Piment, cru
Capsicum annuum
fruits, légumes, légumineuses et oléagineux
- kcal : 37.4
- sel g : 0.023
- fer mg : 1.03
- fibres g : 1.5
- sucres g : 4.01
- lipides g : 0.44
- sodium mg : 9
- calcium mg : 14
- glucides g : 5.75
- proteines g : 1.87
- ag satures g : 0.042
- magnesium mg : 23
- omega3 dha g : 0
- omega3 epa g : 0
- potassium mg : 322
- vitamine c mg : 144
- vitamine d ug : 0
- vitamine b12 ug : 0
- beta carotene ug : 534
Études scientifiques (4)
Europe PMC · 2025-05-17 · Jagadish I, Newell P, Estrada-Mendizabal RJ, Shama SS, Gonzalez-Estrada A.
Résumé simplifié :
Ce rapport médical décrit le cas d'un homme de 30 ans, asthmatique et sujet aux rhinites allergiques, ayant fait une réaction allergique grave (anaphylaxie) après avoir mangé du piment banane, une variété de piment doux. Des tests cutanés ont confirmé que l'allergie venait bien de ce piment. C'est la première fois qu'un tel cas est rapporté dans la littérature médicale. Cela montre que même des piments considérés comme doux peuvent, dans de rares cas, provoquer des réactions allergiques sévères chez certaines personnes prédisposées aux allergies.
Résumé reformulé :
Ce rapport de cas clinique documente pour la première fois un épisode d'anaphylaxie déclenché par la consommation de piment banane (Capsicum annuum) chez un homme de 30 ans présentant un asthme intermittent et une rhinite allergique. Le diagnostic a été confirmé par un test cutané prick-to-prick, une méthode standard permettant de vérifier la réactivité allergique à un aliment spécifique. Bien qu'il s'agisse d'un cas isolé et non d'une étude à large échelle, cette observation est significative car elle constitue la première description connue d'une allergie sévère à cette variété particulière de piment, généralement considérée comme peu allergène par rapport à d'autres capsicums. Ce type de rapport contribue à la vigilance clinique concernant les allergies alimentaires rares chez les personnes ayant un terrain atopique préexistant.
Voir l'étude originale →Europe PMC · 2024-11-18 · Huang R, Huang Q, Lei Y.
Résumé simplifié :
Une femme de 60 ans souffrait depuis 20 ans d'évanouissements répétés sans cause identifiée par les examens habituels. Les médecins ont découvert que manger du piment faisait chuter sa fréquence cardiaque et sa tension artérielle, provoquant ces malaises appelés syncopes vasovagales. Elle a alors reçu un traitement appelé ablation cardio-neurologique, une intervention qui modifie certains nerfs du cœur. Après cette intervention, son rythme cardiaque s'est amélioré et elle n'a plus eu aucun évanouissement pendant un an de suivi. Ce cas suggère que le piment peut, chez certaines personnes sensibles, déclencher ce type de malaise.
Résumé reformulé :
Ce rapport de cas décrit une patiente de 60 ans présentant des pertes de connaissance récurrentes depuis vingt ans, sans anomalie détectée par électrocardiogramme, échographie cardiaque, scanners ou test d'inclinaison classique. Les investigations ont révélé que l'ingestion de piment provoquait une baisse de la fréquence cardiaque et de la pression artérielle, orientant vers un diagnostic de syncope vasovagale à composante cardio-inhibitrice, déclenchée spécifiquement par la consommation de ce piment. La patiente a bénéficié d'une ablation cardio-neurologique, procédure visant à moduler l'innervation autonome du cœur. Après l'intervention, une augmentation de la fréquence cardiaque a été observée par rapport à la période précédant le traitement, et aucune récidive des symptômes n'a été rapportée au cours d'un suivi d'un an. Il s'agit toutefois d'un cas isolé, ne permettant pas de généraliser ce lien entre consommation de piment et syncope à l'ensemble de la population.
Voir l'étude originale →Méta-analyse
Effets de la supplémentation en Capsicum annuum sur le profil lipidique chez des adultes atteints de syndrome métabolique et de troubles associés : revue systématique et méta-analyse d'essais contrôlés randomisésEurope PMC · 2023-06-21 · Hjazi A, Hjazi A, Hjazi A.
Résumé simplifié :
Cette étude analyse plusieurs essais cliniques pour savoir si la prise de Capsicum annuum (la plante du poivron et du piment) peut améliorer le taux de graisses dans le sang chez des personnes souffrant de syndrome métabolique. En combinant les résultats de quatre essais, les chercheurs ont observé une légère baisse du cholestérol total chez les personnes supplémentées. En revanche, aucun effet significatif n'a été constaté sur les triglycérides, le bon cholestérol (HDL) ou le mauvais cholestérol (LDL). Les auteurs concluent que des études supplémentaires, avec plus de participants, seraient nécessaires pour confirmer ces résultats de façon fiable.
Résumé reformulé :
Cette méta-analyse examine l'effet d'une supplémentation en Capsicum annuum sur le bilan lipidique d'adultes présentant un syndrome métabolique ou des troubles apparentés. À partir de quatre essais randomisés contrôlés, les auteurs rapportent une réduction statistiquement significative du cholestérol total (différence moyenne pondérée d'environ -5 mg/dL) chez les groupes supplémentés par rapport aux groupes témoins. Aucune modification significative n'a en revanche été observée pour les triglycérides, le HDL-cholestérol ou le LDL-cholestérol. Ces résultats suggèrent un effet potentiellement favorable, mais modeste, sur le cholestérol total, sans impact démontré sur les autres marqueurs lipidiques. Les auteurs soulignent la nécessité d'essais supplémentaires, avec des échantillons plus larges et ciblant spécifiquement des personnes dyslipidémiques, pour établir un lien plus solide entre la consommation de Capsicum annuum et l'amélioration du profil lipidique.
Voir l'étude originale →Revue systématique • 11310 participants
Association entre la consommation de piment et le risque de cancers du tube digestif : une méta-analyseEurope PMC · 2022-11-03 · Chen C, Zhang M, Zheng X, Lang H.
Résumé simplifié :
Cette étude rassemble 14 recherches menées sur près de 11 300 personnes pour voir si manger beaucoup de piment est lié au risque de cancers digestifs (estomac, œsophage, côlon). Résultat global : une consommation élevée de piment est associée à un risque un peu plus élevé de ces cancers, surtout le cancer de l'œsophage. Mais l'effet varie énormément selon les régions du monde : le risque semble augmenter en Asie, en Afrique et en Amérique du Nord, alors qu'il semble au contraire diminuer en Europe et en Amérique du Sud. Ces résultats viennent d'études d'observation, donc on ne peut pas parler de cause directe, seulement de lien statistique.
Résumé reformulé :
Cette méta-analyse a compilé 14 études cas-témoins (5009 cas de cancers digestifs parmi 11 310 participants) pour examiner le lien entre consommation de piment et risque de cancers gastro-intestinaux (estomac, œsophage, côlon-rectum). Globalement, une consommation élevée de piment est associée à une augmentation modérée du risque de cancers digestifs (OR=1,64), avec une association plus marquée pour le cancer de l'œsophage (OR=2,71), tandis qu'aucun lien significatif n'apparaît pour les cancers gastrique et colorectal pris isolément. Les analyses par région révèlent une forte hétérogénéité géographique : association positive en Asie, en Afrique et en Amérique du Nord, mais association inverse (protectrice) en Europe et en Amérique du Sud. Les auteurs soulignent que ces différences régionales pourraient refléter des variétés de piment, des modes de préparation ou des facteurs de confusion différents, et appellent à une prudence particulière dans les recommandations alimentaires selon les populations. S'agissant d'études observationnelles, aucun lien de causalité ne peut être établi.
Voir l'étude originale →Cet article est fourni à titre informatif et éducatif uniquement. Il ne constitue pas un avis médical, un diagnostic ou une recommandation de traitement, et ne remplace pas la consultation d'un professionnel de santé qualifié.