à diminuer certains marqueurs de l'inflammation systémique, tout en précisant que des essais cliniques de plus grande envergure sont nécessaires pour confirmer ces effets, notamment en raison de la forte variabilité observée entre les études incluses.

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Niveau 2 — Méta-analyse d'essais randomisés693 participantséquivalent HAS : 1
⚠ Niveau ajusté (1 → 2)

Motif : preuve de très faible certitude (GRADE), intervalles de confiance larges, peu d'essais et petits effectifs

Europe PMC · 2019-05-24 · Arruda APN, Zhang Y, Gomaa H, Bergamaschi CC, Guimaraes CC, Righesso LAR, Paglia MDG, Barberato-Filho S, Lopes LC, Ayala Melendez AP, de Oliveira LD, Paula-Ramos L, Johnston B, El Dib R.

Résumé simplifié :

Cette étude a rassemblé les résultats de 11 essais cliniques, soit 693 patients, pour voir si des plantes comme le gingembre ou la rose de Damas pouvaient aider avant une opération (laparoscopie, chirurgie gynécologique ou cardiovasculaire). Les chercheurs ont trouvé que le gingembre réduisait les nausées et les vomissements après l'opération, comparé à un placebo. Par contre, pour la douleur, l'effet du gingembre associé à la rose de Damas n'était pas clairement démontré. Aucun effet secondaire n'a été signalé dans ces études, mais la qualité des preuves reste très faible, donc ces résultats doivent être confirmés par d'autres recherches.

Résumé reformulé :

Cette méta-analyse a examiné 11 essais randomisés contrôlés incluant 693 patients subissant une chirurgie laparoscopique, obstétricale/gynécologique ou cardiovasculaire, afin d'évaluer l'efficacité de médicaments à base de plantes sur l'anxiété, la dépression, la douleur et les nausées/vomissements postopératoires (PONV). Les résultats de trois essais montrent que le gingembre (Zingiber officinale) réduit significativement les vomissements (risque relatif 0,57) et les nausées (risque relatif 0,69) par rapport à un placebo. En revanche, l'association de rose de Damas (Rosa damascena) et de gingembre n'a pas montré de réduction statistiquement significative du besoin de traitement antidouleur de secours. Aucune étude incluse n'a rapporté d'effets indésirables. Les auteurs soulignent toutefois que le niveau de certitude de ces preuves est très faible, ce qui limite la portée des conclusions et appelle à des études complémentaires de meilleure qualité méthodologique.

Voir l'étude originale →
Niveau 1 — Méta-analyse d'essais randomisés454 participantséquivalent HAS : 1

Europe PMC · 2019-03-01 · Huang FY, Deng T, Meng LX, Ma XL.

Résumé simplifié :

Cette étude a analysé 8 essais cliniques regroupant 454 personnes diabétiques de type 2 pour voir si manger du gingembre (entre 1600 et 4000 mg par jour) aide à mieux contrôler la glycémie. Les résultats montrent que le gingembre n'a pas d'effet significatif sur la glycémie à jeun. En revanche, il améliore significativement l'hémoglobine glyquée (HbA1c), un marqueur qui reflète la glycémie moyenne sur plusieurs mois. Cela suggère que le gingembre pourrait avoir un effet bénéfique sur le contrôle du sucre dans le sang, mais plutôt sur le long terme que de façon immédiate.

Résumé reformulé :

Cette méta-analyse a combiné les données de 8 essais randomisés incluant 454 patients atteints de diabète de type 2, comparant la consommation de gingembre (1600 à 4000 mg par jour) à un groupe contrôle. Les chercheurs ont mesuré deux marqueurs : la glycémie à jeun (FBS) et l'hémoglobine glyquée (HbA1c), entre le début de l'étude et le suivi. Aucune différence significative n'a été observée pour la glycémie à jeun, que ce soit dans le groupe gingembre ou dans le groupe contrôle. En revanche, une amélioration significative de l'HbA1c a été constatée chez les participants consommant du gingembre, alors qu'aucun changement notable n'apparaissait dans le groupe contrôle. Les auteurs concluent que le gingembre pourrait avoir un impact positif sur le contrôle glycémique à plus long terme, bien que son effet sur la glycémie instantanée reste limité, incitant à la prudence dans l'interprétation de ces résultats encore préliminaires.

Voir l'étude originale →
Niveau 1 — Méta-analyse d'essais randomisés918 participantséquivalent HAS : 1

Europe PMC · 2018-09-05 · Tóth B, Lantos T, Hegyi P, Viola R, Vasas A, Benkő R, Gyöngyi Z, Vincze Á, Csécsei P, Mikó A, Hegyi D, Szentesi A, Matuz M, Csupor D.

Résumé simplifié :

Cette étude rassemble les résultats de dix essais cliniques, soit plus de 900 patients, pour voir si le gingembre pris par la bouche peut aider à prévenir les nausées et vomissements après une opération chirurgicale. Les résultats montrent que le gingembre réduit l'intensité des nausées ressenties par les patients, par rapport à un placebo. Il semble aussi diminuer un peu la fréquence des nausées/vomissements et le besoin de médicaments anti-vomissements, mais ces derniers effets ne sont pas clairement prouvés, peut-être parce que les doses utilisées étaient trop faibles. Le gingembre apparaît en tout cas sûr et bien toléré.

Résumé reformulé :

Cette méta-analyse, conduite selon les lignes directrices PRISMA et enregistrée sur PROSPERO, a compilé dix essais randomisés contrôlés contre placebo (918 patients au total) évaluant l'efficacité du gingembre pris par voie orale contre les nausées et vomissements postopératoires (PONV). Les auteurs ont recherché des études sur PubMed, Embase, Cochrane et Web of Science, en ne retenant que les essais décrivant précisément la préparation de gingembre utilisée. Les résultats indiquent une réduction statistiquement significative de la sévérité des nausées mesurée par échelle visuelle analogique (différence moyenne standardisée de -0,247 en faveur du gingembre). En revanche, la réduction observée de l'incidence des PONV et du recours aux médicaments antiémétiques n'atteint pas la significativité statistique, ce que les auteurs attribuent possiblement à un sous-dosage du gingembre dans certains essais. Globalement, le gingembre se révèle sûr et bien toléré, et pourrait constituer une alternative intéressante ou un complément aux antiémétiques classiques pour limiter les nausées après une chirurgie.

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Synthèses non systématiques ou centrées sur des mécanismes biologiques : utiles pour comprendre un domaine, mais sans nouvelles données mesurées chez l'homme.

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