Huile de foie de morue
matières grasses
- kcal : 900
- sel g : 0
- fer mg : 0
- fibres g : 0
- lipides g : 100
- sodium mg : 0
- calcium mg : 0
- glucides g : 0
- proteines g : 0
- ag satures g : 22.6
- magnesium mg : 0
- omega3 dha g : 11
- omega3 epa g : 6.9
- potassium mg : 0
- vitamine c mg : 0
- vitamine d ug : 250
- vitamine b9 ug : 0
- vitamine b12 ug : 0
Études scientifiques (7)
Revue narrative
Le rachitisme, la vitamine D et le métabolisme du calcium et du phosphoreEurope PMC · 2022-11-29 · Miller WL, Imel EA.
Résumé simplifié :
Cet article retrace l'histoire du rachitisme, une maladie osseuse connue depuis l'Antiquité romaine. Au 19e siècle, deux traitements efficaces ont été découverts en parallèle : l'exposition au soleil et la prise d'huile de foie de morue. Des chercheurs ont ensuite compris que la lumière ultraviolette permettait de fabriquer la vitamine D dans certains aliments comme cette huile. Au fil du 20e siècle, les scientifiques ont identifié les différentes formes de vitamine D, les gènes impliqués dans son fonctionnement, ainsi que le rôle d'une autre hormone, la parathormone, et d'un facteur appelé FGF23 dans la régulation du phosphore et du calcium dans l'organisme.
Résumé reformulé :
Cette synthèse historique retrace l'évolution des connaissances sur le rachitisme et le métabolisme phosphocalcique. L'huile de foie de morue et l'exposition solaire, préconisées dès le début du 19e siècle, se sont révélées être deux moyens efficaces de prévenir cette maladie osseuse, avant que l'on comprenne en 1924 que les rayons UV rendaient certains aliments antirachitiques en y générant de la vitamine D. Les décennies suivantes ont permis d'identifier les vitamines D2 et D3, leur forme active (le calcitriol), les enzymes responsables de leur activation, ainsi que le récepteur de la vitamine D et ses mutations pathogènes. En parallèle, les recherches sur la parathormone, découverte en 1925, et sur des maladies génétiques comme le rachitisme hypophosphatémique lié à l'X ont conduit à la découverte du gène PHEX puis du FGF23, une hormone osseuse régulant l'élimination du phosphate, transformant ainsi la compréhension moderne du métabolisme du phosphore.
Voir l'étude originale →Essai contrôlé randomisé • 17278 participants
Prévention de la covid-19 et d'autres infections respiratoires aiguës grâce à une supplémentation en huile de foie de morue, une source de vitamine D à faible dose : essai randomisé contrôlé contre placebo en quadruple aveugleEurope PMC · 2022-09-07 · Brunvoll SH, Nygaard AB, Ellingjord-Dale M, Holland P, Istre MS, Kalleberg KT, Søraas CL, Holven KB, Ulven SM, Hjartåker A, Haider T, Lund-Johansen F, Dahl JA, Meyer HE, Søraas A.
Résumé simplifié :
Cette grande étude norvégienne a testé si prendre de l'huile de foie de morue chaque jour pendant l'hiver pouvait protéger contre la covid-19 ou d'autres infections respiratoires comme les rhumes. Plus de 34 000 adultes ont reçu soit de l'huile de foie de morue, soit un placebo, pendant environ 5 mois. Résultat : aucune différence notable entre les deux groupes. Les personnes ayant pris l'huile de foie de morue n'ont pas eu moins de tests positifs à la covid, ni moins de formes graves, ni moins de rhumes ou autres infections respiratoires. Les effets secondaires étaient rares et sans gravité dans les deux groupes.
Résumé reformulé :
Dans cet essai randomisé en quadruple aveugle mené en Norvège entre novembre 2020 et juin 2021, 34 601 adultes ne prenant pas déjà de vitamine D ont reçu quotidiennement soit 5 mL d'huile de foie de morue (apportant 10 µg de vitamine D), soit un placebo, pendant une durée médiane de 164 jours. Les chercheurs ont suivi quatre critères principaux : les infections confirmées au SARS-CoV-2, les formes graves de covid-19, les tests négatifs au SARS-CoV-2 signalant d'autres infections, et les symptômes respiratoires auto-rapportés. Aucune différence significative n'a été observée entre les deux groupes sur l'ensemble de ces critères, que ce soit pour le risque d'infection, la sévérité de la maladie ou la fréquence des infections respiratoires aiguës. Les effets indésirables rapportés étaient mineurs dans les deux groupes. Les auteurs concluent que cette supplémentation hivernale en huile de foie de morue, à cette dose, n'apporte pas de protection mesurable contre la covid-19 ou d'autres infections respiratoires courantes.
Voir l'étude originale →Essai contrôlé randomisé • 550 participants
L'huile de foie de morue améliore les indices métaboliques et les niveaux de CRP-us chez les patientes atteintes de diabète gestationnel : un essai contrôlé randomisé en double aveugleEurope PMC · 2019-12-28 · Yang S, Lin R, Si L, Li Z, Jian W, Yu Q, Jia Y.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé les effets de l'huile de foie de morue chez 550 femmes enceintes souffrant de diabète gestationnel. Un groupe a reçu de l'huile de foie de morue, l'autre un placebo (huile minérale), pendant 12 à 16 semaines. Après 4 semaines, aucune différence majeure n'était visible entre les deux groupes. Mais après la période complète de suivi, les femmes ayant pris l'huile de foie de morue présentaient une meilleure glycémie, un meilleur profil de cholestérol, moins d'inflammation et moins de complications pendant la grossesse (comme l'hypertension ou l'accouchement prématuré) comparativement au groupe placebo.
Résumé reformulé :
Cet essai randomisé en double aveugle a évalué l'impact de l'huile de foie de morue, riche en EPA et DHA, chez 550 femmes atteintes de diabète gestationnel, réparties entre un groupe recevant ce complément et un groupe témoin sous placebo (huile minérale), en complément d'un suivi diététique standard. À 4 semaines, aucune différence significative n'apparaissait sur les critères principaux (HbA1c, glycémie à jeun, glycémie post-prandiale, résistance à l'insuline). En revanche, après 12 à 16 semaines d'intervention, le groupe supplémenté présentait des valeurs significativement plus favorables concernant la glycémie, les triglycérides, le cholestérol total, le LDL, la résistance à l'insuline (HOMA-IR) et la protéine C-réactive ultrasensible (marqueur de l'inflammation), ainsi qu'une incidence réduite de complications périnatales. Ces résultats suggèrent un effet bénéfique potentiel de l'huile de foie de morue sur le contrôle métabolique et inflammatoire lors du diabète gestationnel, sans toutefois établir de lien de causalité définitif compte tenu des limites méthodologiques propres à ce type d'essai.
Voir l'étude originale →Revue narrative
L'huile de foie de morue : un complément potentiellement protecteur contre le glaucome chez l'humainEurope PMC · 2011-12-18 · Huang WB, Fan Q, Zhang XL.
Résumé simplifié :
Le glaucome est une maladie de l'œil qui peut entraîner une perte de vision, voire la cécité. Les chercheurs s'intéressent de plus en plus à l'alimentation pour aider à le prévenir ou le ralentir. Cet article propose que l'huile de foie de morue, riche en vitamine A et en oméga-3, pourrait être utile. La vitamine A protège les yeux contre le stress oxydatif et aide à garder la surface de l'œil en bonne santé, tandis que les oméga-3 pourraient réduire la pression dans l'œil et améliorer la circulation sanguine oculaire. Il s'agit toutefois d'une hypothèse : des études supplémentaires sont nécessaires pour confirmer ces effets chez les patients atteints de glaucome.
Résumé reformulé :
Le glaucome, une cause majeure de déficience visuelle et de cécité, est associé à une pression intraoculaire élevée, à un stress oxydatif et à des troubles de la vascularisation oculaire. Face à ces mécanismes, les approches nutritionnelles suscitent un intérêt croissant. Cet article propose l'huile de foie de morue, source de vitamine A et d'acides gras oméga-3, comme complément potentiellement bénéfique. La vitamine A agirait comme antioxydant limitant les dommages oxydatifs impliqués dans la progression du glaucome, tout en préservant l'intégrité de la conjonctive et de la cornée, notamment face aux effets irritants de certains traitements antiglaucomateux locaux. Les oméga-3, quant à eux, sont associés à une diminution de la pression intraoculaire, à une meilleure circulation sanguine oculaire et à une protection neuronale au niveau du nerf optique. Il s'agit d'une proposition théorique fondée sur des mécanismes physiologiques connus, et non de résultats issus d'essais cliniques directs sur l'huile de foie de morue ; les auteurs appellent donc à des recherches complémentaires pour valider cette piste.
Voir l'étude originale →Revue narrative
Huile de foie de morue, jeunes enfants et infections des voies respiratoires supérieuresEurope PMC · 2010-12-01 · Linday LA.
Résumé simplifié :
L'huile de foie de morue contient des oméga-3 ainsi que des vitamines D et A. Elle était autrefois utilisée aux États-Unis pour prévenir le rachitisme chez les enfants. Dans cette recherche, des chercheurs ont testé une huile de foie de morue liquide bien tolérée, ainsi qu'un complément multivitaminé, chez de jeunes enfants pendant l'hiver et le début du printemps. Les enfants recevant ces compléments ont eu nettement moins de consultations médicales pour des infections respiratoires, avec une baisse allant de 36 % à 58 %. Les auteurs soulignent que ce remède traditionnel, apprécié par certaines familles à faibles revenus, n'est actuellement pas remboursé par les aides alimentaires américaines, ce qui limite son accès.
Résumé reformulé :
Cette étude s'intéresse à l'huile de foie de morue, une source traditionnelle d'acides gras oméga-3 à longue chaîne et de vitamines D et A, historiquement utilisée pour prévenir le rachitisme. Les chercheurs ont mené un essai randomisé en clusters portant sur de jeunes enfants, comparant la prise d'huile de foie de morue liquide (formulée pour être bien tolérée) et d'un complément multivitaminé/minéral avec sélénium, à l'absence de supplémentation, durant la saison hivernale. Les résultats montrent une réduction significative du nombre moyen de consultations pédiatriques pour infections des voies respiratoires supérieures, de l'ordre de 36 % à 58 % selon les groupes. Les auteurs relèvent l'importance culturelle de ce remède populaire dans certaines communautés à faibles revenus aux États-Unis, et plaident pour son inclusion dans les formulaires Medicaid, ces compléments n'étant actuellement pas éligibles aux aides alimentaires SNAP, ce qui restreint leur accessibilité économique.
Voir l'étude originale →Essai contrôlé randomisé • 18 participants
Effets de l'administration orale de courte durée d'huiles marines alimentaires chez des patients atteints de maladies inflammatoires chroniques de l'intestin et de douleurs articulaires : une étude pilote comparant l'huile de phoque et l'huile de foie de morueEurope PMC · 2008-04-18 · Brunborg LA, Madland TM, Lind RA, Arslan G, Berstad A, Frøyland L.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé si l'huile de phoque ou l'huile de foie de morue pouvait soulager les douleurs articulaires liées aux maladies inflammatoires de l'intestin, comme la maladie de Crohn ou la colite ulcéreuse. Trente-huit patients ont pris l'une ou l'autre huile trois fois par jour pendant deux semaines, sans savoir laquelle ils recevaient. Les deux huiles ont eu des effets similaires : une tendance à l'amélioration des douleurs articulaires et des changements favorables dans certains marqueurs sanguins liés à l'inflammation. Aucune huile ne s'est révélée clairement supérieure à l'autre, mais les deux semblent avoir un effet positif modéré sur ces symptômes.
Résumé reformulé :
Cette étude pilote en double aveugle a comparé les effets de deux huiles marines riches en acides gras oméga-3, l'huile de phoque et l'huile de foie de morue, chez 38 patients souffrant de douleurs articulaires associées à une maladie inflammatoire chronique de l'intestin (21 avec maladie de Crohn, 17 avec colite ulcéreuse). Pendant 14 jours, les participants ont pris 10 ml d'une des deux huiles trois fois par jour avant les repas. Les résultats n'ont montré aucune différence significative entre les deux groupes de traitement, ni entre les deux types de maladie. Cependant, une tendance à l'amélioration de plusieurs paramètres liés à la douleur articulaire a été observée dans les deux groupes, accompagnée d'une baisse similaire du taux de leucotriène B4 plasmatique et d'une amélioration du profil des acides gras sériques (rapport oméga-6/oméga-3 et rapport acide arachidonique/EPA), suggérant un effet anti-inflammatoire potentiellement comparable entre les deux huiles.
Voir l'étude originale →Essai contrôlé randomisé • 49 participants
L'huile de foie de morue (oméga-3) comme agent permettant de réduire la consommation d'anti-inflammatoires non stéroïdiens dans la polyarthrite rhumatoïdeEurope PMC · 2008-03-24 · Galarraga B, Ho M, Youssef HM, Hill A, McMahon H, Hall C, Ogston S, Nuki G, Belch JJ.
Résumé simplifié :
Les personnes atteintes de polyarthrite rhumatoïde prennent souvent des anti-inflammatoires (AINS) qui peuvent irriter l'estomac ou fatiguer le cœur à forte dose. Cette étude a testé si l'huile de foie de morue, riche en oméga-3, pouvait aider à réduire ces médicaments. Pendant 9 mois, des patients ont pris soit de l'huile de foie de morue, soit un placebo, puis on leur a demandé de diminuer progressivement leurs anti-inflammatoires. Résultat : près de 4 patients sur 10 sous huile de foie de morue ont réussi à réduire nettement leur consommation d'AINS, contre seulement 1 sur 10 avec le placebo. En revanche, les symptômes de la maladie elle-même n'étaient pas différents entre les deux groupes.
Résumé reformulé :
Cette étude randomisée en double aveugle, menée sur deux centres pendant 9 mois, a évalué si la supplémentation en huile de foie de morue (10 g par jour, apportant 2,2 g d'acides gras oméga-3) permettait de réduire les besoins en anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) chez 97 patients atteints de polyarthrite rhumatoïde. Après 12 semaines, les participants étaient invités à diminuer progressivement leur traitement AINS. Parmi les 58 patients ayant terminé l'étude, 39% du groupe huile de foie de morue ont réduit leur consommation d'AINS de plus de 30%, contre seulement 10% dans le groupe placebo, une différence statistiquement significative. Toutefois, aucune différence notable n'a été observée entre les groupes concernant les paramètres cliniques d'activité de la maladie ou les effets secondaires. Les auteurs concluent que l'huile de foie de morue pourrait servir d'agent d'épargne en AINS chez ces patients, sans pour autant améliorer directement les symptômes de la polyarthrite rhumatoïde.
Voir l'étude originale →Cet article est fourni à titre informatif et éducatif uniquement. Il ne constitue pas un avis médical, un diagnostic ou une recommandation de traitement, et ne remplace pas la consultation d'un professionnel de santé qualifié.