Saumon fumé
Salmo salar (Linnaeus, 1758)
viandes, oeufs, poissons
- kcal : 184
- sel g : 2.86
- fer mg : 0.16
- fibres g : 0.26
- sucres g : 0.13
- lipides g : 10.5
- sodium mg : 1220
- calcium mg : 5.97
- glucides g : 0.13
- proteines g : 22.2
- ag satures g : 1.81
- magnesium mg : 38.3
- omega3 dha g : 0.79
- omega3 epa g : 0.63
- potassium mg : 551
- vitamine c mg : 0
- vitamine d ug : 5.45
- vitamine e mg : 2.85
- vitamine b9 ug : 10
- vitamine b12 ug : 3.35
- beta carotene ug : 8
Études scientifiques (4)
Essai contrôlé randomisé
Effets d'une consommation accrue de saumon d'élevage, jusqu'aux quantités recommandées de poisson, sur le profil lipidique chez de jeunes femmes : une étude d'intervention de 8 semainesEurope PMC · 2024-11-26 · Utri-Khodadady Z, Głąbska D.
Résumé simplifié :
Cette étude a suivi 38 jeunes femmes en surpoids pendant 8 semaines. La moitié devait manger 200 g de saumon fumé par semaine, l'autre moitié non. Les chercheurs ont mesuré le cholestérol et les graisses dans le sang avant et après. Résultat : le mauvais cholestérol (LDL) a diminué chez les mangeuses de saumon, alors qu'il a augmenté chez les autres. Un autre indicateur lié au cholestérol s'est aussi amélioré. En revanche, chez les femmes ayant beaucoup de graisse abdominale, les triglycérides ont plutôt augmenté. Ces résultats suggèrent un effet plutôt positif du saumon sur le cholestérol, mais des études supplémentaires restent nécessaires.
Résumé reformulé :
Cet essai randomisé a comparé, chez 38 jeunes femmes de 18 à 30 ans en excès de poids (IMC ≥ 25), un groupe consommant 200 g de saumon fumé d'élevage par semaine pendant 8 semaines à un groupe témoin sans cette intervention. Aucune différence globale significative n'a été observée sur le cholestérol total, le HDL, les triglycérides ou les indices athérogènes entre les deux groupes. Toutefois, le LDL-cholestérol a diminué en moyenne dans le groupe salmon (-8,2 mg/dL) alors qu'il augmentait dans le groupe témoin (+9,5 mg/dL), différence statistiquement significative. Un indice combiné du cholestérol (Cholindex) a également évolué plus favorablement dans le groupe intervention. En revanche, chez les participantes présentant un rapport tour de taille/taille supérieur à 0,5, les triglycérides ont augmenté davantage dans le groupe salmon que dans le groupe témoin. Les auteurs concluent à un effet potentiellement bénéfique de cette consommation de saumon sur le LDL et le Cholindex chez les jeunes femmes en surpoids, tout en soulignant la nécessité d'approfondir l'effet sur les triglycérides selon la corpulence des personnes.
Voir l'étude originale →Essai contrôlé randomisé
Effet de la consommation de produits à base de saumon sur le statut en vitamine D de jeunes femmes caucasiennes en automne - Étude d'intervention diététique randomisée de 8 semaines VISA 2 (Vitamine D dans le Saumon, partie 2)Europe PMC · 2024-10-21 · Utri-Khodadady Z, Głąbska D, Guzek D.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé si manger du saumon fumé ou des saucisses de saumon pouvait aider à maintenir le taux de vitamine D chez 120 jeunes femmes pendant l'automne, une période où le soleil ne suffit plus à en produire naturellement. Pendant 8 semaines, les participantes ont mangé soit 25 g de saumon fumé par jour, soit 100 g de saucisses de saumon par jour, soit rien de spécial (groupe témoin). Résultat : le taux de vitamine D a baissé chez toutes les femmes, mais un peu moins chez celles mangeant des saucisses de saumon. Le saumon fumé, lui, n'a pas fait de différence notable par rapport au groupe témoin. Conclusion : manger plus de saumon ne suffit pas à empêcher la baisse naturelle de vitamine D en automne.
Résumé reformulé :
Cet essai randomisé sur 8 semaines a évalué chez 120 jeunes femmes non obèses (20-25 ans) l'effet de deux produits à base de saumon, apportant chacun environ 5 µg de vitamine D par jour, sur leur statut en vitamine D durant l'automne. Trois groupes ont été comparés : saumon fumé (25 g/jour), saucisse de saumon (100 g/jour) et un groupe témoin sans intervention. Bien que les apports en vitamine D aient significativement augmenté dans les groupes d'intervention, notamment avec le saumon fumé, les concentrations sanguines de 25(OH)D ont diminué dans tous les groupes au cours de l'étude. Cette baisse a toutefois été significativement moins marquée dans le groupe saucisses de saumon comparé au témoin, un effet particulièrement visible chez les femmes ayant un statut vitaminique D insuffisant au départ. En revanche, aucune différence significative n'a été observée entre le groupe saumon fumé et le groupe témoin après 8 semaines. Les auteurs concluent que l'augmentation de la consommation de saumon ne suffit pas à elle seule à maintenir le statut en vitamine D en automne, suggérant l'intervention d'autres facteurs encore mal compris dans l'absorption ou le métabolisme de cette vitamine.
Voir l'étude originale →Essai clinique • 14 participants
Meilleure incorporation des acides gras oméga-3 issus du poisson par rapport aux huiles de poissonEurope PMC · 2006-12-01 · Elvevoll EO, Barstad H, Breimo ES, Brox J, Eilertsen KE, Lund T, Olsen JO, Osterud B.
Résumé simplifié :
Cette étude a comparé différentes façons de consommer des oméga-3 : saumon fumé, saumon cuit, cabillaud cuit, huile de foie de morue, ou rien du tout, chez 71 volontaires pendant 8 semaines. Résultat surprenant : manger du saumon cuit augmentait davantage les niveaux d'oméga-3 dans le sang que prendre de l'huile de foie de morue, même si cette dernière en contenait beaucoup plus. Aucun changement notable n'a été observé sur les graisses sanguines ou les marqueurs d'inflammation. Cela suggère que manger du poisson permettrait une meilleure absorption des oméga-3 que les compléments alimentaires à base d'huile de poisson.
Résumé reformulé :
Cet essai clinique a réparti 71 volontaires en cinq groupes pendant huit semaines : consommation hebdomadaire de 400g de saumon fumé, de saumon cuit, de cabillaud cuit, prise quotidienne d'huile de foie de morue (15mL/j), ou absence de supplémentation (groupe contrôle). Les chercheurs ont mesuré l'évolution des taux sériques d'EPA et de DHA (deux acides gras oméga-3), ainsi que divers marqueurs lipidiques et inflammatoires. Le groupe saumon cuit a montré la plus forte augmentation d'EPA (+129%) et de DHA (+45%), dépassant le groupe huile de foie de morue (+106% et +25% respectivement), alors que ce dernier recevait pourtant une dose d'oméga-3 environ 2,5 fois supérieure (3,0g/j contre 1,2g/j). Aucune différence significative n'a été détectée sur les lipides sanguins, la coagulation ou plusieurs marqueurs inflammatoires (TNF-alpha, IL-8, etc.). Les auteurs suggèrent que la structure physico-chimique des lipides dans le poisson entier favoriserait une meilleure absorption des oméga-3 comparé à l'huile supplémentée, bien que les mécanismes exacts restent à approfondir.
Voir l'étude originale →Revue narrative
Impact de la transformation alimentaire sur la qualité nutritionnelle des produits de la merEurope PMC · 2003-01-01 · Elvevoll EO, Osterud B.
Résumé simplifié :
Les Inuits du Groenland, qui mangent leur nourriture crue ou séchée, ont moins de maladies cardiaques que lorsqu'ils adoptent une alimentation occidentale cuite. Les chercheurs ont voulu savoir si la cuisson détruisait des composés bénéfiques présents dans les aliments marins. Pour cela, des volontaires en bonne santé ont mangé du saumon fumé ou du saumon cuit, ainsi que des huiles marines pressées à froid ou raffinées. L'objectif était d'observer si ces différentes préparations modifiaient des marqueurs liés au risque de maladies cardiovasculaires, comme l'activité des plaquettes sanguines ou les substances inflammatoires produites par l'organisme.
Résumé reformulé :
Partant du constat que les Inuits consommant leur alimentation traditionnelle crue ou séchée présentent moins de maladies coronariennes que lorsqu'ils adoptent un régime occidental transformé, cette étude explore l'hypothèse selon laquelle les procédés de transformation alimentaire pourraient réduire la teneur en composés bioactifs bénéfiques, comme les antioxydants naturels. Des volontaires sains ont ingéré soit du saumon fumé, soit du saumon soumis à un traitement thermique plus poussé, ainsi que des huiles marines pressées à froid ou raffinées. Les chercheurs ont ensuite examiné des paramètres associés au développement de l'athérosclérose, notamment la réactivité plaquettaire et la production de médiateurs pro-inflammatoires (cytokines, prostaglandines, leucotriènes). Cette approche visait à déterminer si une transformation moins intensive des aliments marins pouvait préserver davantage leurs propriétés protectrices pour le système cardiovasculaire.
Voir l'étude originale →Cet article est fourni à titre informatif et éducatif uniquement. Il ne constitue pas un avis médical, un diagnostic ou une recommandation de traitement, et ne remplace pas la consultation d'un professionnel de santé qualifié.