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Safran

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aides culinaires et ingrédients divers

Épice obtenue à partir des stigmates séchés de la fleur de crocus (Crocus sativus), cueillis et séparés à la main. Se présente sous forme de filaments rouge-orangé ou de poudre, utilisés en cuisine pour colorer et parfumer riz, sauces ou pâtisseries. Vendu également sous forme de compléments alimentaires.

Composition :

Études scientifiques (38)

Carte des preuves

38études
  • Niveau 1 · méta-analyses d’essais : 17 (45 %)
  • Niveau 2 · essais randomisés : 17 (45 %)
  • Niveau 5 · revues narratives et mécanistiques : 4 (11 %)

Nombre d'études par problème de santé et par niveau de preuve. Cliquez sur un nombre pour afficher ces études dans la liste ci-dessous, ou sur le nom d'un problème pour voir toutes les études qui le concernent sur le site. Une même étude peut concerner plusieurs problèmes de santé.

Problème de santéTotalNiv. 1Niv. 2Niv. 3Niv. 4Niv. 5
Dépression et anxiété714··2
Sommeil211···
Déclin cognitif et démence2····2
Santé des yeux1····1
Troubles du neurodéveloppement (autisme, TDAH)1·1···
Maladies cardiovasculaires1····1
Maladie de Parkinson1·1···
Diabète de type 211····
Grossesse et issues de naissance1·1···
Inflammation chronique11····
Voir les 1 autres problèmes de santé
Cancer colorectal1····1

Ces fiches sont générées par IA à partir des abstracts : elles aident à repérer et trier les études, l'étude originale reste la référence. Seules les études menées chez l'homme sont retenues : les résultats obtenus sur des cellules ou des animaux ne se confirment le plus souvent pas chez l'homme. Notre méthode →

Répartition par niveau de preuve (cliquez pour filtrer) · Comprendre les niveaux

Toutes (38)Niveau 1 : 17Niveau 2 : 17Niveau 5 : 4

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Niveau 1 — Revue systématique d'essais randomiséséquivalent HAS : 1

Europe PMC · 2026-10-09 · Alyami H.

Résumé simplifié :

Cette revue scientifique rassemble les résultats de 31 essais cliniques menés chez des humains pour évaluer les effets du safran et de l'ashwagandha sur le stress, l'anxiété, la dépression et le sommeil. Le safran, pris à des doses de 15 à 30 mg par jour, semble aider à réduire la dépression, l'anxiété et à améliorer le sommeil. L'ashwagandha, à des doses plus variables, montre des bénéfices sur l'anxiété, le stress et le taux de cortisol, une hormone du stress. Les deux plantes sont globalement bien tolérées, mais l'ashwagandha nécessite une surveillance du foie en cas d'usage prolongé. Les auteurs soulignent que des études supplémentaires restent nécessaires, notamment sur l'épuisement professionnel et le stress post-traumatique.

Résumé reformulé :

Cette revue systématique, conforme aux normes PRISMA 2020 et enregistrée sur PROSPERO, analyse 31 essais randomisés contrôlés portant sur le safran (Crocus sativus) et l'ashwagandha (Withania somnifera) pour huit indicateurs de santé mentale liés au stress. Le safran, à une dose standardisée de 15 à 30 mg par jour, montre une efficacité sur la dépression, l'anxiété et le sommeil. L'ashwagandha, à des doses de 30 à 600 mg par jour d'extrait standardisé en withanolides, est efficace contre l'anxiété, le stress et les troubles du sommeil, avec une réduction moyenne du cortisol de 3,27 µg/dL. La qualité méthodologique des essais est variable, avec un niveau de preuve jugé au mieux modéré selon la grille GRADE. Les deux plantes présentent un profil de sécurité favorable, bien que l'ashwagandha nécessite une surveillance hépatique lors d'un usage prolongé en raison d'un risque d'hépatotoxicité. Les auteurs notent l'absence totale d'essais cliniques sur le burnout et le stress post-traumatique, malgré des mécanismes biologiques prometteurs identifiés en laboratoire, et appellent à des recherches cliniques futures sur ces troubles encore peu étudiés.

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Niveau 2 — Essai randomisé contrôlé58 participantséquivalent HAS : 1

Europe PMC · 2026-10-01 · Hosseinpourfardi A, Sahaf SMS, Afzaljavan F, Soltanifar A, Moharreri F.

Résumé simplifié :

Cette étude a testé si ajouter un extrait de safran au traitement habituel (méthylphénidate) aidait les enfants souffrant de TDAH (trouble de l'attention avec hyperactivité). Pendant six semaines, un groupe d'enfants a reçu le médicament seul, l'autre le médicament plus du safran. Selon les parents, les enfants ayant pris du safran montraient moins d'hyperactivité, d'impulsivité et de problèmes d'attention. Mais des tests plus objectifs réalisés en laboratoire n'ont pas montré d'amélioration nette de la mémoire ou de l'attention, à part un léger gain de rapidité de réaction. Le safran a été bien toléré, sans effet secondaire grave. D'autres études plus larges restent nécessaires pour confirmer ces résultats.

Résumé reformulé :

Dans cet essai clinique randomisé, 58 enfants âgés de 6 à 12 ans atteints de TDAH ont reçu soit du méthylphénidate seul, soit ce même médicament associé à un extrait de safran (20 à 30 mg/jour selon le poids), pendant six semaines. L'évaluation reposait à la fois sur des échelles remplies par les parents et sur des tests cognitifs objectifs (mémoire de travail, test de performance continue). Les résultats montrent une amélioration significative des scores globaux de TDAH rapportés par les parents dans le groupe safran, notamment pour l'hyperactivité, l'impulsivité et l'attention. En revanche, les mesures objectives de cognition n'ont révélé aucune différence notable entre les groupes, à l'exception d'un temps de réaction légèrement amélioré. Aucun effet indésirable sévère n'a été observé, suggérant une bonne tolérance du safran en complément. Les auteurs concluent que le safran pourrait constituer un appoint intéressant au traitement standard, mais appellent à des essais plus vastes, contrôlés contre placebo et sur une durée plus longue, pour confirmer ce bénéfice perçu subjectivement.

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Niveau 2 — Méta-analyse d'essais randomisés1 722 participantséquivalent HAS : 1
⚠ Niveau ajusté (1 → 2)

Motif : réseaux épars, certitude des preuves faible à modérée, imprécision de certaines estimations (notamment pour le safran)

Europe PMC · 2026-07-01 · Xiao Y, Xie P, Li D, Zhao T, Nie J.

Résumé simplifié :

Cette étude a comparé plusieurs traitements contre la dépression après l'accouchement, en analysant 18 essais cliniques réalisés sur environ 1 700 femmes. Parmi les options testées, le safran ressort comme particulièrement efficace pour réduire les symptômes dépressifs, avec des résultats comparables voire supérieurs à certains antidépresseurs comme la fluoxétine. D'autres traitements comme l'esketamine ou de nouvelles molécules hormonales montrent aussi des bénéfices, mais avec parfois plus d'effets secondaires. Les auteurs restent prudents car les preuves disponibles sont encore limitées et de qualité variable, donc ces résultats prometteurs méritent d'être confirmés par d'autres études.

Résumé reformulé :

Cette méta-analyse en réseau a rassemblé les données de 18 essais randomisés contrôlés (1 722 participantes au total) pour comparer différents traitements pharmacologiques de la dépression post-partum, incluant antidépresseurs classiques, agents glutamatergiques rapides, stéroïdes neuroactifs et préparations botaniques comme le safran. Par rapport au placebo, le safran a montré une amélioration marquée des symptômes dépressifs (SMD -1,07), un effet comparable à celui de la fluoxétine (-0,95) et supérieur à celui de l'esketamine. Le safran et la fluoxétine étaient associés à de meilleurs taux de réponse, bien que ces estimations manquent de précision. La brexanolone était le seul traitement montrant une amélioration significative des taux de rémission, mais avec un risque accru d'arrêt de traitement, tandis que le zuranolone présentait davantage d'effets indésirables. Les auteurs soulignent que ces résultats, bien qu'encourageants pour le safran, reposent sur des données encore limitées en quantité et en qualité, nécessitant des essais comparatifs supplémentaires pour confirmer sa place parmi les traitements disponibles.

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Niveau 2 — Méta-analyse d'essais randomisés1 769 participantséquivalent HAS : 1
⚠ Niveau ajusté (1 → 2)

Motif : hétérogénéité très élevée (I2 > 90%) non expliquée pour les critères principaux

Europe PMC · 2026-02-16 · Mahmoudi R, Mohammadi-Sartang M, Servatyari K, Rafieipour N.

Résumé simplifié :

Cette grande étude a rassemblé les résultats de 34 essais cliniques, menés sur près de 1800 adultes, pour savoir si le safran peut aider à réduire l'anxiété et la dépression. Les résultats montrent que les personnes prenant du safran rapportent elles-mêmes moins de symptômes dépressifs et anxieux, mesurés par des questionnaires qu'elles remplissent. En revanche, quand ce sont des médecins qui évaluent les symptômes avec d'autres outils, aucune amélioration significative n'est observée. Les auteurs estiment que la qualité globale des preuves est moyenne et appellent à des essais plus solides pour confirmer ces effets.

Résumé reformulé :

Cette méta-analyse a compilé 34 essais randomisés contrôlés par placebo, totalisant 1769 participants adultes, afin d'évaluer l'efficacité du safran (Crocus sativus L.) sur l'anxiété, la dépression et l'humeur. Les auteurs ont suivi les recommandations PRISMA et évalué la qualité des preuves via le système GRADE. Les résultats montrent une réduction significative des scores d'auto-évaluation de la dépression (échelle BDI) et de l'anxiété (échelle BAI) chez les personnes supplémentées en safran par rapport au placebo. Toutefois, aucun effet significatif n'a été détecté sur les échelles évaluées par des cliniciens (HDRS, HARS) ni sur l'échelle POMS de l'humeur globale. Cette divergence entre mesures auto-rapportées et évaluations cliniques suggère un effet potentiellement subjectif ou partiel du safran. La certitude des preuves a été jugée modérée, et les auteurs soulignent la nécessité d'essais cliniques de meilleure qualité méthodologique pour confirmer ces résultats prometteurs mais encore incomplets.

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Niveau 2 — Essai randomisé contrôlé92 participantséquivalent HAS : 1

Europe PMC · 2026-01-26 · Hajhashemy Z, Bagherniya M, Sadeghi O, Khorvash F, Askari G.

Résumé simplifié :

Cette étude a testé les effets du safran chez 92 personnes atteintes de la maladie de Parkinson, pendant 12 semaines. La moitié prenait 100 mg de safran par jour, l'autre un placebo. Les résultats montrent que le safran a réduit l'inflammation (mesurée par la protéine CRP), ainsi que l'anxiété, la dépression et la fatigue. Il a aussi amélioré la qualité du sommeil, la mémoire, et plusieurs aspects de la qualité de vie comme la mobilité ou les activités quotidiennes. Aucun effet secondaire n'a été observé. Ces résultats suggèrent que le safran pourrait être un complément utile pour accompagner les traitements existants de la maladie de Parkinson.

Résumé reformulé :

Cet essai clinique randomisé, triple aveugle et contrôlé par placebo a évalué l'effet d'une supplémentation quotidienne de 100 mg de safran pendant 12 semaines chez 92 patients atteints de la maladie de Parkinson. Par rapport au placebo, le groupe safran a présenté une diminution significative de la protéine C-réactive (marqueur d'inflammation), ainsi qu'une réduction du stress, de l'anxiété, de la dépression et de la fatigue. Le safran a également amélioré le statut cognitif, la qualité du sommeil, et plusieurs dimensions de la qualité de vie liées à la maladie, notamment la mobilité, les activités quotidiennes, l'inconfort physique et l'indice global de sévérité de Parkinson (PDSI). Une tendance à la baisse du malondialdéhyde, marqueur du stress oxydatif, a également été observée, bien que non statistiquement significative. Aucun effet indésirable n'a été rapporté. Ces résultats suggèrent que le safran pourrait constituer un traitement adjuvant intéressant dans la prise en charge de la maladie de Parkinson, bien que des études supplémentaires soient nécessaires pour confirmer ces bénéfices sur le long terme.

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Niveau 2 — Essai randomisé contrôlé51 participantséquivalent HAS : 1

Europe PMC · 2025-10-03 · Amadieu C, Leyrolle Q, Farneti M, Anesi A, Bruchet E, Montet J, Dexpert S, Gaudout D, Mattivi F, Pourtau L, Castanon N, Capuron L.

Résumé simplifié :

Cette étude a testé si prendre un extrait de safran pendant six semaines pouvait améliorer l'humeur de 51 adultes en bonne santé, mais qui ressentaient un peu de stress, de fatigue ou d'anxiété sans être malades. Les résultats montrent que le safran n'a pas réduit la déprime, l'anxiété ou la fatigue de façon mesurable par rapport à un placebo. En revanche, les personnes ayant pris du safran ont eu l'impression, sur un questionnaire, que leur santé mentale s'améliorait davantage avec le temps. Aucun effet n'a été observé sur l'inflammation ou sur le stress hormonal. Ces résultats restent donc à confirmer par d'autres études plus larges.

Résumé reformulé :

Dans cet essai randomisé, en double aveugle, contrôlé contre placebo, 51 adultes en bonne santé présentant des symptômes dépressifs infracliniques (fatigue, anxiété, humeur basse) ont reçu soit un extrait de safran soit un placebo pendant six semaines. Le critère principal, un score composite combinant dépression, anxiété et fatigue, n'a montré aucune différence significative entre les deux groupes, pas plus que chacun de ces symptômes pris séparément. Toutefois, le safran a été associé à une amélioration progressive de la perception subjective de la santé mentale, mesurée par le questionnaire SF-12, avec une interaction temps × traitement significative (p = 0,04). Aucun effet notable n'a été détecté sur les marqueurs inflammatoires ni sur la réactivité de l'axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien. Une analyse métabolomique a révélé une modulation du taux de N-acétyl-phénylalanine dans le groupe safran. Les auteurs concluent que le safran ne semble pas agir sur les symptômes dépressifs infracliniques globaux, mais qu'un effet possible sur le bien-être mental perçu mérite d'être exploré dans des essais de plus grande envergure.

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Niveau 1 — Méta-analyse d'essais randomisés261 participantséquivalent HAS : 1

Europe PMC · 2025-08-06 · Qin L, Hu N, Wang K, Chen L.

Résumé simplifié :

Cette étude a rassemblé les résultats de cinq essais cliniques, soit 261 patients diabétiques de type 2, pour voir si prendre du safran en complément aide à réduire l'inflammation et le stress oxydatif dans le corps. Les chercheurs ont observé une baisse significative d'un marqueur inflammatoire appelé TNF-alpha chez les personnes ayant pris du safran, comparé à celles ayant reçu un placebo. En revanche, aucun effet clair n'a été trouvé sur d'autres marqueurs comme la CRP, l'IL-6, l'IL-10 ou des indicateurs de stress oxydatif. Les auteurs concluent que le safran pourrait aider à réduire certains signaux d'inflammation, mais que davantage de recherches sont nécessaires pour confirmer ses effets plus larges.

Résumé reformulé :

Cette méta-analyse a combiné les données de cinq études cliniques totalisant 261 patients atteints de diabète de type 2, afin d'évaluer l'impact d'une supplémentation en safran sur des marqueurs d'inflammation et de stress oxydatif. Les résultats montrent une diminution statistiquement significative du TNF-alpha, une cytokine pro-inflammatoire, chez les patients supplémentés en safran comparativement au groupe placebo. Cependant, aucune différence significative n'a été détectée pour la CRP, l'IL-6, l'IL-10, le MDA (marqueur de peroxydation lipidique) ou la capacité antioxydante totale (TAC). Les auteurs soulignent que si ces résultats suggèrent un effet potentiel du safran sur certains aspects de l'inflammation, le nombre limité d'études disponibles et la variabilité des marqueurs mesurés empêchent de tirer des conclusions définitives sur son rôle global dans la gestion du stress oxydatif et de l'inflammation chez les diabétiques de type 2.

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Niveau 2 — Méta-analyse d'essais randomisés6 599 participantséquivalent HAS : 1
⚠ Niveau ajusté (1 → 2)

Motif : hétérogénéité entre essais liée aux différences d'extraction des extraits végétaux et absence de prise en compte des effets dose

Europe PMC · 2025-03-13 · Li J, Jin J, Cheng Y, Zhang Y, Wang X, Chen Y, Wang C, Tang W, Zhang N.

Résumé simplifié :

Cette étude a comparé neuf extraits de plantes, dont le safran, pour voir s'ils aident les personnes ayant eu un accident vasculaire cérébral (AVC) à mieux récupérer leurs capacités mentales et leur autonomie au quotidien. En analysant 48 essais cliniques regroupant plus de 6 500 patients, les chercheurs ont mesuré des scores de récupération neurologique, de mémoire et d'activités quotidiennes. Les résultats montrent que ce sont surtout l'extrait de millepertuis, la berbérine et les ginsénosides qui apportent les meilleurs bénéfices. Le safran fait partie des extraits testés, mais il ne ressort pas comme le plus efficace parmi les neuf comparés dans cette analyse.

Résumé reformulé :

Cette méta-analyse en réseau a évalué l'efficacité de neuf extraits végétaux, dont le safran (Crocus sativus L.), sur la fonction cognitive et la qualité de vie de patients ayant subi un AVC. À partir de 48 essais contrôlés randomisés portant sur 6 599 patients, les auteurs ont comparé plusieurs échelles cliniques (NIHSS, mRS, ADL, Barthel, MMSE, MOCA) grâce à la méthode SUCRA, qui permet de classer les traitements par probabilité d'efficacité. Les résultats indiquent que l'extrait de millepertuis, la berbérine et les ginsénosides se distinguent comme les plus performants selon les différents critères mesurés, en comparaison avec un placebo. Le safran figure parmi les traitements analysés mais ne se classe pas parmi les plus efficaces dans cette comparaison. Les auteurs soulignent des limites importantes, notamment l'hétérogénéité des études et des méthodes d'extraction, appelant à des essais futurs plus rigoureux et de plus grande ampleur.

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Niveau 1 — Méta-analyse d'essais randomiséséquivalent HAS : 1

Europe PMC · 2025-03-01 · Shafiee A, Jafarabady K, Seighali N, Mohammadi I, Rajai Firouz Abadi S, Abhari FS, Bakhtiyari M.

Résumé simplifié :

Cette étude a rassemblé les résultats de plusieurs essais cliniques comparant le safran à des médicaments antidépresseurs classiques (les ISRS) chez des personnes souffrant de dépression ou d'anxiété. Les chercheurs ont constaté que le safran était aussi efficace que ces médicaments pour réduire les symptômes de dépression et d'anxiété, sans différence significative entre les deux traitements. De plus, les personnes prenant du safran ont eu moins d'effets secondaires que celles sous médicament classique. Les auteurs concluent que le safran pourrait être une alternative intéressante aux antidépresseurs, mais précisent que des études plus larges sont encore nécessaires pour confirmer ces résultats.

Résumé reformulé :

Cette méta-analyse d'essais contrôlés randomisés a comparé l'efficacité du safran à celle des inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS), des antidépresseurs couramment prescrits, dans le traitement de la dépression et de l'anxiété chez l'adulte. En combinant huit études sur la dépression et quatre sur l'anxiété, les auteurs n'ont trouvé aucune différence statistiquement significative entre le safran et les ISRS pour réduire les symptômes, que ce soit dépressifs (SMD = 0,10 ; IC95 % : -0,09 à 0,29) ou anxieux (SMD = 0,04 ; IC95 % : -0,22 à 0,29). En revanche, le groupe recevant du safran a rapporté significativement moins d'effets indésirables que celui sous ISRS (différence de risque : -0,06). Les auteurs concluent que le safran pourrait constituer une alternative thérapeutique intéressante aux ISRS, avec un meilleur profil de tolérance, tout en soulignant la nécessité d'études complémentaires sur des échantillons plus larges et diversifiés pour confirmer ces résultats préliminaires.

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Niveau 1 — Méta-analyse d'essais randomisés1 486 participantséquivalent HAS : 1

Europe PMC · 2025-02-11 · Zhang X, Miao J, Song Y, Miao M.

Résumé simplifié :

Cette étude rassemble les résultats de 25 essais cliniques menés sur près de 1500 personnes souffrant de syndrome métabolique (surpoids, diabète, hypertension, etc.) pour voir si prendre du safran en complément aide à améliorer leur santé. Les résultats montrent que le safran permet de réduire légèrement la glycémie à jeun, l'hémoglobine glyquée (un marqueur du diabète), le cholestérol total, ainsi que la pression artérielle systolique et diastolique, par rapport à un placebo. En revanche, il n'a pas montré d'effet significatif sur la résistance à l'insuline, les triglycérides, le mauvais et le bon cholestérol, le poids ou le tour de taille. Les auteurs soulignent que des études de meilleure qualité sont encore nécessaires pour confirmer ces bénéfices.

Résumé reformulé :

Cette méta-analyse a compilé les données de 25 essais contrôlés randomisés, totalisant 1486 participants atteints de syndrome métabolique ou de troubles apparentés, afin d'évaluer l'effet d'une supplémentation en safran sur divers marqueurs métaboliques et cardiovasculaires. Par rapport au placebo, le safran a entraîné des réductions statistiquement significatives mais modestes de la glycémie à jeun, de l'hémoglobine glyquée (HbA1c), du cholestérol total, ainsi que des pressions artérielles systolique et diastolique. En revanche, aucun effet significatif n'a été observé sur la résistance à l'insuline (HOMA-IR), les triglycérides, le LDL-cholestérol, le HDL-cholestérol, l'indice de masse corporelle ou le tour de taille. Les auteurs concluent que le safran pourrait avoir un effet bénéfique partiel sur certains paramètres glycémiques, lipidiques et tensionnels chez les personnes atteintes de syndrome métabolique, tout en soulignant la nécessité de mener des essais supplémentaires, de meilleure qualité méthodologique et incluant des populations plus diverses, pour confirmer ces résultats.

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Niveau 1 — Méta-analyse d'essais randomiséséquivalent HAS : 1

Europe PMC · 2025-01-14 · Zhang JW, Zhao Q, Li Z, Liu Q, Zang SS, Liu S.

Résumé simplifié :

Cette étude a rassemblé les résultats de 13 essais cliniques pour voir si prendre du safran (ou son composé actif, la crocine) aide les personnes diabétiques ou prédiabétiques. Les chercheurs ont observé une légère baisse de la tension artérielle systolique (le chiffre le plus haut), de la glycémie à jeun, et d'une enzyme du foie appelée AST. En revanche, le safran n'a pas eu d'effet notable sur une autre enzyme du foie (ALT), sur la fonction des reins, ni sur la tension artérielle diastolique (le chiffre le plus bas). Les auteurs précisent toutefois que ces petites améliorations, même si elles sont statistiquement réelles, ne sont probablement pas assez importantes pour changer concrètement la santé des patients au quotidien.

Résumé reformulé :

Cette méta-analyse de 13 essais contrôlés randomisés évalue l'effet d'une supplémentation en safran ou en crocine chez des patients diabétiques ou prédiabétiques, sur plusieurs marqueurs : pression artérielle, glycémie à jeun, enzymes hépatiques (ALT, AST) et fonction rénale (urée, créatinine). Les résultats montrent une réduction significative de la pression artérielle systolique (preuve de haute certitude), de la glycémie à jeun et de l'AST (preuves de faible certitude). Aucun effet significatif n'a été détecté sur l'ALT, la pression diastolique ou les marqueurs de fonction rénale. Les auteurs soulignent cependant que les tailles d'effet observées pour la pression systolique, la glycémie et l'AST, bien que statistiquement significatives, restent d'une ampleur jugée cliniquement modeste, limitant leur portée pratique pour la prise en charge du diabète.

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Niveau 2 — Méta-analyse d'essais randomiséséquivalent HAS : 1
⚠ Niveau ajusté (1 → 2)

Motif : IC95% extrêmement large pour l'IL-6 (-6.84 à -0.20) suggérant une forte hétérogénéité entre essais

Europe PMC · 2024-12-04 · Bahari H, Shahraki Jazinaki M, Aghakhani L, Amini MR, Noushzadeh Z, Khodashahi R, Malekahmadi M.

Résumé simplifié :

La crocine est le pigment qui donne sa couleur au safran. Cette étude a rassemblé les résultats de 13 essais cliniques pour savoir si prendre de la crocine en complément aide à réduire l'inflammation et le stress oxydatif dans le corps. Les résultats montrent que la crocine diminue certains marqueurs d'inflammation (comme la CRP, le TNF-alpha et l'IL-6) et augmente la capacité antioxydante globale du corps. En revanche, elle n'a pas d'effet clair sur d'autres marqueurs comme la vitesse de sédimentation ou le malondialdéhyde. Les effets semblent plus marqués avec des doses d'au moins 30 mg par jour pendant 12 semaines ou plus, mais davantage d'études restent nécessaires pour confirmer ces résultats.

Résumé reformulé :

Cette méta-analyse a compilé les données de 13 essais randomisés contrôlés afin d'évaluer l'effet d'une supplémentation en crocine, le principal caroténoïde du safran, sur des marqueurs d'inflammation et de stress oxydatif chez l'adulte. Les auteurs rapportent une réduction significative de la CRP, du TNF-alpha et de l'IL-6, ainsi qu'une augmentation de la capacité antioxydante totale (TAC) après supplémentation. Aucun effet significatif n'a été observé sur la vitesse de sédimentation érythrocytaire (ESR) ni sur le malondialdéhyde (MDA), un marqueur du stress oxydatif. Les effets anti-inflammatoires semblaient plus prononcés pour des doses journalières d'au moins 30 mg et des durées d'intervention de 12 semaines ou plus. Les auteurs soulignent toutefois que des études complémentaires sont nécessaires pour tirer des conclusions définitives, notamment en raison de l'hétérogénéité des essais inclus.

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Niveau 1 — Méta-analyse d'essais randomiséséquivalent HAS : 1

Europe PMC · 2024-02-29 · Han S, Cao Y, Wu X, Xu J, Nie Z, Qiu Y.

Résumé simplifié :

Cette étude rassemble les résultats de 46 essais cliniques pour savoir si le safran peut aider les personnes souffrant de troubles comme la dépression, l'anxiété, les problèmes de sommeil ou de mémoire. Les chercheurs ont comparé le safran à un placebo (un produit sans effet) et à des médicaments classiques. Résultat : le safran améliore nettement les symptômes de dépression, d'anxiété et de sommeil par rapport au placebo. Il fonctionne aussi bien que certains médicaments habituels pour la dépression, l'anxiété, les troubles de l'attention ou les troubles obsessionnels-compulsifs, tout en étant bien toléré et avec peu d'effets secondaires.

Résumé reformulé :

Cette revue systématique avec méta-analyse a compilé 46 essais contrôlés randomisés, d'une durée de 4 à 48 semaines, évaluant les effets du safran (Crocus sativus) ou de ses extraits, seuls ou associés à des traitements conventionnels, sur divers troubles neurologiques et psychiatriques. Par rapport au placebo, le safran a montré une efficacité significative sur la dépression (taille d'effet -4,26), l'anxiété (-3,75) et les troubles du sommeil (-1,91), ainsi que sur les fonctions cognitives. Comparé aux médicaments classiques, le safran s'est révélé non inférieur pour traiter les troubles cognitifs, la dépression, l'anxiété, le TDAH et les troubles obsessionnels-compulsifs, avec un bon profil de tolérance et peu d'effets indésirables rapportés. Ces résultats suggèrent que le safran pourrait constituer une option thérapeutique complémentaire ou alternative intéressante et relativement sûre pour ces pathologies, bien que des précisions supplémentaires sur les mécanismes d'action restent nécessaires.

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Niveau 1 — Méta-analyse d'essais randomiséséquivalent HAS : 1

Europe PMC · 2023-09-29 · Amatto PPG, Chaves L, Braga GG, Carmona F, Pereira AMS.

Résumé simplifié :

Cette étude rassemble les résultats de 15 essais cliniques pour évaluer l'effet du safran et de l'un de ses composants, la crocine, chez des personnes diabétiques de type 2. Les chercheurs ont observé que le safran en poudre ou en extrait, ainsi que la crocine, peuvent aider à réduire la glycémie à jeun et l'hémoglobine glyquée, deux marqueurs importants du diabète. L'extrait de safran semble le plus intéressant car il améliore aussi le cholestérol et la fonction rénale sans effets secondaires notables. La crocine, elle, diminue la tension artérielle mais peut légèrement augmenter la créatinine. Ces résultats sont prometteurs mais restent à confirmer par des études de meilleure qualité.

Résumé reformulé :

Cette revue systématique avec méta-analyse a compilé 15 essais cliniques randomisés portant sur l'effet du Crocus sativus (safran), sous forme de poudre, d'extrait hydroéthanolique, ou de crocine (son principal composé actif), chez des patients atteints de diabète de type 2. Les résultats montrent que l'extrait de safran réduit significativement l'hémoglobine glyquée, la glycémie à jeun, la créatinine et le cholestérol total, sans effets indésirables rapportés. La crocine seule diminue également l'hémoglobine glyquée, la glycémie à jeun et la pression artérielle systolique, mais s'accompagne d'une légère hausse de la créatinine. La poudre de safran, quant à elle, réduit les transaminases hépatiques (AST) mais augmente l'indice de masse corporelle. Les auteurs concluent que le safran et ses dérivés pourraient constituer un traitement complémentaire intéressant du diabète de type 2, l'extrait semblant le plus avantageux. Toutefois, la majorité des études incluses présentaient un risque de biais modéré, ce qui appelle à la prudence et à la réalisation d'essais cliniques de plus haute qualité méthodologique pour confirmer ces effets.

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Niveau 2 — Méta-analyse d'essais randomiséséquivalent HAS : 1
⚠ Niveau ajusté (1 → 2)

Motif : hétérogénéité significative (I²=49.6%, P=0.037) pour le critère BUN

Europe PMC · 2022-08-29 · Karimi E, Shahdadian F, Hadi A, Tarrahi MA, Tarrahi MJ.

Résumé simplifié :

Cette étude a rassemblé les résultats de 11 essais cliniques pour savoir si prendre du safran en complément alimentaire influence la santé des reins. Les chercheurs ont examiné deux marqueurs sanguins utilisés pour évaluer le fonctionnement des reins : l'urée (BUN) et la créatinine. Résultat : le safran a légèrement diminué le taux d'urée par rapport à un placebo, mais n'a eu aucun effet notable sur la créatinine. Les auteurs concluent donc que le safran n'améliore pas clairement la fonction rénale globale, même si une petite baisse de l'urée a été observée.

Résumé reformulé :

Cette méta-analyse a compilé les données de 11 essais contrôlés randomisés afin d'évaluer l'impact d'une supplémentation en safran sur des marqueurs de la fonction rénale chez l'humain. Les résultats montrent une diminution statistiquement significative, mais modeste, de l'urée sanguine (BUN) dans le groupe safran par rapport au placebo (différence moyenne de -0,69 mg/dl), avec toutefois une hétérogénéité notable entre les études. En revanche, aucun effet significatif n'a été observé sur la créatinine sérique, un autre marqueur clé de la fonction rénale. Les auteurs concluent que si le safran semble réduire légèrement l'urée, cela ne traduit pas un bénéfice clair et global sur la fonction rénale, puisque la créatinine, souvent considérée comme un indicateur plus fiable, reste inchangée.

Voir l'étude originale →
Niveau 2 — Méta-analyse d'essais randomiséséquivalent HAS : 1
⚠ Niveau ajusté (1 → 2)

Motif : résultats non significatifs pour la plupart des critères avec intervalles de confiance larges et hétérogénéité importante entre les 25 essais inclus

Europe PMC · 2022-07-22 · Tahmasbi F, Araj-Khodaei M, Mahmoodpoor A, Sanaie S.

Résumé simplifié :

Cette étude rassemble les résultats de 25 essais cliniques pour savoir si le safran aide à perdre du poids chez les personnes en surpoids ou obèses. Globalement, le safran n'a pas montré d'effet significatif sur le poids, l'indice de masse corporelle, le tour de taille ou le tour de hanches. En revanche, il a permis une amélioration notable du rapport taille/hanches, un indicateur lié à la répartition des graisses, ainsi qu'une légère baisse de la glycémie à jeun chez les personnes souffrant de syndrome métabolique. Aucun effet n'a été observé sur l'hémoglobine glyquée. Les auteurs concluent que le safran pourrait avoir un intérêt limité mais réel sur certains marqueurs métaboliques, sans toutefois constituer un véritable traitement de l'obésité.

Résumé reformulé :

Cette méta-analyse a compilé les données de 25 essais contrôlés randomisés afin d'évaluer les effets du safran sur des paramètres anthropométriques et cardiométaboliques chez des sujets en surpoids ou obèses. Les résultats agrégés ne montrent pas de réduction statistiquement significative du poids corporel, de l'IMC, du tour de taille ou du tour de hanches après supplémentation en safran. Toutefois, une diminution significative du rapport taille/hanches a été observée (SMD = -0,41), ainsi qu'une tendance à la baisse de la glycémie à jeun chez les patients atteints de syndrome métabolique, sans modification significative de l'hémoglobine glyquée. Les auteurs soulignent une hétérogénéité importante entre les études incluses, limitant la portée des conclusions. Ils estiment que le safran présente un potentiel intéressant sur certains facteurs cardiométaboliques, mais que des essais de meilleure qualité méthodologique sont nécessaires pour confirmer ces effets de façon plus robuste.

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Niveau 2 — Méta-analyse d'essais randomiséséquivalent HAS : 1
⚠ Niveau ajusté (1 → 2)

Motif : petits échantillons, larges intervalles de crédibilité, résultats souvent non significatifs ou incohérents entre réseaux

Europe PMC · 2022-04-01 · Zhang W, Yan Y, Wu Y, Yang H, Zhu P, Yan F, Zhao R, Tian P, Wang T, Fan Q, Su Z.

Résumé simplifié :

Cette étude a comparé l'efficacité de 12 plantes médicinales, dont le safran, pour traiter l'anxiété, en analysant 29 essais cliniques. Le safran n'a pas montré d'effet significatif sur les scores d'anxiété (HAMA) par rapport au placebo dans l'analyse globale, mais les chercheurs estiment qu'il mérite d'être étudié davantage car des résultats encourageants existent dans certaines analyses séparées. D'autres plantes comme le Silexan (lavande) ou le Kava ont montré des effets plus clairement significatifs. Le safran, comme les autres plantes testées, a été bien toléré sans effets secondaires majeurs. Les auteurs soulignent que ces résultats restent préliminaires en raison de la petite taille des études.

Résumé reformulé :

Cette méta-analyse bayésienne en réseau a synthétisé les données de 29 essais randomisés comparant 12 plantes médicinales pour le traitement de l'anxiété chez l'adulte, évaluées via l'échelle HAMA. Concernant le safran, la différence moyenne observée était de -2,71 points (intervalle de crédibilité à 95 % : -6,06 à 0,57), ce qui n'atteint pas le seuil de significativité statistique dans l'analyse en réseau principale. Toutefois, les auteurs notent que le safran bénéficie d'un soutien dans des analyses de réseaux séparés, suggérant un potentiel intérêt qui justifierait des recherches complémentaires. À titre de comparaison, le Silexan (extrait de lavande) et le Kava ont montré des effets anxiolytiques statistiquement significatifs. Toutes les plantes étudiées, y compris le safran, ont présenté un bon profil de tolérance comparé aux groupes contrôles. Les auteurs insistent sur le caractère préliminaire de ces résultats, limités par la faible taille des échantillons et l'effet placebo potentiellement important dans ce type d'essais.

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Niveau 2 — Revue parapluie d'essais randomiséséquivalent HAS : 1
⚠ Niveau ajusté (1 → 2)

Motif : lignes directrices basées sur méta-revues de méta-analyses hétérogènes, études de qualité méthodologique variable

Europe PMC · 2022-03-21 · Sarris J, Ravindran A, Yatham LN, Marx W, Rucklidge JJ, McIntyre RS, Akhondzadeh S, Benedetti F, Caneo C, Cramer H, Cribb L, de Manincor M, Dean O, Deslandes AC, Freeman MP, Gangadhar B, Harvey BH, Kasper S, Lake J, Lopresti A, Lu L, Metri NJ, Mischoulon D, Ng CH, Nishi D, Rahimi R, Seedat S, Sinclair J, Su KP, Zhang ZJ, Berk M.

Résumé simplifié :

Un groupe international d'experts a passé en revue toutes les études sérieuses (essais cliniques et méta-analyses) sur des compléments alimentaires et plantes utilisés pour traiter des troubles psychiatriques. Parmi les plantes étudiées, le safran ressort avec un niveau de preuve correct pour aider à réduire les symptômes de la dépression, en complément d'un traitement classique. D'autres substances comme le millepertuis, le curcuma ou les oméga-3 montrent aussi des résultats intéressants pour la dépression, tandis que certaines plantes comme le kava ne sont pas recommandées. Les auteurs insistent sur le fait que ces compléments doivent être utilisés en complément d'un suivi médical, pas à la place.

Résumé reformulé :

Cette analyse regroupe les recommandations d'un groupe de travail international (WFSBP/CANMAT) ayant évalué, à partir de méta-analyses et d'essais randomisés contrôlés chez l'humain, l'efficacité de divers nutraceutiques et phytoceutiques dans la prise en charge des troubles psychiatriques. Concernant le safran, les experts lui attribuent une recommandation provisoire (++) dans le traitement de la dépression unipolaire, sur la base de preuves de niveau A (méta-analyses ou essais cliniques multiples). D'autres phytoceutiques comme le millepertuis (+++) et le curcuma (++) obtiennent des niveaux de preuve similaires ou supérieurs pour cette indication, tandis que la rhodiola n'est pas soutenue. Les auteurs soulignent toutefois des limites, notamment l'hétérogénéité méthodologique des études et des problèmes de standardisation des préparations à base de plantes, et recommandent un usage principalement adjuvant, encadré par un professionnel de santé, surtout en cas de trouble sévère.

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Niveau 1 — Méta-analyse d'essais randomiséséquivalent HAS : 1

Europe PMC · 2022-03-06 · Lian J, Zhong Y, Li H, Yang S, Wang J, Li X, Zhou X, Chen G.

Résumé simplifié :

Cette étude rassemble plusieurs essais scientifiques pour savoir si prendre du safran en complément aide à mieux dormir. Les chercheurs ont comparé des personnes prenant du safran à d'autres prenant un placebo, chez des adultes en bonne santé, des personnes insomniaques, diabétiques ou suivant un traitement à la méthadone. Résultat : le safran améliore plusieurs indicateurs de qualité du sommeil par rapport au placebo, sans effets secondaires graves signalés. Une dose de 100 mg par jour semble donner les meilleurs résultats, de façon stable. Les auteurs précisent toutefois que d'autres recherches sont nécessaires pour confirmer ces bénéfices sur le long terme.

Résumé reformulé :

Cette méta-analyse d'essais contrôlés randomisés évalue l'efficacité de la supplémentation en safran sur la qualité du sommeil, chez des adultes sains, des patients insomniaques, diabétiques de type 2 ou sous traitement de substitution à la méthadone. En combinant les données de plusieurs études (via PubMed, Embase, Cochrane Library), les auteurs montrent que le safran améliore significativement trois indicateurs validés du sommeil par rapport au placebo : l'indice de qualité du sommeil de Pittsburgh (PSQI), l'indice de sévérité de l'insomnie (ISI) et le questionnaire sur le sommeil réparateur (RSQ). Les analyses en sous-groupes suggèrent qu'une dose de 100 mg par jour procure un effet thérapeutique à la fois important et stable, sans augmentation notable d'effets indésirables graves avec des doses plus élevées. Les auteurs soulignent néanmoins la nécessité d'études supplémentaires pour confirmer l'efficacité et la sécurité à long terme des différentes posologies de safran dans le traitement de l'insomnie.

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Niveau 2 — Méta-analyse d'essais randomiséséquivalent HAS : 1
⚠ Niveau ajusté (1 → 2)

Motif : hétérogénéité très élevée (I2 93% et 79%) non expliquée entre les essais

Europe PMC · 2022-02-01 · Norouzy A, Ghodrat S, Bahrami LS, Feizy Z, Arabi SM.

Résumé simplifié :

Cette étude a rassemblé les résultats de neuf essais cliniques pour voir si prendre du safran en complément alimentaire pouvait améliorer le fonctionnement des reins. Les chercheurs ont examiné deux marqueurs sanguins utilisés pour évaluer la santé rénale : l'urée et la créatinine. Après avoir combiné toutes les données, ils ont constaté que le safran ne modifiait pas significativement ces taux par rapport à un placebo. Autrement dit, chez l'humain, rien ne prouve pour l'instant que le safran améliore la fonction rénale, contrairement à ce que suggéraient certaines études faites sur des animaux. Les auteurs précisent que davantage de recherches sont nécessaires pour confirmer ces résultats et vérifier la sécurité du safran à long terme.

Résumé reformulé :

Cette méta-analyse a combiné les données de neuf essais contrôlés randomisés afin d'évaluer l'effet d'une supplémentation en safran (Crocus sativus L.) sur des marqueurs de la fonction rénale chez l'adulte : l'urée sérique et la créatinine sérique. Les résultats poolés ne montrent aucune différence statistiquement significative entre le groupe safran et le groupe placebo, que ce soit pour l'urée (différence moyenne pondérée : -1,05 mg/dl) ou pour la créatinine (différence moyenne pondérée : -0,006 mg/dl), malgré une hétérogénéité élevée entre les études. Une analyse dose-réponse a toutefois révélé une relation non linéaire entre la durée de supplémentation et ces deux marqueurs. Les auteurs concluent que, en l'état actuel des preuves, le safran n'a pas d'effet démontré sur la fonction rénale chez l'humain, et appellent à des essais supplémentaires pour mieux évaluer son efficacité réelle et sa sécurité d'usage.

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Afficher aussi les 4 revues narratives et mécanistiques (niveau 5)

Synthèses non systématiques ou centrées sur des mécanismes biologiques : utiles pour comprendre un domaine, mais sans nouvelles données mesurées chez l'homme.

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