Jus de pamplemousse (variété locale), pur jus, prélevé à la Martinique
fruits, légumes, légumineuses et oléagineux
- lipides g : 0.19
- proteines g : 0.42
- vitamine c mg : 35.6
Études scientifiques (10)
Revue narrative • 4 participants
Distinguer la fonction du cytochrome P450 3A4 intestinal et hépatique : sondes médicamenteuses, biomarqueurs et biopsies tissulairesEurope PMC · 2026-02-01 · Rodrigues D.
Résumé simplifié :
Notre corps possède une enzyme appelée CYP3A4, qui aide à éliminer de nombreux médicaments, à la fois dans l'intestin et dans le foie. Cette enzyme varie selon l'âge, le sexe, le poids ou certaines maladies, et elle est souvent impliquée dans les interactions médicamenteuses. Les chercheurs ont testé plusieurs méthodes pour savoir si cette enzyme fonctionne surtout dans l'intestin ou dans le foie : prises de sang, biopsies, tests avec des médicaments spécifiques, et même le jus de pamplemousse, connu pour bloquer sélectivement cette enzyme au niveau intestinal. L'étude fait le bilan de ces différentes techniques et de leur fiabilité.
Résumé reformulé :
Cette revue narrative examine les différentes approches scientifiques permettant de distinguer l'activité du cytochrome P450 3A4 (CYP3A4) dans l'intestin de celle observée dans le foie, une enzyme clé du métabolisme des médicaments influencée par l'âge, le sexe, le poids, la grossesse ou certaines pathologies. Parmi les méthodes recensées figurent les biopsies tissulaires, les biopsies liquides plasmatiques, les études pharmacocinétiques avec des sondes intraveineuses ou orales (comme le midazolam), certains biomarqueurs urinaires ou plasmatiques, ainsi que l'utilisation du jus de pamplemousse comme inhibiteur sélectif du CYP3A4 intestinal. Les auteurs constatent un consensus scientifique sur certaines méthodes (comme le midazolam intraveineux pour l'activité hépatique), mais soulignent aussi des résultats contrastés concernant certains biomarqueurs, ainsi que des difficultés à comparer les résultats entre individus en raison de facteurs génétiques, du sexe ou du poids corporel.
Voir l'étude originale →Essai contrôlé randomisé
Évaluation de la contribution du CYP3A intestinal aux interactions médicamenteuses avec le tacrolimus à libération prolongée (LCPT) via le jus de pamplemousseEurope PMC · 2026-01-01 · Alabi A, Kerr JS, Shah M, Khan A, Ma JD, Suhandynata RT, Momper JD, Tsunoda SM.
Résumé simplifié :
Le jus de pamplemousse est connu pour perturber l'absorption de certains médicaments dans l'intestin. Cette étude a testé son effet sur une forme à libération prolongée d'un médicament immunosuppresseur, le tacrolimus, utilisé chez les patients greffés du rein. Onze patients ont bu soit du jus de pamplemousse, soit de l'eau, à des moments différents, puis les chercheurs ont mesuré la quantité de médicament présente dans leur sang. Résultat : le jus de pamplemousse augmentait bien la quantité de médicament absorbée, mais de façon moins marquée qu'avec les formes classiques de ce traitement. Cela suggère que cette nouvelle formulation à libération prolongée pourrait être un peu moins sensible à ce type d'interaction alimentaire.
Résumé reformulé :
Cette étude clinique croisée et randomisée a évalué chez onze patients greffés du rein l'impact du jus de pamplemousse sur la pharmacocinétique du tacrolimus à libération prolongée (LCPT), un immunosuppresseur métabolisé par l'enzyme intestinale CYP3A. Après consommation de jus de pamplemousse ou d'eau lors de visites séparées par une période de sevrage, les concentrations sanguines de tacrolimus ont été mesurées. L'exposition globale au médicament (AUC) était augmentée de 28 % et la concentration maximale (Cmax) de 73 % avec le jus de pamplemousse comparé à l'eau. Bien que cette interaction reste cliniquement significative, son ampleur apparaît inférieure à celle rapportée avec les formulations à libération immédiate du tacrolimus, suggérant que le profil d'absorption prolongée de cette nouvelle formulation pourrait modérer la susceptibilité aux interactions médicamenteuses au niveau intestinal.
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Facteurs nutritionnels et risque d'arythmie dans le syndrome du QT long : une revue narrative des données mécanistiques et cliniquesEurope PMC · 2025-09-22 · Mazzanti A, Floriano M, Kukavica D, Trancuccio A, Priori SG.
Résumé simplifié :
Le syndrome du QT long est une maladie cardiaque génétique rare qui augmente le risque de troubles graves du rythme cardiaque. Cette étude fait le point sur la façon dont certains aliments et compléments, comme le jus de pamplemousse, la réglisse, les boissons énergisantes ou certains médicaments sans ordonnance, peuvent influencer ce risque chez les personnes concernées. Le jus de pamplemousse est connu pour modifier la façon dont le corps élimine certains médicaments, ce qui peut aggraver le risque de rythme cardiaque anormal. Les auteurs proposent aussi des conseils alimentaires adaptés selon la forme génétique du syndrome, pour aider les patients et les médecins à mieux gérer la maladie au quotidien.
Résumé reformulé :
Cette revue narrative synthétise les connaissances mécanistiques et cliniques sur l'influence de certains facteurs alimentaires et compléments sur le risque arythmique chez les patients atteints du syndrome du QT long, une channelopathie cardiaque génétique. Parmi les éléments étudiés figure le jus de pamplemousse, connu pour son interaction avec les enzymes hépatiques du métabolisme médicamenteux (notamment le CYP3A4), ce qui peut modifier l'exposition à certains traitements et potentiellement prolonger la repolarisation ventriculaire. D'autres substances sont également abordées, comme la réglisse, les boissons énergisantes et divers produits en vente libre, ainsi que les interactions gène-nutriment affectant les canaux ioniques et l'équilibre électrolytique. La seconde partie de la revue propose des recommandations spécifiques selon le génotype, notamment pour la supplémentation en potassium et la gestion nutritionnelle de formes rares comme les syndromes d'Andersen-Tawil et de Timothy, dans une perspective d'aide à la décision clinique.
Voir l'étude originale →Revue narrative
Interactions pharmacocinétiques et pharmacodynamiques entre aliments ou produits à base de plantes et anticoagulants oraux : revue des preuves, recommandations pratiques et lacunes des connaissancesEurope PMC · 2024-09-17 · Talasaz AH, McGonagle B, HajiQasemi M, Ghelichkhan ZA, Sadeghipour P, Rashedi S, Cuker A, Lech T, Goldhaber SZ, Jennings DL, Piazza G, Bikdeli B.
Résumé simplifié :
Cette étude examine comment certains aliments ou plantes peuvent interférer avec les médicaments anticoagulants (comme la warfarine). Les chercheurs ont passé en revue les études disponibles, même si peu sont de haute qualité. Ils concluent que le jus de canneberge (jusqu'à 240 mL par jour) semble sans danger, que les légumes verts riches en vitamine K peuvent réduire l'efficacité du traitement s'ils ne sont pas consommés de façon régulière, que le gingembre et la mangue peuvent au contraire renforcer l'effet du médicament, et que le millepertuis diminue son efficacité. Concernant le jus de pamplemousse, une consommation inférieure à 240 mL par jour ne semble pas poser de problème d'interaction.
Résumé reformulé :
Cette revue systématique s'est penchée sur les interactions entre anticoagulants oraux, notamment les antagonistes de la vitamine K comme la warfarine, et divers aliments ou produits à base de plantes. Faute d'essais randomisés suffisamment nombreux et robustes, les auteurs ont aussi analysé des études de cohorte, des séries de cas et des rapports de cas. Les données disponibles, bien que limitées et parfois contradictoires, suggèrent que le jus de canneberge (jusqu'à 240 mL/jour, voire davantage) est probablement sans danger, tandis qu'une consommation élevée et irrégulière de légumes verts riches en vitamine K peut réduire l'efficacité de la warfarine. Le gingembre et la mangue en quantité pourraient au contraire potentialiser l'effet anticoagulant, et le millepertuis le diminuer. Concernant le jus de pamplemousse, les auteurs estiment qu'une consommation inférieure à 240 mL par jour n'entraîne probablement pas d'interaction cliniquement significative avec ces traitements. Les auteurs appellent à des études de plus grande envergure pour confirmer ces observations préliminaires.
Voir l'étude originale →Revue narrative
Interactions entre le jus de pamplemousse et les médicaments psychotropes : une mise à jour de la littérature et une série de cas originaleEurope PMC · 2024-05-09 · Siwek M, Krupa AJ, Woroń J.
Résumé simplifié :
Le jus de pamplemousse peut modifier la façon dont certains médicaments sont absorbés et éliminés par le corps, notamment les médicaments utilisés en psychiatrie comme les antidépresseurs ou les anxiolytiques. Cela se produit car ce jus bloque certaines enzymes du foie et des transporteurs qui régulent normalement le passage des médicaments dans le sang. Les auteurs ont analysé les études existantes sur le sujet et ont aussi observé neuf patients concernés par ce type d'interaction. Ils concluent que ce phénomène est réel mais complexe, et qu'il faudrait encore mieux comprendre ses conséquences concrètes sur l'efficacité et la sécurité des traitements dans la vie quotidienne.
Résumé reformulé :
Cette revue de littérature s'intéresse aux interactions entre le jus de pamplemousse et les médicaments psychotropes, un sujet important en psychiatrie clinique puisque de nombreux traitements sont métabolisés par des enzymes du foie (cytochromes P450) et transportés par des protéines comme la P-glycoprotéine. Les auteurs ont compilé les données précliniques et cliniques disponibles jusqu'en février 2024, en insistant sur le rôle central de l'enzyme CYP3A4 dans la majorité des interactions rapportées. Toutefois, certains cas montrent que d'autres mécanismes, comme d'autres isoformes du cytochrome P450 ou des transporteurs membranaires, peuvent aussi être impliqués. Une série inédite de neuf patients est présentée en complément. Les auteurs soulignent la nécessité d'études en conditions réelles, prenant en compte non seulement la pharmacocinétique mais aussi l'efficacité clinique et la sécurité des traitements psychiatriques concernés.
Voir l'étude originale →Essai clinique • 11 participants
Biodisponibilité des composés bioactifs d'un jus de pamplemousse reconstitué selon le procédé d'obtentionEurope PMC · 2023-03-23 · Camacho MDM, Martínez-Lahuerta JJ, García-Martínez E, Igual M, Martínez-Navarrete N.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé si des jus de pamplemousse fabriqués à partir de poudre de fruit (obtenue par deux méthodes de séchage différentes) apportent des bénéfices une fois digérés par le corps. Onze volontaires ont bu ces jus, et les chercheurs ont mesuré dans leur sang le taux de vitamine C, de naringénine (un antioxydant du pamplemousse) et la capacité antioxydante globale, avant et après consommation. Les deux méthodes de fabrication du jus ont donné des résultats similaires. Après consommation, on observe une hausse modérée de vitamine C et une hausse plus marquée de naringénine et de la capacité antioxydante dans le sang, montrant que ces composés sont bien absorbés par l'organisme.
Résumé reformulé :
Cette étude clinique a évalué la biodisponibilité de composés bioactifs (vitamine C et naringénine) contenus dans du jus de pamplemousse reconstitué à partir de poudre de fruit, obtenue soit par lyophilisation de la purée, soit par séchage par atomisation du jus liquéfié. Onze participants ont consommé les deux types de jus, et leurs taux sanguins de vitamine C, de naringénine et leur capacité antioxydante (RSA) ont été mesurés avant et après ingestion. Aucune différence significative n'a été observée entre les deux procédés de fabrication ni entre les participants. En moyenne, la consommation de jus a entraîné une augmentation relative de 12% pour la vitamine C, 28% pour la naringénine et 26% pour la capacité antioxydante sérique. Seule la vitamine C présentait une corrélation positive significative avec cette capacité antioxydante. La biodisponibilité moyenne de la vitamine C a été estimée à 1,529 ± 0,002 mg par litre de sérum pour 100 mg ingérés.
Voir l'étude originale →Revue narrative
Tendances actuelles et futures de la composition, des bienfaits pour la santé, de la production de jus et de la gestion des déchets du pamplemousse multifonctionnel Citrus × paradisi : une revue complète pour maximiser sa valeurEurope PMC · 2020-10-15 · Khalil MNA, Farghal HH, Farag MA.
Résumé simplifié :
Cette étude fait le point sur tout ce qu'on sait sur le pamplemousse : sa composition chimique, son goût unique, ses effets sur la santé et la façon dont son jus est fabriqué. Les auteurs expliquent que certains composés du pamplemousse, comme les flavanones et les furanocoumarines, peuvent modifier la façon dont le corps assimile certains médicaments, ce qui est important à connaître. L'étude aborde aussi comment les déchets du pamplemousse, comme la peau et les résidus, peuvent être réutilisés utilement, par exemple en cosmétique, en aromathérapie ou pour produire du bioéthanol. C'est une synthèse pour mieux comprendre ce fruit sous toutes ses facettes.
Résumé reformulé :
Cette revue scientifique dresse un panorama complet du pamplemousse (Citrus × paradisi), en couvrant sa composition biochimique complexe, responsable de son goût et de son arôme distinctifs (notamment le limonène, la nootkatone et les composés soufrés), ainsi que ses effets biologiques potentiels. Les auteurs soulignent l'importance des flavanones, furanocoumarines et limonoïdes dans les interactions bien documentées entre le jus de pamplemousse et certains médicaments, en affectant leur métabolisme et leur excrétion. La revue examine également les procédés de transformation du jus et leur impact sur la qualité finale, ainsi que les diverses voies de valorisation des sous-produits du fruit (peau, huile essentielle, pectine) à des fins industrielles, cosmétiques ou énergétiques. L'objectif est de fournir une vue d'ensemble actualisée exploitant pleinement le potentiel de ce fruit aux multiples usages.
Voir l'étude originale →Essai contrôlé randomisé • 11 participants
Le jus de pamplemousse renforce les effets du jus de betterave riche en nitrate sur la baisse de la pression artérielle systoliqueEurope PMC · 2020-07-09 · O'Gallagher K, Borg Cardona S, Hill C, Al-Saedi A, Shahed F, Floyd CN, McNeill K, Mills CE, Webb AJ.
Résumé simplifié :
Des chercheurs ont testé si le jus de pamplemousse pouvait renforcer les effets du jus de betterave, connu pour faire baisser la tension artérielle grâce à sa teneur en nitrate. Onze volontaires en bonne santé ont bu du jus de betterave associé soit à du jus de pamplemousse, soit à de l'eau. Résultat surprenant : la combinaison betterave-pamplemousse a mieux réduit la tension artérielle, même si le taux de nitrite dans le sang était plus bas que prévu. Cela suggère que le mécanisme est plus complexe qu'on ne le pensait, et ouvre des pistes intéressantes pour mieux utiliser l'alimentation contre l'hypertension.
Résumé reformulé :
Cette étude croisée, randomisée et contrôlée contre placebo a été menée chez 11 volontaires sains afin de vérifier si le jus de pamplemousse, contenant un inhibiteur de l'enzyme CYP3A4, pouvait potentialiser l'effet hypotenseur du jus de betterave riche en nitrate. Les participants ont reçu à trois reprises une dose de jus de betterave associée soit à du jus de pamplemousse, soit à de l'eau, ou un placebo de betterave avec du jus de pamplemousse. L'association betterave-pamplemousse a entraîné une baisse plus marquée de la pression artérielle systolique et de la pression différentielle par rapport à l'association betterave-eau. Contrairement à l'hypothèse initiale, cette amélioration s'est accompagnée d'une diminution du nitrite plasmatique et salivaire, suggérant l'intervention de mécanismes plus complexes que la seule voie nitrate-nitrite-oxyde nitrique. Ces résultats ouvrent des perspectives pour optimiser les stratégies nutritionnelles ciblant l'hypertension systolique isolée.
Voir l'étude originale →Essai contrôlé randomisé • 10 participants
Le jus de pamplemousse allonge l'intervalle QT chez des volontaires sains et chez des patients atteints du syndrome du QT longEurope PMC · 2019-05-08 · Chorin E, Hochstadt A, Granot Y, Khoury S, Schwartz AL, Margolis G, Barashi R, Viskin D, Ghantous E, Schnapper M, Mekori T, Fourey D, Guevara-Valdivia ME, Marquez MF, Zeltzer D, Rosso R, Viskin S.
Résumé simplifié :
Cette étude s'est intéressée à l'effet du jus de pamplemousse sur le cœur, en mesurant un paramètre appelé intervalle QT à l'aide d'un électrocardiogramme. Trente personnes en bonne santé et dix patients ayant une maladie cardiaque héréditaire (syndrome du QT long) ont bu deux litres de jus de pamplemousse. Résultat : le jus a légèrement allongé cet intervalle QT chez les volontaires sains, avec un effet comparable à celui d'un médicament connu pour cela. Chez les femmes et surtout chez les patients déjà atteints du syndrome du QT long, l'effet était encore plus marqué. Un QT trop long peut favoriser des troubles du rythme cardiaque, donc ces résultats invitent à la prudence chez les personnes à risque.
Résumé reformulé :
Cette étude clinique randomisée en cross-over a évalué l'impact du jus de pamplemousse sur l'intervalle QTc, un marqueur électrocardiographique associé au risque de troubles du rythme cardiaque. Trente volontaires sains ont consommé deux litres de jus de pamplemousse ou reçu de la moxifloxacine, un médicament de référence connu pour allonger le QT, tandis que dix patients porteurs du syndrome du QT long congénital n'ont testé que le jus. Les mesures ECG ont montré un allongement net du QTc de 14 ms en moyenne chez les volontaires sains après consommation de jus, un effet comparable à celui de la moxifloxacine. Cet allongement s'est révélé plus prononcé chez les femmes et particulièrement marqué chez les patients atteints du syndrome du QT long, avec une augmentation moyenne de 21,8 ms. Les auteurs concluent que le jus de pamplemousse, aux doses testées, peut significativement prolonger l'intervalle QT, ce qui soulève des questions de sécurité chez les personnes prédisposées aux arythmies.
Voir l'étude originale →Essai contrôlé randomisé • 12 participants
Effet de la consommation d'un jus de pamplemousse hybride pauvre en furanocoumarines sur la pharmacocinétique du midazolamEurope PMC · 2016-09-06 · Kawaguchi-Suzuki M, Nasiri-Kenari N, Shuster J, Gmitter FG, Cancalon P, de Oliveria F, Kight J, Handberg EM, Pepine CJ, Frye RF, Cooper-DeHoff RM.
Résumé simplifié :
Le jus de pamplemousse classique contient des substances, les furanocoumarines, qui perturbent une enzyme du foie (CYP3A) chargée d'éliminer certains médicaments, ce qui peut augmenter leurs effets ou leur toxicité. Des chercheurs ont testé un jus de pamplemousse hybride spécialement conçu pour contenir très peu de ces substances. Douze volontaires en bonne santé ont bu soit de l'eau, soit du jus classique, soit ce jus hybride, avant de prendre du midazolam, un médicament utilisé pour mesurer l'activité de cette enzyme. Résultat : contrairement au jus classique qui augmentait nettement la quantité de médicament dans le sang, le jus hybride n'avait pratiquement aucun effet, suggérant qu'il pourrait être consommé sans risque d'interaction avec certains médicaments.
Résumé reformulé :
Cette étude clinique croisée, randomisée et en double aveugle, a comparé chez douze volontaires sains l'effet de trois boissons — eau, jus de pamplemousse classique et jus de pamplemousse hybride pauvre en furanocoumarines — sur la pharmacocinétique du midazolam, utilisé comme marqueur de l'activité du CYP3A, une enzyme hépatique impliquée dans le métabolisme de nombreux médicaments. Le jus classique a augmenté significativement l'exposition au midazolam (ratio des aires sous la courbe de 122 % par rapport à l'eau), confirmant une inhibition enzymatique. En revanche, le jus hybride est resté dans la plage de bioéquivalence (80-125 %), indiquant une absence d'interaction cliniquement pertinente. Une revue systématique des données antérieures montre par ailleurs que l'ampleur de cette interaction varie fortement selon les études, probablement en raison de différences entre les cohortes et de la teneur variable en furanocoumarines des jus testés.
Voir l'étude originale →Cet article est fourni à titre informatif et éducatif uniquement. Il ne constitue pas un avis médical, un diagnostic ou une recommandation de traitement, et ne remplace pas la consultation d'un professionnel de santé qualifié.