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Mûre noire (du mûrier), crue

Morus nigra L.

fruits, légumes, légumineuses et oléagineux

Composition :

Études scientifiques (6)

🟠 Préliminaire

Essai clinique • 163 participants

Effet de l'âge et du sexe sur l'élimination urinaire d'une dose unique de flavonoïdes mixtes : résultats d'une étude d'intervention chez des adultes britanniques en bonne santé

Europe PMC · 2025-05-12 · Kay CD, Tejera N, Jennings A, Haldar S, Diment BC, Bevan D, Crossman LC, Li S, Cassidy A, Minihane AM.

Résumé simplifié :

Des chercheurs ont donné à 163 adultes en bonne santé (jeunes et plus âgés, hommes et femmes) un repas riche en flavonoïdes contenant du cacao, des agrumes et de la mûre. Ils ont ensuite mesuré, dans les urines pendant 24 heures, comment ces composés étaient éliminés par l'organisme. Résultat : la quantité totale éliminée était similaire chez tous les participants, mais le moment où le pic d'élimination était atteint variait selon l'âge, les personnes plus âgées éliminant ces composés plus tardivement. Cela pourrait s'expliquer par des différences de digestion ou de fonctionnement des reins liées à l'âge, plutôt que par la composition du microbiote intestinal.

Résumé reformulé :

Cette étude clinique a exploré comment l'âge et le sexe influencent l'élimination urinaire de flavonoïdes après un repas test contenant des flavan-3-ols de cacao, des flavanones d'agrumes et des anthocyanines de mûre. Chez 163 adultes britanniques répartis en quatre groupes (jeunes/âgés, hommes/femmes), les chercheurs ont analysé les métabolites urinaires sur 24 heures et comparé ces résultats à la composition du microbiote intestinal. Si la quantité totale de métabolites récupérée dans les urines ne différait pas significativement entre les groupes, le temps nécessaire pour atteindre le pic d'excrétion (Tmax) était souvent plus tardif chez les participants âgés, pour 20 des 76 métabolites étudiés. Cette différence ne semblait pas liée à l'indice de masse corporelle ni à la composition du microbiote, suggérant plutôt des variations dans le transit intestinal ou la clairance rénale liées à l'âge. Ces résultats soulignent l'importance de mieux comprendre ces variations individuelles pour affiner les futures recommandations alimentaires en matière de flavonoïdes.

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🟢 Haute fiabilité

Revue narrative

Les baies dans la santé gastro-intestinale, métabolique et immunitaire médiée par le microbiome

Europe PMC · 2023-02-04 · Komarnytsky S, Wagner C, Gutierrez J, Shaw OM.

Résumé simplifié :

Cette revue scientifique s'intéresse aux baies (fraise, myrtille, framboise, mûre, canneberge, cassis, raisin) et à leur effet sur la santé via le microbiote intestinal. Les fibres et polyphénols contenus dans ces fruits ne sont pas digérés par notre corps, mais servent de nourriture aux bactéries intestinales. Ces dernières les transforment en petites molécules qui peuvent réduire l'inflammation, favoriser les bonnes bactéries et améliorer certains indicateurs de santé métabolique. Les auteurs suggèrent que choisir certains types de baies pourrait aider à moduler favorablement le microbiote et prévenir certains troubles digestifs ou métaboliques.

Résumé reformulé :

Cette revue de littérature examine comment les composés non digestibles des baies (fibres alimentaires et polyphénols) interagissent avec le microbiote intestinal pour influencer la santé humaine. En synthétisant des données épidémiologiques, expérimentales et cliniques, les auteurs montrent que les différences de composition entre glucides complexes et classes de polyphénols selon les baies entraînent des modifications réversibles des populations microbiennes et du métabolome humain. Ces mécanismes incluraient la stimulation sélective de bactéries bénéfiques, l'élimination de pathogènes via des oligosaccharides, ainsi que la production de métabolites phénoliques capables d'atténuer l'inflammation et certains déséquilibres métaboliques. La revue souligne le potentiel de sélectionner certaines baies pour orienter intentionnellement la composition du microbiome intestinal, sans toutefois établir de lien de causalité direct et systématique, les mécanismes restant à confirmer par des études cliniques supplémentaires.

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🟡 Fiabilité modérée

Essai contrôlé randomisé • 50 participants

Effet d'un chewing-gum contenant du xylitol et de la poudre de mûre sur les bactéries buccales : un essai contrôlé randomisé croisé

Europe PMC · 2022-08-17 · Miller CS, Danaher RJ, Kirakodu S, Carlson CR, Mumper RJ.

Résumé simplifié :

Des chercheurs ont testé un chewing-gum contenant du xylitol, avec ou sans poudre de mûre, sur 50 participants. Chacun a mâché le chewing-gum pendant 20 minutes, quatre fois par jour, avec une pause d'une semaine entre les deux versions testées. Les scientifiques ont mesuré la quantité de bactéries présentes dans la salive et sur des morceaux d'émail dentaire. Résultat : le chewing-gum contenant de la mûre a réduit davantage de types de bactéries buccales que celui sans mûre, et ce dès le premier jour d'utilisation. Cela suggère que la mûre pourrait renforcer l'effet du xylitol contre certaines bactéries de la bouche.

Résumé reformulé :

Cette étude croisée, randomisée et contrôlée a évalué chez 50 participants l'effet d'un chewing-gum à base de xylitol (700 mg), avec ou sans ajout de poudre de mûre lyophilisée (50 mg), sur la flore bactérienne buccale. Le protocole prévoyait quatre séances de mastication de 20 minutes réparties sur 8 heures, avec port d'un dispositif contenant un fragment d'émail dentaire stérile, suivi d'une semaine de wash-out avant de tester l'autre gomme. La quantité de neuf bactéries buccales a été mesurée par PCR quantitative dans la salive, ainsi que sur les fragments d'émail. Les résultats montrent qu'après une journée de mastication, le gomme contenant de la mûre a réduit la charge bactérienne totale ainsi que l'abondance relative de six des neuf bactéries étudiées, contre seulement quatre bactéries pour le gomme sans mûre. Sur l'émail, S. sanguinis et A. naeslundii dominaient dans les deux groupes, tandis que S. mutans restait minoritaire. Ces résultats suggèrent un effet antibactérien additionnel de la mûre par rapport au xylitol seul, sans toutefois établir de lien de causalité définitif sur la santé bucco-dentaire à long terme.

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🟡 Fiabilité modérée

Essai contrôlé randomisé • 20 participants

Un mélange de baies riches en flavonoïdes maintient et améliore les fonctions cognitives sur une période de 6 heures chez de jeunes adultes en bonne santé

Europe PMC · 2019-11-06 · Whyte AR, Cheng N, Butler LT, Lamport DJ, Williams CM.

Résumé simplifié :

Des chercheurs ont testé les effets d'un smoothie composé de myrtilles, fraises, framboises et mûres sur la concentration et l'humeur de 40 jeunes adultes. Une partie des participants a bu ce mélange de fruits, l'autre une boisson placebo sans effet. Pendant 6 heures, leur attention et leur rapidité mentale ont été mesurées à plusieurs reprises. Résultat : les personnes ayant bu le smoothie de fruits rouges ont mieux résisté à la fatigue mentale que celles ayant reçu le placebo, restant plus précises et plus rapides dans des tests de concentration tout au long de la journée.

Résumé reformulé :

Cette étude randomisée, en simple aveugle et contrôlée par placebo, a exploré l'effet d'un mélange de baies (myrtille, fraise, framboise, mûre) sur les fonctions exécutives et l'humeur de 40 jeunes adultes âgés de 20 à 30 ans, suivis sur une période de 6 heures après consommation d'un smoothie de 400 mL. Les performances cognitives ont été évaluées via deux tâches (attention et flexibilité mentale) ainsi qu'un questionnaire d'humeur, à intervalles réguliers. Alors que le groupe placebo a montré une baisse progressive de performance liée à la fatigue cognitive, le groupe ayant consommé le mélange de baies a maintenu sa précision sur les deux tâches jusqu'à 6 heures, avec des temps de réponse plus rapides à certains moments de la journée. Ces résultats suggèrent un effet bénéfique des flavonoïdes présents dans les fruits rouges sur le maintien des capacités cognitives au cours d'une journée de travail typique, bien que les mécanismes sous-jacents restent à préciser.

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🟡 Fiabilité modérée

Essai contrôlé randomisé • 27 participants

La consommation de mûres augmente l'oxydation des graisses et améliore la sensibilité à l'insuline chez des hommes en surpoids ou obèses

Europe PMC · 2018-08-09 · Solverson PM, Rumpler WV, Leger JL, Redan BW, Ferruzzi MG, Baer DJ, Castonguay TW, Novotny JA.

Résumé simplifié :

Cette étude a testé les effets des mûres chez 27 hommes en surpoids ou obèses suivant un régime riche en graisses pendant une semaine. Les participants consommaient soit 600 g de mûres par jour, soit une préparation neutre sans effet équivalent. Résultat : avec les mûres, le corps brûlait davantage de graisses au repos et pendant les repas. De plus, le taux d'insuline après un repas test était plus bas avec les mûres, ce qui suggère une meilleure gestion du sucre par l'organisme. Le taux de glucose sanguin, lui, restait similaire entre les deux groupes. Ces résultats suggèrent que les mûres pourraient aider à mieux utiliser les graisses et à améliorer la sensibilité à l'insuline chez les personnes en surpoids.

Résumé reformulé :

Cet essai randomisé contrôlé en crossover a évalué, chez 27 hommes en surpoids ou obèses, les effets d'une consommation quotidienne de 600 g de mûres (soit 1500 mg de flavonoïdes) intégrée à un régime riche en graisses (40% des calories), comparée à un témoin sans flavonoïdes, sur sept jours. Les mesures réalisées en chambre calorimétrique ont montré que le quotient respiratoire sur 24h était significativement plus bas avec les mûres, traduisant une oxydation lipidique accrue, un effet confirmé lors d'un test de tolérance au glucose et pendant une fenêtre de 4h au dîner. Si l'aire sous la courbe du glucose ne différait pas significativement entre les deux conditions, celle de l'insuline était nettement réduite avec les mûres, et l'indice HOMA-IR s'est amélioré, signe d'une meilleure sensibilité à l'insuline. Ces résultats indiquent un effet métabolique favorable des mûres sur l'utilisation des substrats énergétiques et la régulation glycémique chez des hommes à risque métabolique, sans toutefois établir de lien de causalité définitif sur le long terme.

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🟡 Fiabilité modérée

Essai contrôlé randomisé • 18 participants

Pharmacocinétique des anthocyanes de mûre consommées avec ou sans éthanol : un essai randomisé en cross-over

Europe PMC · 2016-08-11 · Marques C, Fernandes I, Norberto S, Sá C, Teixeira D, de Freitas V, Mateus N, Calhau C, Faria A.

Résumé simplifié :

Cette étude a testé si l'alcool modifie la façon dont notre corps absorbe les anthocyanes, des pigments bénéfiques présents dans les mûres. 18 personnes ont bu une purée de mûres, une fois sans alcool et une fois avec 12% d'éthanol. Des prises de sang et d'urine ont permis de mesurer la quantité de composés absorbés. Résultat : l'alcool augmente la quantité d'anthocyanes retrouvée dans le sang. Chez les personnes en surpoids ou obèses, l'absorption de ces composés semblait moins bonne sans alcool, mais l'effet stimulant de l'alcool était encore plus marqué chez elles. Cela suggère que le poids corporel pourrait influencer la façon dont notre organisme traite ces substances bénéfiques.

Résumé reformulé :

Cette étude randomisée en cross-over a évalué l'influence de l'éthanol sur la biodisponibilité des anthocyanes de mûre chez 18 participants, qui ont consommé une purée de mûre (650 mg d'anthocyanes) avec ou sans 12% d'éthanol. Les prélèvements sanguins et urinaires ont permis d'identifier deux métabolites principaux, la méthyl-cyanidine-glucuronide et la 3'-méthyl-cyanidine-3-glucoside, dont les concentrations plasmatiques et urinaires étaient corrélées. L'éthanol a augmenté la concentration plasmatique maximale (Cmax) de ces deux composés. Une stratification selon l'IMC et la masse grasse a révélé que le Cmax tendait à être plus faible chez les participants en surpoids ou obèses après consommation sans alcool, tandis que l'effet stimulant de l'éthanol sur ce Cmax était plus prononcé dans ce même groupe. Les auteurs suggèrent que l'éthanol favoriserait le métabolisme de la cyanidine-3-glucoside, un processus qui semble altéré chez les personnes en surpoids ou obèses, sans toutefois établir de lien de causalité définitif.

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Cet article est fourni à titre informatif et éducatif uniquement. Il ne constitue pas un avis médical, un diagnostic ou une recommandation de traitement, et ne remplace pas la consultation d'un professionnel de santé qualifié.

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