Lait de grand mélange, en vrac
produits laitiers
- kcal : 64.4
- sel g : 0.12
- fer mg : 0.05
- fibres g : 0
- lipides g : 3.66
- sodium mg : 49
- calcium mg : 119
- glucides g : 4.65
- proteines g : 3.21
- ag satures g : 2.28
- magnesium mg : 13
- omega3 dha g : 0
- omega3 epa g : 0
- potassium mg : 151
- vitamine c mg : 1.5
- vitamine b9 ug : 5
- vitamine b12 ug : 0.36
Études scientifiques (3)
Europe PMC · 2023-03-14 · da Fonseca FM, Sato AP, Becker APBB, da Paz Augusto Pinto GO, de Souza GS, Perotta JH, de Barros Filho IR, Rodriguez MC, Locatelli-Dittrich R.
Résumé simplifié :
Des chercheurs ont analysé le sang et le lait de 106 vaches laitières au Brésil pour savoir si le parasite responsable de la toxoplasmose pouvait se retrouver dans le lait. Ils ont trouvé des traces de l'ADN de ce parasite dans environ 3 % des échantillons de lait, alors que ces vaches n'avaient pas encore développé d'anticorps dans leur sang, ce qui suggère une infection récente. Cette découverte soulève une question importante : le lait cru pourrait-il être une source de contamination pour les personnes qui le consomment sans le faire bouillir ou pasteuriser ? Toutefois, la présence d'ADN ne prouve pas que le parasite est encore vivant ou capable d'infecter quelqu'un. Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour confirmer ce risque.
Résumé reformulé :
Cette étude brésilienne a examiné la présence de Toxoplasma gondii, parasite responsable de la toxoplasmose, dans le lait de 106 vaches laitières issues de six exploitations du sud du Brésil. Les chercheurs ont combiné des tests sérologiques (recherche d'anticorps IgG) et une PCR ciblant l'ADN du parasite dans le lait. Résultat : 14,1 % des vaches présentaient des anticorps anti-T. gondii, tandis que l'ADN du parasite a été détecté dans 2,8 % des échantillons de lait, confirmé par séquençage génétique. Fait notable, les vaches positives à la PCR étaient toutes séronégatives, ce qui laisse penser qu'une excrétion du parasite dans le lait pourrait survenir lors de la phase aiguë de l'infection, avant l'apparition des anticorps. Ces résultats indiquent que le lait cru pourrait théoriquement constituer une voie de transmission du parasite à l'humain, bien que la détection d'ADN ne garantisse pas la viabilité ni le pouvoir infectieux du parasite. Les auteurs appellent à poursuivre les investigations pour mieux évaluer ce risque sanitaire potentiel lié à la consommation de lait non pasteurisé.
Voir l'étude originale →Méta-analyse
Prévalence de Listeria monocytogenes, Salmonella spp., Escherichia coli producteurs de shigatoxines (STEC) et Campylobacter spp. dans le lait cru aux États-Unis entre 2000 et 2019 : une revue systématique et méta-analyseEurope PMC · 2023-01-11 · Williams EN, Van Doren JM, Leonard CL, Datta AR.
Résumé simplifié :
Cette étude s'intéresse au lait cru (non pasteurisé) vendu dans certains États américains, qui peut contenir des bactéries dangereuses pour la santé. Les chercheurs ont rassemblé les résultats de 20 études menées entre 2000 et 2019 pour estimer à quelle fréquence on retrouve quatre bactéries connues pour causer des intoxications alimentaires : Listeria, Salmonella, E. coli producteurs de toxines, et Campylobacter. Résultat : ces bactéries étaient présentes dans environ 4 à 6% des échantillons de lait cru provenant des citernes de collecte à la ferme. Ce travail rappelle que consommer du lait cru comporte un risque réel de contamination bactérienne pouvant provoquer des maladies, parfois graves.
Résumé reformulé :
Cette revue systématique et méta-analyse a examiné la littérature scientifique publiée entre 2000 et 2019 pour estimer la prévalence de quatre pathogènes bactériens majeurs dans le lait cru américain : Listeria monocytogenes, Salmonella spp., les Escherichia coli producteurs de shigatoxines (STEC) et Campylobacter spp. À partir de 20 études sélectionnées et analysées via un modèle à effets aléatoires, les auteurs estiment que ces bactéries sont détectées respectivement dans 4,3%, 3,6%, 4,3% et 6,0% des échantillons de lait cru issus des citernes de stockage en ferme (bulk tank milk). La prévalence s'est avérée généralement plus élevée dans les filtres à lait que dans le lait des citernes elles-mêmes. Les données disponibles n'ont en revanche pas permis de réaliser d'estimation fiable pour le lait cru vendu au détail. Cette synthèse souligne le risque microbiologique persistant associé à la consommation de lait non pasteurisé, un produit encore autorisé à la vente directe dans certains États américains malgré son interdiction de commerce interétatique.
Voir l'étude originale →Méta-analyse
Prévalence de Mycobacterium bovis dans le lait des élevages bovins laitiers : revue systématique internationale et méta-analyseEurope PMC · 2022-01-16 · Collins ÁB, Floyd S, Gordon SV, More SJ.
Résumé simplifié :
Cette étude s'intéresse à une bactérie appelée Mycobacterium bovis, responsable de la tuberculose bovine, qui peut se transmettre à l'humain via le lait cru non pasteurisé. Les chercheurs ont analysé 67 études internationales portant sur le lait de tank (lait collecté de plusieurs vaches) et le lait individuel de vaches. Résultat : environ 5% des échantillons de lait individuel et 5% des échantillons de lait de tank contenaient la bactérie. Ce taux grimpe à 8% chez les vaches déjà identifiées comme infectées. Les auteurs soulignent que consommer du lait cru ou des produits laitiers non pasteurisés représente donc un vrai risque de transmission de cette maladie à l'humain, malgré les efforts de contrôle sanitaire.
Résumé reformulé :
Cette méta-analyse a compilé les données de 67 articles scientifiques (83 études) pour estimer la prévalence de Mycobacterium bovis, agent de la tuberculose bovine, dans le lait de tank (BTM) et le lait individuel des vaches (IM). Les résultats montrent une prévalence globale de 5% dans le lait individuel (IC95%: 3-7%), atteignant 8% chez les vaches testées positives au test tuberculinique. Pour le lait de tank, la prévalence était également estimée à 5%, mais avec une incertitude beaucoup plus large (IC95%: 0-21%) en raison du faible nombre d'études disponibles et d'une forte hétérogénéité entre elles. Les auteurs notent aussi des lacunes dans le reporting des études, notamment l'absence fréquente d'information sur le statut infectieux des animaux, ainsi qu'une quantification bactérienne jamais rapportée. Cette synthèse met en lumière un risque persistant de transmission zoonotique de M. bovis via la consommation de lait cru ou de produits laitiers non pasteurisés, un enjeu de santé publique malgré les programmes de contrôle existants.
Voir l'étude originale →Cet article est fourni à titre informatif et éducatif uniquement. Il ne constitue pas un avis médical, un diagnostic ou une recommandation de traitement, et ne remplace pas la consultation d'un professionnel de santé qualifié.