Pêche, chair et peau, sans noyau, crue
Prunus persica
fruits, légumes, légumineuses et oléagineux
- kcal : 37.9
- sel g : 0.003
- fer mg : 0.15
- fibres g : 1.5
- sucres g : 6.83
- lipides g : 0.25
- sodium mg : 1.11
- calcium mg : 7.32
- glucides g : 7.55
- proteines g : 0.91
- ag satures g : 0.019
- magnesium mg : 11.2
- omega3 dha g : 0
- omega3 epa g : 0
- potassium mg : 215
- vitamine c mg : 6.6
- vitamine d ug : 0
- vitamine b12 ug : 0
- beta carotene ug : 162
Études scientifiques (6)
Revue narrative
Une liste alimentaire structurée pour l'évaluation diététique des patients atteints du syndrome d'allergie aux protéines de transfert lipidique (LTP)Europe PMC · 2026-07-01 · Martínez AC, Pacheco YB, Garrido CN, Parra SZ, Moreno JT.
Résumé simplifié :
Certaines personnes sont allergiques à une protéine appelée LTP, présente dans de nombreux fruits et légumes, dont la pêche qui est souvent la première source de sensibilisation en Europe du Sud. Cette allergie peut provoquer des réactions allant de légères démangeaisons à des chocs sévères. Le problème, c'est qu'il est difficile de savoir quels aliments sont vraiment dangereux pour chaque patient, et lesquels sont évités inutilement par précaution. Les chercheurs ont donc créé une liste d'aliments détaillée, à remplir par les patients eux-mêmes, pour aider les médecins à mieux cerner les vrais déclencheurs de l'allergie et éviter des restrictions alimentaires superflues.
Résumé reformulé :
Les protéines de transfert lipidique (LTP) sont des protéines végétales très répandues, résistantes à la chaleur et à la digestion, qui constituent une cause majeure d'allergie alimentaire aux végétaux dans les pays méditerranéens. La sensibilisation à la LTP de la pêche (Pru p 3) est considérée comme le sensibilisant primaire le plus fréquent en Europe du Sud, souvent associée à des réactions croisées avec de nombreux autres aliments d'origine végétale. En pratique clinique, un défi majeur consiste à distinguer précisément les aliments réellement responsables de réactions allergiques, ceux qui sont bien tolérés, et ceux évités par excès de prudence malgré des tests de sensibilisation sans pertinence clinique réelle. Cet article de position décrit l'élaboration et l'utilisation clinique d'une liste alimentaire structurée, remplie par les patients, destinée à faciliter le recueil de l'histoire clinique et l'évaluation diététique chez les personnes atteintes du syndrome LTP.
Voir l'étude originale →Étude transversale • 3 participants
Obtenir une rémission grâce à l'immunothérapie sublinguale à la pêche chez les adultes et les enfants atteints du syndrome d'allergie aux protéines de transfert lipidique sans facteur aggravant associéEurope PMC · 2026-01-01 · Violán VV, Muñoz MF, Trujillo MJT, Vicente EM, Gandolfo-Cano M, González-Mancebo E.
Résumé simplifié :
Cette étude s'intéresse aux personnes allergiques à une protéine de la pêche (appelée LTP), une cause fréquente d'allergies alimentaires graves en région méditerranéenne. Les chercheurs ont testé un traitement appelé immunothérapie sublinguale, qui consiste à exposer progressivement les patients à un extrait de pêche sous la langue. Après environ 2,7 ans de traitement, presque tous les patients (95,6%) ont réussi à manger une pêche entière et d'autres aliments auxquels ils étaient allergiques, sans réaction. En revanche, ce traitement n'a pas fonctionné pour les patients dont les réactions allergiques nécessitaient un facteur déclencheur supplémentaire, comme l'effort physique ou l'alcool.
Résumé reformulé :
Cette étude rétrospective a évalué l'efficacité de l'immunothérapie sublinguale à base de pêche (Pru p3 SLIT) chez 23 patients diagnostiqués avec une allergie aux protéines de transfert lipidique (LTP), principale cause d'allergie alimentaire et d'anaphylaxie chez les adultes en région méditerranéenne. Les participants, dont 39% étaient des enfants de moins de 14 ans, présentaient des profils allergiques variés, avec 86% de réactions systémiques dont 47% d'anaphylaxies. Après un traitement moyen de 2,7 ans, un test de provocation orale avec de la pêche non pelée et les autres aliments incriminés a montré une tolérance chez 95,6% des patients. Cependant, aucun des sept patients dont les réactions étaient déclenchées ou aggravées par des cofacteurs (effort, alcool, anti-inflammatoires...) n'a montré d'amélioration de sa tolérance alimentaire. Les auteurs concluent que cette immunothérapie peut induire une rémission clinique de l'allergie chez les patients sans cofacteur associé, mais que ceux présentant ce profil doivent continuer à éviter les éléments déclencheurs.
Voir l'étude originale →Étude transversale • 80 participants
Induction de tolérance aux protéines de transfert lipidique (LTP) chez des patients ayant fait une anaphylaxie : marqueurs sérologiques de la réponseEurope PMC · 2025-11-01 · Carbonell Martínez A, Gonzalez Perez A, Zamarro Parra S, Sola Martinez RA.
Résumé simplifié :
Cette étude s'intéresse aux personnes allergiques à une protéine de la pêche (LTP), qui peut provoquer des réactions allergiques graves. Les chercheurs ont testé un traitement appelé immunothérapie sublinguale, qui consiste à administrer sous la langue de petites doses d'extrait de pêche pendant un an, afin d'habituer le système immunitaire. Sur 80 patients, environ 76% sont devenus capables de tolérer la pêche à la fin du traitement. Les chercheurs ont aussi observé que certains marqueurs sanguins, mesurés avant le traitement, permettaient de prédire quels patients répondraient bien à ce traitement.
Résumé reformulé :
Cette étude observationnelle a évalué l'efficacité d'une immunothérapie sublinguale à base d'extrait de pêche chez 80 patients souffrant du syndrome allergique lié aux protéines de transfert lipidique (LTP), une cause fréquente d'anaphylaxie dans la région méditerranéenne. Après un an de traitement, 61 patients (76,3%) ont toléré un test de provocation orale final. Les chercheurs ont mesuré, avant et après traitement, les taux sanguins d'IgE totales, d'IgE spécifiques et d'IgG4 spécifiques à Pru p 3 (l'allergène majeur de la pêche). Les patients ayant des niveaux initiaux plus élevés de ces trois marqueurs présentaient une meilleure réponse au traitement. Les IgG4 ont augmenté dans les deux groupes après traitement, tandis que les IgE spécifiques n'ont augmenté que chez les patients n'ayant pas développé de tolérance. Ces résultats suggèrent que l'immunothérapie sublinguale à l'extrait de pêche peut induire une tolérance chez une majorité de patients allergiques, et que certains marqueurs sanguins initiaux pourraient aider à prédire la réponse clinique au traitement.
Voir l'étude originale →Essai contrôlé randomisé
Analyse multi-omique d'une intervention prébiotique à base de pectine chez des patients allergiques aux protéines de transfert lipidique (LTP)Europe PMC · 2025-08-14 · Gómez F, Pérez-Sánchez N, Macías-Camero A, Núñez R, Contreras N, Cañas JA, Jiménez-Sánchez IM, Díez-Echave P, Barbas C, Guéant JL, Barber D, Vieths S, Scheurer S, Villaseñor A, Rodríguez-Nogales A, Mayorga C, Torres MJ.
Résumé simplifié :
Cette étude s'intéresse aux personnes allergiques à la pêche à cause d'une protéine appelée LTP. Les chercheurs ont testé deux types de pectine (une fibre naturelle, issue des agrumes ou de la pomme) comme traitement prébiotique. Résultat : plus de la moitié des patients ont mieux toléré l'allergène après le traitement, sans effets indésirables. La pectine a aussi modifié la composition des bactéries intestinales et réduit certains marqueurs d'inflammation dans le sang. Ces changements s'accompagnaient de variations dans les substances produites par les bactéries intestinales. Cette approche pourrait donc représenter une piste intéressante et sûre pour aider les personnes allergiques aux fruits comme la pêche.
Résumé reformulé :
Cette recherche évalue l'effet d'une supplémentation en pectine, sous deux formes différentes (pectine d'agrumes faiblement méthylée et pectine de pomme fortement méthylée), chez des patients allergiques à la pêche en raison d'une sensibilisation aux protéines de transfert lipidique (LTP). Les auteurs ont analysé la réponse immunitaire systémique, la composition du microbiote intestinal par séquençage du gène 16S rRNA, ainsi que le métabolome microbien incluant acides gras à chaîne courte et acides biliaires. Le traitement s'est révélé sûr et a permis une augmentation significative de la tolérance à l'allergène chez plus de la moitié des patients. Les deux pectines ont entraîné une diminution de plusieurs cytokines inflammatoires ainsi que des modifications spécifiques du microbiote, favorisant notamment certaines bactéries productrices de composés bénéfiques. Les niveaux d'acides gras branchés et d'acides biliaires secondaires ont également été modifiés. L'intégration multi-omique confirme des profils distincts entre patients traités et groupe placebo, suggérant un intérêt potentiel de la pectine dans la prise en charge de l'allergie aux LTP.
Voir l'étude originale →Europe PMC · 2022-04-14 · Queirós Gomes J, Presa AR, Reis Ferreira A.
Résumé simplifié :
Cette étude raconte le cas d'un petit garçon de 21 mois qui a eu une réaction allergique (urticaire et gonflement du visage) après avoir mangé une pêche, à cause d'une allergie à une protéine appelée LTP. Des tests ont confirmé cette allergie. Un an plus tard, à 32 mois, les tests étaient devenus négatifs. Les médecins ont alors fait manger une pêche entière à l'enfant sous surveillance, et il l'a très bien tolérée. La pêche et les fruits proches ont pu être réintroduits dans son alimentation, montrant que certains enfants peuvent guérir naturellement de cette allergie.
Résumé reformulé :
Ce rapport de cas clinique décrit l'évolution d'une allergie alimentaire chez un jeune enfant sensibilisé aux protéines de transfert lipidique (LTP) de la pêche, un allergène fréquent dans la région méditerranéenne pouvant provoquer des réactions sévères. À 21 mois, l'enfant a présenté une urticaire et un œdème du visage après ingestion de pêche, confirmés par des tests cutanés et sanguins positifs aux IgE spécifiques. Onze mois plus tard, ces tests étaient devenus négatifs, ce qui a motivé un test de provocation orale contrôlé : l'enfant a toléré une pêche entière sans réaction. La pêche et les fruits apparentés ont ensuite été réintégrés dans son régime alimentaire. Ce cas illustre la possibilité d'une résolution spontanée de l'allergie aux LTP durant l'enfance, un phénomène rarement documenté, et souligne l'intérêt d'un suivi allergologique régulier avant d'imposer des restrictions alimentaires prolongées et potentiellement injustifiées.
Voir l'étude originale →Revue narrative
Phénotypes et endotypes de l'allergie à la pêche : quoi de neuf ?Europe PMC · 2022-02-26 · Barni S, Caimmi D, Chiera F, Comberiati P, Mastrorilli C, Pelosi U, Paravati F, Marseglia GL, Arasi S.
Résumé simplifié :
Cette étude fait le point sur l'allergie à la pêche, un problème de plus en plus fréquent en Europe, surtout dans les pays méditerranéens. Les symptômes varient beaucoup d'une personne à l'autre : simples picotements dans la bouche pour certains, réactions graves comme l'anaphylaxie pour d'autres. Les chercheurs ont identifié une protéine de la pêche, appelée Pru p 7, qui semble liée aux formes les plus sévères de l'allergie, notamment chez les personnes très exposées au pollen de cyprès. L'article passe aussi en revue les tests de diagnostic disponibles et les traitements possibles, dont la désensibilisation.
Résumé reformulé :
Cette revue scientifique synthétise les connaissances actuelles sur l'allergie à la pêche, une allergie alimentaire de plus en plus répandue en Europe, particulièrement dans le bassin méditerranéen. Les manifestations cliniques varient fortement selon les régions et le profil de sensibilisation des patients, allant de simples symptômes oraux à des réactions anaphylactiques sévères. Les auteurs mettent en avant le rôle de l'allergène Pru p 7 (peamacline), récemment identifié comme un marqueur de sévérité, particulièrement pertinent dans les zones à forte exposition au pollen de cyprès en raison de réactions croisées. L'article détaille également les outils diagnostiques moléculaires disponibles chez l'adulte et l'enfant, ainsi que les stratégies de prise en charge, notamment l'immunothérapie, sans toutefois rapporter de nouveaux essais cliniques originaux.
Voir l'étude originale →Cet article est fourni à titre informatif et éducatif uniquement. Il ne constitue pas un avis médical, un diagnostic ou une recommandation de traitement, et ne remplace pas la consultation d'un professionnel de santé qualifié.