Huile de hareng
matières grasses
- kcal : 900
- sel g : 0
- fer mg : 0
- fibres g : 0
- sucres g : 0
- lipides g : 100
- sodium mg : 0
- calcium mg : 0
- glucides g : 0
- proteines g : 0
- ag satures g : 21.3
- magnesium mg : 0
- omega3 dha g : 4.21
- omega3 epa g : 6.27
- potassium mg : 0
- vitamine c mg : 0
- vitamine b9 ug : 0
- vitamine b12 ug : 0
Études scientifiques (6)
Essai contrôlé randomisé • 64 participants
Étude clinique randomisée, en double aveugle, contrôlée par placebo, visant à évaluer l'efficacité de l'huile de rogue de hareng dans le traitement du psoriasisEurope PMC · 2020-05-28 · Tveit KS, Brokstad KA, Berge RK, Sæbø PC, Hallaråker H, Brekke S, Meland N, Bjørndal B.
Résumé simplifié :
Des chercheurs ont testé si l'huile extraite des œufs de hareng pouvait aider les personnes atteintes de psoriasis, une maladie de peau chronique. Pendant 26 semaines, 64 patients ont reçu soit cette huile, soit un placebo, sans savoir lequel des deux ils prenaient. Résultat : les personnes ayant pris l'huile de rogue de hareng ont vu leurs symptômes s'améliorer davantage que celles ayant reçu le placebo, notamment chez les patients dont la sévérité initiale était modérée. Cette étude suggère donc un effet bénéfique possible de ce complément alimentaire sur le psoriasis, même si d'autres recherches restent nécessaires pour confirmer ces résultats.
Résumé reformulé :
Cette étude randomisée, en double aveugle et contrôlée par placebo, a évalué l'efficacité et la sécurité d'une supplémentation en huile de rogue de hareng chez 64 patients atteints de psoriasis en plaques, sur une durée de 26 semaines. L'objectif principal était de comparer l'évolution du score PASI, un indice mesurant la sévérité du psoriasis, entre le groupe traité et le groupe placebo. Dans la population en intention de traiter, les chercheurs ont observé une amélioration statistiquement significative du score PASI dans le groupe ayant reçu l'huile de hareng comparé au placebo. L'effet bénéfique semblait particulièrement marqué chez les patients présentant une sévérité initiale modérée (score PASI entre 5,5 et 9,9). Ces résultats appuient l'intérêt potentiel des oméga-3 issus de sources marines spécifiques dans la prise en charge complémentaire du psoriasis, bien que le mécanisme exact reste à approfondir.
Voir l'étude originale →Revue narrative
Les acides gras mono-insaturés à longue chaîne d'origine marine dans l'alimentation et le risque de maladies cardiovasculaires : une mini-revueEurope PMC · 2016-11-22 · Yang ZH, Emma-Okon B, Remaley AT.
Résumé simplifié :
On sait que manger du poisson protège le cœur, notamment grâce aux fameux oméga-3 (EPA et DHA). Mais certains poissons comme la lieu de l'Alaska (pollock), le hareng ou l'orphie contiennent aussi un autre type de graisse appelée acides gras mono-insaturés à longue chaîne, moins étudié. Cette revue fait le point sur ce que l'on sait de leurs effets potentiels sur le cœur et les vaisseaux sanguins. Les auteurs expliquent les mécanismes possibles et passent en revue les quelques études existantes chez l'humain. Bien que prometteuse, cette piste de recherche reste encore peu explorée et nécessite davantage d'études pour confirmer d'éventuels bénéfices.
Résumé reformulé :
Cette mini-revue s'intéresse à une catégorie d'acides gras moins connue que les oméga-3 classiques : les acides gras mono-insaturés à longue chaîne (LCMUFA, comportant plus de 18 atomes de carbone), présents en quantité notable dans certains poissons comme la lieu de l'Alaska (pollock), le hareng ou l'orphie. Alors que les bienfaits cardioprotecteurs des oméga-3 EPA et DHA sont largement documentés, les données sur les LCMUFA restent limitées. Les auteurs synthétisent les connaissances actuelles sur les mécanismes d'action possibles de ces acides gras sur les tissus cibles, ainsi que les résultats d'études épidémiologiques et de petits essais cliniques menés chez l'humain. Ils concluent qu'il s'agit d'un domaine de recherche émergent et prometteur, mais que de nombreuses questions restent en suspens quant à la réelle valeur thérapeutique de ces huiles marines enrichies en LCMUFA pour la prévention des maladies cardiovasculaires.
Voir l'étude originale →Essai contrôlé randomisé • 32 participants
Biodisponibilité des acides gras polyinsaturés oméga-3 à longue chaîne issus d'une huile de rogue de hareng riche en phospholipides, chez des hommes et des femmes ayant des triglycérides légèrement élevésEurope PMC · 2016-03-04 · Cook CM, Hallaråker H, Sæbø PC, Innis SM, Kelley KM, Sanoshy KD, Berger A, Maki KC.
Résumé simplifié :
Cette étude a comparé deux sources d'oméga-3 (EPA, DHA, DPA) chez 32 adultes ayant un taux de triglycérides un peu élevé : une huile de rogue de hareng riche en phospholipides, et une huile de poisson classique riche en triglycérides. Les participants ont pris chaque huile pendant deux semaines, avec une pause entre les deux. Résultat : juste après une prise, les oméga-3 de l'huile de rogue de hareng passaient plus rapidement et plus efficacement dans le sang. Mais après deux semaines de prise quotidienne, les taux d'oméga-3 dans le sang étaient similaires entre les deux huiles, environ trois fois plus élevés qu'au départ dans les deux cas.
Résumé reformulé :
Cet essai randomisé en simple aveugle et en cross-over a évalué la biodisponibilité de l'EPA, du DHA et du DPA issus de deux sources d'oméga-3 chez 32 adultes présentant des triglycérides sanguins modérément élevés (100-399 mg/dL). Les participants ont reçu, dans un ordre aléatoire et séparé par quatre semaines de wash-out, soit une huile de rogue de hareng riche en phospholipides, soit une huile de poisson riche en triglycérides, chacune pendant deux semaines. Après une prise unique, l'absorption d'EPA et de DHA dans la phosphatidylcholine plasmatique était significativement supérieure avec l'huile de rogue de hareng, y compris après ajustement sur les doses ingérées. En revanche, après deux semaines de supplémentation quotidienne, l'augmentation des taux plasmatiques d'EPA+DHA par rapport à l'état initial (environ 2,8 à 3 fois) ne différait pas significativement entre les deux huiles. Ces résultats suggèrent que l'huile de rogue de hareng riche en phospholipides constitue une source d'oméga-3 bien tolérée et bioassimilable, avec une cinétique d'absorption initiale plus rapide, mais un effet global comparable à long terme à celui d'une huile de poisson standard.
Voir l'étude originale →Essai clinique • 2011 participants
Augmentation des niveaux plasmatiques de l'acide gras 16:4(n-3), inducteur de résistance à la chimiothérapie, après consommation de poisson et d'huile de poissonEurope PMC · 2015-06-01 · Daenen LG, Cirkel GA, Houthuijzen JM, Gerrits J, Oosterom I, Roodhart JM, van Tinteren H, Ishihara K, Huitema AD, Verhoeven-Duif NM, Voest EE.
Résumé simplifié :
Des chercheurs ont découvert qu'un acide gras présent dans l'huile de poisson et certains poissons comme le hareng et le maquereau peut réduire l'efficacité de la chimiothérapie chez la souris. Chez des volontaires sains, consommer de l'huile de poisson ou ces poissons a fait grimper fortement le taux de cet acide gras dans le sang, jusqu'à 20 fois plus qu'avant. En revanche, le saumon et le thon en contiennent très peu. Comme de nombreux patients atteints de cancer prennent des compléments d'huile de poisson, les auteurs recommandent, par précaution, d'éviter ces aliments autour des jours de chimiothérapie, en attendant plus de données.
Résumé reformulé :
Cette étude s'intéresse à un acide gras appelé 16:4(n-3), déjà identifié par les chercheurs comme capable d'activer certaines cellules immunitaires et de neutraliser l'effet de la chimiothérapie chez la souris. Les auteurs ont mesuré ce composé dans six huiles de poisson et quatre espèces de poisson, puis ont suivi son apparition dans le sang de volontaires sains après consommation de ces produits. Résultat : toutes les huiles testées, ainsi que le hareng et le maquereau, contenaient des quantités notables de 16:4(n-3), contrairement au saumon et au thon. La dose journalière recommandée d'huile de poisson faisait grimper les taux plasmatiques jusqu'à 20 fois la valeur initiale. Des expériences complémentaires chez la souris ont confirmé qu'une infime quantité d'huile de poisson suffisait à annuler l'effet du cisplatine sur la croissance tumorale. Ces résultats, obtenus chez l'animal et chez des volontaires sains, suggèrent une prudence à adopter chez les patients sous chimiothérapie quant à la consommation de poisson ou d'huile de poisson riches en ce composé.
Voir l'étude originale →Essai clinique • 21 participants
Les phospholipides issus des œufs de hareng améliorent les lipides sanguins et la tolérance au glucose chez de jeunes adultes en bonne santéEurope PMC · 2014-05-17 · Bjørndal B, Strand E, Gjerde J, Bohov P, Svardal A, Diehl BW, Innis SM, Berger A, Berge RK.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé un complément fabriqué à partir d'œufs de hareng, riche en oméga-3 (DHA et EPA) et en phospholipides, chez 21 jeunes adultes en bonne santé. Pendant 14 jours, ils ont pris ce complément, puis les chercheurs ont mesuré leurs graisses sanguines et leur capacité à réguler le sucre dans le sang. Résultats : le taux de « bon cholestérol » (HDL) a augmenté, les triglycérides ont diminué, et la gestion du glucose après un repas sucré s'est améliorée. Ces effets ont disparu quelques semaines après l'arrêt du complément. L'étude suggère que ce produit pourrait avoir des effets bénéfiques sur la santé métabolique, mais elle reste de petite taille et de courte durée.
Résumé reformulé :
Cette étude pilote a évalué les effets d'un supplément de phospholipides extraits d'œufs de hareng (MOPL30, riche en DHA, EPA et choline) chez 21 jeunes adultes en bonne santé, sur une période de 14 jours (2,4 g/j d'EPA+DHA). Les chercheurs ont mesuré divers paramètres sanguins avant, pendant et après la supplémentation, ainsi que la tolérance au glucose via un test oral. Les résultats montrent une diminution des triglycérides et des acides gras libres à jeun, une augmentation du HDL-cholestérol, ainsi qu'une amélioration de la glycémie à certains temps du test de tolérance au glucose, sans que la glycémie à jeun ne change. Le rapport oméga-6/oméga-3 dans le sang a également diminué. La plupart de ces effets sont revenus à leur niveau initial quatre semaines après l'arrêt du complément, à l'exception d'un effet persistant sur les acides gras oméga-6. Ces résultats préliminaires, obtenus sur un petit échantillon, suggèrent un potentiel bénéfice métabolique mais nécessitent confirmation par des études plus larges.
Voir l'étude originale →Essai clinique • 14 participants
Effets aigus des acides gras alimentaires sur la composition en acides gras du lait maternelEurope PMC · 1998-02-01 · Francois CA, Connor SL, Wander RC, Connor WE.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé comment l'alimentation d'une mère qui allaite influence rapidement la composition de son lait. Quatorze femmes ont bu des préparations contenant différentes huiles, dont de l'huile de hareng, de l'huile de menhaden, de tournesol, de colza, de coco ou du beurre de cacao. Les chercheurs ont ensuite analysé leur lait à plusieurs moments. Résultat : les acides gras propres à chaque huile apparaissent dans le lait maternel en seulement 6 heures, avec un pic entre 10 et 24 heures selon l'huile consommée. Certains, comme les oméga-3 du poisson, restent élevés pendant plusieurs jours. Cela montre que ce qu'une mère mange se retrouve très vite dans son lait.
Résumé reformulé :
Cette étude a exploré la rapidité avec laquelle les acides gras alimentaires se retrouvent dans le lait maternel après un repas. Quatorze femmes allaitantes ont consommé six formules test contenant chacune une huile différente : menhaden, hareng, tournesol, colza, coco ou beurre de cacao. Des échantillons de lait ont été prélevés avant le repas puis à intervalles réguliers jusqu'à plusieurs jours après. Les résultats montrent une augmentation significative des acides gras caractéristiques de chaque huile dès 6 heures après ingestion, avec des pics variant de 10 heures (huile de tournesol) à 24 heures (huile de hareng et acide docosahexaénoïque du menhaden). La plupart de ces acides gras restaient élevés pendant 10 à 24 heures, sauf les oméga-3 à longue chaîne (EPA et DHA) qui persistaient respectivement 3 et 2 jours. Ces observations confirment l'hypothèse d'un transfert rapide des acides gras alimentaires, via les chylomicrons sanguins, vers le lait maternel.
Voir l'étude originale →Cet article est fourni à titre informatif et éducatif uniquement. Il ne constitue pas un avis médical, un diagnostic ou une recommandation de traitement, et ne remplace pas la consultation d'un professionnel de santé qualifié.