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Hareng, cru

Clupea harengus (Linnaeus, 1758)

viandes, oeufs, poissons

Composition :

Études scientifiques (6)

🟠 Préliminaire

Revue narrative

L'acide cétoléique et autres acides gras insaturés à longue chaîne comme nutraceutiques neuroprotecteurs

Europe PMC · 2026-02-16 · Tang PA, Ruiz-Pastor MJ, Lewis AE, Fladmark KE, Kobro-Flatmoen A, Halskau Ø, Lal P.

Résumé simplifié :

Cette étude passe en revue des graisses particulières appelées acides gras monoinsaturés à longue chaîne, comme l'acide érucique, l'acide cétoléique et l'acide gondoïque, que l'on trouve notamment dans certaines huiles et poissons. Des recherches récentes suggèrent que ces molécules pourraient être bénéfiques pour le cœur mais aussi pour le cerveau. Elles agiraient en influençant la disponibilité d'autres acides gras connus pour protéger les neurones, comme les oméga-3 DHA et EPA. Cependant, les mécanismes exacts restent mal compris, notamment pour l'acide cétoléique, et davantage de recherches, y compris sur des modèles animaux, sont nécessaires pour confirmer ces effets protecteurs sur le cerveau.

Résumé reformulé :

Cette revue scientifique s'intéresse à trois acides gras monoinsaturés à longue chaîne (20 à 22 carbones) : l'acide érucique, l'acide cétoléique et l'acide gondoïque. Des travaux expérimentaux récents suggèrent des bénéfices potentiels pour la santé cardiovasculaire et cérébrale. Des études sur lignées cellulaires indiquent que l'acide cétoléique pourrait avoir un effet positif sur la santé neurologique, tandis que l'acide érucique et l'acide gondoïque, à doses limitées, auraient un effet neuroprotecteur via l'activation des récepteurs PPAR (peroxisome proliferator-activated receptors). Les auteurs soulignent que ces deux acides gras modifient la disponibilité du DHA et de l'EPA, deux oméga-3 aux bénéfices neuroprotecteurs bien établis. Toutefois, les mécanismes directs restent peu documentés, en particulier pour l'acide cétoléique. Cette revue identifie les lacunes actuelles des connaissances et propose des pistes de modèles animaux pour approfondir ces recherches.

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🟢 Haute fiabilité

Revue systématique

L'impact d'une alimentation riche en graisses sur la santé oculaire

Europe PMC · 2025-10-17 · Pieńczykowska K, Bryl A, Mrugacz M.

Résumé simplifié :

Cette étude fait le point sur les connaissances scientifiques concernant les effets d'une alimentation trop riche en graisses sur les yeux. Manger trop gras favoriserait l'accumulation de cholestérol et perturberait le fonctionnement de la rétine, provoquant inflammation et stress oxydatif, deux phénomènes qui abîment les tissus oculaires. À l'inverse, un manque d'oméga-3 aggraverait ces problèmes, alors qu'en consommer suffisamment aiderait à protéger les yeux : meilleure stabilité du film lacrymal, régulation de la pression oculaire et protection des cellules nerveuses de la rétine. En résumé, l'équilibre alimentaire, notamment la qualité des graisses consommées, semble jouer un rôle important pour préserver la santé des yeux sur le long terme.

Résumé reformulé :

Cette revue systématique de la littérature, couvrant les publications jusqu'en 2025, examine les effets d'une alimentation riche en graisses sur la santé oculaire. Les auteurs montrent que ce type de régime perturbe le métabolisme lipidique et favorise l'accumulation de cholestérol au niveau de la rétine, de l'épithélium pigmentaire rétinien et des vaisseaux oculaires. Ces altérations activeraient des voies inflammatoires et de stress oxydatif, entraînant des dommages structurels et fonctionnels. La carence en oméga-3 aggraverait ces phénomènes inflammatoires, tandis qu'une supplémentation en oméga-3 semble améliorer la stabilité du film lacrymal, le fonctionnement de l'épithélium cornéen, la régulation de la pression intraoculaire, et exercer un effet protecteur sur les neurones rétiniens. Les auteurs concluent qu'une alimentation riche en graisses constitue un facteur de risque notable pour diverses pathologies oculaires, et qu'un apport adapté en oméga-3 pourrait contribuer à limiter l'inflammation et à soutenir les fonctions visuelles.

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🟡 Fiabilité modérée

Essai contrôlé randomisé • 64 participants

Étude clinique randomisée, en double aveugle, contrôlée par placebo, visant à évaluer l'efficacité de l'huile de rogue de hareng dans le traitement du psoriasis

Europe PMC · 2020-05-28 · Tveit KS, Brokstad KA, Berge RK, Sæbø PC, Hallaråker H, Brekke S, Meland N, Bjørndal B.

Résumé simplifié :

Des chercheurs ont testé si l'huile extraite des œufs de hareng pouvait aider les personnes atteintes de psoriasis, une maladie de peau chronique. Pendant 26 semaines, 64 patients ont reçu soit cette huile, soit un placebo, sans savoir lequel des deux ils prenaient. Résultat : les personnes ayant pris l'huile de rogue de hareng ont vu leurs symptômes s'améliorer davantage que celles ayant reçu le placebo, notamment chez les patients dont la sévérité initiale était modérée. Cette étude suggère donc un effet bénéfique possible de ce complément alimentaire sur le psoriasis, même si d'autres recherches restent nécessaires pour confirmer ces résultats.

Résumé reformulé :

Cette étude randomisée, en double aveugle et contrôlée par placebo, a évalué l'efficacité et la sécurité d'une supplémentation en huile de rogue de hareng chez 64 patients atteints de psoriasis en plaques, sur une durée de 26 semaines. L'objectif principal était de comparer l'évolution du score PASI, un indice mesurant la sévérité du psoriasis, entre le groupe traité et le groupe placebo. Dans la population en intention de traiter, les chercheurs ont observé une amélioration statistiquement significative du score PASI dans le groupe ayant reçu l'huile de hareng comparé au placebo. L'effet bénéfique semblait particulièrement marqué chez les patients présentant une sévérité initiale modérée (score PASI entre 5,5 et 9,9). Ces résultats appuient l'intérêt potentiel des oméga-3 issus de sources marines spécifiques dans la prise en charge complémentaire du psoriasis, bien que le mécanisme exact reste à approfondir.

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🟡 Fiabilité modérée

Essai contrôlé randomisé

Effets de faibles doses de protéines de poisson et de lait sur la régulation de la glycémie et les marqueurs de sensibilité à l'insuline chez des adultes en surpoids : une étude randomisée en double aveugle

Europe PMC · 2019-04-10 · Hovland IH, Leikanger IS, Stokkeland O, Waage KH, Mjøs SA, Brokstad KA, McCann A, Ueland PM, Slizyte R, Carvajal A, Mellgren G, Remman T, Høgøy I, Gudbrandsen OA.

Résumé simplifié :

Cette étude a testé si de petites quantités de protéines issues du hareng, du saumon, de la morue ou du lait pouvaient améliorer la régulation du sucre dans le sang chez des adultes en surpoids. Pendant 8 semaines, 93 participants ont reçu chaque jour l'équivalent de 2,5 grammes de l'une de ces protéines sous forme de comprimés. Résultats : les protéines de morue, de hareng et de lait ont montré des effets positifs sur la glycémie ou certains marqueurs métaboliques, contrairement au saumon qui n'a eu aucun effet notable. Aucun changement n'a été observé sur les taux de graisses dans le sang, quel que soit le groupe.

Résumé reformulé :

Cet essai randomisé en double aveugle a évalué l'impact de faibles doses de protéines (2,5 g/jour) issues de quatre sources - hareng, saumon, morue et lait (caséine-whey, utilisé comme référence positive) - sur la régulation glycémique chez 77 adultes en surpoids suivis pendant 8 semaines. Le hareng et le saumon n'ont pas modifié significativement les concentrations de glucose et d'insuline. La morue a réduit certains pics glycémiques postprandiaux, tandis que le lait a diminué l'aire sous la courbe du glucose et le peptide C insulinique. Le hareng et le lait ont également réduit certains marqueurs de cétose (acétoacétate, bêta-hydroxybutyrate) de façon plus marquée que le saumon. Aucune modification des lipides sanguins n'a été constatée dans aucun groupe. Les auteurs concluent que de très faibles doses de protéines de morue, hareng ou lait pourraient contribuer à améliorer la régulation glycémique, contrairement au saumon, sans effet démontré sur les concentrations de graisses circulantes.

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🟡 Fiabilité modérée

Essai contrôlé randomisé • 15 participants

Les repas à base de hareng comparés au poulet/porc entraînent des différences dans les niveaux plasmatiques d'intermédiaires du cycle de Krebs et des métabolites de l'arginine chez des hommes et femmes en surpoids ou obèses

Europe PMC · 2016-11-28 · Vincent A, Savolainen OI, Sen P, Carlsson NG, Almgren A, Lindqvist H, Lind MV, Undeland I, Sandberg AS, Ross AB.

Résumé simplifié :

Des chercheurs ont testé chez 15 adultes obèses ce qui se passe quand on remplace le poulet et le porc par du hareng pendant quatre semaines, dans le cadre d'une étude où chaque participant a testé les deux régimes. En analysant le sang, ils ont observé des changements dans plusieurs substances liées à la production d'énergie et aux acides aminés. Certains composés ont diminué avec le hareng, d'autres ont augmenté, notamment ceux liés à l'arginine, un acide aminé important pour les vaisseaux sanguins. Chez les hommes, le monoxyde d'azote dans le sang a aussi augmenté, ce qui pourrait avoir un effet positif sur la circulation. Ces résultats suggèrent que manger du hareng a des effets métaboliques particuliers, différents de ceux attendus uniquement à cause des oméga-3.

Résumé reformulé :

Cette étude croisée randomisée a comparé, chez 15 hommes et femmes obèses âgés de 24 à 70 ans, les effets métaboliques d'un régime à base de hareng versus un régime de référence composé de poulet et de porc maigre, chacun suivi pendant quatre semaines avec cinq repas hebdomadaires. Des analyses métabolomiques par GC-MS ont été réalisées sur le plasma sanguin à jeun de onze participants à trois moments différents. Le régime au hareng a diminué plusieurs intermédiaires du cycle de Krebs (citrate, fumarate, isocitrate) ainsi que le glycolate, l'oxalate, l'agmatine et la méthylhistidine, tout en augmentant l'asparagine, l'ornithine, la glutamine et le glucosamine. La modélisation statistique a mis en évidence des effets sur le cycle de l'acide tricarboxylique, le métabolisme du glyoxylate et celui de l'arginine — ce dernier étant corroboré par une hausse du monoxyde d'azote sanguin chez les hommes suivant le régime au hareng. Les auteurs concluent que la consommation de hareng, comparée au poulet et au porc, entraîne des modifications métaboliques notables touchant le métabolisme énergétique et celui des acides aminés, suggérant des effets biologiques du hareng indépendants de sa teneur en acides gras oméga-3 à longue chaîne.

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🟡 Fiabilité modérée

Essai contrôlé randomisé

Les repas à base de hareng et de bœuf entraînent des différences dans les concentrations plasmatiques d'acide 2-aminoadipique, de bêta-alanine, de 4-hydroxyproline, d'acide cétoléique et d'acide docosahexaénoïque chez des hommes en surpoids

Europe PMC · 2015-09-23 · Ross AB, Svelander C, Undeland I, Pinto R, Sandberg AS.

Résumé simplifié :

Cette étude a comparé ce qui se passe dans le sang après avoir mangé du bœuf ou du hareng (cuit au four ou mariné), chez 17 hommes en surpoids. Les chercheurs ont suivi plusieurs marqueurs biologiques pendant 7 heures après les repas. Résultat : le bœuf fait davantage augmenter une substance liée au risque de diabète, ainsi que deux autres composés associés à la viande rouge. Le hareng, lui, augmente fortement deux graisses bénéfiques, dont l'oméga-3 DHA. Cette étude confirme que certains composés sanguins permettent de distinguer si l'on a mangé du poisson ou de la viande rouge, et suggère un possible lien entre viande rouge et risque de diabète.

Résumé reformulé :

Dans cet essai croisé randomisé, 17 hommes en surpoids (IMC 25-30, 41-67 ans) ont consommé, à trois reprises, un repas à base de bœuf au four, de hareng au four ou de hareng mariné, avec prélèvements sanguins répétés sur 7 heures. L'analyse métabolomique a révélé que le repas au bœuf entraînait une réponse plasmatique bien plus marquée pour l'acide 2-aminoadipique (marqueur potentiel de risque de diabète), la bêta-alanine et la 4-hydroxyproline, comparé au hareng. À l'inverse, le hareng provoquait une hausse nettement supérieure du DHA et de l'acide cétoléique, deux acides gras caractéristiques du poisson gras. Par ailleurs, le hareng mariné se distinguait du hareng au four par des taux plus élevés d'acide hippurique et d'acide benzoïque. Ces résultats confirment l'intérêt de certains métabolites comme biomarqueurs distincts de la consommation de viande rouge ou de hareng, et évoquent un rôle possible de l'acide 2-aminoadipique dans le lien entre consommation de viande rouge et risque accru de diabète, sans toutefois établir de relation de cause à effet directe sur la santé à long terme.

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Cet article est fourni à titre informatif et éducatif uniquement. Il ne constitue pas un avis médical, un diagnostic ou une recommandation de traitement, et ne remplace pas la consultation d'un professionnel de santé qualifié.

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