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Pomme de terre

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fruits, légumes, légumineuses et oléagineux

Tubercule issu d'une plante de la famille des solanacées (Solanum tuberosum), originaire d'Amérique du Sud. Se consomme bouilli, au four, frit ou en purée, et se décline en nombreuses variétés selon la couleur de peau et de chair. Aliment de base dans de nombreuses cultures culinaires.

Composition :

Études scientifiques (38)

Carte des preuves

38études
  • Niveau 2 · essais randomisés : 10 (26 %)
  • Niveau 3 · cohortes, petits essais : 22 (58 %)
  • Niveau 4 · études transversales, cas : 5 (13 %)
  • Niveau 5 · revues narratives et mécanistiques : 1 (3 %)

Nombre d'études par problème de santé et par niveau de preuve. Cliquez sur un nombre pour afficher ces études dans la liste ci-dessous, ou sur le nom d'un problème pour voir toutes les études qui le concernent sur le site. Une même étude peut concerner plusieurs problèmes de santé.

Problème de santéTotalNiv. 1Niv. 2Niv. 3Niv. 4Niv. 5
Diabète de type 216·313··
Syndrome métabolique et résistance à l'insuline8·34·1
Obésité et poids6·2211
Hypertension artérielle6·231·
Maladies cardiovasculaires3··2·1
Cancer colorectal2··2··
Cancer de la prostate1··1··
Diabète gestationnel1··1··
Mortalité et longévité1··1··
Dépression et anxiété1··1··
Voir les 5 autres problèmes de santé
Croissance et développement de l'enfant1··1··
Microbiote intestinal1···1·
Santé bucco-dentaire1···1·
Cancer du sein1··1··
Chirurgie et soins intensifs1···1·

Ces fiches sont générées par IA à partir des abstracts : elles aident à repérer et trier les études, l'étude originale reste la référence. Seules les études menées chez l'homme sont retenues : les résultats obtenus sur des cellules ou des animaux ne se confirment le plus souvent pas chez l'homme. Notre méthode →

Répartition par niveau de preuve (cliquez pour filtrer) · Comprendre les niveaux

Toutes (38)Niveau 2 : 10Niveau 3 : 22Niveau 4 : 5Niveau 5 : 1

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Niveau 4 — Étude transversale128 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2026-08-21 · Tóth G, Kiss D, Erdei C, Márton K.

Résumé simplifié :

Cette étude hongroise a comparé les habitudes alimentaires de 128 personnes, certaines ayant une bouche sèche (xérostomie), une diminution de la salive, ou le syndrome de Sjögren, à celles de personnes en bonne santé. Résultat intéressant concernant la pomme de terre : les personnes souffrant de bouche sèche en mangeaient moins que les personnes en bonne santé, probablement parce que cet aliment peut être plus difficile à avaler quand la bouche manque de salive. Globalement, ces patients préféraient des aliments plus faciles à avaler, humides ou peu irritants, comme le riz ou la tomate, plutôt que des aliments secs ou acides.

Résumé reformulé :

Cette étude observationnelle a comparé les habitudes alimentaires de patients présentant une xérostomie, une hyposalivation ou un syndrome de Sjögren nouvellement diagnostiqué, par rapport à des témoins sains, à l'aide d'un questionnaire détaillé. Parmi les résultats spécifiques aux aliments, la consommation de pomme de terre était significativement plus faible chez les patients souffrant de sécheresse buccale (xérostomie) que chez les témoins, les auteurs suggérant que cet aliment pourrait poser des difficultés de déglutition dans ce contexte. Plus largement, ces patients semblaient privilégier des aliments faciles à avaler, peu irritants ou à forte teneur en eau (riz, tomate-paprika) et évitaient les fruits acides ou irritants. Il ne s'agit pas d'une démonstration d'un effet de la pomme de terre sur la santé, mais d'une observation d'association entre la pathologie salivaire et une consommation réduite de cet aliment, dans le cadre plus général d'une alimentation qui, selon les auteurs, ne diffère globalement pas beaucoup de celle des personnes en bonne santé.

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Niveau 4 — Étude pilote sans groupe témoin30 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2026-08-19 · Moser B, Saxby SM, Lebby S, Letendre JD, Lange S, Mendez MA, Trus TL, Honigsberg E, Billmeier SE, Gilbert-Diamond D, Dao MC, Meijer JL.

Résumé simplifié :

Cette étude a testé pendant 30 jours un complément à base d'amidon résistant de pomme de terre chez des patients ayant récemment subi une chirurgie de l'obésité. L'objectif était de voir si ce supplément était bien toléré et s'il modifiait les bactéries intestinales. Résultat : la plupart des participants ont réussi à consommer la dose prévue, avec seulement une légère augmentation des gaz et des gargouillis abdominaux. Le supplément a favorisé la croissance d'une bactérie bénéfique, Bifidobacterium, connue pour dégrader ce type de fibre. En revanche, la production d'acides gras à chaîne courte, des composés bénéfiques pour l'intestin, n'a pas augmenté malgré ce changement bactérien.

Résumé reformulé :

Cet essai clinique a évalué la faisabilité et la tolérance d'une supplémentation de 30 jours en amidon résistant de pomme de terre chez 30 patients opérés d'une chirurgie bariatrique trois mois auparavant, avec une dose croissante de 24 g à 48 g par jour. Le supplément a été globalement bien toléré, 77 % des participants atteignant l'objectif de consommation, malgré une augmentation modeste mais significative des gaz et des bruits abdominaux. L'analyse du microbiote fécal a révélé un enrichissement significatif du genre Bifidobacterium, en particulier des espèces B. faecale et B. adolescentis, connues comme dégradeurs primaires de ce type d'amidon. Cependant, aucune augmentation des acides gras à chaîne courte fécaux n'a été observée, probablement en raison d'une compétition entre bactéries pour l'utilisation des substrats produits. La diversité alpha du microbiote a diminué après l'intervention, sans changement de la richesse en espèces. Ces résultats suggèrent que le microbiote intestinal reste réactif aux apports en fibres après une chirurgie bariatrique, bien que l'effet métabolique sur la production d'acides gras à chaîne courte reste limité.

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Niveau 3 — Essai croisé randomisé15 participantséquivalent HAS : 2
⚠ Niveau ajusté (2 → 3)

Motif : essai de 15 participants

Europe PMC · 2026-07-17 · Mishra SS, Stoklosinski H, Hedderley D, Dinnan H, Martell S, McKenzie M, Monro J.

Résumé simplifié :

Cette étude a testé chez 15 adultes en bonne santé l'effet d'ajouter des protéines (viande d'agneau ou protéine de soja) à des repas contenant soit des pommes de terre, des pâtes ou du riz. Les chercheurs ont mesuré la glycémie, l'insuline et la sensation de faim après le repas. Résultat : ajouter une protéine, qu'elle soit animale ou végétale, réduisait la montée de sucre dans le sang, augmentait la sécrétion d'insuline et coupait davantage la faim, par rapport aux féculents consommés seuls. La source de protéine (agneau ou soja) changeait peu ces effets. Cela suggère que combiner protéines et féculents peut aider à mieux réguler la glycémie après le repas.

Résumé reformulé :

Cette étude pilote randomisée a comparé, chez 15 participants sains, l'impact de l'ajout de protéines d'agneau ou de soja à des repas à base de pomme de terre, de pâtes ou de riz, avec des repas équilibrés en macronutriments. Les réponses glycémique et insulinique postprandiales ainsi que la satiété ont été mesurées. Les deux sources de protéines ont réduit la réponse glycémique et augmenté la sécrétion d'insuline par rapport aux féculents consommés seuls, tout en diminuant de façon similaire la sensation de faim. Le soja induisait une réponse glycémique légèrement inférieure à celle de l'agneau, mais les différences restaient faibles et pas toujours statistiquement significatives. L'ajout de protéines atténuait aussi les écarts de réponse glycémique entre les féculents, notamment en réduisant la réponse plus élevée habituellement observée avec la pomme de terre. Les auteurs concluent que c'est surtout la présence de protéine, plus que sa nature animale ou végétale, qui influence la glycémie, l'insulinémie et la satiété après le repas.

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Niveau 2 — Essai croisé randomisééquivalent HAS : 1

Europe PMC · 2026-03-19 · Wei J, Fan Z, Deng Y, Pan K, Shi R, Hu J, Liu B.

Résumé simplifié :

Cette étude a testé l'effet de remplacer un tiers du riz d'un repas par de la pomme de terre, soit bien cuite (tendre) soit moins cuite (ferme), sur la glycémie et l'insuline après le repas. Les chercheurs ont observé que la pomme de terre ferme, plus riche en amidon résistant, obligeait à mâcher plus longtemps et plus lentement, et permettait de mieux stabiliser le taux de sucre et d'insuline dans le sang après le repas, comparé au riz seul ou à la pomme de terre tendre. Cet effet positif se maintenait en partie même plusieurs heures après, lors du repas suivant. Ces résultats suggèrent qu'associer riz et pomme de terre modérément cuite pourrait aider à mieux contrôler la glycémie.

Résumé reformulé :

Cet essai clinique randomisé a comparé deux types de cuisson de pomme de terre (ferme, dite hard-cooked, et tendre, dite soft-cooked), utilisées en substitution d'un tiers des glucides du riz dans un repas mixte, sur la réponse glycémique et insulinémique postprandiale. Les analyses in vitro ont montré que la pomme de terre ferme conservait davantage d'amidon résistant et de composés phénoliques totaux. Sur le plan comportemental, sa consommation entraînait plus de mastications, une durée d'exposition orale plus longue et un rythme de mastication plus lent. Sur le plan métabolique, l'association pomme de terre ferme et riz réduisait significativement l'aire sous la courbe glycémique, le pic de glucose et les fluctuations glycémiques, ainsi que la réponse insulinique et un indice de résistance à l'insuline, comparativement à la pomme de terre tendre associée au riz, qui augmentait au contraire la variabilité glycémique malgré une aire sous la courbe réduite. Cet effet bénéfique ne se reproduisait pas de façon isolée lors du second repas testé plus tard, mais l'aire sous la courbe glycémique cumulée sur les deux repas restait tout de même diminuée. Les auteurs attribuent principalement ces effets à la teneur en amidon résistant conservée par la cuisson modérée de la pomme de terre.

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Niveau 3 — Méta-analyse d'études observationnelles587 081 participantséquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2025-08-06 · Mousavi SM, Gu X, Imamura F, AlEssa HB, Devinsky O, Sun Q, Hu FB, Manson JE, Rimm EB, Forouhi NG, Willett WC.

Résumé simplifié :

Cette grande étude américaine, portant sur plus de 200 000 personnes suivies pendant des décennies, a examiné le lien entre la consommation de pommes de terre et le risque de diabète de type 2. Résultat : manger beaucoup de frites augmente nettement ce risque, mais les pommes de terre au four, bouillies ou en purée ne semblent pas avoir d'effet significatif. Remplacer les pommes de terre par des céréales complètes réduit le risque de diabète, alors que les remplacer par du riz blanc l'augmente. Une méta-analyse regroupant plusieurs études confirme ces tendances à plus grande échelle.

Résumé reformulé :

À partir de données de trois grandes cohortes américaines (plus de 205 000 participants suivis jusqu'à 35 ans), les chercheurs ont analysé la relation entre consommation de pommes de terre et incidence du diabète de type 2. Une consommation élevée de pommes de terre totales et surtout de frites était associée à un risque accru de diabète (respectivement +5% et +20% pour trois portions hebdomadaires supplémentaires), tandis que la consommation combinée de pommes de terre au four, bouillies ou en purée n'était pas associée de façon significative au risque. Remplacer les pommes de terre par des céréales complètes était lié à une baisse du risque, alors que les substituer par du riz blanc était associé à une hausse du risque. Une méta-analyse portant sur 13 cohortes (587 081 participants) a confirmé ces résultats. Ces données, de nature observationnelle, suggèrent que l'impact des pommes de terre sur le risque de diabète dépend fortement du mode de préparation et de l'aliment de comparaison.

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Niveau 3 — Méta-analyse d'études observationnelleséquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2025-03-01 · Su Y, Liu X, Jiang B, He H, Li F, Li X, Wang Y, Chen X, Wang X, Luo J, Chen L, Wu J, Hu F, Zhang M, Hu D, Ma J, Qin P.

Résumé simplifié :

Cette grande analyse a rassemblé les résultats de 51 études pour voir si manger des pommes de terre augmente le risque de maladies comme l'hypertension, le diabète ou les problèmes cardiaques. Globalement, manger des pommes de terre, quelle que soit la quantité, n'est pas lié à un risque plus élevé de ces maladies. Cependant, les pommes de terre frites, ainsi que les pommes de terre non frites (bouillies, cuites au four, etc.), semblent associées à un risque légèrement plus élevé de diabète. Aucun lien clair n'a été trouvé avec le surpoids, l'obésité ou les maladies cardiovasculaires. Les auteurs soulignent qu'il faut encore plus d'études pour mieux comprendre ces liens.

Résumé reformulé :

Cette méta-analyse compile 103 études observationnelles (51 articles) explorant la relation entre la consommation totale de pommes de terre, ou selon leur mode de préparation (frites vs non frites), et divers troubles cardiométaboliques. En comparant les plus hauts et plus bas niveaux de consommation, aucune association significative n'a été observée entre l'apport total de pommes de terre et l'hypertension, le diabète, le diabète gestationnel, les maladies coronariennes, les maladies cardiovasculaires ou l'AVC. En revanche, une consommation élevée de pommes de terre frites était associée à une augmentation modérée du risque de diabète (RR=1,16), de même que pour les pommes de terre non frites (RR=1,05), bien que ce dernier lien n'apparaisse pas pour l'hypertension. Aucune association significative n'a été mise en évidence entre la consommation de frites et le surpoids/l'obésité ou le diabète gestationnel. Les auteurs notent un manque de données pour certaines combinaisons (ex : pommes de terre non frites et maladies cardiovasculaires), appelant à des études de cohorte supplémentaires pour affiner ces conclusions.

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Niveau 3 — Méta-analyse d'études observationnelles110 063 participantséquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2025-01-26 · Djousse L, Zhou X, Lim J, Kim E, Sesso HD, Lee IM, Buring JE, McClelland RL, Gaziano JM, Steffen LM, Manson JE.

Résumé simplifié :

Cette étude a suivi plus de 100 000 personnes pour voir si manger des pommes de terre augmente le risque de maladies cardiovasculaires ou d'hypertension. Résultat : manger des pommes de terre en général, y compris cuites, bouillies ou en purée, n'est pas lié à un risque plus élevé de ces maladies. En revanche, les pommes de terre frites (comme les frites) sont associées à un risque légèrement plus élevé d'hypertension, mais pas de maladies cardiovasculaires. Cette étude suggère donc que le mode de préparation compte plus que la pomme de terre elle-même pour la santé du cœur et de la tension artérielle.

Résumé reformulé :

Cette méta-analyse a combiné les données de sept cohortes prospectives (110 063 participants pour les maladies cardiovasculaires et 67 146 pour l'hypertension) afin d'examiner le lien entre consommation de pommes de terre et risque cardiovasculaire. Les chercheurs ont utilisé des modèles de régression de Cox ajustés, puis agrégé les résultats par méta-analyse. La consommation totale de pommes de terre n'était associée ni au risque de maladies cardiovasculaires (HR=0,96) ni à celui d'hypertension (HR=1,04) en comparant les plus gros consommateurs aux non-consommateurs. La consommation de pommes de terre cuites au four, bouillies ou en purée n'était pas non plus associée à ces risques. En revanche, les pommes de terre frites étaient associées à une hausse modeste de 10% du risque d'hypertension, sans effet significatif sur les maladies cardiovasculaires. Ces résultats suggèrent que le mode de cuisson pourrait jouer un rôle plus important que la pomme de terre elle-même dans son impact sur la santé cardiovasculaire.

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Niveau 3 — Revue systématique d'études observationnelleséquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2025-01-01 · Giovannucci E, Fung T, Anderson CAM, Booth S, Deierlein A, Gardner C, Hoelscher DM, Raynor H, Stanford FC, Talegawkar S, Taylor C, Tobias D, Callahan EH, English LK, Higgins M, Huang S, Reigh N, Butera G, Terry N, Obbagy J.

Résumé simplifié :

Cette étude américaine a analysé de nombreuses recherches pour comprendre quels types d'alimentation sont liés au risque de cancer du côlon et du rectum. Résultat : manger beaucoup de légumes, fruits, légumineuses, noix et céréales complètes, tout en limitant les viandes rouges et transformées, les céréales raffinées, les pommes de terre frites, les graisses saturées et les aliments ou boissons sucrés, est associé à un risque plus faible de ce cancer. Ces conclusions s'appuient sur un ensemble solide d'études menées chez des adultes, avec un niveau de preuve jugé modéré.

Résumé reformulé :

Réalisée dans le cadre de l'élaboration des recommandations nutritionnelles américaines 2025-2030, cette revue systématique a examiné 29 nouvelles études (principalement des cohortes prospectives) publiées entre 2020 et 2024, en complément de 46 études antérieures. L'objectif était d'évaluer le lien entre différents modèles alimentaires et le risque de cancer colorectal chez l'adulte. Les résultats montrent que les régimes riches en légumes, fruits, légumineuses, noix et céréales complètes, et pauvres en viandes rouges/transformées, céréales raffinées, pommes de terre frites, graisses saturées et aliments sucrés, sont associés à une diminution du risque de cancer du côlon et du rectum. Certains régimes bénéfiques incluaient aussi poisson, produits laitiers allégés, thé et café. La cohérence des résultats entre études et la qualité méthodologique globale ont permis d'attribuer un niveau de preuve modéré à cette conclusion, applicable à la population des États-Unis. Il s'agit d'associations observées, non de preuves de causalité directe.

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Niveau 4 — Revue systématique d'études observationnelleséquivalent HAS : 2
⚠ Niveau ajusté (3 → 4)

Motif : scoping review avec preuves jugées très limitées par les auteurs eux-mêmes

Europe PMC · 2024-01-29 · Rosell M, Nyström CD.

Résumé simplifié :

Cette étude fait le point sur ce que l'on sait des effets des pommes de terre sur la santé, dans le cadre des recommandations nutritionnelles des pays nordiques et baltes. Les pommes de terre apportent des vitamines, minéraux, fibres et autres composés bénéfiques. En quantité modérée, elles ne semblent pas augmenter significativement le risque de maladies chroniques et peuvent faire partie d'une alimentation saine. Mais tout dépend de la façon de les cuisiner : les frites et pommes de terre frites, elles, devraient être consommées avec modération car les preuves suggèrent des effets moins favorables. Les auteurs soulignent cependant que les données scientifiques restent encore limitées sur ce sujet.

Résumé reformulé :

Cette revue de portée (scoping review) a été réalisée pour éclairer l'actualisation des recommandations nutritionnelles nordiques de 2023 concernant les pommes de terre, aliment de base dans ces pays. Les chercheurs ont analysé les revues systématiques et méta-analyses disponibles sur PubMed portant sur les effets de cet aliment sur divers résultats de santé chez l'humain. Il en ressort qu'une consommation modérée de pommes de terre n'est pas associée à un risque substantiel de maladies chroniques, et que cet aliment peut s'intégrer dans une alimentation équilibrée. Toutefois, les effets sur la santé varient fortement selon le mode de préparation : les données disponibles suggèrent que la consommation de frites et de pommes de terre frites devrait être limitée, contrairement aux formes moins transformées. Les auteurs insistent sur le fait que les preuves scientifiques concernant les effets sanitaires globaux des pommes de terre restent très limitées et que davantage de recherches sont nécessaires pour confirmer ces associations.

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Niveau 4 — Méta-analyse d'études observationnelles451 291 participantséquivalent HAS : 2
⚠ Niveau ajusté (3 → 4)

Motif : hétérogénéité élevée (I²=68-77%) pour les associations principales

Europe PMC · 2023-04-27 · Madsen H, Sen A, Aune D.

Résumé simplifié :

Cette étude a analysé 18 recherches menées sur plus de 450 000 personnes pour comprendre le lien entre consommation de fruits et légumes et risque d'hypertension. Résultat : manger plus de fruits et légumes ensemble, ou plus de fruits en particulier, semble réduire ce risque, jusqu'à certaines quantités par jour. En revanche, pour les légumes seuls, aucun effet clair n'a été observé. Fait intéressant, certains aliments comme les choux de Bruxelles, les légumes crucifères ou les pommes de terre ont même été associés à un risque plus élevé d'hypertension, contrairement aux pommes, myrtilles ou avocats qui semblent protecteurs. Ces résultats restent à confirmer par d'autres études.

Résumé reformulé :

Cette méta-analyse a compilé les données de 18 études prospectives portant sur plus de 451 000 participants afin d'examiner la relation entre consommation de fruits et légumes et risque d'hypertension. Une consommation combinée de fruits et légumes, ainsi que la consommation de fruits seuls, ont été associées à une réduction modeste du risque, jusqu'à respectivement 800 g/jour et 550 g/jour, ces associations étant jugées probablement causales selon les critères du World Cancer Research Fund. Aucune association significative n'a été trouvée pour les légumes pris globalement. Les résultats par sous-catégories sont plus contrastés : des effets protecteurs ont été observés pour les pommes, myrtilles, raisins, avocats, brocolis, carottes et laitue, tandis que le cantaloup, les choux de Bruxelles, les légumes crucifères et les pommes de terre (notamment frites) ont montré des associations positives avec le risque d'hypertension. Ces derniers résultats, basés sur un nombre limité d'études, nécessitent confirmation.

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Niveau 3 — Essai randomisé contrôlé15 participantséquivalent HAS : 2
⚠ Niveau ajusté (2 → 3)

Motif : essai de 15 participants

Europe PMC · 2022-06-13 · Maeda-Yamamoto M, Honmou O, Sasaki M, Haseda A, Kagami-Katsuyama H, Shoji T, Namioka A, Namioka T, Magota H, Oka S, Kataoka-Sasaki Y, Ukai R, Takemura M, Nishihira J.

Résumé simplifié :

Des chercheurs ont testé si manger une variété de pomme de terre violette appelée « Shadow Queen », riche en anthocyanes (pigments naturels), pouvait aider à réduire le stress. Pendant 8 semaines, 15 adultes de 50 à 70 ans ont mangé soit cette pomme de terre violette, soit une pomme de terre ordinaire servant de placebo. Résultat : le groupe ayant consommé la pomme de terre violette a montré une amélioration de son état de stress psychologique, de son irritabilité et de ses symptômes dépressifs, sans effet secondaire signalé. En revanche, cela n'a pas changé le nombre de certaines cellules souches mesurées dans le sang.

Résumé reformulé :

Cette étude randomisée en double aveugle avec placebo a évalué les effets d'une consommation quotidienne de pomme de terre à chair violette cv. « Shadow Queen », naturellement riche en anthocyanes, chez 15 adultes de 50 à 70 ans présentant de légers troubles de santé. Pendant 8 semaines, un groupe a reçu ces pommes de terre violettes (45 mg d'anthocyanes) tandis que l'autre recevait une variété classique « Haruka » comme placebo. Les chercheurs ont mesuré le nombre de cellules souches mésenchymateuses (MSC) ainsi que divers indicateurs de réponse au stress avant et après l'intervention. Si la consommation de « Shadow Queen » n'a pas modifié le taux de MSC, elle a en revanche significativement amélioré la réponse au stress psychologique, l'irritabilité et les symptômes dépressifs par rapport au groupe placebo, sans effets indésirables rapportés. Les auteurs concluent qu'une consommation de 8 semaines de cette pomme de terre violette pourrait contribuer à atténuer certaines manifestations du stress, bien que la taille réduite de l'échantillon appelle à la prudence quant à la portée de ces résultats.

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Niveau 2 — Essai randomisé contrôlé180 participantséquivalent HAS : 1

Europe PMC · 2022-06-01 · Smith DL, Hanson RL, Dickinson SL, Chen X, Goss AM, Cleek JB, Garvey WT, Allison DB.

Résumé simplifié :

Cette étude a testé si manger des frites tous les jours pendant 30 jours fait grossir plus que manger des amandes, à quantité de calories égale. 180 adultes ont été répartis en trois groupes : amandes, frites, ou frites avec herbes et épices. Les chercheurs ont mesuré la masse grasse, le poids et des marqueurs liés au diabète. Résultat surprenant : il n'y a pas eu de différence significative de masse grasse entre les groupes. Le poids a légèrement baissé dans le groupe frites seules, contrairement aux autres groupes. Les frites n'ont donc pas provoqué plus de prise de poids que les amandes dans cette expérience courte.

Résumé reformulé :

Des observations épidémiologiques associent souvent la consommation de pommes de terre à une prise de poids et à un risque accru de diabète, contrairement aux fruits à coque comme les amandes. Pour tester un lien de causalité, les chercheurs ont mené un essai randomisé de 30 jours sur 180 adultes, répartis en trois groupes consommant quotidiennement 300 kcal supplémentaires sous forme d'amandes, de frites, ou de frites avec un mélange d'herbes et d'épices. La masse grasse (mesurée par DXA), le poids corporel et divers marqueurs glycémiques (glycémie à jeun, insuline, HbA1c, HOMA-IR) ont été suivis. Aucune différence significative de masse grasse ni de marqueurs glucidiques n'a été observée entre les groupes. Le poids a légèrement diminué dans le groupe frites seules, alors qu'il a légèrement augmenté dans les deux autres groupes, une différence jugée statistiquement significative entre les trois groupes mais pas entre frites et amandes combinées. Lors de tests post-prandiaux sur un sous-groupe, les amandes ont entraîné des réponses glycémique et insulinique plus faibles que les frites. Les auteurs concluent que ces résultats ne soutiennent pas un lien de causalité direct entre consommation de frites et effets négatifs sur la composition corporelle ou le métabolisme glucidique, du moins sur cette courte durée.

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Niveau 3 — Essai croisé randomisé13 participantséquivalent HAS : 2
⚠ Niveau ajusté (2 → 3)

Motif : essai de 13 participants

Europe PMC · 2022-02-07 · Hafiz MS, Campbell MD, Orsi NM, Mappa G, Orfila C, Boesch C.

Résumé simplifié :

Cette étude a comparé les effets de différentes formes de pois chiches (entiers, en purée ou en pâtes) à ceux de la purée de pomme de terre, utilisée comme aliment de référence, chez treize adultes en bonne santé. Les chercheurs ont mesuré la glycémie, certaines hormones liées à l'appétit, et la sensation de satiété après les repas. Résultat : quelle que soit leur forme, les pois chiches ont entraîné une hausse de sucre dans le sang plus faible que la purée de pomme de terre, et ont procuré une sensation de satiété plus forte. La transformation des pois chiches ne semble donc pas réduire leurs bénéfices pour la glycémie et l'appétit.

Résumé reformulé :

Dans cet essai croisé randomisé, treize adultes normoglycémiques ont consommé, lors de quatre visites distinctes, un repas test à base de pois chiches (entiers, en purée ou sous forme de pâtes) ou un repas contrôle à base de purée de pomme de terre, tous ajustés pour un contenu équivalent en glucides disponibles. Un repas standardisé était ensuite servi. Les chercheurs ont suivi la glycémie interstitielle en continu, ainsi que plusieurs marqueurs sanguins (peptide C, GLP-1, ghréline, leptine, résistine, cortisol) et la satiété perçue via une échelle visuelle. Tous les repas à base de pois chiches ont provoqué une réponse glycémique et une sécrétion de peptide C et de GLP-1 significativement plus faibles que la purée de pomme de terre, tout en augmentant davantage la sensation de satiété. Aucune différence significative n'a été observée entre les trois formes de pois chiches, ni sur les hormones de satiété mesurées. Les auteurs concluent que les bénéfices métaboliques et de satiété des pois chiches persistent indépendamment de leur mode de préparation.

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Niveau 2 — Essai croisé randomisé30 participantséquivalent HAS : 1

Europe PMC · 2021-12-09 · Stone MS, Martin BR, Weaver CM.

Résumé simplifié :

Cette étude a testé chez 30 adultes en surpoids si manger plus de potassium, sous forme de pommes de terre (au four, bouillies, poêlées ou frites) ou sous forme d'un complément appelé gluconate de potassium, changeait la façon dont le corps gère le calcium. Chaque participant a suivi quatre régimes différents pendant 16 jours. Résultat : le complément de gluconate de potassium a réduit la quantité de calcium éliminée dans les urines et a rendu l'urine moins acide, comparé au régime habituel ou aux pommes de terre. En revanche, les pommes de terre elles-mêmes n'ont pas montré cet effet particulier sur le calcium, et aucun régime n'a modifié la rétention globale de calcium par l'organisme.

Résumé reformulé :

Dans cet essai croisé randomisé mené chez 30 hommes et femmes préhypertendus à hypertendus, les chercheurs ont comparé quatre régimes de 16 jours apportant soit un niveau basal de potassium (2300 mg/j), soit 1000 mg/j supplémentaires via des pommes de terre (cuites au four, bouillies ou poêlées), des frites, ou un supplément de gluconate de potassium, l'apport en calcium restant constant. L'excrétion urinaire de calcium était significativement plus faible avec le gluconate de potassium (96 mg/j) qu'avec le régime témoin (115 mg/j) ou les pommes de terre (114 mg/j). Le pH urinaire était également plus élevé, donc moins acide, avec le supplément qu'avec le régime témoin. Aucune différence significative n'a toutefois été observée sur la rétention nette de calcium entre les différentes phases. Ces résultats suggèrent qu'une supplémentation en potassium sous forme de gluconate, mais pas nécessairement via la pomme de terre, pourrait influencer favorablement l'excrétion urinaire de calcium et l'acidité urinaire, sans que cela se traduise par un effet mesurable sur le bilan calcique global à court terme.

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Niveau 3 — Méta-analyse d'études observationnelles873 672 participantséquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2021-10-01 · Darooghegi Mofrad M, Mozaffari H, Askari MR, Amini MR, Jafari A, Surkan PJ, Azadbakht L.

Résumé simplifié :

Cette grande étude a rassemblé les résultats de 56 recherches menées auprès de centaines de milliers de personnes pour savoir si manger des pommes de terre (bouillies, frites, en purée, rôties ou au four) augmente le risque de cancer. Les chercheurs ont comparé les personnes qui en mangent beaucoup à celles qui en mangent peu. Résultat : aucun lien n'a été trouvé entre la consommation de pommes de terre et le risque de développer un cancer, que ce soit du côlon, de l'estomac, du sein, de la prostate, du rein, du poumon ou de la vessie. Ces conclusions confirment une étude précédente sur le cancer colorectal.

Résumé reformulé :

Cette méta-analyse combine les données de 20 études de cohorte (785 348 participants) et 36 études cas-témoins (21 822 cas, 66 502 témoins) afin d'examiner le lien entre consommation de pommes de terre et risque de divers cancers chez l'adulte. En comparant les niveaux de consommation élevés et faibles, les auteurs n'ont observé aucune association significative avec le risque global de cancer, ni avec des localisations spécifiques comme le côlon, le rectum, l'estomac, le pancréas, le sein, la prostate, le rein, le poumon ou la vessie. Ce constat s'applique aussi bien à la pomme de terre en général qu'à ses différents modes de préparation (bouillie, frite, en purée, rôtie ou cuite au four). Le niveau de certitude des preuves reste toutefois faible à très faible selon les localisations étudiées, ce qui invite à la prudence dans l'interprétation de ces résultats, cohérents avec une précédente méta-analyse sur le cancer colorectal.

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Niveau 2 — Essai croisé randomisé30 participantséquivalent HAS : 1

Europe PMC · 2021-05-11 · Stone MS, Martin BR, Weaver CM.

Résumé simplifié :

Cette étude a testé chez 30 adultes ayant une tension artérielle un peu élevée l'effet d'un apport supplémentaire en potassium, apporté soit par des pommes de terre (cuites ou frites), soit par un complément alimentaire. Chaque personne a suivi quatre régimes différents pendant 17 jours. Résultat global : aucune différence significative sur la tension artérielle ou la santé des vaisseaux sanguins entre les groupes. Cependant, en y regardant de plus près, manger des pommes de terre cuites ou bouillies a permis une baisse plus marquée de la tension artérielle systolique comparé au régime de base. Le complément de potassium, lui, était le mieux retenu par l'organisme. Ces résultats suggèrent qu'augmenter son potassium pourrait aider certaines personnes à risque cardiovasculaire.

Résumé reformulé :

Dans cet essai croisé randomisé, 30 adultes pré-hypertendus à hypertendus ont suivi quatre phases alimentaires de 17 jours chacune : un régime de base apportant 60 mmol/j de potassium, puis trois phases enrichies à 85 mmol/j via des pommes de terre cuites/bouillies, des frites, ou un supplément de gluconate de potassium. Les chercheurs ont mesuré la pression artérielle, la fonction microvasculaire cutanée (par hyperémie thermique) et la rétention minérale par bilan métabolique. L'analyse globale par modèle mixte n'a révélé aucune différence significative entre traitements concernant la pression artérielle finale, son évolution, ou la fonction endothéliale. Toutefois, une analyse de contraste spécifique a montré une baisse plus importante de la pression systolique avec les pommes de terre cuites/bouillies comparé au régime témoin (-6,0 vs -2,6 mmHg, p=0,011). La rétention de potassium était la plus élevée avec le supplément. Les auteurs suggèrent qu'un apport accru en potassium pourrait bénéficier davantage aux personnes présentant un risque cardiométabolique plus élevé, sans pouvoir établir de conclusion causale ferme sur l'ensemble des critères étudiés.

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Niveau 3 — Méta-analyse d'études observationnelles352 763 participantséquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2021-05-01 · Guo F, Zhang Q, Jiang H, He Y, Li M, Ran J, Lin J, Tian L, Ma L.

Résumé simplifié :

Cette étude a rassemblé les résultats de 19 recherches pour voir si manger des pommes de terre est lié au risque de diabète. Chez les populations occidentales, manger beaucoup de pommes de terre (bouillies, en purée, au four ou frites) est associé à un risque plus élevé de diabète de type 2, surtout pour les frites. Plus on en mange, plus le risque semble augmenter. Pour le diabète pendant la grossesse, le lien est moins net, mais une consommation importante de pommes de terre semble aussi associée à un risque accru. Ces résultats suggèrent qu'il vaut mieux limiter sa consommation de pommes de terre, en particulier frites.

Résumé reformulé :

Cette méta-analyse a combiné les données de 19 études (13 sur le diabète de type 2, 6 sur le diabète gestationnel), portant sur plus de 320 000 participants. Chez les populations occidentales, la consommation totale de pommes de terre, qu'elles soient cuites au four, bouillies, en purée ou frites, est associée à une augmentation du risque de diabète de type 2, avec une relation dose-effet claire : chaque portion quotidienne de 80g augmente le risque de 10% pour les pommes de terre non frites et de 34% pour les frites. Concernant le diabète gestationnel, l'association est moins marquée statistiquement dans les analyses globales, mais l'analyse dose-réponse montre tout de même une hausse significative du risque avec la consommation de pommes de terre. Les auteurs soulignent qu'il s'agit d'associations observées et suggèrent qu'une consommation modérée pourrait être bénéfique sur le plan métabolique, sans toutefois établir de lien de causalité direct.

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Niveau 3 — Essai croisé randomisé24 participantséquivalent HAS : 2
⚠ Niveau ajusté (2 → 3)

Motif : essai de 24 participants

Europe PMC · 2020-10-08 · Devlin BL, Parr EB, Radford BE, Hawley JA.

Résumé simplifié :

Cette étude a testé, chez des personnes diabétiques de type 2, l'effet d'un repas du soir contenant des pommes de terre (bouillies, rôties, ou bouillies puis refroidies) comparé à un repas avec du riz. Les chercheurs ont mesuré la glycémie et l'insuline après le repas, ainsi que la glycémie pendant la nuit grâce à un capteur. Résultat : manger des pommes de terre ne provoquait pas de pic de glycémie plus important que le riz après le repas. Mieux encore, la glycémie mesurée pendant la nuit était plus basse après les repas à base de pomme de terre qu'après le riz. Les pommes de terre, souvent déconseillées aux diabétiques à cause de leur indice glycémique élevé, semblent donc être une option raisonnable dans le cadre d'un repas complet et équilibré.

Résumé reformulé :

Cette étude croisée randomisée a évalué chez 24 adultes atteints de diabète de type 2 l'impact de la pomme de terre, intégrée à un repas du soir mixte, sur la glycémie postprandiale et nocturne, comparée à un repas équivalent à base de riz basmati. Quatre préparations ont été testées : pomme de terre bouillie, rôtie, bouillie puis refroidie 24h, et riz (contrôle), tous isoénergétiques et de composition nutritionnelle identique. Aucune différence significative n'a été observée sur la glycémie postprandiale entre les conditions. La réponse insulinique était plus élevée après la pomme de terre refroidie que pour le contrôle, sans différence pour les autres préparations. Fait notable, les trois versions de pomme de terre ont entraîné une glycémie nocturne significativement plus basse que le riz. Ces résultats suggèrent que la pomme de terre, quelle que soit sa préparation, peut être intégrée sans risque glycémique accru dans un repas du soir équilibré chez les personnes diabétiques de type 2.

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Niveau 2 — Essai croisé randomisééquivalent HAS : 1

Europe PMC · 2020-05-08 · Zhou X, Ulaszewska MM, Cuparencu C, De Gobba C, Vázquez-Manjarrez N, Gürdeniz G, Chen J, Mattivi F, Dragsted LO.

Résumé simplifié :

Des chercheurs ont voulu savoir si l'on peut détecter, dans les urines, la façon dont un aliment a été cuisiné. Des volontaires en bonne santé ont mangé soit du riz bouilli, soit des pommes de terre bouillies, soit des chips ou des frites. En analysant leurs urines, les scientifiques ont trouvé des substances spécifiques liées à la friture, formées lors de réactions chimiques qui se produisent à haute température (appelées réactions de Maillard). Deux substances étaient communes à toutes les pommes de terre, quelle que soit la cuisson. Ces résultats pourraient permettre, à l'avenir, de savoir précisément quels aliments cuits ou frits une personne a consommés, simplement en analysant son urine.

Résumé reformulé :

Dans cette étude croisée, randomisée et contrôlée, des volontaires sains ont consommé quatre types d'aliments à base de féculents : du riz bouilli, des pommes de terre bouillies, des chips et des frites. Grâce à une analyse métabolomique non ciblée par spectrométrie de masse couplée à la chromatographie liquide, les chercheurs ont examiné les urines des participants après chaque repas. Ils ont identifié 22 métabolites associés spécifiquement aux pommes de terre frites, deux communs à toutes les formes de pommes de terre, et un lié au riz bouilli. Parmi les composés liés à la friture, 14 correspondaient à des dérivés du furane, du pyrrole et de la pyrazine, typiques des réactions de Maillard qui surviennent lors de la cuisson à haute température. Ces molécules pourraient constituer, après validation, des biomarqueurs utiles pour estimer la consommation d'aliments frits ou fortement chauffés dans les études nutritionnelles, et ainsi mieux comprendre leur impact potentiel sur la santé humaine.

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Niveau 3 — Essai croisé randomisé14 participantséquivalent HAS : 2
⚠ Niveau ajusté (2 → 3)

Motif : essai de 14 participants

Europe PMC · 2019-09-30 · Stevens JE, Buttfield M, Wu T, Hatzinikolas S, Pham H, Lange K, Rayner CK, Horowitz M, Jones KL.

Résumé simplifié :

Cette étude a testé un médicament contre le diabète, la sitagliptine, chez 14 personnes diabétiques de type 2. Les participants ont mangé un repas de purée de pommes de terre après avoir pris soit le médicament, soit un placebo, dans un ordre aléatoire. Les chercheurs ont mesuré la vitesse à laquelle l'estomac se vidait, ainsi que le taux de sucre dans le sang et la tension artérielle après le repas. Résultat : la sitagliptine faisait baisser la glycémie après le repas, mais sans changer la vitesse de vidange de l'estomac ni la baisse de tension artérielle observée après avoir mangé. L'effet du médicament sur le sucre dépendait toutefois de la rapidité naturelle de la digestion de chaque personne.

Résumé reformulé :

Cette étude croisée, randomisée et en double aveugle a évalué chez 14 patients diabétiques de type 2 (traités par régime et/ou metformine) les effets de la sitagliptine, un inhibiteur de la DPP-4, sur la vidange gastrique d'un repas riche en glucides à base de purée de pommes de terre marquée, ainsi que sur les réponses glycémique et tensionnelle postprandiales. Après prise de sitagliptine ou de placebo, la vidange gastrique, la pression artérielle et la glycémie ont été suivies pendant 240 minutes. La sitagliptine a réduit significativement la glycémie postprandiale, sans modifier la vitesse de vidange gastrique ni la baisse de pression artérielle systolique observée après le repas, similaire dans les deux conditions. Fait notable, l'ampleur de l'effet hypoglycémiant du médicament était corrélée à la vitesse basale de vidange gastrique mesurée sous placebo, suggérant que l'efficacité de la sitagliptine sur la glycémie postprandiale dépend en partie de la physiologie digestive individuelle de chaque patient.

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Afficher aussi les 1 revues narratives et mécanistiques (niveau 5)

Synthèses non systématiques ou centrées sur des mécanismes biologiques : utiles pour comprendre un domaine, mais sans nouvelles données mesurées chez l'homme.

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