Mangue, chair sans peau, sans noyau, crue
Mangifera indica L.
fruits, légumes, légumineuses et oléagineux
- kcal : 71.1
- sel g : 0.013
- fer mg : 0.09
- fibres g : 1.6
- sucres g : 12.9
- lipides g : 0.5
- sodium mg : 5
- calcium mg : 12
- glucides g : 14.3
- proteines g : 0.63
- ag satures g : 0.01
- magnesium mg : 11
- omega3 dha g : 0.01
- omega3 epa g : 0.01
- potassium mg : 150
- vitamine c mg : 25
- vitamine d ug : 0
- vitamine b12 ug : 0
- beta carotene ug : 864
Études scientifiques (6)
Essai clinique
Bioaccessibilité et catabolisme colique des caroténoïdes issus de purée de mangue (cv. Osteen) : comparaison entre le contenu du liquide iléal et les produits de digestion in vitroEurope PMC · 2026-05-26 · Cáceres-Jiménez S, Dobani S, Pourshahidi LK, Gill CIR, Ordóñez-Díaz JL, Moreno-Rojas JM, Crozier A, Pereira-Caro G.
Résumé simplifié :
Cette étude s'intéresse aux caroténoïdes (des pigments bénéfiques) présents dans la mangue, et à ce qu'ils deviennent une fois avalés. Les chercheurs ont comparé une digestion simulée en laboratoire avec de vraies mesures faites chez des volontaires humains, en analysant le liquide prélevé dans leur intestin après avoir mangé de la purée de mangue. Résultat : une bonne partie des caroténoïdes se dégrade dès l'estomac et surtout dans l'intestin grêle, avant même d'être absorbée. Seule une petite fraction, très variable selon les personnes, atteint le gros intestin. Cela montre que la stabilité de ces pigments dans le tube digestif est essentielle pour savoir combien notre corps peut réellement en profiter.
Résumé reformulé :
Ce travail compare, pour la première fois, le devenir des caroténoïdes de la mangue à l'aide d'un modèle de digestion in vitro (phases orale, gastrique, intestinale puis fermentation colique) et de données obtenues in vivo à partir de liquide iléal recueilli chez des volontaires après consommation de purée de mangue. Dix caroténoïdes ont été identifiés, le bêta-carotène étant majoritaire. In vitro, la stabilité diminue progressivement : environ 90 % subsistent après la phase orale, 70 % après la phase gastrique, mais seulement 30 % après le passage intestinal, les carotènes se dégradant davantage que les xanthophylles. In vivo, environ 23 % des caroténoïdes ingérés étaient retrouvés dans le liquide iléal sur 24 heures, avec une forte variabilité individuelle (7 à 43 %). Ces résultats suggèrent que l'essentiel de l'absorption a lieu dans la partie haute du tube digestif, une fraction plus réduite atteignant le côlon où elle pourrait interagir avec le microbiote, la fermentation fécale in vitro confirmant une disponibilité colique limitée.
Voir l'étude originale →Essai contrôlé randomisé • 50 participants
La consommation quotidienne de mangue (Mangifera indica L.) associée à des probiotiques module différemment l'inflammation et les fonctions cognitives chez les personnes en surpoids ou obèses : un essai randomisé, en double aveugle, contrôlé contre placeboEurope PMC · 2026-01-26 · Kim H, Kiefer KB, Schmidt-Combest SE, Noratto G, Arbizu S, Castellon Chicas MJ, Georghiades NC, Riechman SE, Kay CD, San-Cristobal R, Talcott ST, Mertens-Talcott SU.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé pendant 8 semaines les effets de la mangue fraîche associée à des probiotiques chez des personnes minces et des personnes en surpoids ou obèses. La mangue contient des composés (gallotanins) aux propriétés antioxydantes, mais ceux-ci sont moins bien assimilés chez les personnes en surpoids. Les probiotiques semblent aider à mieux transformer ces composés dans l'intestin. Résultat : chez les personnes en surpoids, la combinaison mangue-probiotiques a réduit un marqueur d'inflammation (TNF-α) et légèrement amélioré la mémoire de travail. Chez les personnes minces, c'est surtout la cognition (attention, mémoire) qui s'est améliorée. Les probiotiques ont aussi modifié la composition du microbiote intestinal, avec plus de bonnes bactéries.
Résumé reformulé :
Cet essai pilote randomisé en double aveugle a évalué, chez 50 participants minces et 44 participants en surpoids ou obèses (18-65 ans), les effets de 8 semaines de consommation quotidienne de 400 g de mangue fraîche combinée à un supplément de probiotiques ou à un placebo. L'objectif était de vérifier si les probiotiques amélioraient la biodisponibilité des métabolites des gallotanins de la mangue, réduisaient l'inflammation et amélioraient les fonctions cognitives, sachant que cette biodisponibilité est réduite chez les personnes en surpoids. Les résultats montrent une baisse significative du TNF-α plasmatique chez les participants en surpoids/obèses recevant mangue et probiotiques, sans effet chez les participants minces. Sur le plan cognitif, les personnes minces ont amélioré leurs performances à plusieurs tests (rapidité de traitement, mémoire de travail), tandis que les personnes en surpoids/obèses n'ont progressé que sur un test de mémoire de travail. Les probiotiques ont augmenté les métabolites de gallotanins uniquement chez les participants en surpoids/obèses et modifié le microbiote intestinal, avec une hausse de bactéries bénéfiques (Lactobacillus, Lachnospiraceae) et une baisse d'autres (Clostridium, Streptococcus). Une exposition systémique plus élevée à ces métabolites était associée à une amélioration de certains marqueurs inflammatoires et hormonaux liés à l'appétit.
Voir l'étude originale →Revue narrative
Une revue sur la phytochimie, l'ethnopharmacologie et le potentiel antiparasitaire de Mangifera indica L.Europe PMC · 2025-10-18 · Mendonça D, Tan YZ, Lor YX, Ng YJ, Siyadatpadah A, Lim CL, Norouzi R, Pandey R, Lee WC, Bodade R, Brandon-Mong GJ, Labana RV, Jimoh TO, Verma AK, Hailu T, Sundar SS, Sherasiya A, Oliveira SMR, Girol AP, Nissapatorn V, Pereira ML.
Résumé simplifié :
Cette étude fait le point sur les recherches concernant la mangue, un fruit utilisé depuis longtemps en médecine traditionnelle contre la fièvre ou la diarrhée. Les chercheurs ont examiné si les substances contenues dans la mangue, comme la mangiférine, pouvaient aider à combattre des parasites responsables de maladies comme le paludisme ou certains vers intestinaux. Les résultats les plus solides concernent le paludisme et les vers parasites, avec des effets intéressants observés en laboratoire. Pour d'autres maladies comme la leishmaniose, les preuves sont encore limitées. Les auteurs soulignent qu'il manque des essais chez l'humain pour confirmer ces effets prometteurs.
Résumé reformulé :
Cette revue synthétise les connaissances sur Mangifera indica (le manguier), une plante largement utilisée en médecine traditionnelle pour traiter des symptômes associés aux maladies parasitaires. Les auteurs analysent les composés bioactifs identifiés, notamment la mangiférine, les composés phénoliques et les terpénoïdes, connus pour leurs propriétés antimicrobiennes et antioxydantes. L'analyse porte sur l'activité de divers extraits de mangue contre plusieurs parasites humains : Plasmodium (paludisme), Leishmania, Trypanosoma, Toxoplasma gondii, Entamoeba histolytica et des helminthes. Les données les plus convaincantes concernent le paludisme et les infections par vers parasites, où extraits bruts et composés isolés montrent une activité significative in vitro et in vivo. Pour la leishmaniose et la trypanosomiase, les résultats restent préliminaires, tandis que pour la toxoplasmose et l'amibiase, les preuves demeurent largement hypothétiques. Les auteurs appellent à davantage d'études mécanistiques, toxicologiques et cliniques avant toute application thérapeutique concrète.
Voir l'étude originale →Revue narrative
Polyphénols de la mangue (Mangifera indica L.) : bénéfices anti-inflammatoires pour la santé intestinale et microbienne, et mécanismes d'action associésEurope PMC · 2021-05-06 · Kim H, Castellon-Chicas MJ, Arbizu S, Talcott ST, Drury NL, Smith S, Mertens-Talcott SU.
Résumé simplifié :
La mangue contient des polyphénols, notamment des gallotanins et de l'acide gallique, qui sont bons pour la santé intestinale. Mais pour en profiter pleinement, ces composés doivent d'abord être transformés par les bactéries de notre intestin en substances plus facilement absorbables. Cette étude montre que les polyphénols de la mangue favorisent la croissance de bonnes bactéries comme Lactobacillus plantarum, ce qui contribue à réduire l'inflammation intestinale et à renforcer la barrière protectrice de l'intestin. Ces composés agiraient aussi comme des fibres prébiotiques, nourrissant le microbiote de façon bénéfique. Ce travail fait la synthèse des connaissances sur ces interactions entre mangue, bactéries intestinales et santé digestive.
Résumé reformulé :
Cette revue scientifique examine comment les polyphénols de la mangue, en particulier les gallotanins polymériques et l'acide gallique, interagissent avec le microbiote intestinal. Leur biodisponibilité dépend largement de l'action d'enzymes microbiennes qui les transforment en métabolites absorbables. Les auteurs montrent que ces polyphénols peuvent moduler favorablement certaines populations bactériennes, notamment Lactobacillus plantarum, associées à la production de métabolites bioactifs. Plusieurs études suggèrent un effet prébiotique combiné des polyphénols et des fibres alimentaires de la mangue, avec une réduction potentielle de l'inflammation intestinale et un renforcement de l'intégrité de la barrière intestinale. Les polyphénols de la mangue pourraient également interagir avec certaines enzymes ou systèmes de transport intestinaux, dans une moindre mesure hépatiques. Cette synthèse rassemble les mécanismes proposés, sans toutefois établir de preuve définitive de causalité clinique chez l'humain.
Voir l'étude originale →Essai contrôlé randomisé
Un sous-produit de jus de mangue (Mangifera indica L.) réduit les symptômes d'infections gastro-intestinales et respiratoires hautes chez les enfantsEurope PMC · 2020-06-26 · Anaya-Loyola MA, García-Marín G, García-Gutiérrez DG, Castaño-Tostado E, Reynoso-Camacho R, López-Ramos JE, Enciso-Moreno JA, Pérez-Ramírez IF.
Résumé simplifié :
Des chercheurs ont testé une boisson à base de résidus de jus de mangue chez des enfants de 6 à 8 ans, pendant deux mois. Comparée à une eau aromatisée sans effet particulier, cette boisson a permis de réduire certains troubles digestifs comme les ballonnements, ainsi que des symptômes respiratoires comme le nez qui coule, les éternuements ou la gorge qui gratte. Les chercheurs ont aussi observé des changements dans le sang des enfants, suggérant que cette boisson agit sur le système immunitaire. Cela laisse penser que les résidus de mangue, souvent jetés lors de la fabrication du jus, pourraient avoir un intérêt pour prévenir certaines infections courantes chez les enfants d'âge scolaire.
Résumé reformulé :
Cette étude randomisée, en double aveugle, a comparé chez des enfants de 6 à 8 ans les effets d'une eau aromatisée (groupe témoin) à ceux d'une boisson enrichie en sous-produit de jus de mangue, riche en fibres et en polyphénols (mangiférine, acides gallique et ellagique), consommée pendant deux mois. Les résultats montrent une diminution significative des symptômes gastro-intestinaux (flatulences, inflammation abdominale) et des troubles respiratoires hauts (mucus, nez et gorge irrités, éternuements) dans le groupe recevant la boisson à base de mangue. Ces effets étaient associés à des variations de plusieurs marqueurs immunitaires sanguins, notamment une hausse de PAI-1 et des protéines MIP-1a/1b, et une baisse des IgG, de la MIF et de l'ostéopontine. Les auteurs suggèrent que ce sous-produit de mangue posséderait des propriétés immunomodulatrices pouvant contribuer à prévenir certaines infections courantes chez l'enfant, bien que les mécanismes exacts restent à approfondir.
Voir l'étude originale →Essai contrôlé randomisé
La mangue riche en polyphénols (Mangifera indica L.) améliore les symptômes de la constipation fonctionnelle chez l'humain, au-delà d'une quantité équivalente de fibresEurope PMC · 2018-05-29 · Venancio VP, Kim H, Sirven MA, Tekwe CD, Honvoh G, Talcott ST, Mertens-Talcott SU.
Résumé simplifié :
Des chercheurs ont testé les effets de la mangue sur des personnes souffrant de constipation chronique. Pendant quatre semaines, un groupe a mangé 300 g de mangue par jour, tandis qu'un autre groupe a consommé une quantité de fibres équivalente à celle de la mangue, sans la mangue elle-même. Résultat : les personnes ayant mangé de la mangue ont vu leurs symptômes s'améliorer davantage, avec des selles plus fréquentes et de meilleure consistance. Leur sang montrait aussi moins de signes d'inflammation. Cela suggère que la mangue apporte des bénéfices qui ne s'expliquent pas seulement par sa teneur en fibres, mais l'étude reste petite et devra être confirmée par des recherches plus larges.
Résumé reformulé :
Cette étude pilote a comparé, chez des adultes souffrant de constipation chronique, les effets de la consommation quotidienne de 300 g de mangue pendant quatre semaines à ceux d'une quantité équivalente de fibres alimentaires. Les chercheurs ont analysé des échantillons sanguins et fécaux ainsi que des questionnaires sur le confort digestif avant et après l'intervention. Le groupe mangue a montré une amélioration plus marquée de la fréquence, de la consistance et de la forme des selles, associée à une hausse de la gastrine et de l'acide valérique (un acide gras à chaîne courte) dans les selles, ainsi qu'à une baisse des marqueurs inflammatoires (endotoxines et interleukine 6) dans le sang. Ces résultats suggèrent que les polyphénols de la mangue pourraient exercer un effet bénéfique complémentaire à celui des fibres seules, sans toutefois établir de lien de causalité définitif compte tenu de la taille limitée de l'échantillon. Des essais plus vastes seraient nécessaires pour confirmer ces observations et approfondir les mécanismes anti-inflammatoires impliqués.
Voir l'étude originale →Cet article est fourni à titre informatif et éducatif uniquement. Il ne constitue pas un avis médical, un diagnostic ou une recommandation de traitement, et ne remplace pas la consultation d'un professionnel de santé qualifié.