Lupin, graine, sec
fruits, légumes, légumineuses et oléagineux
- kcal : 356
- sel g : 0.038
- fer mg : 4.36
- fibres g : 18.9
- lipides g : 9.74
- sodium mg : 15
- calcium mg : 176
- glucides g : 21.5
- proteines g : 36.2
- ag satures g : 1.16
- magnesium mg : 198
- omega3 dha g : 0
- omega3 epa g : 0
- potassium mg : 1010
- vitamine c mg : 4.8
- vitamine d ug : 0
- vitamine b12 ug : 0
- beta carotene ug : 0
Études scientifiques (5)
Revue narrative
Qu'est-ce qui rend le lupin moins agréable au goût pour les consommateurs ? Peut-on améliorer et commercialiser sa qualité sensorielle ?Europe PMC · 2025-09-01 · Wanniarachchi PC, Shea G, Mocerino M, Bennett SJ, Bhattarai RR, Coorey R.
Résumé simplifié :
Le lupin est une légumineuse riche en protéines et en fibres, mais peu utilisée car son goût « d'herbe » ou « de vert » déplaît souvent aux consommateurs. Cette étude fait le point sur les composés responsables de ce mauvais goût, probablement liés à une enzyme appelée lipoxygénase, et sur les moyens de le réduire. Les chercheurs ont testé la germination, la fermentation et différents traitements par la chaleur pour masquer ces saveurs indésirables. La fermentation semble la piste la plus prometteuse, même si elle ne suffit pas encore à faire disparaître totalement le goût désagréable. L'objectif est de rendre le lupin plus attractif pour développer des aliments comme le pain, les céréales ou les snacks à base de cette légumineuse.
Résumé reformulé :
Cette revue scientifique s'intéresse au lupin (Lupinus angustifolius), une légumineuse sous-exploitée mais prometteuse comme source alternative de protéines végétales, en raison de sa richesse en protéines et fibres et de sa faible teneur en amidon. Son adoption reste limitée par des défauts sensoriels notables — arômes « verts », « herbacés » ou « de haricot » — attribués à l'activité de l'enzyme lipoxygénase. Les auteurs recensent les composés chimiques impliqués, les méthodes de détection existantes, ainsi que les stratégies testées pour atténuer ces défauts : germination, fermentation et traitements thermiques variés. Si la fermentation apparaît comme la technique la plus efficace, elle ne permet pas encore d'éliminer totalement la perception de ces off-flavors par les consommateurs. La revue mentionne également plusieurs applications alimentaires déjà expérimentées avec le lupin, comme le pain, les boissons fermentées, les snacks ou les glaces, dans une perspective d'intégration industrielle de cette légumineuse comme ingrédient courant.
Voir l'étude originale →Revue systématique • 25 participants
Intoxication au lupin : une revue de la littératureEurope PMC · 2025-04-09 · Bloothooft M, Cremers P, Güven S, Stoutjesdijk SJ, Jiron M, Wessel M, Van Der Heyden MAG.
Résumé simplifié :
Les graines de lupin sont riches en protéines et consommées depuis très longtemps, et leur popularité augmente encore aujourd'hui. Mais certaines variétés contiennent des substances (alcaloïdes) qui, si les graines ne sont pas correctement préparées, peuvent provoquer une intoxication. Les chercheurs ont analysé 27 cas publiés, représentant 33 patients de tous âges. Les symptômes les plus fréquents étaient des pupilles dilatées, une bouche sèche, une vision floue, des vertiges et une faiblesse, apparaissant généralement dans l'heure suivant la consommation. La plupart des personnes ont guéri en 24h sans traitement particulier, mais chez les enfants, les effets peuvent être plus graves, avec dans de rares cas une hospitalisation en soins intensifs, voire un décès.
Résumé reformulé :
Cette revue systématique s'est penchée sur les cas rapportés d'intoxication au lupin, une légumineuse riche en protéines dont la consommation augmente, notamment comme alternative protéique. Certaines espèces contiennent des alcaloïdes (spartéine, lupanine) qui, en l'absence de préparation adéquate, peuvent provoquer un syndrome anticholinergique. Après analyse de 27 cas publiés (33 patients au total, tous âges et sexes confondus), les auteurs rapportent que les symptômes les plus fréquents étaient une dilatation pupillaire bilatérale, une sécheresse buccale, une vision trouble, des étourdissements et une faiblesse générale, apparaissant en général dans les 60 minutes suivant l'ingestion. Dans la majorité des cas, aucune intervention médicale n'a été nécessaire et les symptômes se sont résolus en moins de 24 heures. Toutefois, chez les enfants, les manifestations semblent plus sévères : sur quatre cas pédiatriques recensés, deux ont nécessité une admission en soins intensifs et un est décédé, ce qui suggère une vulnérabilité particulière de cette population face à ce type d'intoxication.
Voir l'étude originale →Revue systématique • 16 participants
Exploration des propriétés bénéfiques pour la santé des protéines végétales en tant qu'ingrédient fonctionnel pour le secteur alimentaire : une revue systématique des études d'intervention chez l'humainEurope PMC · 2020-07-30 · Lonnie M, Laurie I, Myers M, Horgan G, Russell WR, Johnstone AM.
Résumé simplifié :
Cette revue scientifique a rassemblé les résultats de 26 études menées chez des humains pour voir si les protéines extraites de plantes (comme le pois, le lupin, la fève, l'avoine, le riz ou le chanvre) peuvent apporter des bénéfices pour la santé. Les chercheurs ont regardé leurs effets sur la satiété, le taux de sucre dans le sang, le cholestérol, la tension artérielle, le poids et la santé musculaire. La fève n'a été testée que dans deux études. Globalement, ces protéines végétales semblent avoir des effets positifs, comparables à ceux des protéines animales, mais les preuves restent encore insuffisantes pour en tirer des recommandations officielles.
Résumé reformulé :
Cette revue systématique a analysé 26 essais cliniques randomisés portant sur les effets de protéines végétales extraites (isolées, concentrées ou hydrolysées) issues de 18 sources différentes, dont la fève, le pois, le lupin, l'avoine, le riz, le chanvre et la lentille. La fève n'apparaît que dans deux des études incluses. Les chercheurs ont examiné l'impact de ces protéines sur la réponse glycémique postprandiale, la satiété, les lipides sanguins, la tension artérielle, le poids corporel et la santé musculaire. Les résultats suggèrent des effets globalement favorables sur ces différents marqueurs, comparables à ceux observés avec les protéines d'origine animale, sans toutefois leur être supérieurs. Les auteurs soulignent cependant que l'hétérogénéité méthodologique des études disponibles limite la possibilité de formuler des recommandations nutritionnelles précises et validées, appelant à davantage de recherches standardisées pour étayer d'éventuelles allégations de santé sur ces ingrédients.
Voir l'étude originale →Revue systématique
Bénéfices de la consommation de légumineuses sur le métabolisme et la santé : une revue systématique d'essais contrôlés randomisésEurope PMC · 2020-01-25 · Ferreira H, Vasconcelos M, Gil AM, Pinto E.
Résumé simplifié :
Cette étude fait le point sur vingt recherches menées ces vingt dernières années sur les effets des légumineuses (pois chiches, lentilles, haricots, fèves...) sur la santé. Les résultats montrent que manger environ 150 grammes de légumineuses cuites par jour peut améliorer le taux de cholestérol, la tension artérielle, certains marqueurs d'inflammation et la composition corporelle. Les quantités testées dans les études variaient entre 54 et 360 grammes par jour. Les auteurs soulignent cependant que les méthodes utilisées dans ces études présentent des limites, et que l'on ne comprend pas encore bien les mécanismes biologiques précis expliquant ces effets bénéfiques.
Résumé reformulé :
Cette revue systématique analyse vingt essais cliniques publiés au cours des deux dernières décennies afin d'évaluer les effets métaboliques d'une consommation régulière de légumineuses (haricots, pois chiches, lentilles, pois, fèves, etc.) chez l'humain. En croisant les données de la littérature scientifique sur PubMed, les auteurs constatent qu'une consommation quotidienne moyenne d'environ 150 grammes de légumineuses cuites (avec des quantités allant de 54 à 360 g/jour selon les études) est associée à des améliorations du profil lipidique sanguin, de la pression artérielle, des marqueurs inflammatoires et de la composition corporelle. Ces bénéfices restent toutefois observés dans des essais aux protocoles hétérogènes, ce qui limite la solidité des conclusions. Les auteurs appellent à des recherches supplémentaires pour mieux comprendre les mécanismes biochimiques sous-jacents à ces effets et pour affiner les recommandations de consommation.
Voir l'étude originale →Essai contrôlé randomisé
Enrichissement d'un aliment traditionnel israélien avec des fibres et effets sur les réponses glycémique et insulinémique chez des personnes atteintes de diabète non insulinodépendantEurope PMC · 1995-11-01 · Feldman N, Norenberg C, Voet H, Manor E, Berner Y, Madar Z.
Résumé simplifié :
Des chercheurs ont testé l'ajout de différentes fibres alimentaires (gomme de caroube, fibre de lupin, fibre de maïs) dans une galette traditionnelle israélienne appelée melawach, connue pour faire beaucoup monter la glycémie. Chez des personnes diabétiques, la gomme de caroube a permis de réduire la hausse du sucre dans le sang après le repas. En revanche, la fibre de lupin et la fibre de maïs n'ont eu aucun effet notable sur la glycémie ni sur l'insuline. Cette étude montre que toutes les fibres ne se valent pas : leur type influence différemment la réponse du corps chez les personnes diabétiques.
Résumé reformulé :
Cette étude a évalué l'effet de l'enrichissement en différentes fibres alimentaires (gomme de caroube issue de Ceratonia siliqua, fibre de lupin Lupinus albus, et fibre insoluble de rafle de maïs) sur les réponses glycémique et insulinémique induites par le melawach, un pain traditionnel israélien à indice glycémique élevé, chez des patients atteints de diabète non insulinodépendant (DNID). La gomme de caroube a significativement réduit la réponse glycémique et l'indice glycémique de l'aliment, avec une tendance à la baisse de la réponse insulinémique, sans atteindre la significativité statistique. À l'inverse, la fibre de lupin et la fibre de maïs n'ont montré aucun effet significatif sur les taux de glucose ou d'insuline. Les auteurs ont également observé que l'indice de masse corporelle (IMC) des sujets influençait ces réponses : chez les participants avec un IMC supérieur à 30, la gomme de caroube réduisait la réponse insulinémique sans modifier significativement la réponse glycémique. Ces résultats suggèrent que des aliments de composition nutritionnelle similaire peuvent entraîner des réponses physiologiques très différentes selon le type de fibre ajoutée, et soulignent l'importance de prendre en compte la réponse insulinique, et pas seulement glycémique, lors de l'adaptation de l'alimentation des patients diabétiques.
Voir l'étude originale →Cet article est fourni à titre informatif et éducatif uniquement. Il ne constitue pas un avis médical, un diagnostic ou une recommandation de traitement, et ne remplace pas la consultation d'un professionnel de santé qualifié.