Lait, sans précision sur la teneur en matière grasse, UHT (aliment moyen)
produits laitiers
- kcal : 47.7
- sel g : 0.088
- fer mg : 0.082
- fibres g : 0
- sucres g : 4.89
- lipides g : 1.57
- sodium mg : 35.1
- calcium mg : 121
- glucides g : 4.97
- proteines g : 3.41
- ag satures g : 0.98
- magnesium mg : 10.6
- omega3 dha g : 0.01
- omega3 epa g : 0.01
- potassium mg : 158
- vitamine c mg : 1.89
- vitamine d ug : 0.13
- vitamine b12 ug : 0.17
- beta carotene ug : 30
Études scientifiques (12)
Revue narrative
Le lien potentiel entre l'œsophagite à éosinophiles et l'allergie alimentaire : mécanismes inflammatoires et prise en chargeEurope PMC · 2026-09-09 · Parmigiani M, Giuliani IMR, Grueso-Navarro E, Lucendo AJ.
Résumé simplifié :
Cette revue scientifique explore les liens entre l'œsophagite à éosinophiles (une maladie inflammatoire de l'œsophage) et les allergies alimentaires. Les auteurs expliquent que retirer certains aliments de l'alimentation, notamment le lait de vache, permet souvent de réduire l'inflammation chez les patients. Ils soulignent aussi que la façon dont le lait est transformé industriellement, par exemple la stérilisation UHT et l'homogénéisation, ainsi que le type de protéine qu'il contient (variante A1 ou A2 de la caséine), pourrait modifier sa structure et le rendre plus susceptible de déclencher une réaction inflammatoire dans l'œsophage.
Résumé reformulé :
Cette revue fait le point sur les mécanismes immunologiques reliant l'œsophagite à éosinophiles (EoE) à l'allergie alimentaire, cette pathologie étant désormais considérée comme une manifestation tardive de la marche atopique. Les auteurs rappellent que les tests cutanés et sanguins classiques sont peu fiables pour identifier les aliments déclencheurs, contrairement aux régimes d'éviction empiriques, notamment ceux ciblant spécifiquement le lait de vache, qui permettent d'obtenir une rémission histologique chez de nombreux patients. Un point notable concerne le traitement industriel du lait : la stérilisation UHT, l'homogénéisation, ainsi que la variante génétique de la bêta-caséine (A1 versus A2), pourraient modifier la structure des protéines laitières et générer des néoantigènes favorisant l'inflammation œsophagienne. Ces observations, encore émergentes, ouvrent des pistes pour affiner les stratégies diététiques et développer une médecine plus personnalisée dans la prise en charge de l'EoE.
Voir l'étude originale →Méta-analyse
Prévalence et concentration de l'aflatoxine M1 dans le lait et les produits laitiers : une revue parapluie de méta-analysesEurope PMC · 2025-07-01 · Jahromi AS, Jokar M, Abdous A, Rabiee MH, Biglo FHB, Rahmanian V.
Résumé simplifié :
Cette étude rassemble les résultats de nombreuses recherches menées dans le monde sur une substance toxique appelée aflatoxine M1, qui peut se retrouver dans le lait et les produits laitiers. Elle provient d'une contamination des aliments donnés aux vaches. Les chercheurs ont constaté que cette toxine est présente dans environ deux tiers des échantillons de lait et produits laitiers analysés, avec des niveaux qui varient selon le type de produit. Le lait UHT, par exemple, en contient assez souvent et à des concentrations parfois élevées. Les auteurs recommandent de mieux surveiller la qualité de l'alimentation animale pour réduire ce risque de contamination.
Résumé reformulé :
Cette revue parapluie a compilé les données de plusieurs méta-analyses existantes afin d'évaluer la prévalence mondiale et les niveaux de contamination par l'aflatoxine M1 (AFM1), un dérivé toxique de l'aflatoxine B1, dans le lait et les produits laitiers. Les résultats montrent une prévalence globale de 66,2% tous produits confondus, avec des variations notables selon le type : le lait UHT présente une prévalence de 67,9% et une concentration moyenne de 82,57 ng/kg, tandis que le lait pasteurisé affiche la prévalence la plus élevée (88,7%). Une forte hétérogénéité entre les études a été observée, reflétant des différences méthodologiques et géographiques. Les auteurs soulignent la nécessité de renforcer la réglementation sur l'alimentation animale et la surveillance de cette toxine dans les produits laitiers, en particulier le lait cru et le lait traité thermiquement, en raison des risques potentiels pour la santé des consommateurs.
Voir l'étude originale →Essai contrôlé randomisé
Prévention des allergies et infections par un lait faiblement transformé chez les nourrissons - l'étude de faisabilité et de sécurité MARTHAEurope PMC · 2024-10-01 · Weber M, Hehn F, Huynh Y, Remkes A, Strunz-Lehner C, Häuser I, Hollunder S, Sharma S, Contento S, Mansmann U, von Mutius E, Ege MJ.
Résumé simplifié :
Des chercheurs ont testé si donner aux bébés un lait de vache très peu transformé (mais rendu sûr) pouvait aider à prévenir les allergies et infections, en comparant ce lait à un lait UHT classique. L'étude a suivi 260 enfants âgés de 6 à 36 mois, dont beaucoup avaient des antécédents familiaux d'allergies. Résultat : le protocole s'est révélé faisable et sûr, aucun enfant n'a développé d'allergie ou d'intolérance au lait pendant l'essai, que ce soit avec le lait peu transformé ou le lait UHT. Quelques hospitalisations sont survenues mais sans lien avec le lait consommé. Cette première étape ouvre la voie à des recherches plus poussées sur les effets protecteurs éventuels du lait peu transformé.
Résumé reformulé :
L'étude MARTHA est un essai randomisé en double aveugle mené en Bavière, motivé par des observations antérieures suggérant que le lait cru protégerait contre l'asthme, les allergies et les infections respiratoires. Comme le lait cru présente des risques sanitaires, les chercheurs ont conçu un lait de vache microbiologiquement sûr mais minimalement transformé, comparé à un lait UHT demi-écrémé chez 260 nourrissons de 6 à 36 mois, dont 72% avaient une histoire familiale d'atopie. L'objectif principal ici était d'évaluer la faisabilité et la sécurité du protocole, via un suivi hebdomadaire très complet (près de 23000 questionnaires remplis, taux de réponse de 82%). Les enfants ont consommé le lait d'étude environ 61% des jours prévus. Aucun cas d'allergie ou d'intolérance au lait n'a été observé dans les deux groupes, et les six événements indésirables graves rapportés (principalement des hospitalisations non prévues) n'étaient pas liés à la consommation de lait. Ces résultats valident la faisabilité de l'approche pour de futures études sur l'effet préventif potentiel du lait peu transformé.
Voir l'étude originale →Revue narrative
Peptides bioactifs dans le lait de vache : le rôle de la mélatonineEurope PMC · 2024-08-01 · Andrani M, Dall'Olio E, De Rensis F, Tummaruk P, Saleri R.
Résumé simplifié :
Cette étude explore la présence naturelle de mélatonine, une hormone qui régule le sommeil, dans le lait de vache. Sa quantité varie selon l'heure de la traite : elle est plus élevée la nuit. La mélatonine aurait des effets bénéfiques comme réduire le stress, protéger contre l'inflammation et favoriser un bon sommeil. Bonne nouvelle : le traitement UHT, qui permet de conserver le lait plus longtemps, ne détruit pas cette mélatonine. Dans certains pays, du lait de traite nocturne, plus riche en mélatonine, est déjà vendu comme aide naturelle pour mieux dormir, une alternative possible aux compléments alimentaires synthétiques.
Résumé reformulé :
Cette revue scientifique examine la mélatonine, une hormone dérivée du tryptophane normalement associée au cycle veille-sommeil, et sa présence dans le lait de vache. Les auteurs rapportent que sa concentration varie fortement selon le moment de la traite, étant plus élevée la nuit, sous l'influence de facteurs comme la luminosité, la fréquence de traite ou la génétique des animaux. Chez les bovins, la mélatonine agirait comme antioxydant, anti-inflammatoire et protecteur du système immunitaire. Un point clé pour les consommateurs : le traitement UHT ne semble pas altérer significativement sa teneur en mélatonine, bien que sa stabilité durant la transformation et le stockage mérite davantage d'études. Certains pays commercialisent déjà du lait de traite nocturne enrichi naturellement en mélatonine comme aide au sommeil, présenté comme alternative potentielle aux suppléments synthétiques, bien que les preuves d'efficacité chez l'humain restent à consolider.
Voir l'étude originale →Essai contrôlé randomisé • 20 participants
Impact du traitement thermique du lait de vache sur la vidange gastrique et l'apparition des nutriments dans la circulation périphérique chez des femmes en bonne santé : un essai contrôlé randomisé comparant le lait pasteurisé et le lait UHTEurope PMC · 2024-03-06 · Milan AM, Barnett MP, McNabb WC, Roy NC, Coutinho S, Hoad CL, Marciani L, Nivins S, Sharif H, Calder S, Du P, Gharibans AA, O'Grady G, Fraser K, Bernstein D, Rosanowski SM, Sharma P, Shrestha A, Mithen RF.
Résumé simplifié :
Cette étude a comparé les effets du lait pasteurisé et du lait UHT sur la digestion chez 20 femmes en bonne santé. Les chercheurs ont utilisé l'IRM pour observer la vidange de l'estomac et ont mesuré l'apparition des nutriments dans le sang après consommation de chaque type de lait. Contrairement à ce qu'ils pensaient, le lait UHT est resté plus longtemps dans l'estomac que le lait pasteurisé. Pourtant, les acides aminés provenant des protéines sont apparus plus rapidement et en plus grande quantité dans le sang avec le lait UHT. Cela montre que le volume dans l'estomac ne permet pas à lui seul de prédire la vitesse d'absorption des nutriments.
Résumé reformulé :
Cet essai randomisé en double aveugle, avec permutation croisée, a comparé chez 20 femmes en bonne santé les effets de 500 mL de lait UHT ou pasteurisé sur la digestion. La vidange gastrique a été suivie par IRM pendant 3 heures, tandis que les concentrations plasmatiques d'acides aminés, de lipides et de vitamines B ont été mesurées sur 5 heures. Résultat inattendu : le volume gastrique est resté plus élevé plus longtemps après le lait UHT, suggérant une vidange plus lente, alors que les chercheurs s'attendaient à l'inverse. Malgré cela, l'aire sous la courbe des acides aminés essentiels plasmatiques était significativement supérieure avec le lait UHT. Aucune différence notable n'a été observée sur l'activité myoélectrique gastrique, les hormones de l'appétit ou les sensations subjectives de faim. Ces résultats indiquent que le traitement thermique du lait modifie la cinétique digestive de façon complexe, et que le volume gastrique seul ne suffit pas à expliquer la vitesse d'apparition des nutriments dans le sang.
Voir l'étude originale →Méta-analyse
Revue systématique, méta-analyse et évaluation du risque cancérigène de l'aflatoxine M1 dans différents types de lait en IranEurope PMC · 2022-06-24 · Mortezazadeh F, Gholami-Borujeni F.
Résumé simplifié :
Cette étude iranienne a rassemblé 113 recherches menées entre 2002 et 2021 sur la présence d'aflatoxine M1, une substance toxique et cancérigène, dans le lait cru, pasteurisé et UHT vendu en Iran. Les chercheurs ont combiné toutes ces données pour estimer les niveaux de contamination et évaluer le risque de cancer lié à la consommation de ces laits. Résultat : les trois types de lait, y compris le lait UHT, contiennent cette toxine à des niveaux variables. Le risque de cancer serait plus élevé chez les enfants et jeunes de moins de 20 ans que chez les adultes, car ce risque diminue avec l'âge selon leurs calculs.
Résumé reformulé :
Cette revue systématique et méta-analyse a compilé les données de 113 études iraniennes publiées entre 2002 et 2021, portant sur la concentration d'aflatoxine M1 (AFM1) dans le lait cru, pasteurisé et UHT consommé en Iran. Grâce à un modèle à effets aléatoires et à une simulation de Monte-Carlo, les auteurs ont estimé les fourchettes de contamination (par exemple entre 19,23 et 221,6 ng/kg pour le lait UHT) et modélisé le risque cancérigène associé à sa consommation. Les résultats indiquent que ce risque théorique diminue avec l'âge des consommateurs, la concentration en AFM1 étant le facteur le plus influent dans cette estimation. Les auteurs concluent à une association statistique entre la consommation de lait (quel que soit son type de traitement) et un risque accru de cancer, particulièrement chez les enfants et jeunes adultes, ce qui soulève un enjeu de santé publique en Iran. Il s'agit toutefois d'une estimation de risque basée sur une modélisation, et non d'une démonstration directe de cas de cancer liés à la consommation de lait.
Voir l'étude originale →Revue narrative
Influence du traitement à ultra-haute température sur les propriétés des protéines du laitEurope PMC · 2021-09-18 · Krishna TC, Najda A, Bains A, Tosif MM, Papliński R, Kapłan M, Chawla P.
Résumé simplifié :
Le lait est une source importante de nutriments, notamment pour les nourrissons. Pour le conserver plus longtemps et éliminer les microbes, il est souvent chauffé à très haute température, un procédé appelé UHT. Ce traitement change le goût du lait, qui devient plus « cuit », et peut aussi provoquer des changements comme un brunissement, un dépôt ou une séparation de la matière grasse pendant le stockage. Surtout, la chaleur modifie la structure des protéines du lait : elles se déforment et s'assemblent différemment. Ces changements peuvent influencer la façon dont notre corps digère ces protéines. Cette étude fait le point sur ce que l'on sait de ces transformations.
Résumé reformulé :
Cette revue scientifique examine comment le traitement UHT (ultra-haute température), utilisé pour prolonger la durée de conservation du lait, affecte les protéines qu'il contient. Comparé à la pasteurisation classique, ce procédé plus intense donne un goût plus prononcé au lait et peut entraîner, au fil du stockage, des altérations physico-chimiques comme des saveurs indésirables, un brunissement, une séparation des graisses, des sédiments ou une gélification. Les auteurs soulignent que la chaleur provoque principalement une dénaturation et une agrégation des protéines, ainsi que des modifications chimiques de certains acides aminés. Ces transformations pourraient affecter la digestibilité et les effets biologiques globaux des protéines ingérées, bien que l'ampleur de ces effets varie selon les conditions de traitement, de conditionnement et de conservation. La revue synthétise les connaissances actuelles sur ces changements structurels et leurs conséquences potentielles pour la qualité nutritionnelle du lait UHT.
Voir l'étude originale →Revue systématique • 57 participants
Traitement thermique du lait : revue rapide des effets sur la cinétique postprandiale des protéines et des lipides chez l'adulteEurope PMC · 2021-04-30 · Fatih M, Barnett MPG, Gillies NA, Milan AM.
Résumé simplifié :
Le lait que nous buvons est presque toujours chauffé pour le rendre sûr et le conserver plus longtemps, que ce soit par pasteurisation ou par traitement UHT. Cette revue scientifique a cherché à savoir si ce chauffage change la façon dont notre corps digère et absorbe les protéines et les graisses du lait. Seulement quatre études fiables ont été trouvées, avec peu de participants. Les résultats suggèrent que le chauffage pourrait modifier légèrement la vitesse d'absorption des protéines et la composition des graisses dans le sang, mais les données sont trop limitées et variées pour tirer des conclusions solides. D'autres recherches sont nécessaires pour comprendre si cela a un impact réel sur la santé à long terme, notamment sur le maintien de la masse musculaire.
Résumé reformulé :
Cette revue rapide de la littérature s'est penchée sur l'impact des traitements thermiques du lait (pasteurisation, UHT, chauffage au four) sur la digestion et le métabolisme postprandial des protéines et des lipides chez des adultes en bonne santé. Sur 511 références identifiées, seules quatre études répondaient aux critères, totalisant 57 participants âgés de 20 à 68 ans. Les résultats montrent une hétérogénéité importante des protocoles, rendant difficile toute généralisation. Une étude a observé une diminution de l'apparition de lysine plasmatique après un chauffage prolongé au four, tandis qu'une autre a rapporté une moindre rétention d'azote alimentaire avec du lait UHT. Concernant les lipides, la réponse globale en triglycérides plasmatiques ne semblait pas affectée par le traitement thermique, mais la composition en acides gras plasmatiques différait, avec une abondance plus élevée d'acide myristique et palmitique après traitement thermique successif dans deux études. Toutes les études présentaient un risque de biais modéré à élevé. Les auteurs concluent que le traitement thermique du lait pourrait influencer la cinétique digestive des protéines et des lipides, avec des répercussions potentielles sur la rétention protéique et l'anabolisme musculaire à long terme, mais soulignent la nécessité de recherches supplémentaires plus rigoureuses pour confirmer ces effets.
Voir l'étude originale →239 participants
Effet de la consommation de lait enrichi en multi-micronutriments sur le statut en vitamine D chez des enfants scolarisés en milieu rural au MarocEurope PMC · 2018-10-04 · Benjeddou K, Qandoussi L, Mekkaoui B, Rabi B, El Hamdouchi A, Raji F, Saeid N, Belghiti H, Elkari K, Aguenaou H.
Résumé simplifié :
Cette étude marocaine a testé un lait enrichi en vitamine D chez des enfants de 7 à 9 ans vivant en zone rurale montagneuse. Pendant 9 mois, un groupe a bu chaque jour 200 ml de lait UHT enrichi en vitamine D, tandis qu'un autre groupe a bu du lait UHT non enrichi. Au départ, presque la moitié des enfants manquaient de vitamine D, surtout en hiver. À la fin de l'étude, les enfants ayant bu le lait enrichi avaient beaucoup moins souvent une carence que les autres. Cela suggère que boire du lait enrichi en vitamine D pourrait aider à améliorer le statut en vitamine D des enfants dans les régions où le soleil manque en hiver.
Résumé reformulé :
Menée auprès de 239 écoliers marocains âgés de 7 à 9 ans vivant en zone montagneuse rurale, cette étude longitudinale en double aveugle a comparé les effets d'un lait UHT enrichi en vitamine D3 (3 μg par 200 ml) à ceux d'un lait UHT non enrichi (environ 1,5 μg naturellement présent), consommés quotidiennement pendant neuf mois. Des prélèvements sanguins réalisés à trois reprises ont permis de suivre l'évolution de la concentration en 25-hydroxyvitamine D. À l'inclusion, 47,5 % des enfants présentaient une insuffisance en vitamine D (moins de 50 nmol/L), reflet probable d'une exposition solaire hivernale limitée. En fin d'étude, la prévalence de cette insuffisance avait diminué de 37,6 % dans le groupe ayant consommé le lait enrichi, contre une amélioration moindre dans le groupe témoin. Ces résultats suggèrent que la fortification du lait en vitamine D pourrait représenter une stratégie utile pour améliorer le statut vitaminique D des enfants dans des contextes ruraux à risque de carence hivernale, sans toutefois établir un effet causal définitif au-delà du cadre de cette étude.
Voir l'étude originale →Méta-analyse
La prévalence de l'aflatoxine M1 dans le lait au Moyen-Orient : revue systématique, méta-analyse et évaluation probabiliste du risque sanitaireEurope PMC · 2018-06-15 · Rahmani J, Alipour S, Miri A, Fakhri Y, Riahi SM, Keramati H, Moradi M, Amanidaz N, Pouya RH, Bahmani Z, Mousavi Khaneghah A.
Résumé simplifié :
Cette étude a rassemblé les résultats de 49 recherches menées au Moyen-Orient entre 1995 et 2017 sur une substance toxique appelée aflatoxine M1, présente dans le lait de vache. Les chercheurs ont comparé trois types de lait : cru, pasteurisé et UHT. Le lait UHT contenait en moyenne le plus d'aflatoxine, suivi du lait cru puis pasteurisé. Dans plusieurs pays comme l'Iran, la Turquie ou l'Arabie Saoudite, les niveaux dépassaient parfois les limites européennes. Le risque de cancer lié à cette contamination était globalement faible chez les adultes, mais préoccupant chez les enfants dans plusieurs pays, quel que soit le type de lait consommé.
Résumé reformulé :
Cette revue systématique et méta-analyse a compilé les données de 49 études publiées entre 1995 et 2017, portant sur plus de 7 400 échantillons, afin d'évaluer la contamination du lait de vache par l'aflatoxine M1 dans plusieurs pays du Moyen-Orient. Les résultats montrent que le lait UHT présentait les concentrations moyennes les plus élevées (82,6 ng/kg), devant le lait cru (60,4 ng/kg) et le lait pasteurisé (45,8 ng/kg), les deux premiers dépassant la limite réglementaire européenne de 50 ng/kg. La prévalence de contamination variait fortement selon les pays et le type de lait, allant de 11 % à 85 %. Grâce à une simulation de Monte Carlo, les auteurs ont calculé un indice de risque cancérigène (HI) : celui-ci restait inférieur à 1 chez les adultes dans tous les pays étudiés, mais dépassait ce seuil chez les enfants dans plusieurs pays (Iran, Turquie, Syrie, Palestine), notamment pour le lait UHT en Iran (HI = 2,35), suggérant un risque sanitaire non négligeable pour cette population plus vulnérable.
Voir l'étude originale →Essai contrôlé randomisé • 19 participants
L'absorption du zinc dans le lait est affectée par la dilution mais pas par le traitement thermique, et le lait améliore l'absorption du zinc du riz riche en phytates chez de jeunes femmes néerlandaisesEurope PMC · 2017-04-19 · Talsma EF, Moretti D, Ly SC, Dekkers R, van den Heuvel EG, Fitri A, Boelsma E, Stomph TJ, Zeder C, Melse-Boonstra A.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé comment le corps absorbe le zinc contenu dans le lait, selon qu'il soit cru, chauffé (UHT) ou dilué avec de l'eau. Résultat : le traitement UHT ne change rien à l'absorption du zinc, mais diluer le lait avec de l'eau la diminue. Par ailleurs, les chercheurs ont montré que boire du lait avec du riz (aliment riche en phytates, une substance qui bloque l'absorption du zinc) permet de mieux absorber le zinc du riz que si on le mange avec de l'eau. Le lait aiderait donc à mieux profiter du zinc présent dans certains aliments végétaux.
Résumé reformulé :
Cette étude croisée randomisée menée chez 19 puis 18 jeunes femmes néerlandaises en bonne santé a mesuré, grâce à des isotopes du zinc, l'absorption fractionnelle de zinc (FAZ) selon différentes préparations de lait et son effet sur l'absorption du zinc contenu dans du riz riche en phytates. Le traitement UHT n'a pas modifié la FAZ par rapport au lait cru (25,5 % contre 27,8 %), tandis que la dilution du lait avec de l'eau l'a réduite significativement (19,7 %). L'eau seule permettait une absorption bien supérieure (72,3 %), mais sans les autres nutriments apportés par le lait. Surtout, consommer du riz avec du lait UHT a augmenté l'absorption du zinc du riz de 62 % par rapport à une consommation avec de l'eau (20,7 % contre 12,8 %), un résultat confirmé par des expériences in vitro montrant une meilleure extraction du zinc en présence de lait, même avec des phytates. Ces résultats suggèrent que le lait pourrait contrebalancer l'effet inhibiteur des phytates sur l'absorption du zinc.
Voir l'étude originale →Essai contrôlé randomisé
L'effet du lait UHT sur les facteurs de risque cardio-métaboliqueEurope PMC · 2017-03-15 · Hansen CK, Klingenberg L, Larsen LB, Lorenzen JK, Sørensen KV, Astrup A.
Résumé simplifié :
Certaines études avaient suggéré que le lait UHT (traité à très haute température) pourrait augmenter le mauvais cholestérol par rapport au lait pasteurisé classique. Pour vérifier cela, des chercheurs ont fait boire à 19 adultes en surpoids soit du lait UHT, soit du lait pasteurisé, pendant 21 jours chacun, en plus de leur alimentation habituelle. Résultat : aucune différence significative n'a été observée entre les deux types de lait sur le cholestérol, la tension artérielle, la glycémie, l'insuline ou le poids. Cette étude ne confirme donc pas l'idée que le lait UHT serait plus mauvais pour le cœur que le lait pasteurisé.
Résumé reformulé :
Le lait est généralement associé à un effet neutre ou bénéfique sur la santé cardiovasculaire, mais une précédente étude non contrôlée avait suggéré que le lait UHT pourrait augmenter le LDL-cholestérol. Pour tester cette hypothèse, les chercheurs ont mené un essai randomisé contrôlé en crossover auprès de 19 adultes en surpoids et en bonne santé. Chaque participant a consommé 1,5 litre par jour de lait UHT ou de lait pasteurisé (aux compositions nutritionnelles similaires) pendant 21 jours, en complément de son alimentation habituelle, sans autre produit laitier autorisé. Les analyses sanguines et cliniques réalisées avant et après chaque période n'ont révélé aucune différence significative entre les deux types de lait concernant le LDL-cholestérol, le cholestérol total, le HDL, les triglycérides, la pression artérielle, l'insuline, la glycémie, la résistance à l'insuline ou le poids corporel. Ces résultats ne soutiennent pas l'hypothèse selon laquelle le traitement UHT augmenterait le risque cardiovasculaire par rapport au lait pasteurisé.
Voir l'étude originale →Cet article est fourni à titre informatif et éducatif uniquement. Il ne constitue pas un avis médical, un diagnostic ou une recommandation de traitement, et ne remplace pas la consultation d'un professionnel de santé qualifié.