Raisin cru (aliment moyen)
Vitis vinifera L.
fruits, légumes, légumineuses et oléagineux
- kcal : 71
- sel g : 0.009
- fer mg : 0.23
- fibres g : 1.11
- sucres g : 15.4
- lipides g : 0.25
- sodium mg : 3.77
- calcium mg : 11.2
- glucides g : 16.3
- proteines g : 0.7
- ag satures g : 0.025
- magnesium mg : 7.38
- omega3 dha g : 0.007
- omega3 epa g : 0.007
- potassium mg : 193
- vitamine c mg : 3.03
- vitamine d ug : 0.18
- vitamine b12 ug : 0
- beta carotene ug : 11.9
Études scientifiques (6)
Essai clinique • 21 participants
Effet d'une supplémentation à court terme en poudre de raisin chez des patients atteints de la maladie de Crohn : une étude piloteEurope PMC · 2026-06-08 · Eftekhar MS, Singh D, Katz J, Nguyen V, Menghini P, Rodriguez-Palacios A, Cominelli F, Raffner Basson A.
Résumé simplifié :
Des chercheurs ont testé si manger du raisin en poudre tous les jours pendant trois semaines pouvait aider des personnes atteintes de la maladie de Crohn, une maladie inflammatoire de l'intestin. Vingt et une personnes ont pris l'équivalent d'environ une tasse et demie de raisins frais chaque jour pendant 21 jours. Résultat : plus de la moitié des participants ont vu diminuer un marqueur d'inflammation dans leurs selles, et la plupart ont vu leurs symptômes rester stables ou s'améliorer. Les bactéries de l'intestin ont aussi légèrement changé chez certains participants. Cette supplémentation semble sans danger et bien tolérée, mais les effets restent modestes et varient selon les personnes.
Résumé reformulé :
Cette étude pilote a évalué l'impact d'une supplémentation quotidienne en poudre de raisin lyophilisée (45 g/jour, soit environ 1,5 tasse de raisins frais) pendant 21 jours chez 21 adultes atteints de la maladie de Crohn. L'objectif principal était d'observer les changements du microbiote intestinal, tandis que des critères secondaires incluaient l'évolution du score clinique de Harvey-Bradshaw, de la myéloperoxydase fécale (marqueur inflammatoire) et de la CRP ultrasensible. Après l'intervention, 62 % des participants ont montré une réduction de la myéloperoxydase fécale et 80 % ont vu leur score clinique s'améliorer ou rester stable. Sur le plan du microbiote, on observe un enrichissement de certaines familles bactériennes comme Akkermansiaceae et Bacteroidaceae, bien que la structure globale de la communauté microbienne n'ait pas changé significativement à l'échelle du groupe. Les réponses individuelles variaient sensiblement. Les auteurs concluent que cette supplémentation est sûre et bien tolérée, avec des effets modestes mais encourageants, justifiant des études de plus grande envergure.
Voir l'étude originale →Revue narrative
Tendances récentes et risques des résidus de pesticides PFAS dans les raisins du Maharashtra, en IndeEurope PMC · 2026-04-06 · Gunjal M, Ekatpure S, Vasekar A, Naik S, Banerjee K.
Résumé simplifié :
Cette étude examine la présence de résidus de pesticides contenant des PFAS (des substances chimiques persistantes) dans les raisins cultivés en Inde, un pays qui exporte beaucoup vers l'Europe. En analysant des données de 2014 à 2025, les chercheurs ont trouvé très peu de cas où les raisins dépassaient les limites de sécurité, moins de 0,1% des échantillons testés. Quatre pesticides en particulier ont parfois dépassé les seuils considérés comme sûrs pour la consommation. Les auteurs soulignent que le fait de mélanger plusieurs résidus de pesticides différents complique l'évaluation du risque réel pour les consommateurs, et recommandent des pratiques agricoles plus sûres et écologiques.
Résumé reformulé :
Cette revue analyse les risques liés à la présence de résidus de 55 pesticides à base de PFAS dans les raisins produits au Maharashtra, région clé de l'industrie viticole indienne exportant vers l'Europe. En croisant des données de surveillance couvrant la période 2014-2025, les auteurs constatent que les dépassements des limites maximales de résidus (LMR) restent rares et n'ont entraîné aucun rejet à l'export. Les calculs d'apport journalier estimé (EDI) et de pourcentage de dose journalière acceptable (ADI) montrent que quatre substances - fipronil, gamma-cyhalothrine, lambda-cyhalothrine et tétraconazole - dépassent les seuils de sécurité dans moins de 0,1% des échantillons analysés. Les auteurs pointent toutefois une limite majeure des méthodes actuelles d'évaluation du risque : elles peinent à prendre en compte les effets combinés de résidus multiples présents simultanément. Ils préconisent une harmonisation internationale des normes ainsi que des approches viticoles plus durables, telles que la gestion intégrée des ravageurs, les biopesticides et les technologies de délivrance par nanotechnologie.
Voir l'étude originale →Essai contrôlé randomisé • 14 participants
La satiété sensorielle spécifique et l'influence de la variété sur la consommation de collations chez les enfants d'âge scolaireEurope PMC · 2026-01-06 · Cunningham PM, Meehan CT, Keller KL, Rolls BJ.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé comment la variété des aliments influence ce que mangent les enfants. Des enfants de 6 à 12 ans ont reçu une collation en deux parties : d'abord des raisins ou des bretzels, puis soit le même aliment, soit l'autre. Résultat : les enfants mangeaient davantage quand le deuxième aliment était différent du premier. Ils appréciaient aussi moins l'aliment déjà mangé par rapport aux autres aliments non goûtés, un phénomène appelé satiété sensorielle spécifique. Cet effet était toutefois moins marqué chez les enfants ayant commencé par les raisins, peut-être parce qu'ils en avaient mangé une plus grande quantité en poids, les raisins étant moins caloriques.
Résumé reformulé :
Cette étude en crossover randomisé en grappes a examiné la satiété sensorielle spécifique (SSS) chez 31 enfants de 6 à 12 ans fréquentant des camps d'été. Sur deux jours, les enfants recevaient une collation en deux services : le premier composé de raisins (faible densité énergétique) ou de bretzels (forte densité énergétique), et le second identique ou différent du premier. Les chercheurs ont mesuré l'appréciation et l'envie de manger avant et après le premier service, pour l'aliment consommé et cinq autres aliments. Les résultats montrent que la consommation totale était plus élevée en condition de forte variété, et que l'appréciation/l'envie diminuaient davantage pour l'aliment déjà consommé que pour les autres. Cependant, cet effet de SSS et de variété était atténué chez les enfants ayant commencé par les raisins, probablement en raison d'une quantité ingérée plus importante en poids du fait de leur faible densité calorique. Ces résultats suggèrent que les propriétés des aliments, comme leur densité énergétique, modulent la manière dont la satiété se met en place chez l'enfant.
Voir l'étude originale →Revue narrative
Perspective : le raisin mérite-t-il le titre de superaliment ?Europe PMC · 2025-07-23 · Pezzuto JM.
Résumé simplifié :
Le mot « superaliment » est très à la mode, mais il n'est encadré par aucune règle officielle : on l'utilise surtout sur Internet pour parler d'aliments jugés très bons pour la santé, comme les myrtilles ou les fraises. Cet article défend l'idée que le raisin mérite aussi ce titre. En effet, des études menées chez l'être humain montrent que consommer du raisin entier peut modifier positivement les bactéries de l'intestin, certaines molécules produites par notre corps, et même l'activité de nos gènes. Ces changements seraient associés à de réels bénéfices pour la santé, ce qui placerait le raisin parmi les aliments les plus intéressants à privilégier au quotidien.
Résumé reformulé :
Ce texte de perspective interroge l'usage courant du terme « superaliment », une expression populaire mais non réglementée, largement diffusée via Internet et souvent appliquée à des aliments emblématiques du régime méditerranéen comme les baies, le poisson ou l'huile d'olive. Alors que les myrtilles et les fraises sont habituellement présentées comme les références en la matière, les auteurs soutiennent que le raisin mérite une place tout aussi importante. Ils s'appuient sur des données scientifiques obtenues chez l'humain montrant que la consommation de raisin, en tant qu'aliment entier, influence le microbiome intestinal, le métabolome (l'ensemble des petites molécules produites par le métabolisme) et l'expression de certains gènes, avec des effets bénéfiques associés sur la santé. Les auteurs concluent que, sur la base de preuves scientifiques concrètes, le raisin devrait occuper une position de choix parmi les aliments considérés comme superaliments.
Voir l'étude originale →Essai contrôlé randomisé • 15 participants
La consommation quotidienne de poudre de raisin riche en polyphénols améliore les marqueurs de force musculaire chez les femmes ménopauséesEurope PMC · 2025-06-16 · Mendez JL, Rodriguez Lanzi C, Quan Z, Chen S, Krga I, Mackenzie GG.
Résumé simplifié :
Des chercheurs ont testé si manger du raisin en poudre chaque jour pouvait aider à préserver les muscles chez des femmes ménopausées, une période où la force musculaire diminue souvent. Pendant six semaines, 15 femmes ont reçu soit de la poudre de raisin, soit une poudre neutre. Celles qui ont pris du raisin ont vu leur force de préhension (mesurée avec la main) augmenter, ainsi que leur vitesse de marche s'améliorer, comparées au groupe témoin. Les chercheurs pensent qu'une hormone appelée irisine, liée à l'activité musculaire, pourrait jouer un rôle, mais cela reste à confirmer avec des études plus larges.
Résumé reformulé :
Cette étude pilote en double aveugle a évalué l'effet d'une consommation quotidienne de poudre de raisin lyophilisée, riche en polyphénols, sur la force musculaire de 15 femmes ménopausées en bonne santé, comparée à une poudre témoin, pendant six semaines. Les participantes du groupe raisin ont montré une amélioration significative de leur force de préhension et de leur vitesse de marche, deux indicateurs utilisés pour évaluer la sarcopénie, un déclin musculaire lié à l'âge. Les chercheurs ont également mesuré les niveaux plasmatiques d'irisine, une hormone associée à l'activité musculaire : bien que la différence entre les groupes n'ait pas atteint le seuil de significativité statistique, une tendance à la hausse a été observée chez les consommatrices de raisin, contrairement à une légère baisse dans le groupe témoin. Une association positive entre l'évolution de la force de préhension et celle de l'irisine suggère un mécanisme possible, sans toutefois établir de lien de causalité formel. Ces résultats préliminaires justifient des essais cliniques de plus grande envergure.
Voir l'étude originale →Méta-analyse • 3 participants
Effets du raisin entier ou des produits dérivés du raisin sur le poids corporel, les mesures anthropométriques et les adipokines : revue systématique et méta-analyse d'essais contrôlés randomisésEurope PMC · 2025-01-12 · Soltani S, Asoudeh F, Motallaei M, Kolahdouz-Mohammadi R, Forbes SC, Abdollahi S.
Résumé simplifié :
Cette étude a rassemblé plusieurs essais scientifiques pour vérifier si manger du raisin ou des produits à base de raisin aide à perdre du poids ou à réduire le tour de taille. Les chercheurs ont analysé l'effet sur le poids, l'indice de masse corporelle (IMC), le tour de taille, la masse grasse et certaines hormones liées à la graisse corporelle (adipokines). Résultat : globalement, le raisin n'a pas montré d'effet notable pour faire maigrir ou améliorer ces mesures, sauf une très légère baisse de l'IMC, jugée trop faible et peu fiable pour être vraiment significative. Une petite perte de poids a toutefois été observée chez les femmes et les personnes souffrant de syndrome métabolique, mais sur un très petit nombre d'études.
Résumé reformulé :
Cette méta-analyse d'essais randomisés contrôlés a examiné l'impact de la consommation de raisin ou de produits dérivés du raisin sur le poids corporel, les paramètres anthropométriques et les adipokines sériques chez l'adulte. En combinant les données de plusieurs études via un modèle à effets aléatoires, les auteurs ont observé une diminution minime de l'IMC (-0,14 kg/m²), sans effet significatif sur le poids corporel global. Des réductions modestes du poids ont cependant été notées dans des sous-groupes restreints, notamment chez les femmes (trois études) et chez les personnes atteintes de syndrome métabolique (trois études). Aucun effet significatif n'a été détecté sur le tour de taille, le rapport taille-hanches, la masse grasse ou les taux de leptine et d'adiponectine. Les auteurs concluent que le raisin ne présente pas d'effet anti-obésité robuste, et soulignent que la légère baisse d'IMC observée doit être interprétée avec prudence en raison de la faible qualité méthodologique des études incluses.
Voir l'étude originale →Cet article est fourni à titre informatif et éducatif uniquement. Il ne constitue pas un avis médical, un diagnostic ou une recommandation de traitement, et ne remplace pas la consultation d'un professionnel de santé qualifié.