Lotte ou baudroie, crue
Lophius spp.
viandes, oeufs, poissons
- kcal : 67
- sel g : 0.19
- fer mg : 0.3
- fibres g : 0.2
- lipides g : 0.74
- sodium mg : 77.8
- calcium mg : 18.2
- proteines g : 15.1
- ag satures g : 0.18
- magnesium mg : 20.7
- omega3 dha g : 0.12
- omega3 epa g : 0.053
- potassium mg : 296
- vitamine c mg : 0.67
- vitamine d ug : 1.43
- vitamine e mg : 0
- vitamine b9 ug : 7
- vitamine b12 ug : 0.9
Études scientifiques (2)
Revue narrative
Bioaccumulation et bioamplification du mercure dans la chaîne alimentaire marine en Europe : une revue systématiqueEurope PMC · 2025-10-31 · Fioravanti R, Muzzioli L, Maurel E, Palma G, Calabrese G, Angioni A, La Rocca C, Mantovani A, Pezzana A, Donini LM.
Résumé simplifié :
Cette étude fait le bilan de 74 recherches menées en Europe sur la présence de mercure dans les poissons et fruits de mer. Le mercure, un polluant toxique, s'accumule dans la chaîne alimentaire marine et peut dépasser les limites légales de sécurité dans certaines espèces. Les poissons les plus concernés sont les grands prédateurs comme le thon, l'espadon et les requins, mais aussi des espèces vivant près du fond comme la lotte (monkfish) et le mulet. Bonne nouvelle : la contamination diminue globalement depuis quelques années grâce aux régulations internationales, même si des différences importantes subsistent selon les régions, notamment en Méditerranée (Adriatique) et dans la péninsule Ibérique.
Résumé reformulé :
Cette revue systématique analyse 74 études publiées entre 2000 et 2024 sur la bioaccumulation du mercure dans les produits de la mer en Europe. Les chercheurs montrent que le méthylmercure, forme la plus toxique, représente la majorité du mercure total retrouvé dans les poissons, avec des concentrations dépassant fréquemment les limites réglementaires européennes, en particulier dans les zones adriatique et ibérique. Les poissons osseux (téléostéens) accumulent généralement plus de mercure que les requins/raies ou les mollusques. Les espèces les plus à risque sont les grands prédateurs (thon, espadon, requins) ainsi que certaines espèces benthiques comme la lotte et le mulet. L'étude note une tendance générale à la baisse de la contamination ces dernières années, probablement liée aux régulations internationales, tout en soulignant que des variations régionales importantes persistent, justifiant une surveillance continue pour la sécurité alimentaire.
Voir l'étude originale →Revue narrative
Espèces de poisson alternatives pour la prise en charge nutritionnelle des enfants souffrant de FPIES au poisson - Une approche cliniqueEurope PMC · 2021-12-22 · Feketea G, Vassilopoulou E, Geropanta F, Berghea EC, Bocsan IC.
Résumé simplifié :
Certains enfants souffrent d'une réaction allergique digestive sévère appelée FPIES lorsqu'ils mangent du poisson. On leur conseille souvent d'éviter tous les poissons, mais les chercheurs expliquent qu'il existe deux grandes familles bien distinctes : les poissons osseux (comme le cabillaud ou le thon) et les poissons cartilagineux (comme la lotte, la raie ou certains petits requins). Comme ces familles sont très différentes génétiquement, les protéines responsables de l'allergie ne sont pas les mêmes. Ainsi, un enfant allergique à un poisson osseux pourrait tolérer un poisson cartilagineux comme la lotte, et inversement. Cela permettrait de diversifier leur alimentation, en testant prudemment sous contrôle médical, tout en surveillant les risques liés au mercure présent dans certaines espèces.
Résumé reformulé :
Dans la région méditerranéenne, le poisson est une cause fréquente de FPIES (syndrome d'entérocolite induite par les protéines alimentaires) chez l'enfant, une réaction allergique digestive sans test biologique spécifique, dont le diagnostic repose sur un test de provocation orale. Traditionnellement, ces enfants doivent éviter tous les poissons. Or, les auteurs soulignent que les poissons se répartissent en deux catégories phylogénétiquement éloignées, osseux et cartilagineux, qui présentent des protéines allergènes différentes : la bêta-parvalbumine, allergène majeur, chez les poissons osseux, contre l'alpha-parvalbumine, non allergisante, chez les cartilagineux comme la lotte, la raie ou certains squales. Cette distinction permettrait de proposer, sous contrôle médical, un test de tolérance à une espèce de la catégorie opposée à celle ayant causé la réaction initiale, élargissant ainsi les options alimentaires de l'enfant. Les auteurs rappellent toutefois la nécessité de respecter les limites de l'EFSA concernant l'exposition au mercure, plus élevé chez certaines grandes espèces cartilagineuses.
Voir l'étude originale →Cet article est fourni à titre informatif et éducatif uniquement. Il ne constitue pas un avis médical, un diagnostic ou une recommandation de traitement, et ne remplace pas la consultation d'un professionnel de santé qualifié.