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Pomelo (dit Pamplemousse), chair sans peau, sans pépins, cru

Citrus paradisi Macf.

fruits, légumes, légumineuses et oléagineux

Composition :

Études scientifiques (6)

🟡 Fiabilité modérée

Essai contrôlé randomisé

Évaluation de la contribution du CYP3A intestinal aux interactions médicamenteuses avec le tacrolimus à libération prolongée (LCPT) via le jus de pamplemousse

Europe PMC · 2026-01-01 · Alabi A, Kerr JS, Shah M, Khan A, Ma JD, Suhandynata RT, Momper JD, Tsunoda SM.

Résumé simplifié :

Le jus de pamplemousse est connu pour perturber l'absorption de certains médicaments dans l'intestin. Cette étude a testé son effet sur une forme à libération prolongée d'un médicament immunosuppresseur, le tacrolimus, utilisé chez les patients greffés du rein. Onze patients ont bu soit du jus de pamplemousse, soit de l'eau, à des moments différents, puis les chercheurs ont mesuré la quantité de médicament présente dans leur sang. Résultat : le jus de pamplemousse augmentait bien la quantité de médicament absorbée, mais de façon moins marquée qu'avec les formes classiques de ce traitement. Cela suggère que cette nouvelle formulation à libération prolongée pourrait être un peu moins sensible à ce type d'interaction alimentaire.

Résumé reformulé :

Cette étude clinique croisée et randomisée a évalué chez onze patients greffés du rein l'impact du jus de pamplemousse sur la pharmacocinétique du tacrolimus à libération prolongée (LCPT), un immunosuppresseur métabolisé par l'enzyme intestinale CYP3A. Après consommation de jus de pamplemousse ou d'eau lors de visites séparées par une période de sevrage, les concentrations sanguines de tacrolimus ont été mesurées. L'exposition globale au médicament (AUC) était augmentée de 28 % et la concentration maximale (Cmax) de 73 % avec le jus de pamplemousse comparé à l'eau. Bien que cette interaction reste cliniquement significative, son ampleur apparaît inférieure à celle rapportée avec les formulations à libération immédiate du tacrolimus, suggérant que le profil d'absorption prolongée de cette nouvelle formulation pourrait modérer la susceptibilité aux interactions médicamenteuses au niveau intestinal.

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🟡 Fiabilité modérée

Essai contrôlé randomisé • 20 participants

Photoprotection cutanée et bénéfices anti-âge d'une combinaison d'extraits de romarin et de pamplemousse : preuves issues de modèles in vitro et d'une étude humaine

Europe PMC · 2025-04-23 · Navarro P, Castillo J, Jones J, García A, Caturla N.

Résumé simplifié :

Cette étude s'est intéressée à un complément alimentaire combinant des extraits de romarin et de pamplemousse, pour voir s'il pouvait aider à protéger la peau du soleil. En laboratoire, ce mélange a réduit le stress oxydatif et l'inflammation causés par les UV sur des cellules de peau, tout en limitant la dégradation du collagène et de l'élastine, des composants essentiels à la fermeté de la peau. Chez 20 personnes, la prise de ce complément (à deux doses différentes) a réduit les rougeurs provoquées par une exposition aux UV, dès le premier jour de prise, et a accéléré la récupération de la peau. Ces résultats suggèrent que ce complément pourrait aider à mieux protéger la peau du soleil de l'intérieur.

Résumé reformulé :

Cette recherche a évalué les effets photoprotecteurs et anti-âge d'un complexe associant extraits de romarin et de pamplemousse (Nutroxsun®), à travers des expériences en laboratoire et un essai clinique chez l'humain. Sur des kératinocytes et fibroblastes cutanés exposés aux UV, le mélange a diminué la production de radicaux libres et de cytokines inflammatoires (IL-1, IL-6, IL-8), tout en atténuant la baisse de procollagène I et d'élastine et en réduisant la sécrétion de métalloprotéinases (MMP-1 et MMP-3), enzymes impliquées dans la dégradation de la matrice cutanée. Dans un essai randomisé, contrôlé contre placebo et croisé, mené chez 20 volontaires de phototypes clairs à intermédiaires, la prise orale de 100 ou 200 mg de cet extrait a significativement réduit l'érythème provoqué par une exposition standardisée aux UV, dès le premier jour de supplémentation, et a favorisé une récupération cutanée plus rapide. Ces résultats renforcent l'intérêt de cette approche nutritionnelle comme complément possible à la protection solaire cutanée, bien que des études supplémentaires restent nécessaires pour confirmer ces effets à plus large échelle.

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🟢 Haute fiabilité

Revue narrative

Flavonoïdes et furanocoumarines impliqués dans les interactions médicamenteuses

Europe PMC · 2025-04-09 · Berteina-Raboin S.

Résumé simplifié :

Cette étude explique pourquoi certains jus de fruits, notamment le pamplemousse, peuvent perturber l'effet des médicaments. Le pamplemousse contient des substances (flavonoïdes et furanocoumarines) qui modifient le fonctionnement d'enzymes du foie chargées d'éliminer les médicaments du corps. Résultat : certains traitements peuvent s'accumuler dangereusement, ou au contraire perdre leur efficacité. Les chercheurs passent aussi en revue d'autres jus courants, comme ceux d'agrumes, de pomme ou de fruits rouges, souvent donnés aux enfants ou aux personnes âgées pour faciliter la prise de médicaments. Ils rappellent qu'il faut rester prudent, car ces boissons apparemment inoffensives peuvent avoir un impact réel sur le traitement suivi.

Résumé reformulé :

Cette revue scientifique s'intéresse aux interactions entre certains jus de fruits et les médicaments, en se concentrant particulièrement sur le pamplemousse, bien connu pour ses effets sur le métabolisme des traitements. Les auteurs détaillent le rôle des flavonoïdes et furanocoumarines, des composés qui interfèrent avec les enzymes du cytochrome P450, mais aussi avec la P-glycoprotéine et le transporteur OATP, tous impliqués dans l'absorption et l'élimination des médicaments. Ces interactions peuvent entraîner une accumulation excessive de certaines molécules dans l'organisme ou, à l'inverse, réduire leur biodisponibilité. L'article élargit l'analyse à d'autres jus fréquemment consommés — agrumes, pomme, fruits rouges — souvent utilisés pour faciliter l'administration de médicaments chez les jeunes enfants et les personnes âgées, tout en soulignant les bénéfices nutritionnels et les risques potentiels associés à leur consommation conjointe avec certains traitements.

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🟢 Haute fiabilité

Méta-analyse

Interactions pharmacocinétiques entre jus de fruits et médicaments antihypertenseurs chez l'humain : revue systématique et méta-analyse

Europe PMC · 2025-03-21 · Methaneethorn J, Dilokthornsakul P, Siritientong T, Jiao Z, Chareonchokthavee W, Leelakanok N.

Résumé simplifié :

Cette étude a rassemblé les résultats de 51 recherches pour voir si boire du jus de fruits pouvait modifier l'effet de médicaments contre l'hypertension. Le jus de pamplemousse est celui qui perturbe le plus l'absorption de certains médicaments, en la diminuant fortement pour certains produits ou en la modifiant pour d'autres comme les inhibiteurs calciques. Les jus de pomme et d'orange peuvent avoir des effets similaires sur certains traitements. Les chercheurs soulignent que la plupart des études étaient petites et de qualité moyenne, et qu'on ne sait pas encore si ces changements ont un impact réel sur la santé des patients. Par prudence, il est conseillé d'éviter de prendre ces médicaments avec du jus de fruits.

Résumé reformulé :

Cette méta-analyse a examiné 51 essais cliniques, principalement en crossover ouvert, portant sur les interactions entre jus de fruits et médicaments antihypertenseurs. Le jus de pamplemousse, connu pour inhiber les transporteurs OATP et l'enzyme CYP3A4, réduit de 80 à 90 % la concentration sanguine (AUC et Cmax) de l'aliskirène et du céliprolol, tandis que son effet sur les inhibiteurs calciques varie selon les molécules. Les jus de pomme et d'orange produisent des effets comparables pour certains médicaments spécifiques. Les auteurs notent que la majorité des études incluses présentaient de petits échantillons et une qualité méthodologique modérée, et que les effets hémodynamiques réels n'ont que rarement été mesurés. La portée clinique de ces interactions reste donc incertaine, mais les chercheurs recommandent par précaution d'éviter d'associer jus de fruits et antihypertenseurs lorsque des changements pharmacocinétiques significatifs ont été observés.

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🟢 Haute fiabilité

Méta-analyse

Interactions cliniquement importantes entre macrolides, tétracyclines et interventions alimentaires : une revue systématique avec méta-analyses

Europe PMC · 2024-11-01 · Wiesner A, Zagrodzki P, Gawalska A, Paśko P.

Résumé simplifié :

Cette étude analyse comment l'alimentation influence l'efficacité de deux familles d'antibiotiques très utilisées, les macrolides et les tétracyclines. En rassemblant 120 études, les chercheurs ont observé que la nourriture modifie souvent l'absorption de ces médicaments, parfois en l'augmentant, parfois en la diminuant fortement. Le lait et les antiacides réduisent notamment l'absorption des tétracyclines. Le jus de pamplemousse, quant à lui, montre des effets variables selon les antibiotiques testés, sans conclusion unique. Ces résultats rappellent l'importance de bien respecter les conseils de prise (à jeun ou avec un repas) pour que les antibiotiques agissent correctement.

Résumé reformulé :

Cette revue systématique avec méta-analyses examine l'impact de divers facteurs alimentaires (nourriture, boissons, antiacides, suppléments minéraux) sur la biodisponibilité de 15 macrolides et 10 tétracyclines administrés par voie orale. À partir de 120 études, les auteurs montrent que l'alimentation modifie significativement l'absorption de la majorité de ces antibiotiques (77% des macrolides et 86% des tétracyclines), avec des effets tantôt bénéfiques, tantôt délétères selon la molécule et sa formulation. Les antiacides et suppléments minéraux diminuent nettement l'absorption des tétracyclines, tandis que le lait et le jus de pamplemousse produisent des effets hétérogènes selon les antibiotiques concernés. La qualité des preuves reste jugée faible, en raison d'études anciennes, de méthodologies hétérogènes et d'un déséquilibre dans les données disponibles selon les molécules.

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🟠 Préliminaire

Essai clinique • 11 participants

Biodisponibilité des composés bioactifs d'un jus de pamplemousse reconstitué selon le procédé d'obtention

Europe PMC · 2023-03-23 · Camacho MDM, Martínez-Lahuerta JJ, García-Martínez E, Igual M, Martínez-Navarrete N.

Résumé simplifié :

Cette étude a testé si des jus de pamplemousse fabriqués à partir de poudre de fruit (obtenue par deux méthodes de séchage différentes) apportent des bénéfices une fois digérés par le corps. Onze volontaires ont bu ces jus, et les chercheurs ont mesuré dans leur sang le taux de vitamine C, de naringénine (un antioxydant du pamplemousse) et la capacité antioxydante globale, avant et après consommation. Les deux méthodes de fabrication du jus ont donné des résultats similaires. Après consommation, on observe une hausse modérée de vitamine C et une hausse plus marquée de naringénine et de la capacité antioxydante dans le sang, montrant que ces composés sont bien absorbés par l'organisme.

Résumé reformulé :

Cette étude clinique a évalué la biodisponibilité de composés bioactifs (vitamine C et naringénine) contenus dans du jus de pamplemousse reconstitué à partir de poudre de fruit, obtenue soit par lyophilisation de la purée, soit par séchage par atomisation du jus liquéfié. Onze participants ont consommé les deux types de jus, et leurs taux sanguins de vitamine C, de naringénine et leur capacité antioxydante (RSA) ont été mesurés avant et après ingestion. Aucune différence significative n'a été observée entre les deux procédés de fabrication ni entre les participants. En moyenne, la consommation de jus a entraîné une augmentation relative de 12% pour la vitamine C, 28% pour la naringénine et 26% pour la capacité antioxydante sérique. Seule la vitamine C présentait une corrélation positive significative avec cette capacité antioxydante. La biodisponibilité moyenne de la vitamine C a été estimée à 1,529 ± 0,002 mg par litre de sérum pour 100 mg ingérés.

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Cet article est fourni à titre informatif et éducatif uniquement. Il ne constitue pas un avis médical, un diagnostic ou une recommandation de traitement, et ne remplace pas la consultation d'un professionnel de santé qualifié.

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