Poivron, vert, jaune ou rouge, cru
Capsicum annuum
fruits, légumes, légumineuses et oléagineux
- kcal : 22.6
- sel g : 0.021
- fer mg : 0.4
- fibres g : 1.5
- sucres g : 1.5
- lipides g : 0.27
- sodium mg : 8.4
- calcium mg : 7.7
- glucides g : 3.5
- proteines g : 0.8
- ag satures g : 0.071
- magnesium mg : 11.9
- omega3 dha g : 0
- omega3 epa g : 0
- potassium mg : 155
- vitamine c mg : 121
- vitamine d ug : 0.5
- vitamine e mg : 1.44
- beta carotene ug : 834
Études scientifiques (4)
Revue narrative
Problématiques émergentes liées à la contamination alimentaire par les alcaloïdes tropaniques en EuropeEurope PMC · 2023-01-19 · de Nijs M, Crews C, Dorgelo F, MacDonald S, Mulder PPJ.
Résumé simplifié :
Cette étude s'intéresse à des substances naturelles toxiques appelées alcaloïdes tropaniques, que l'on retrouve dans certains aliments consommés en Europe. Des composés comme les calystégines sont naturellement présents dans la pomme de terre, l'aubergine, le poivron ou le brocoli, sans forcément poser de risque important. En revanche, d'autres alcaloïdes plus dangereux, comme l'atropine ou la scopolamine, se retrouvent parfois dans les aliments à cause de plantes sauvages qui poussent au milieu des cultures, notamment dans les céréales, les tisanes ou les légumes surgelés. Les chercheurs soulignent qu'on manque encore de données précises sur ces contaminations et appellent à renforcer la surveillance alimentaire.
Résumé reformulé :
Cette revue analyse la présence des alcaloïdes tropaniques (TA), des métabolites végétaux potentiellement toxiques, dans les aliments consommés en Europe, en s'appuyant sur la littérature scientifique et une évaluation de l'EFSA menée en 2016. Les auteurs distinguent deux catégories : les TA inhérents à certains aliments courants comme la pomme de terre, l'aubergine, le poivron ou le brocoli - principalement des calystégines - et les TA dits émergents, tels que l'atropine, la scopolamine ou la convolvine, provenant de la contamination des cultures par des mauvaises herbes de la famille des Solanacées ou Convolvulacées. Les produits les plus concernés par ce second type de contamination sont les céréales transformées destinées aux nourrissons et enfants, les tisanes ainsi que les légumes en conserve ou surgelés. L'étude conclut que les données de surveillance restent insuffisantes et appelle à une collaboration accrue entre autorités sanitaires, agriculteurs et industriels pour limiter la propagation de ces plantes envahissantes.
Voir l'étude originale →Essai contrôlé randomisé
Développement d'un ingrédient alimentaire végétal, abordable et durable, aux propriétés immunomodulatrices, à base de polysaccharides pectiques RG-I issus du poivron ou de la carotteEurope PMC · 2021-03-16 · McKay S, Oranje P, Helin J, Koek JH, Kreijveld E, van den Abbeele P, Pohl U, Bothe G, Tzoumaki M, Aparicio-Vergara M, Mercenier A, Schols H, Albers R.
Résumé simplifié :
Des chercheurs ont étudié des composés naturels appelés RG-I, présents dans le poivron et la carotte, connus pour stimuler le système immunitaire. Ils ont d'abord testé ces substances en laboratoire, montrant qu'elles activent les défenses immunitaires et influencent positivement le microbiote intestinal. Ensuite, un extrait de poivron enrichi en RG-I a été testé chez des volontaires humains. Les résultats montrent que ce produit est bien toléré et qu'il renforce la réactivité du système immunitaire inné. Cette découverte ouvre la voie à un ingrédient alimentaire économique et durable, potentiellement utile pour aider l'organisme à mieux réagir face aux infections respiratoires.
Résumé reformulé :
Cette étude visait à identifier et valider des polysaccharides immunostimulants issus de cultures courantes et renouvelables, le poivron et la carotte. Grâce à un fractionnement guidé par l'activité biologique, les chercheurs ont identifié le rhamnogalacturonane-I (RG-I) comme composé actif, présentant des propriétés structurelles et fonctionnelles similaires dans les deux plantes. Des expériences in vitro ont révélé que ce composé stimule la phagocytose, module la sécrétion de cytokines et favorise une production bénéfique d'acides gras à chaîne courte via le microbiote. Une étude préliminaire chez l'humain a ensuite testé un extrait de poivron enrichi en RG-I, démontrant sa bonne tolérance et une amélioration mesurable de la réactivité immunitaire innée in vivo. Ces résultats constituent une étape préliminaire encourageante avant des essais cliniques visant à évaluer l'efficacité de ce composé contre les infections respiratoires.
Voir l'étude originale →Essai contrôlé randomisé
Effet à court terme du jus de poivron (Capsicum annuum var. grossum) associé à une approche intégrée de yoga-thérapie sur la glycémie et les fonctions cardiovasculaires chez des patients diabétiques de type 2 : une étude contrôlée randomiséeEurope PMC · 2017-07-29 · Nagasukeerthi P, Mooventhan A, Manjunath NK.
Résumé simplifié :
Des chercheurs ont testé si boire du jus de poivron en plus de séances de yoga pouvait aider des personnes diabétiques de type 2. Cinquante patients ont été répartis en deux groupes : l'un faisait du yoga et buvait du jus de poivron deux fois par jour pendant quatre jours, l'autre faisait uniquement du yoga. Résultat : le jus de poivron n'a pas amélioré la glycémie à jeun, mais il a permis de mieux réduire la glycémie après les repas, ainsi que certains indicateurs liés à la tension artérielle et au travail du cœur, comparé au yoga seul.
Résumé reformulé :
Cette étude randomisée contrôlée a évalué, chez 50 patients diabétiques de type 2 âgés de 34 à 69 ans, l'effet à court terme de l'ajout de jus de poivron (100 ml, deux fois par jour) à un programme de yoga-thérapie intégrée (IAYT), comparé à la pratique du yoga seul, sur une durée de quatre jours. Les résultats montrent qu'il n'y a pas eu de différence significative sur la glycémie globale (à jeun et postprandiale combinées) entre les deux groupes. En revanche, le groupe recevant le jus de poivron a présenté une réduction plus marquée de la glycémie postprandiale, de la pression artérielle systolique, de la pression pulsée, ainsi que d'indicateurs de charge cardiaque comme le rate pressure product et le double produit. Les auteurs concluent que l'association jus de poivron et yoga pourrait apporter un bénéfice complémentaire sur certains paramètres cardiovasculaires et sur la glycémie postprandiale, sans toutefois améliorer la glycémie à jeun, par rapport au yoga pratiqué seul.
Voir l'étude originale →Essai contrôlé randomisé • 42 participants
Influence du modelage par les pairs à l'écran sur la consommation et les préférences de légumes chez les enfants d'âge préscolaireEurope PMC · 2016-03-15 · Staiano AE, Marker AM, Frelier JM, Hsia DS, Martin CK.
Résumé simplifié :
Des chercheurs ont testé si le fait de voir d'autres enfants manger des poivrons à la télévision pouvait donner envie aux jeunes enfants d'en manger aussi. 42 enfants de 3 à 5 ans ont regardé soit une vidéo d'enfants mangeant des poivrons, soit une vidéo sans lien avec la nourriture, soit aucune vidéo. Une semaine plus tard, les enfants ayant vu la vidéo avec des poivrons en mangeaient plus (environ 15,5 g) que les autres (environ 5,9 g). Ceux qui avaient goûté le légume disaient aussi préférer en remanger. Cela suggère que montrer des enfants qui aiment les légumes peut encourager d'autres enfants à en consommer davantage.
Résumé reformulé :
Cette étude a évalué l'effet du modelage par les pairs, via un support vidéo, sur la consommation et la préférence des jeunes enfants pour un légume, le poivron. 42 enfants âgés de 3 à 5 ans ont été répartis aléatoirement en trois groupes : visionnage d'une vidéo d'enfants consommant des poivrons, visionnage d'une vidéo neutre sans rapport avec l'alimentation, ou absence de vidéo. La consommation et la préférence pour le poivron ont été mesurées le jour de l'exposition, puis deux et sept jours plus tard, sans nouvelle exposition vidéo. Les résultats montrent qu'au septième jour, les enfants du groupe ayant vu la vidéo avec le légume en consommaient significativement plus (15,5 g contre 5,9 g dans le groupe témoin), alors qu'aucune différence n'était observée les jours précédents. Parmi les enfants ayant goûté le légume, ceux exposés à la vidéo montrant sa consommation exprimaient une préférence plus marquée pour le remanger. Ces résultats suggèrent que l'observation de pairs consommant un légume à l'écran pourrait favoriser, à moyen terme, une consommation accrue de ce légume chez les jeunes enfants.
Voir l'étude originale →Cet article est fourni à titre informatif et éducatif uniquement. Il ne constitue pas un avis médical, un diagnostic ou une recommandation de traitement, et ne remplace pas la consultation d'un professionnel de santé qualifié.