Pain blanc
produits céréaliers
- kcal : 287
- sel g : 1.25
- fer mg : 1.2
- fibres g : 2.7
- sucres g : 2.3
- lipides g : 1.4
- sodium mg : 500
- calcium mg : 22
- glucides g : 58.3
- proteines g : 9.06
- ag satures g : 0.45
- magnesium mg : 23
- omega3 dha g : 0.01
- omega3 epa g : 0.01
- potassium mg : 180
- vitamine c mg : 0.5
- vitamine d ug : 0.25
Études scientifiques (23)
Revue systématique
Effets de la fermentation au levain ou du pain classique, et de la réduction des phytates, sur la biodisponibilité, l'absorption du fer et le statut martial chez l'humain : une revue systématique d'études d'interventionEurope PMC · 2026-05-05 · Nikolaou A, Assunção R, Cvetković B, Fardet A, Gamero A, Gandía M, Mojsova S, Yilmaz B, Kütt ML, Santa D, Chassard C, Praćer S, Vergères G, Karakaya S, Syrpas M.
Résumé simplifié :
Cette revue examine si le pain au levain, en réduisant les phytates (des composés qui bloquent l'absorption du fer), permet réellement de mieux absorber le fer contenu dans les aliments. Les chercheurs ont analysé 8 études réalisées chez l'humain. Résultat : à court terme, manger du pain pauvre en phytates augmente bien le fer absorbé juste après le repas. Mais sur plusieurs semaines, cet effet ne se traduit pas forcément par une amélioration des réserves de fer dans le corps, et dans un cas, elles ont même diminué. Seule la combinaison réduction des phytates et enrichissement en fer a montré des bénéfices concrets, notamment chez des enfants anémiques. Les preuves restent donc insuffisantes pour affirmer que le pain au levain améliore durablement le statut en fer.
Résumé reformulé :
Cette revue systématique, menée dans le cadre du projet européen PIMENTO, visait à déterminer si la fermentation au levain (par rapport au pain classique) améliore la biodisponibilité, l'absorption et le statut du fer chez l'humain. Huit études d'intervention ont été retenues après analyse de la littérature (1970-2024). Les essais aigus post-prandiaux montrent une augmentation de l'absorption du fer non héminique, en particulier avec des pains pauvres en phytates (par exemple, hausse du fer sérique de 59 vs 30 μg/100 mL avec un pain blanc peu riche en phytates comparé à un pain complet). L'ajout de phytase exogène augmentait aussi l'absorption du fer de 50 à 61% selon la forme de fer utilisée. Cependant, les essais à plus long terme n'ont pas montré d'amélioration des réserves en fer (ferritine, fer corporel total), avec même une baisse observée dans un groupe consommant du pain de seigle au levain pauvre en phytates. Seule l'association réduction des phytates et enrichissement en fer a produit des effets positifs, notamment une hausse de l'hémoglobine et une baisse de la prévalence de l'anémie chez des enfants. Bien que les mécanismes biologiques soient plausibles, les auteurs concluent qu'aucune étude humaine actuelle ne permet, avec une qualité méthodologique suffisante, de confirmer que la fermentation au levain améliore durablement le statut en fer.
Voir l'étude originale →Revue narrative
Le blé en 2025 : défis pour une production et une consommation durablesEurope PMC · 2026-05-01 · Shewry PR.
Résumé simplifié :
Cette étude fait le point sur les défis liés au blé, aliment essentiel dans l'alimentation mondiale. En Europe de l'Ouest, produire du blé de qualité pour faire du pain nécessite beaucoup d'engrais azotés, ce qui pose des problèmes environnementaux. Par ailleurs, certaines personnes consomment moins de blé par crainte des effets du gluten sur leur santé. Les auteurs examinent si ces inquiétudes sont scientifiquement justifiées et proposent des solutions pour réduire l'usage d'engrais tout en répondant aux préoccupations des consommateurs concernant le gluten et la santé.
Résumé reformulé :
Cet article analyse les enjeux actuels entourant la culture et la consommation du blé, aliment de base majeur au niveau mondial. Il souligne que dans les systèmes agricoles intensifs, notamment en Europe de l'Ouest, l'obtention d'un blé riche en protéines adapté à la panification repose fortement sur une fertilisation azotée importante, ce qui soulève des questions de durabilité environnementale. Parallèlement, la consommation de blé diminue dans certains pays en raison de préoccupations sanitaires liées au gluten. Les auteurs discutent des bases scientifiques de ces craintes et proposent des pistes pour limiter les apports en azote tout en répondant aux attentes des consommateurs concernant les effets du blé et du gluten sur la santé.
Voir l'étude originale →Essai contrôlé randomisé • 17 participants
Remplacer la farine raffinée par de la farine de soja améliore la réponse glycémique après repas dans les aliments de base, sans réduire l'acceptabilité par les consommateursEurope PMC · 2026-04-08 · Okoye SI, Carlson R, Dallmier K, Pepino MY.
Résumé simplifié :
Des chercheurs ont testé l'effet de remplacer une partie de la farine de blé ou de maïs par de la farine de soja dans du pain, des tortillas et des arepas. Dix-sept adultes en surpoids ou obèses ont goûté ces aliments avec différents niveaux de soja (0%, 10% ou 30%). Résultat : remplacer 30% de la farine par du soja a permis de réduire la hausse du sucre dans le sang après le repas, sans changer le taux d'insuline, ni la sensation de faim ou de satiété. Fait important, les participants ont autant aimé le goût des versions enrichies en soja que les versions classiques.
Résumé reformulé :
Cette étude randomisée en schéma répété a évalué l'impact de la substitution de farine raffinée (blé ou maïs) par de la farine de soja sur la réponse glycémique postprandiale, chez 17 adultes en surpoids ou obèses. Les participants ont consommé, à des visites séparées, du pain, des tortillas ou des arepas contenant 0%, 10% ou 30% de farine de soja, avec mesures de la glycémie et de l'insulinémie jusqu'à 120 minutes après ingestion. La substitution à 30% a significativement réduit l'aire sous la courbe glycémique pour le pain et les arepas, ainsi que la glycémie entre 90 et 120 minutes pour les tortillas, sans modifier les niveaux d'insuline ni les sensations de faim et de satiété. L'acceptabilité sensorielle des produits est restée stable même au taux de substitution le plus élevé, suggérant que l'enrichissement en farine de soja pourrait constituer une stratégie de reformulation alimentaire pertinente pour améliorer la santé métabolique des populations à risque.
Voir l'étude originale →Revue narrative
Améliorer les propriétés fonctionnelles et nutritionnelles des produits de boulangerie à base de blé grâce aux lipases microbiennesEurope PMC · 2025-12-28 · Goswami H, Bishoyi AK, Sanghvi G.
Résumé simplifié :
Cette étude fait le point sur l'utilisation de lipases, des enzymes naturelles, pour améliorer la qualité du pain et autres produits à base de blé. Ces enzymes agissent sur les graisses présentes dans la farine et permettent d'obtenir un pain plus volumineux, une mie qui reste moelfleuse plus longtemps, et une meilleure conservation générale. Elles pourraient aussi favoriser l'apparition de composés bénéfiques comme des antioxydants ou des fibres prébiotiques, et améliorer l'absorption de certains nutriments. Cependant, des questions restent à résoudre, notamment sur la régularité des résultats d'un lot à l'autre, la sécurité pour les consommateurs et les règles à respecter avant une utilisation plus large dans l'industrie alimentaire.
Résumé reformulé :
Cette revue scientifique examine le rôle des lipases microbiennes, des enzymes capables de dégrader et transformer les lipides, dans l'amélioration des produits de boulangerie à base de blé. Selon les études rapportées, leur utilisation augmenterait le volume du pain de 15 à 35 %, améliorerait la stabilité de la pâte de 20 %, ralentirait le durcissement de la mie de 10 à 25 %, et prolongerait la durée de conservation d'un à deux jours selon les doses utilisées. Les lipases produisent des dérivés lipidiques qui contribueraient à la stabilité de la pâte, aux propriétés antioxydantes et à une meilleure biodisponibilité de certains nutriments. Elles permettraient également de valoriser le son de blé et d'intégrer des fonctionnalités prébiotiques compatibles avec les tendances « clean-label ». Toutefois, des défis subsistent, notamment la reproductibilité des résultats, la sécurité pour les consommateurs et la conformité réglementaire, freinant encore une adoption industrielle généralisée.
Voir l'étude originale →Essai contrôlé randomisé
Effets de la consommation de bretzels au soja sur les biomarqueurs sanguins et les douleurs musculaires après un exercice de résistance intense chez des hommes entraînés en bonne santé : une étude préliminaireEurope PMC · 2025-12-24 · McClure J, Sommer A, Kraemer WJ, Vodovotz Y.
Résumé simplifié :
Des chercheurs ont testé si manger un bretzel à base de soja aidait les sportifs à mieux récupérer après un entraînement musculaire intense. Dix hommes entraînés ont mangé, à deux occasions différentes, soit un bretzel au soja, soit un bretzel classique au blé, puis leurs douleurs musculaires et certains marqueurs sanguins ont été mesurés. Résultat : le taux de testostérone était légèrement plus bas après le bretzel au soja, mais les douleurs musculaires et l'inflammation n'étaient pas clairement différentes entre les deux options. Les auteurs concluent que ce type de collation semble bien toléré, mais que ses bénéfices réels pour la récupération restent à confirmer par des études plus vastes.
Résumé reformulé :
Cette étude préliminaire en cross-over, en double aveugle, a comparé chez dix athlètes masculins entraînés les effets d'un bretzel enrichi en soja versus un bretzel témoin à base de blé, consommés après une séance intense d'exercices de résistance. Les chercheurs ont suivi la douleur musculaire perçue ainsi que plusieurs biomarqueurs sanguins liés aux dommages musculaires et à l'inflammation, tout en vérifiant l'absorption des isoflavones du soja via des dosages urinaires. Les isoflavones (daidzéine, génistéine, glycitéine) étaient bien plus élevées après la prise de soja, confirmant une bonne absorption. La testostérone sérique était significativement plus basse après le bretzel au soja qu'après celui au blé. L'interleukine-6, un marqueur inflammatoire, diminuait un peu plus vite dans le groupe soja dès la 6e heure, mais sans atteindre la significativité statistique. Aucune différence notable n'a été observée sur les douleurs musculaires, en partie à cause d'une forte variabilité individuelle. Les auteurs soulignent que ces résultats restent préliminaires, obtenus sur un petit échantillon, et appellent à des essais plus larges avant de tirer des conclusions définitives sur l'intérêt des collations à base de soja pour la récupération sportive.
Voir l'étude originale →Essai contrôlé randomisé • 26 participants
Effet d'un pain de blé à teneur élevée en amylose sur la réponse glycémique postprandiale : un essai croisé randomisé mené à distance avec surveillance continue du glucoseEurope PMC · 2025-12-08 · Corrado M, Savva GM, Ahn-Jarvis JH, Oyeyinka SA, Edwards CH, Hazard BA.
Résumé simplifié :
Des chercheurs ont testé un pain blanc fabriqué avec une farine de blé spéciale, modifiée pour contenir plus d'amylose (un composant de l'amidon), afin de voir s'il faisait moins monter la glycémie qu'un pain classique. Vingt-six adultes en bonne santé ont mangé les deux types de pain chez eux, tout en portant un capteur de glucose sur le bras pendant dix jours. Résultat : même si l'amidon de ce pain spécial se digérait un peu moins vite en laboratoire, la hausse de glycémie après le repas était similaire entre les deux pains. Les participants n'ont pas non plus ressenti de différence de satiété, mais ils ont globalement préféré le goût et la texture du pain classique.
Résumé reformulé :
Cette étude a comparé les effets glycémiques d'un pain blanc élaboré à partir d'une farine de blé mutante (sbeII), enrichie en amylose, à ceux d'un pain témoin isoglucidique fabriqué avec une farine de type sauvage. Dans le cadre d'un essai croisé randomisé, en double aveugle et contrôlé, 26 adultes en bonne santé ont consommé les deux pains à domicile, leur glycémie interstitielle étant suivie via un capteur continu de glucose pendant dix jours. Bien que la digestion in vitro de l'amidon ait été environ 7 % plus lente pour le pain enrichi en amylose, aucune différence significative n'a été observée sur le pic glycémique postprandial entre les deux pains. La satiété perçue était également comparable, mais le pain témoin a été jugé plus agréable en texture et davantage préféré par les participants. Les auteurs suggèrent que des niveaux d'amylose plus élevés pourraient potentiellement apporter des bénéfices métaboliques supplémentaires, à condition de préserver l'acceptabilité sensorielle du produit.
Voir l'étude originale →Revue narrative
Démêler les mythes des faits concernant le pain et la santéEurope PMC · 2025-11-28 · Shewry PR, Lovegrove A, Joy EJM, Segovia de la Revilla L, Frost G, Brouns F.
Résumé simplifié :
Cet article examine le débat très présent sur les réseaux sociaux autour du pain blanc industriel, souvent critiqué face au pain complet fabriqué traditionnellement. Les auteurs rappellent que le pain blanc perd du son et du germe lors de la mouture et contient parfois des additifs, ce qui lui vaut d'être classé comme aliment ultra-transformé. Pourtant, selon les preuves scientifiques disponibles, le pain blanc n'est pas mauvais pour la santé en soi. Le pain complet reste généralement un choix plus intéressant nutritionnellement, mais les deux types de pain peuvent faire partie d'une alimentation saine, à condition d'être consommés avec modération et dans un régime globalement équilibré et riche en nutriments.
Résumé reformulé :
Cette analyse s'intéresse à la controverse croissante, alimentée notamment par les médias sociaux et la presse grand public, opposant le pain blanc industriel tranché au pain complet préparé selon des méthodes traditionnelles. La classification du pain blanc industriel comme aliment ultra-transformé a renforcé les inquiétudes sur ses effets potentiels sur la santé. Les auteurs passent en revue les bases scientifiques de ce débat et constatent que, malgré la perte du son et du germe pendant la mouture ainsi que l'ajout d'additifs, le pain blanc industriel n'est pas intrinsèquement délétère pour la santé. Ils concluent que si le pain complet demeure généralement recommandé comme option plus favorable sur le plan nutritionnel, le pain blanc comme le pain complet peuvent tous deux trouver leur place dans une alimentation équilibrée, à condition d'être consommés modérément et intégrés dans un schéma alimentaire globalement riche en nutriments.
Voir l'étude originale →Essai contrôlé randomisé • 44 participants
Effet de la consommation de pain complet à la levure, au levain, ou à la levure et au levain sur l'appétit, l'apport énergétique et les réponses métaboliques postprandiales : une étude croisée randomisée en aveugleEurope PMC · 2025-08-05 · Chatonidi G, Rosseel R, Dalile B, Satriawan D, Vandermeulen G, Van Holm B, Comer L, Maes P, Everaert N, Courtin CM, Verbeke K.
Résumé simplifié :
Cette étude a comparé trois types de pain complet (à la levure, au levain, ou aux deux) pendant deux semaines chacun, chez 44 adultes en bonne santé. Les chercheurs ont regardé si le type de pain changeait l'appétit, la quantité de nourriture mangée ensuite, et certaines réponses du corps comme la glycémie ou les hormones de satiété. Résultat : les trois pains ont donné des résultats globalement similaires. Le pain avec de la levure a été mangé plus lentement et a donné une sensation de satiété un peu plus forte, mais la quantité de nourriture consommée au repas suivant n'a pas changé selon le pain. Quelques petites différences hormonales ont été observées, sans impact majeur sur l'appétit global.
Résumé reformulé :
Dans cet essai croisé randomisé en double aveugle, 44 participants en bonne santé (25 ans en moyenne, IMC normal) ont consommé 180 g par jour de trois types de pain complet : à la levure, au levain (contenant Fructilactobacillus sanfranciscensis et Maudiozyma humilis), ou un mélange des deux, chacun pendant deux semaines séparées par une période de pause. Le critère principal était la quantité de calories consommées librement au déjeuner suivant un petit-déjeuner test. Aucune différence significative n'a été observée sur cet apport énergétique ad libitum entre les trois pains, ni sur la vidange gastrique, la glycémie, le cholestérol ou la composition du microbiote intestinal. Le pain à la levure (seul ou combiné au levain) a cependant été mangé plus lentement et a procuré une satiété légèrement supérieure. Des différences hormonales modestes ont aussi été notées : le pain combiné a entraîné un pic de peptide C plus élevé, le pain à la levure seul a stimulé davantage la PYY, et les deux pains (levure et levain, séparément) ont augmenté la sécrétion de GLP-1 par rapport au pain mixte. Les auteurs concluent que, malgré ces variations métaboliques mineures, les trois types de pain complet ont des effets globalement comparables sur la régulation de l'appétit.
Voir l'étude originale →Essai contrôlé randomisé • 36 participants
La vitesse de consommation du pain prédite par sa texture sensorielle et ses propriétés physiquesEurope PMC · 2024-12-09 · Heuven LAJ, Dekker M, Renzetti S, Bolhuis DP.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé sur 36 adultes en bonne santé neuf types de pain différents, dont du pain blanc moelleux, pour voir à quelle vitesse ils étaient mangés. Les chercheurs ont filmé les participants pendant qu'ils mangeaient et ont mesuré la texture des pains (dureté, humidité, élasticité...). Résultat : le pain blanc moelleux se mange environ 40% plus vite que le pain complet en tranches, car on prend des bouchées plus grosses et on mâche moins. Les pains plus durs, plus secs ou moins collants ralentissent la prise alimentaire. Ces informations pourraient aider à concevoir des pains qui limitent une consommation excessive.
Résumé reformulé :
Dans cet essai croisé randomisé, 36 participants en bonne santé ont consommé neuf types de pain aux textures variées, allant de tranches de pain complet à des petits pains blancs moelleux. Grâce à un codage vidéo du comportement de mastication et à des mesures sensorielles et physiques (dureté, cohésion, adhérence de la mie, hauteur, volume...), les chercheurs ont établi deux modèles prédictifs de la vitesse d'ingestion. Les pains en tranches étaient mangés plus lentement que les petits pains durs, eux-mêmes plus lents que les petits pains moelleux, avec un écart de 40% entre les extrêmes, lié à la taille des bouchées et au nombre de mastications. La vitesse d'ingestion augmentait avec l'adhérence de la mie, sa hauteur et son volume, et diminuait avec sa sécheresse, sa cohésion et la dureté de la croûte. Les deux modèles, basés respectivement sur les propriétés physiques et sensorielles, expliquaient bien la vitesse de consommation (R² de 0,91 et 0,89), ouvrant des pistes pour reformuler les pains afin de ralentir leur consommation et limiter les risques de surconsommation alimentaire.
Voir l'étude originale →Essai contrôlé randomisé • 7575 participants
La taille des unités de nourriture influence la consommation libre lors du grignotage via la vitesse d'ingestionEurope PMC · 2024-03-08 · Harper MM, Cunningham PM, Forde CG, Hayes JE.
Résumé simplifié :
Des chercheurs ont étudié comment la taille des bretzels influence la quantité mangée lors d'une collation libre. 75 adultes ont mangé, à trois occasions différentes, une portion de 70 g de bretzels petits, moyens ou grands. Résultat : les participants ont mangé environ 22 à 31% plus quand les bretzels étaient grands, comparé aux petits ou moyens. Cette différence s'explique par le fait que manger des gros morceaux va plus vite et implique des bouchées plus grandes. Autrement dit, la taille des morceaux d'un aliment peut inciter à manger plus, simplement en modifiant notre façon de manger, sans qu'on s'en rende forcément compte.
Résumé reformulé :
Cette étude expérimentale en cross-over a examiné l'effet de la taille unitaire des aliments sur la prise alimentaire lors d'une collation. 75 adultes ont consommé, lors de trois sessions distinctes en laboratoire, une portion de 70 g de bretzels de taille petite, moyenne ou grande, en quantité libre (ad libitum). Les chercheurs ont mesuré la quantité consommée ainsi que la microstructure alimentaire (vitesse d'ingestion, taille des bouchées) via enregistrement vidéo. Les résultats montrent que la taille des bretzels affecte significativement l'apport énergétique : les participants ont consommé 31% de plus avec les grands bretzels comparé aux petits, et 22% de plus comparé aux moyens. Cet effet s'explique statistiquement par des différences dans la vitesse d'ingestion et la taille des bouchées, qui augmentent avec la taille du bretzel. Une fois ces paramètres pris en compte, l'effet de la taille unitaire sur la consommation totale disparaît, suggérant que c'est bien la modification du comportement alimentaire (et non un autre mécanisme) qui explique l'augmentation de l'apport.
Voir l'étude originale →Essai contrôlé randomisé • 27 participants
L'inclusion quotidienne de pommes de terre riches en amidon résistant dans un régime conforme aux recommandations nutritionnelles américaines n'aggrave pas le risque cardiométabolique ni la perméabilité intestinale chez des adultes atteints de syndrome métabolique : un essai contrôlé randomiséEurope PMC · 2022-04-08 · Cao S, Shaw EL, Quarles WR, Sasaki GY, Dey P, Hodges JK, Pokala A, Zeng M, Bruno RS.
Résumé simplifié :
Cette étude a comparé deux régimes alimentaires équilibrés chez des personnes souffrant de syndrome métabolique : l'un incluant des pommes de terre (riches en amidon résistant), l'autre des bagels (sans amidon résistant). Les chercheurs voulaient savoir si manger des pommes de terre, souvent considérées comme mauvaises pour la santé, pouvait au contraire être bénéfique dans le cadre d'une alimentation saine. Résultat : les deux régimes ont amélioré la tension artérielle et la sensibilité à l'insuline. Mais le régime avec pommes de terre a en plus réduit la perméabilité de l'intestin et l'inflammation liée à la digestion, suggérant un effet positif sur la santé intestinale.
Résumé reformulé :
Dans cet essai randomisé croisé, 27 adultes atteints de syndrome métabolique ont suivi pendant deux semaines chacun un régime basé sur les recommandations nutritionnelles américaines, contenant soit des pommes de terre (apportant 17,5 g/jour d'amidon résistant), soit des bagels (sans amidon résistant), avant de passer des tests de tolérance au glucose et de perméabilité intestinale. Les deux régimes ont entraîné une baisse de la tension artérielle, de la glycémie à jeun, de l'insulinémie et de la résistance à l'insuline, sans différence entre les groupes ni changement de poids corporel. En revanche, le régime incluant des pommes de terre a été associé à une endotoxémie postprandiale réduite (mesurée par l'AUC de l'endotoxine sérique) et à une perméabilité intestinale plus faible (ratio lactulose/mannitol urinaire), ainsi qu'à une proportion plus élevée d'acétate dans le microbiote fécal. Ces résultats suggèrent que l'intégration de pommes de terre riches en amidon résistant dans une alimentation globalement saine n'a pas d'effet délétère et pourrait même améliorer certains marqueurs de la santé intestinale, sans compromettre les bénéfices cardiométaboliques observés à court terme.
Voir l'étude originale →Essai contrôlé randomisé • 95 participants
Les collations à base de noix mélangées, comparées aux collations de bretzels raffinés, entraînent une perte de poids et une satiété accrue pendant les phases de perte et de maintien du poids : un essai contrôlé randomisé de 24 semainesEurope PMC · 2021-04-30 · Wang J, Wang S, Henning SM, Qin T, Pan Y, Yang J, Huang J, Tseng CH, Heber D, Li Z.
Résumé simplifié :
Cette étude a comparé deux types de collations chez des personnes en surpoids suivant un programme de perte puis de maintien du poids pendant 24 semaines : des noix mélangées ou des bretzels. Les deux groupes ont perdu du poids de façon similaire. Mais les personnes mangeant des noix se sont senties plus rassasiées après 24 semaines, ont mieux suivi le programme, ont vu leur fréquence cardiaque diminuer et présentaient un meilleur profil de gras dans le sang. Ainsi, manger des noix ne nuit pas à la perte de poids et apporte même des bénéfices supplémentaires par rapport à une collation classique de bretzels.
Résumé reformulé :
Dans cet essai contrôlé randomisé mené auprès de 95 adultes en surpoids, les chercheurs ont comparé l'effet d'une collation quotidienne de noix mélangées (1,5 once) à celle de bretzels raffinés, intégrée à un régime hypocalorique pendant 12 semaines, suivi d'un maintien isocalorique pendant 12 semaines supplémentaires. Les deux groupes ont perdu un poids comparable à 12 et 24 semaines, sans différence significative entre eux. Cependant, seul le groupe consommant des noix a montré une satiété accrue à 24 semaines, une meilleure rétention dans l'étude, une baisse de la fréquence cardiaque à plusieurs temps de mesure, ainsi qu'une augmentation plus durable de l'acide oléique plasmatique et une diminution précoce d'un marqueur inflammatoire (MCP-1). Ces résultats suggèrent qu'inclure des noix dans un régime amaigrissant n'entrave pas la perte de poids et pourrait offrir des avantages métaboliques et comportementaux supplémentaires par rapport à une collation glucidique raffinée.
Voir l'étude originale →Revue narrative • 529 participants
Revue des propriétés sensorielles et physico-chimiques du blé roux et du blé blanc : lequel donne le meilleur grain entier ?Europe PMC · 2020-01-28 · Grafenauer S, Miglioretto C, Solah V, Curtain F.
Résumé simplifié :
Cette étude fait la synthèse de 16 recherches comparant le blé roux et le blé blanc, utilisés notamment pour fabriquer du pain, du pain pita, des crackers, des nouilles ou des tortillas complets. Des centaines de personnes ont goûté ces produits pour donner leur préférence. Résultat : le blé blanc est globalement préféré, surtout pour le pain et les tortillas, notamment sur le marché asiatique. Les chercheurs pensent que ces différences de goût viennent de la couleur, des composés phénoliques et de certaines enzymes présentes dans l'enveloppe du grain. Cette information peut aider à choisir le meilleur type de blé pour créer des aliments complets riches en fibres, mais appréciés des consommateurs.
Résumé reformulé :
Cette revue systématique (méthode PRISMA, période 1990-2019) a analysé 16 études portant sur les différences sensorielles et physico-chimiques entre le blé roux et le blé blanc utilisés dans des produits à grains entiers comme le pain, le pain pita, les crackers, les nouilles, les tortillas ou la farine. Treize études sensorielles regroupant 529 participants et trois études quantitatives complémentaires ont été examinées. Dans dix cas sur seize, le blé blanc a été préféré, en particulier pour le pain et les tortillas. Les auteurs suggèrent que ces écarts de perception s'expliquent surtout par la couleur du son, la proportion de composés phénoliques liés versus libres, et l'activité de l'enzyme polyphénol oxydase. Les auteurs recommandent d'améliorer les futures études sensorielles avec des échantillons plus larges, un meilleur aveuglement des dégustateurs et des produits représentatifs du marché commercial, afin de mieux orienter le choix du blé pour les produits complets riches en fibres.
Voir l'étude originale →Essai contrôlé randomisé • 48 participants
La consommation d'un mélange de noix pourrait améliorer les facteurs de risque cardiovasculaire chez les adultes en surpoids ou obèsesEurope PMC · 2019-06-29 · Abbaspour N, Roberts T, Hooshmand S, Kern M, Hong MY.
Résumé simplifié :
Cette étude a comparé deux collations chez des adultes en surpoids ou obèses : un mélange de noix ou des bretzels, consommés en quantité égale en calories pendant 8 semaines. Les personnes qui mangeaient des noix ont vu leur poids, leur indice de masse corporelle et leur taux d'insuline diminuer davantage que celles qui mangeaient des bretzels. Le taux de sucre dans le sang a aussi baissé avec les noix. À l'inverse, les bretzels ont entraîné une hausse du mauvais cholestérol et des triglycérides, et une baisse temporaire du bon cholestérol. Ces résultats suggèrent que remplacer une collation à base de glucides par des noix pourrait être bénéfique pour la santé cardiovasculaire.
Résumé reformulé :
Dans cet essai contrôlé randomisé, 48 adultes en surpoids ou obèses ont consommé, en parallèle, soit des bretzels soit un mélange de noix, à quantité calorique équivalente (250 kcal), pendant 8 semaines. Le groupe noix a montré une réduction significative du poids corporel, de l'IMC et des niveaux d'insuline par rapport au groupe bretzels, ainsi qu'une baisse de la glycémie et de l'insuline au fil du temps. La lactate déshydrogénase, un marqueur cellulaire, était également plus basse dans le groupe noix. Bien qu'aucune différence significative n'ait été observée entre les groupes pour les triglycérides et les lipoprotéines LDL/HDL, la consommation de bretzels a été associée à une hausse des triglycérides et du LDL-cholestérol, ainsi qu'à une baisse transitoire du HDL-cholestérol. Ces résultats suggèrent qu'un mélange de noix pourrait limiter certains facteurs de risque cardiovasculaire par rapport à une collation glucidique classique, sans provoquer les effets lipidiques défavorables observés avec les bretzels.
Voir l'étude originale →Essai contrôlé randomisé • 38 participants
Étude randomisée, contrôlée, en crossover sur les sensations liées à l'appétit après consommation de collations à base de sarrasinEurope PMC · 2017-10-17 · Defries DM, Petkau JC, Gregor T, Blewett H.
Résumé simplifié :
Des chercheurs ont testé si des collations au sarrasin, dont un pain pita fabriqué avec de la farine de sarrasin, pouvaient aider à se sentir plus rassasié et à manger moins ensuite. Trente-huit adultes en bonne santé ont goûté différentes collations à base de sarrasin ou de maïs/riz, puis ont noté leur sensation de faim toutes les 30 minutes pendant 3 heures. Un repas leur était ensuite servi pour mesurer la quantité mangée. Résultat : le sarrasin, sous forme de graines ou de pain pita, n'a pas montré d'effet particulier sur la sensation de satiété ni sur la quantité de nourriture consommée par rapport aux autres collations. En revanche, les participants ont apprécié le goût de ces produits autant, voire plus, que les autres.
Résumé reformulé :
Cette étude randomisée contrôlée en crossover a évalué si des collations à base de sarrasin (Fagopyrum esculentum), notamment des graines et un pain pita fabriqué à partir de farine de sarrasin, pouvaient favoriser la satiété et réduire la prise alimentaire ultérieure. Trente-huit adultes en bonne santé ont consommé, à des occasions séparées d'au moins 7 jours, chacune des collations testées (sarrasin, maïs, riz, ou eau comme contrôle sans calorie). Les sensations d'appétit ont été mesurées via des échelles visuelles analogiques toutes les 30 minutes pendant 180 minutes, et l'apport énergétique au repas suivant a été objectivement mesuré par pesée des aliments. Les résultats montrent qu'à quantité et composition nutritionnelle comparables, la consommation de sarrasin (32 g de graines, 141 kcal, ou 50 g de pain pita, 135 kcal) n'a entraîné aucune modification significative des sensations d'appétit ni de l'énergie consommée par rapport aux collations de référence à base de maïs ou de riz. Toutefois, les questionnaires sensoriels ont révélé que les produits à base de sarrasin étaient appréciés autant, voire davantage, que les alternatives testées, ce qui suggère un potentiel commercial intéressant pour ce type de collation, indépendamment de tout effet spécifique sur la satiété.
Voir l'étude originale →Essai contrôlé randomisé • 24 participants
Des bagels à l'amidon résistant réduisent l'insuline à jeun et après repas chez des adultes à risque de diabète de type 2Europe PMC · 2016-10-12 · Dainty SA, Klingel SL, Pilkey SE, McDonald E, McKeown B, Emes MJ, Duncan AM.
Résumé simplifié :
Des chercheurs ont testé des bagels enrichis en amidon résistant (une fibre spéciale issue du maïs) chez des adultes en surpoids à risque de diabète. Pendant 56 jours, les participants ont mangé chaque jour soit un bagel classique, soit un bagel à l'amidon résistant, avec une pause entre les deux essais. Résultat : le bagel spécial a permis de réduire le taux d'insuline, aussi bien à jeun qu'après les repas, par rapport au bagel ordinaire. En revanche, le taux de sucre dans le sang n'a pas changé. Cela suggère que le corps a besoin de moins d'insuline pour gérer le sucre, ce qui est bon signe pour la prévention du diabète.
Résumé reformulé :
Cette étude randomisée, en double aveugle et en cross-over, a évalué l'effet de bagels enrichis en amidon résistant de type 2 (HAM-RS2, 25 g/jour) chez 24 adultes en surpoids ou obèses, âgés en moyenne de 55 ans et présentant un risque accru de diabète de type 2. Chaque participant a consommé un bagel enrichi ou un bagel témoin pendant 56 jours, séparés par une période de wash-out de 4 semaines. Les mesures de glycémie et d'insulinémie ont été réalisées lors de tests de tolérance au glucose au premier et dernier jour de chaque période. Les bagels riches en amidon résistant ont entraîné une baisse significative de l'insuline à jeun, de l'insulinémie postprandiale (à 2h et 3h) et de la résistance à l'insuline (HOMA-IR), sans modification notable des concentrations de glucose. Ces résultats suggèrent une amélioration de l'efficacité glycémique, le corps nécessitant moins d'insuline pour réguler la glycémie, ce qui pourrait représenter une stratégie alimentaire simple et réalisable pour réduire le risque de diabète de type 2.
Voir l'étude originale →Essai contrôlé randomisé • 2 participants
L'effet d'un petit-déjeuner à base d'œufs sur la satiété chez les enfants et les adolescents : un essai croisé randomiséEurope PMC · 2015-03-06 · Liu AG, Puyau RS, Han H, Johnson WD, Greenway FL, Dhurandhar NV.
Résumé simplifié :
Des chercheurs ont voulu savoir si manger des œufs au petit-déjeuner aide les enfants et les adolescents à moins manger au déjeuner, comparé à un petit-déjeuner à base de bagel apportant les mêmes calories. Les jeunes participants ont testé les deux types de petit-déjeuner à des jours différents. Résultat : que ce soit chez les jeunes enfants ou les adolescents, la quantité de nourriture consommée au déjeuner était similaire après les deux types de petit-déjeuner. Chez les adolescents, une hormone liée à la satiété (le PYY) augmentait davantage après les œufs, mais cela n'a pas conduit à manger moins ensuite. Les œufs ne semblent donc pas plus rassasiants que le bagel dans ce contexte.
Résumé reformulé :
Cette étude a comparé, via deux essais croisés randomisés, l'effet d'un petit-déjeuner à base d'œufs versus un petit-déjeuner isocalorique à base de bagel sur la prise alimentaire au déjeuner suivant, chez des enfants (4-6 ans) et des adolescents (14-17 ans). Chez les adolescents, les chercheurs ont également mesuré les niveaux sériques de ghréline et de PYY (hormones impliquées dans la régulation de l'appétit), ainsi que les sensations de faim et de satiété rapportées via une échelle visuelle analogique. Les résultats montrent qu'aucune différence significative n'a été observée dans l'apport énergétique au déjeuner entre les deux types de petit-déjeuner, ni dans les sensations subjectives de faim ou de satiété chez les adolescents. Bien que le petit-déjeuner à base d'œufs ait entraîné une augmentation significative du PYY sérique, cette hausse hormonale n'était pas corrélée à une réduction de la prise alimentaire. Les auteurs concluent qu'à court terme, un petit-déjeuner à base d'œufs n'influence pas différemment la prise alimentaire des enfants et adolescents comparé à un petit-déjeuner à base de bagel.
Voir l'étude originale →Essai contrôlé randomisé
Une méthode quantitative pour estimer et comparer la durée des réponses de satiété chez l'humain : modélisation statistique et application aux substituts de repas liquidesEurope PMC · 2012-07-14 · Schuring E, Quadt F, Kovacs EM, Meullenet JF, Wiseman S, Mela DJ.
Résumé simplifié :
Cette étude cherche une meilleure façon de mesurer combien de temps dure la sensation de satiété après un repas. Les chercheurs ont testé plusieurs méthodes statistiques et ont trouvé qu'un modèle appelé « Weibull » fonctionnait le mieux pour calculer le temps avant que la faim revienne. Ils ont ensuite comparé un substitut de repas liquide (190 kcal) à un yaourt (190 kcal), un bagel avec fromage à la crème et jus (400 kcal), et un hamburger avec boisson gazeuse (400 kcal). Résultat : le substitut liquide a maintenu la satiété plus longtemps que le yaourt, et surtout plus longtemps que tous les autres aliments une fois ramené au nombre de calories consommées.
Résumé reformulé :
Les auteurs ont développé une méthode statistique plus rigoureuse pour quantifier la durée des effets de satiété rapportés par les participants après un repas, en utilisant le temps de retour au niveau de faim initial (TTRTB) comme indicateur. Après avoir testé plusieurs approches sur des données issues de 13 études antérieures, ils ont retenu la modélisation par distribution de Weibull comme la plus fiable. Cette méthode a ensuite été appliquée à une comparaison entre un substitut de repas liquide (190 kcal) et trois autres options alimentaires de poids similaire mais d'apport calorique égal ou supérieur : un yaourt (190 kcal), un bagel avec fromage à la crème et jus (400 kcal), et un hamburger avec boisson gazeuse (400 kcal). Bien que l'aire sous la courbe de satiété ne différait pas significativement entre les groupes, le TTRTB était plus long pour le substitut liquide que pour le yaourt, et restait supérieur à celui de tous les autres repas lorsqu'il était ajusté selon l'apport calorique. Les auteurs soulignent que cette approche nécessite encore d'être validée davantage, mais qu'elle offre une mesure absolue et compréhensible pour comparer les effets rassasiants des aliments.
Voir l'étude originale →Essai contrôlé randomisé • 31 participants
Les pistaches réduisent les triglycérides et le poids corporel par rapport à une collation à base de glucides raffinés chez des sujets obèses suivant un programme de perte de poids de 12 semainesEurope PMC · 2010-06-01 · Li Z, Song R, Nguyen C, Zerlin A, Karp H, Naowamondhol K, Thames G, Gao K, Li L, Tseng CH, Henning SM, Heber D.
Résumé simplifié :
Cette étude a comparé deux collations d'après-midi chez des personnes obèses suivant un régime amaigrissant pendant 12 semaines : des pistaches salées ou des bretzels salés, avec le même nombre de calories. Les deux groupes ont perdu du poids, mais ceux qui mangeaient des pistaches ont vu leur indice de masse corporelle diminuer davantage. Leur taux de triglycérides dans le sang était aussi nettement plus bas que chez les mangeurs de bretzels. Aucune différence n'a été observée sur le cholestérol, l'insuline ou la glycémie. Contrairement à une idée reçue, manger des pistaches en quantité contrôlée ne fait donc pas grossir, et pourrait même être bénéfique pendant un régime.
Résumé reformulé :
Dans cet essai randomisé, 59 participants obèses ont suivi pendant 12 semaines un régime hypocalorique incluant une collation quotidienne isocalorique : soit 53 g de pistaches salées, soit 56 g de bretzels salés. Les deux groupes ont perdu du poids, mais la baisse de l'indice de masse corporelle a été plus marquée chez les consommateurs de pistaches. À 6 et 12 semaines, les triglycérides sanguins étaient significativement plus bas dans ce groupe comparé au groupe bretzels, avec une différence d'évolution significative sur l'ensemble de la période. En revanche, aucune différence notable n'a été relevée concernant le cholestérol total, le LDL, le HDL, l'insuline ou la glycémie entre les deux groupes. Ces résultats suggèrent que, malgré leur teneur en matières grasses, les pistaches consommées en portion contrôlée n'entravent pas la perte de poids et pourraient même offrir un avantage sur le plan lipidique par rapport à une collation glucidique raffinée.
Voir l'étude originale →Essai contrôlé randomisé • 21 participants
Manger des œufs au petit-déjeuner influence la glycémie et la ghréline, et réduit l'apport énergétique sur les 24 heures suivantes chez des hommes adultesEurope PMC · 2010-02-01 · Ratliff J, Leite JO, de Ogburn R, Puglisi MJ, VanHeest J, Fernandez ML.
Résumé simplifié :
Cette étude a comparé deux petits-déjeuners chez 21 hommes : un repas à base d'œufs et un repas à base de bagel, tous deux apportant le même nombre de calories. Les chercheurs ont observé qu'après le petit-déjeuner aux œufs, les participants ressentaient moins de faim, mangeaient moins au déjeuner suivant et consommaient globalement moins de calories sur toute la journée, comparé au petit-déjeuner à base de bagel. Le bagel entraînait aussi une hausse plus marquée du sucre dans le sang, de l'insuline et de l'hormone de la faim appelée ghréline. Ces résultats suggèrent que la composition du petit-déjeuner peut influencer l'appétit et la quantité de nourriture consommée dans la journée.
Résumé reformulé :
Dans cet essai croisé mené chez 21 hommes âgés de 20 à 70 ans, deux petits-déjeuners isocaloriques mais de composition différente ont été comparés : un repas riche en protéines et lipides à base d'œufs, et un repas riche en glucides à base de bagel. Après le petit-déjeuner aux œufs, les participants ont rapporté une sensation de faim moindre et une satiété plus élevée trois heures après le repas, et ils ont consommé moins de calories lors d'un déjeuner libre ainsi que sur les 24 heures suivantes, comparé au bagel. Les mesures sanguines ont montré une variation moindre de la glycémie et de l'insuline après les œufs, ainsi qu'une réponse atténuée de la ghréline, hormone stimulant l'appétit. Ces observations suggèrent qu'un petit-déjeuner riche en protéines et lipides pourrait mieux réguler l'appétit et l'apport calorique quotidien qu'un petit-déjeuner riche en glucides raffinés, bien que d'autres études soient nécessaires pour généraliser ces résultats.
Voir l'étude originale →Essai contrôlé randomisé • 152 participants
Un petit-déjeuner à base d'œufs favorise davantage la perte de poids qu'un petit-déjeuner à base de bagelEurope PMC · 2008-08-05 · Vander Wal JS, Gupta A, Khosla P, Dhurandhar NV.
Résumé simplifié :
Cette étude a comparé deux types de petits-déjeuners chez des personnes en surpoids ou obèses : l'un avec des œufs, l'autre avec des bagels, tous deux apportant la même quantité d'énergie. Certains participants suivaient aussi un régime pour perdre du poids. Après 8 semaines, ceux qui mangeaient des œufs au petit-déjeuner tout en suivant un régime ont perdu plus de poids et réduit davantage leur tour de taille que ceux qui mangeaient des bagels avec le même régime. En revanche, sans régime particulier, manger des œufs ou des bagels ne changeait rien au poids. Le taux de cholestérol n'a pas été affecté par le choix du petit-déjeuner.
Résumé reformulé :
Cet essai a inclus 152 adultes en surpoids ou obèses, répartis en quatre groupes selon leur petit-déjeuner (œufs ou bagels, énergie et densité énergétique équivalentes) et selon qu'ils suivaient ou non un régime hypocalorique. Après 8 semaines, le groupe combinant œufs et régime a montré une réduction de l'IMC 61% plus importante, une perte de poids 65% supérieure et une diminution plus marquée du tour de taille par rapport au groupe bagel-régime. Sans restriction calorique associée, aucune différence significative de poids n'a été observée entre les deux types de petit-déjeuner. Les paramètres lipidiques sanguins (cholestérol total, HDL, LDL, triglycérides) sont restés similaires entre les groupes. Les auteurs concluent que l'ajout d'œufs au petit-déjeuner peut renforcer l'efficacité d'un régime amaigrissant, mais ne suffit pas à lui seul à induire une perte de poids en conditions de vie libre.
Voir l'étude originale →Essai contrôlé randomisé
Effet à court terme des œufs sur la satiété chez des personnes en surpoids ou obèsesEurope PMC · 2005-12-01 · Vander Wal JS, Marth JM, Khosla P, Jen KL, Dhurandhar NV.
Résumé simplifié :
Cette étude a comparé deux petits-déjeuners contenant le même nombre de calories et le même poids : l'un à base d'œufs, l'autre à base de bagel. Trente femmes en surpoids ou obèses ont testé les deux menus, à deux semaines d'intervalle. Résultat : après le petit-déjeuner aux œufs, les participantes se sentaient plus rassasiées et mangeaient moins au déjeuner qui suivait. Cet effet s'est même prolongé sur toute la journée, et jusqu'à 36 heures après. Les œufs semblent donc aider à réduire naturellement la quantité de nourriture consommée ensuite, ce qui pourrait être utile pour contrôler son poids.
Résumé reformulé :
Cet essai croisé randomisé a comparé, chez trente femmes présentant un IMC supérieur ou égal à 25 kg/m², les effets d'un petit-déjeuner à base d'œufs versus un petit-déjeuner à base de bagel, tous deux isocaloriques et de poids équivalent. Après une nuit de jeûne, chaque participante consommait l'un des deux petits-déjeuners, suivi d'un déjeuner 3,5 heures plus tard, avec mesure précise des apports alimentaires et évaluation de la satiété via des questionnaires validés. Les résultats montrent qu'après le petit-déjeuner aux œufs, les femmes rapportaient une sensation de satiété plus forte et consommaient significativement moins d'énergie, de protéines, de glucides et de lipides au déjeuner. Cette réduction de l'apport énergétique s'est maintenue sur l'ensemble de la journée et jusqu'à 36 heures après le petit-déjeuner. Les auteurs suggèrent qu'un petit-déjeuner régulier à base d'œufs pourrait favoriser un déficit calorique durable, bien que son impact réel sur la perte de poids à long terme reste à démontrer.
Voir l'étude originale →Essai contrôlé randomisé • 12 participants
Réponses glycémiques et insulinémiques aux compléments protéinésEurope PMC · 2004-12-01 · Parcell AC, Drummond MJ, Christopherson ED, Hoyt GL, Cherry JA.
Résumé simplifié :
Des chercheurs ont testé chez 12 hommes en bonne santé l'effet de différents aliments et boissons (boisson glucosée, bagel blanc, cacahuètes, barre protéinée, boisson protéinée) sur la glycémie et l'insuline. Résultat : les compléments protéinés, pauvres en glucides, ne font presque pas monter la glycémie mais provoquent quand même une forte hausse de l'insuline, presque autant que le glucose pur. Seules les cacahuètes limitent cette réponse insulinique. Les auteurs soulignent que ces produits, souvent vendus comme source d'énergie, ne fournissent pas le carburant glucidique attendu pour l'effort physique, d'où un besoin d'information des consommateurs.
Résumé reformulé :
Cette étude a comparé, chez 12 hommes sains à jeun, les réponses glycémique et insulinémique après ingestion de cinq produits courants : une boisson à 50 g de glucose, un bagel blanc, des cacahuètes, une barre protéinée et une boisson protéinée. Des prélèvements sanguins réguliers pendant deux heures ont montré que la glycémie augmentait fortement avec le glucose et, dans une moindre mesure, avec le bagel, alors que les autres produits provoquaient une réponse glycémique quasi nulle faute de glucides. Malgré cela, la sécrétion d'insuline restait élevée pour la barre et la boisson protéinées, comparable à celle induite par le glucose, sauf pour les cacahuètes qui limitaient nettement cette réponse. Les auteurs concluent que ces compléments protéinés, souvent commercialisés comme sources d'énergie pour le sport, n'apportent pas les glucides nécessaires à un réapprovisionnement énergétique adéquat, tout en déclenchant une réponse insulinique importante, ce qui justifie une meilleure information des consommateurs sur la composition réelle de ces produits.
Voir l'étude originale →Cet article est fourni à titre informatif et éducatif uniquement. Il ne constitue pas un avis médical, un diagnostic ou une recommandation de traitement, et ne remplace pas la consultation d'un professionnel de santé qualifié.