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Requin, cru

Lamma nasus or Isurus oxyrinchus

viandes, oeufs, poissons

Composition :

Études scientifiques (3)

🟢 Haute fiabilité

Revue narrative

Une étude mondiale sur les concentrations totales d'arsenic dans les requins

Europe PMC · 2025-03-20 · Maciel OLC, Lima VFM, Silva GN, de Oliveira Godoy JM, Machado W, Hauser-Davis RA.

Résumé simplifié :

Cette étude a rassemblé des données publiées entre 1993 et 2023 sur la quantité d'arsenic présente dans la chair de 27 espèces de requins pêchées à travers le monde. Les niveaux d'arsenic total varient énormément selon les espèces, sans lien clair avec la taille des animaux. Bonne nouvelle : la grande majorité de cet arsenic est sous une forme organique, considérée comme peu ou pas toxique pour l'homme. Seule une petite partie, entre 0,6 et 5 %, correspond à la forme inorganique dangereuse. Les auteurs insistent donc sur l'importance de distinguer ces formes chimiques pour évaluer correctement les risques liés à la consommation de viande de requin.

Résumé reformulé :

Cette revue scientométrique a analysé 21 études publiées entre 1993 et 2023 portant sur les concentrations totales d'arsenic dans le muscle de 27 espèces de requins issues de 16 genres différents, pêchées dans diverses régions du globe. Les concentrations mesurées s'étendent de 0,14 à 152,20 mg/kg (poids humide) et ne semblent pas corrélées à la longueur moyenne des individus, qui variait pourtant de 23 à 297 cm. Les auteurs soulignent que l'arsenic inorganique, seule forme réellement toxique, ne représente généralement que 0,6 à 5 % du total, le reste étant constitué de formes organiques non toxiques issues de processus biologiques de transformation chimique. Cette distinction est essentielle : évaluer uniquement l'arsenic total surestimerait le risque sanitaire réel lié à la consommation de chair de requin, d'où la nécessité de recourir à des analyses de spéciation chimique plus précises.

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🟢 Haute fiabilité

Revue narrative

La contamination mondiale par les métaux chez les requins, raies et pastenagues, et les risques associés pour la santé humaine

Europe PMC · 2024-11-22 · Hauser-Davis RA, Wosnick N, Chaves AP, Giareta EP, Leite RD, Torres-Florez JP.

Résumé simplifié :

Cette étude fait le point sur la présence de métaux comme le mercure, le plomb, le cadmium et l'arsenic dans la chair des requins et des raies, des poissons de plus en plus consommés dans le monde. Les chercheurs montrent que l'arsenic est presque toujours présent, souvent à des niveaux dépassant les seuils considérés comme sûrs. Certaines espèces, comme le requin soyeux, présentent des risques particulièrement élevés pour la santé, notamment pour les femmes enceintes, les enfants ou les personnes déjà fragiles. Les auteurs recommandent donc une consommation prudente de ces poissons, en particulier dans les populations qui en dépendent fortement pour leur alimentation.

Résumé reformulé :

Cette revue examine la contamination en métaux et métalloïdes (mercure, plomb, cadmium, arsenic) chez les élasmobranches — requins, raies et pastenagues — largement pêchés et consommés malgré leur déclin démographique lié à la surpêche. En analysant plusieurs études, les auteurs constatent que l'arsenic est l'élément le plus fréquemment détecté, souvent au-delà des seuils de sécurité, tandis que le plomb et le sélénium restent généralement à des niveaux acceptables. Les indices de risque calculés (comme le THQ) révèlent des dangers potentiels significatifs, particulièrement marqués chez certaines espèces comme le requin soyeux, dont la consommation est jugée déconseillée dans plusieurs régions du monde. Les populations vulnérables — femmes enceintes, jeunes enfants, personnes âgées ou malades, ainsi que les communautés côtières à faibles revenus — sont identifiées comme particulièrement exposées à ces risques cumulés, en raison notamment d'un accès limité à des alternatives alimentaires plus sûres.

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🟠 Préliminaire

Essai clinique

Quantité de collagène dans la viande des plats japonais quotidiens et teneur en peptides de collagène dans le sang humain après ingestion de chair de poisson cuite

Europe PMC · 2019-03-05 · Asai T, Takahashi A, Ito K, Uetake T, Matsumura Y, Ikeda K, Inagaki N, Nakata M, Imanishi Y, Sato K.

Résumé simplifié :

Des chercheurs japonais ont mesuré la quantité de collagène présente dans des plats traditionnels du quotidien. La plupart des viandes en contiennent peu, sauf le tendon de bœuf, l'anguille avec sa peau et la queue de requin sans peau, beaucoup plus riches. Après avoir mangé de la viande de requin cuite, des volontaires ont eu des petits fragments de collagène dans leur sang, mais en quantité plus faible qu'avec un extrait de collagène pur contenant la même dose. Cela s'explique car seule une partie du collagène de la viande est libérée lors de la digestion. Ainsi, manger des aliments riches en collagène n'apporte pas automatiquement autant de bénéfices qu'un complément spécifique.

Résumé reformulé :

Cette étude japonaise a d'abord évalué la teneur en collagène de plats courants : la plupart en contiennent entre 0,2 et 2,5 g par portion, sauf le tendon de bœuf, l'anguille avec peau et la queue de requin sans peau, qui atteignent 7,6 à 13,3 g. Les chercheurs ont ensuite testé chez l'humain l'absorption de ce collagène après ingestion de chair de requin cuite : neuf di- et tripeptides de collagène ont été détectés dans le plasma sanguin, mais leur concentration ne représentait qu'environ 30 % de celle observée après ingestion d'un hydrolysat de collagène équivalent en dose. Cette différence s'explique par le fait que seule environ 30 % du collagène contenu dans la viande est libéré par la digestion enzymatique (pepsine et pancréatine). L'étude suggère donc que l'efficacité de l'apport en collagène alimentaire dépend non seulement de sa quantité, mais aussi de sa digestibilité.

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Cet article est fourni à titre informatif et éducatif uniquement. Il ne constitue pas un avis médical, un diagnostic ou une recommandation de traitement, et ne remplace pas la consultation d'un professionnel de santé qualifié.

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