← Retour à la recherche

Jus de mangue, frais

eaux et autres boissons

Composition :

Études scientifiques (8)

🟢 Haute fiabilité

Revue narrative

Nouvelles perspectives sur le développement et l'évaluation de l'activité biologique des produits de mangue transformés par des technologies émergentes durables

Europe PMC · 2026-05-11 · Domene-Vallero A, Rodríguez-Rodríguez E, Ruiz Del Castillo ML, Blanch GP, Olmedilla-Alonso B, Giménez L, de Ancos B, Sánchez-Moreno C.

Résumé simplifié :

Cette étude s'intéresse aux déchets de la mangue, comme la peau et le noyau, qui sont habituellement jetés lors de la transformation du fruit. Ces parties contiennent en réalité beaucoup de composés intéressants pour la santé : antioxydants, vitamines, fibres et pigments. Les chercheurs passent en revue différentes technologies modernes et écologiques permettant d'extraire ces substances utiles, comme les micro-ondes, les ultrasons ou la haute pression, sans les abîmer. L'objectif est de réutiliser ces sous-produits pour enrichir des jus de fruits ou créer des aliments fonctionnels bénéfiques pour la santé, tout en réduisant le gaspillage alimentaire.

Résumé reformulé :

Cette revue scientifique examine la valorisation des sous-produits de la mangue (peau et noyau), riches en composés phénoliques, caroténoïdes, vitamines et fibres alimentaires, dotés de propriétés antioxydantes, antidiabétiques, anti-inflammatoires et anticancéreuses selon les études existantes. Les auteurs analysent plusieurs techniques d'extraction durables et non conventionnelles — extraction assistée par micro-ondes, ultrasons, fluides supercritiques, champs électriques pulsés ou encore procédés à haute pression — permettant de récupérer ces molécules bioactives tout en limitant leur dégradation. L'article explore notamment leur incorporation dans des formulations de jus afin d'améliorer la valeur nutritionnelle et fonctionnelle des boissons. Cette démarche s'inscrit dans une logique d'économie circulaire, visant à réduire les déchets issus de l'industrie de la mangue tout en répondant à la demande croissante des consommateurs pour des produits sains et à étiquette propre.

Voir l'étude originale →
🟡 Fiabilité modérée

Essai contrôlé randomisé

Effets du contenu calorique et nutritionnel des boissons sur la vidange gastrique chez des volontaires : une étude croisée randomisée

Europe PMC · 2023-11-25 · Ali M, Uslu A, Bodin L, Andersson H, Modiri AR, Frykholm P.

Résumé simplifié :

Des chercheurs ont voulu savoir si la composition d'une boisson (calories, matières grasses) influence la vitesse à laquelle l'estomac se vide. Seize volontaires en bonne santé ont bu, à des moments différents, quatre boissons : une boisson à l'avoine riche en gras, un jus de mangue, une boisson à l'avoine allégée, et un jus de cassis. Grâce à des échographies de l'estomac, les scientifiques ont mesuré le temps nécessaire pour digérer chaque boisson. Résultat : plus une boisson est calorique et riche en graisses, plus elle reste longtemps dans l'estomac. Le jus de mangue, plus calorique, mettait ainsi plus de temps à être digéré que le jus de cassis, moins calorique.

Résumé reformulé :

Cette étude croisée randomisée a examiné comment le contenu calorique et nutritionnel de différentes boissons influence la vidange gastrique. Seize adultes en bonne santé (huit femmes, huit hommes) ont consommé successivement quatre boissons aux profils variés : une boisson à l'avoine à 3% de matières grasses (310 kcal), un jus de mangue (310 kcal), une boisson à l'avoine à 0,5% de matières grasses (185 kcal) et un jus de cassis (175 kcal), avec suivi échographique gastrique pendant 4 heures. Les temps moyens de vidange gastrique variaient significativement : 89 minutes pour le cassis, 127 pour l'avoine allégée, 135 pour le jus de mangue et 152 pour l'avoine grasse. Le jus de mangue et l'avoine à 3% de gras présentaient des vidanges plus lentes et des volumes gastriques plus élevés à une heure que le jus de cassis. Ces résultats confirment que la densité calorique et la composition nutritionnelle, plus que la simple nature liquide de l'aliment, déterminent la vitesse de vidange gastrique.

Voir l'étude originale →
🟢 Haute fiabilité

Méta-analyse • 7 participants

Revue systématique et méta-analyse : effets des aliments, boissons et régimes alimentaires sur la constipation chronique chez l'adulte

Europe PMC · 2023-10-31 · Van Der Schoot A, Katsirma Z, Whelan K, Dimidi E.

Résumé simplifié :

Cette grande étude a rassemblé les résultats de 23 recherches pour savoir quels aliments ou boissons aident vraiment contre la constipation chronique chez l'adulte. Parmi les éléments testés figure le jus de pruneau, mais aussi les kiwis, le pain de seigle, l'eau riche en minéraux, les figues ou encore le son d'avoine. Les résultats montrent surtout que les fruits, en particulier le kiwi, augmentent la fréquence des selles plus efficacement qu'un traitement classique à base de psyllium. Le pain de seigle et l'eau riche en minéraux montrent aussi des effets positifs. Cependant, les données sur le jus de pruneau restent trop limitées pour tirer une conclusion claire à son sujet.

Résumé reformulé :

Cette méta-analyse a compilé 23 études (dont 17 essais randomisés) portant sur l'effet de divers aliments, boissons et régimes sur la constipation chronique chez l'adulte, totalisant environ 1714 participants. Le jus de pruneau fait partie des interventions examinées, mais n'a été évalué que dans une seule étude incluse, ce qui limite la robustesse des conclusions le concernant spécifiquement. En revanche, les auteurs rapportent que les fruits en général, et le kiwi en particulier, augmentent significativement la fréquence des selles par rapport au psyllium (+0,36 selle par semaine). Le pain de seigle améliore aussi la fréquence des selles comparé au pain blanc, et l'eau à forte minéralisation se montre plus efficace que l'eau faiblement minéralisée pour améliorer la réponse au traitement. Les auteurs soulignent malgré tout un manque global de preuves solides sur l'alimentation dans la prise en charge de la constipation, appelant à davantage d'essais cliniques rigoureux.

Voir l'étude originale →
🟡 Fiabilité modérée

Essai contrôlé randomisé

Un sous-produit de jus de mangue (Mangifera indica L.) réduit les symptômes d'infections gastro-intestinales et respiratoires hautes chez les enfants

Europe PMC · 2020-06-26 · Anaya-Loyola MA, García-Marín G, García-Gutiérrez DG, Castaño-Tostado E, Reynoso-Camacho R, López-Ramos JE, Enciso-Moreno JA, Pérez-Ramírez IF.

Résumé simplifié :

Des chercheurs ont testé une boisson à base de résidus de jus de mangue chez des enfants de 6 à 8 ans, pendant deux mois. Comparée à une eau aromatisée sans effet particulier, cette boisson a permis de réduire certains troubles digestifs comme les ballonnements, ainsi que des symptômes respiratoires comme le nez qui coule, les éternuements ou la gorge qui gratte. Les chercheurs ont aussi observé des changements dans le sang des enfants, suggérant que cette boisson agit sur le système immunitaire. Cela laisse penser que les résidus de mangue, souvent jetés lors de la fabrication du jus, pourraient avoir un intérêt pour prévenir certaines infections courantes chez les enfants d'âge scolaire.

Résumé reformulé :

Cette étude randomisée, en double aveugle, a comparé chez des enfants de 6 à 8 ans les effets d'une eau aromatisée (groupe témoin) à ceux d'une boisson enrichie en sous-produit de jus de mangue, riche en fibres et en polyphénols (mangiférine, acides gallique et ellagique), consommée pendant deux mois. Les résultats montrent une diminution significative des symptômes gastro-intestinaux (flatulences, inflammation abdominale) et des troubles respiratoires hauts (mucus, nez et gorge irrités, éternuements) dans le groupe recevant la boisson à base de mangue. Ces effets étaient associés à des variations de plusieurs marqueurs immunitaires sanguins, notamment une hausse de PAI-1 et des protéines MIP-1a/1b, et une baisse des IgG, de la MIF et de l'ostéopontine. Les auteurs suggèrent que ce sous-produit de mangue posséderait des propriétés immunomodulatrices pouvant contribuer à prévenir certaines infections courantes chez l'enfant, bien que les mécanismes exacts restent à approfondir.

Voir l'étude originale →
🟡 Fiabilité modérée

Essai clinique

L'extraction des nutriments réduit la réponse glycémique postprandiale des fruits chez les adultes obèses comme chez les adultes de poids normal

Europe PMC · 2020-03-14 · Alkutbe R, Redfern K, Jarvis M, Rees G.

Résumé simplifié :

Boire un jus de fruits fabriqué par une méthode qui conserve les fibres pourrait être meilleur pour la glycémie que de manger le fruit entier. Des chercheurs ont testé des mélanges de framboise-mangue et de fruit de la passion-mangue chez des adultes obèses et des adultes de poids normal. Résultat : ce jus, préparé par « extraction de nutriments » (un procédé qui garde les fibres), fait moins grimper le taux de sucre dans le sang que les mêmes fruits mangés entiers. Cet effet a été observé dans les deux groupes de participants. Cela suggère qu'il existe des façons de consommer plus de fruits, même sous forme liquide, sans provoquer un pic de glycémie important.

Résumé reformulé :

Cette étude s'intéresse à l'impact glycémique des jus de fruits obtenus par un procédé dit d'extraction de nutriments, qui conserve les fibres, comparé à la consommation des fruits entiers. Alors que les jus de fruits classiques sont associés à un risque accru de diabète de type 2, probablement lié à l'hyperglycémie qu'ils provoquent, les auteurs ont testé si cette méthode alternative réduisait l'index glycémique (IG) chez des adultes obèses, en complément d'une étude précédente menée chez des personnes de poids normal. Les résultats montrent une baisse significative de l'IG avec les mélanges framboise-mangue et fruit de la passion-mangue préparés par extraction de nutriments, comparativement aux fruits entiers, aussi bien chez les participants obèses que chez ceux de poids normal. Ces observations, bien que préliminaires, ouvrent la voie à des recherches complémentaires sur ce procédé comme moyen d'augmenter la consommation de fruits sans induire de pics glycémiques importants.

Voir l'étude originale →
🟠 Préliminaire

Essai contrôlé randomisé • 12 participants

La transformation de la mangue 'Ataulfo' en jus préserve la biodisponibilité et la capacité antioxydante de ses composés phénoliques

Europe PMC · 2017-09-29 · Quirós-Sauceda AE, Chen CO, Blumberg JB, Astiazaran-Garcia H, Wall-Medrano A, González-Aguilar GA.

Résumé simplifié :

Des chercheurs ont voulu savoir si transformer la mangue en jus modifie la capacité de l'organisme à absorber ses composés bénéfiques, appelés phénoliques. Douze hommes en bonne santé ont mangé soit de la mangue fraîche, soit son jus, puis leur sang et leurs urines ont été analysés pendant 24 heures. Résultat : ces composés sont bien absorbés dans les deux cas, mais pas exactement de la même façon. La mangue entière favorise l'absorption d'un composé appelé acide protocatéchuique, tandis que le jus favorise celle de l'acide chlorogénique. Autrement dit, transformer la mangue en jus ne détruit pas ses bienfaits potentiels, et pourrait même en améliorer certains aspects.

Résumé reformulé :

Cet essai clinique croisé et randomisé, mené sur douze hommes en bonne santé, a comparé l'effet de la matrice alimentaire (chair fraîche versus jus) de la mangue 'Ataulfo' sur la biodisponibilité de ses composés phénoliques. Après consommation, des prélèvements sanguins (sur six heures) et urinaires (sur 24 heures) ont permis d'identifier cinq composés phénoliques dans le plasma et six dans l'urine, ainsi qu'un métabolite microbien (le pyrogallol), révélant une métabolisation colique. La concentration plasmatique maximale était atteinte entre 2 et 4 heures, tandis que l'excrétion urinaire culminait entre 8 et 24 heures. La chair de mangue favorisait davantage l'absorption de l'acide protocatéchuique (49 %), alors que le jus augmentait celle de l'acide chlorogénique (62 %). Ces résultats suggèrent que le processus de transformation en jus ne dégrade pas la biodisponibilité ni le potentiel antioxydant des composés phénoliques de la mangue, et pourrait même les favoriser selon les composés considérés.

Voir l'étude originale →
🟠 Préliminaire

Essai contrôlé randomisé

Niveaux systémiques de caroténoïdes provenant de mangues et papayes consommées sous trois formes (jus, tranches fraîches et séchées)

Europe PMC · 2007-07-18 · Gouado I, Schweigert FJ, Ejoh RA, Tchouanguep MF, Camp JV.

Résumé simplifié :

Cette étude camerounaise a testé comment le corps absorbe les vitamines et pigments bénéfiques (caroténoïdes) contenus dans la mangue et la papaye, selon qu'on les consomme en jus, en fruit frais ou séché. Quatorze volontaires en bonne santé ont mangé l'un de ces fruits sous une des trois formes, puis des prises de sang ont mesuré l'évolution des caroténoïdes et de la vitamine A dans leur organisme. Résultat : les trois formes augmentent le taux de vitamine A dans le sang, mais le jus et le fruit frais sont mieux absorbés que le fruit séché. Cela suggère que varier les formes de consommation de ces fruits pourrait aider à lutter contre les carences en vitamine A.

Résumé reformulé :

Cette étude a évalué la biodisponibilité des caroténoïdes de la mangue et de la papaye selon leur mode de consommation (jus, fruit frais, fruit séché) chez deux groupes de sept volontaires sains au Cameroun, où la carence en vitamine A reste un problème de santé publique. Après un repas test contenant l'une des trois formes de fruit, des échantillons sanguins ont été prélevés à jeun puis 4 et 8 heures après, afin de doser par HPLC les caroténoïdes (lutéine, alpha-carotène, bêta-carotène notamment) et le rétinol sérique. Le lycopène et la cryptoxanthine, pourtant majoritaires dans la papaye, se sont retrouvés en faibles quantités dans les chylomicrons sanguins. Les trois formes de consommation ont entraîné une hausse du rétinol sérique, mais la comparaison entre elles montre que le jus et le fruit frais offrent une meilleure biodisponibilité que le fruit séché. Les auteurs suggèrent qu'associer ces différentes formes tout au long de l'année pourrait contribuer à améliorer le statut en vitamine A des populations concernées.

Voir l'étude originale →
🟡 Fiabilité modérée

Essai contrôlé randomisé • 45 participants

La consommation de jus enrichi en extrait d'origan augmente nettement l'excrétion d'acides phénoliques mais n'a pas d'effet à court ou long terme sur la peroxydation lipidique chez des hommes sains non-fumeurs

Europe PMC · 2006-08-01 · Nurmi A, Mursu J, Nurmi T, Nyyssönen K, Alfthan G, Hiltunen R, Kaikkonen J, Salonen JT, Voutilainen S.

Résumé simplifié :

Des chercheurs ont testé si un extrait d'origan, connu pour ses propriétés antioxydantes en laboratoire, pouvait aussi être bénéfique chez l'humain. Pendant quatre semaines, 45 hommes en bonne santé ont bu chaque jour un jus de mangue-orange, soit nature (placebo), soit enrichi avec une dose faible ou une dose élevée d'extrait d'origan. Les composés de l'origan étaient bien absorbés et éliminés dans les urines, surtout à forte dose. Cependant, cela n'a entraîné aucun changement notable sur le cholestérol sanguin ni sur les marqueurs du stress oxydatif dans le corps. Autrement dit, boire ce jus enrichi semble sûr, mais ne semble pas offrir de bénéfice mesurable pour la santé cardiovasculaire dans ce contexte.

Résumé reformulé :

Cette étude randomisée en double aveugle a évalué la biodisponibilité et les effets physiologiques d'un extrait d'origan (Origanum vulgare) chez 45 hommes sains non-fumeurs, sur une durée de quatre semaines. Les participants consommaient quotidiennement un jus de mangue-orange, servant de support d'administration, soit sans additif (groupe placebo), soit enrichi avec 300 mg ou 600 mg de composés phénoliques issus de l'extrait d'origan. Les résultats montrent une nette augmentation de l'excrétion urinaire d'acides phénoliques dans le groupe recevant la dose la plus élevée, confirmant une bonne absorption des composés actifs de l'origan par l'organisme. En revanche, aucune différence significative n'a été observée entre les groupes concernant les paramètres de sécurité, les lipides sanguins ou les biomarqueurs de peroxydation lipidique. Ces données suggèrent que, malgré une absorption effective, la supplémentation en extrait d'origan via ce type de jus n'apporte pas de bénéfice antioxydant mesurable dans ces conditions expérimentales chez l'humain.

Voir l'étude originale →

Cet article est fourni à titre informatif et éducatif uniquement. Il ne constitue pas un avis médical, un diagnostic ou une recommandation de traitement, et ne remplace pas la consultation d'un professionnel de santé qualifié.

Ce site utilise des cookies de mesure d'audience (Google Analytics) pour comprendre comment il est utilisé. En savoir plus