Spiruline (Spirulina sp.), séchée ou déshydratée
Spirulina sp.
aides culinaires et ingrédients divers
📖 Lire l'article complet : Spiruline : ce que les essais cliniques montrent vraiment- kcal : 374
- sel g : 1.89
- fer mg : 80.6
- fibres g : 2.71
- sucres g : 1.23
- lipides g : 6.27
- sodium mg : 755
- calcium mg : 469
- glucides g : 17.7
- proteines g : 60.4
- ag satures g : 3.28
- magnesium mg : 615
- omega3 dha g : 0
- omega3 epa g : 0
- potassium mg : 1560
- vitamine c mg : 57.2
- vitamine d ug : 0
- vitamine e mg : 11.2
- vitamine b9 ug : 279
- vitamine b12 ug : 0
- beta carotene ug : 155000
Études scientifiques (21)
Revue narrative
La spiruline comme ingrédient multifonctionnel : défis, opportunités, composition, propriétés techno-fonctionnelles et applications alimentairesEurope PMC · 2026-09-01 · Yurdagul Y, Ozturk OK.
Résumé simplifié :
Cette étude fait le point sur la spiruline, une microalgue reconnue pour sa richesse en nutriments. Elle contient beaucoup de protéines de bonne qualité, des vitamines, des minéraux et des pigments comme la phycocyanine, qui ont des propriétés antioxydantes et anti-inflammatoires. Au-delà de sa valeur nutritionnelle, la spiruline a des propriétés intéressantes en cuisine : elle aide à épaissir, à stabiliser les mousses ou les émulsions dans les aliments. On la retrouve déjà dans des boissons, snacks, produits sans gluten, pains, fromages ou substituts de viande, où elle améliore la teneur en protéines et en antioxydants tout en restant agréable au goût si elle est bien dosée.
Résumé reformulé :
Cette revue scientifique synthétise les connaissances actuelles sur Spirulina platensis, une microalgue durable utilisée comme ingrédient alimentaire. Elle met en avant sa composition nutritionnelle exceptionnelle : forte teneur en protéines à profil d'acides aminés équilibré, bonne digestibilité, ainsi que présence de micronutriments et de composés bioactifs comme la phycocyanine, les caroténoïdes et les phénols, dotés de propriétés antioxydantes, anti-inflammatoires et favorables au microbiote. L'étude détaille également ses propriétés techno-fonctionnelles - gélification, émulsification, moussage - qui permettent son intégration structurelle dans divers produits alimentaires. Les protéines et polysaccharides de la spiruline renforcent notamment la texture des gels et la stabilité des émulsions et des mousses. Son incorporation dans des boissons, snacks, produits sans gluten, produits de boulangerie, fromages ou substituts de viande permettrait d'enrichir ces aliments en protéines, minéraux et antioxydants, tout en conservant des qualités sensorielles acceptables lorsque la formulation est optimisée. Les auteurs concluent que la spiruline représente un ingrédient prometteur pour le développement d'aliments fonctionnels et durables à base végétale.
Voir l'étude originale →Revue narrative
Potentiel thérapeutique de la spiruline et de son composé bioactif, la phycocyanine, dans les troubles neuropsychiatriquesEurope PMC · 2026-08-04 · Talebi Taheri A, Motamedzadeh A, Zahedi E, Farasat A, Dadgostar E, Aschner M, Khanifar H, Rahmati-Dehkordi F, Tamtaji OR.
Résumé simplifié :
Cette étude passe en revue les recherches sur la spiruline, une algue bleue-verte, et sa molécule active appelée phycocyanine, pour voir si elles pourraient aider à protéger le cerveau. Les chercheurs expliquent que ces substances agissent sur plusieurs mécanismes biologiques liés au stress oxydatif, à l'inflammation et à la mort des cellules nerveuses. Dans des modèles expérimentaux, elles ont montré des effets prometteurs contre des maladies comme Alzheimer, Parkinson, l'épilepsie, la dépression ou encore l'autisme. Toutefois, il s'agit surtout de résultats obtenus en laboratoire, pas encore de preuves solides chez l'humain.
Résumé reformulé :
Cette revue scientifique explore le potentiel neuroprotecteur de la spiruline (Spirulina platensis) et de son principal composé bioactif, la phycocyanine, face aux troubles neuropsychiatriques. Les auteurs soulignent que ces substances agissent sur de multiples voies cellulaires et moléculaires interconnectées, notamment l'apoptose, le stress oxydatif, la neuroinflammation et la plasticité synaptique. Sur la base de modèles expérimentaux, un potentiel thérapeutique a été observé pour diverses pathologies telles que la maladie d'Alzheimer, la maladie de Parkinson, la sclérose en plaques, l'ischémie cérébrale, l'épilepsie, la schizophrénie, la dépression et les troubles du spectre autistique. L'article synthétise ainsi les mécanismes biologiques impliqués, mais reste centré sur des données précliniques, sans apporter de preuves cliniques directes chez l'humain à ce stade.
Voir l'étude originale →Revue narrative
Chlorella et Arthrospira (spiruline) comme modulateurs biologiques multi-voies : mécanismes moléculaires, voies de signalisation et données cliniquesEurope PMC · 2026-05-10 · Rzeski W, Rzeska W.
Résumé simplifié :
Cette revue scientifique s'intéresse à deux micro-algues très étudiées, la chlorella et la spiruline, et à leurs effets possibles sur la santé humaine. Les chercheurs expliquent que ces algues agiraient sur plusieurs mécanismes du corps en même temps : réduction du stress oxydatif, diminution de l'inflammation et amélioration du métabolisme. La spiruline semble particulièrement utile pour le cholestérol, la sensibilité à l'insuline et l'inflammation, tandis que la chlorella aiderait davantage pour la tension artérielle, la flore intestinale et l'élimination des toxines. Ces deux algues contiennent des substances actives qui se complètent bien. Toutefois, les études existantes restent variées dans leur qualité, donc des conclusions définitives ne peuvent pas encore être tirées.
Résumé reformulé :
Cette synthèse narrative compare les mécanismes d'action et les données cliniques disponibles concernant la chlorella et l'Arthrospira (spiruline), deux micro-algues aquatiques riches en composés bioactifs. Les auteurs montrent que ces deux organismes convergent vers trois axes de régulation communs : l'activation des réponses antioxydantes via Nrf2, l'atténuation de la signalisation inflammatoire médiée par NF-κB, et la modulation des voies métaboliques impliquant AMPK et AKT. La spiruline présenterait des liens mécanistiques plus marqués avec la signalisation intracellulaire et des preuves cliniques plus solides concernant le profil lipidique, la sensibilité à l'insuline et l'inflammation systémique. La chlorella, elle, apporterait des effets complémentaires sur la capacité antioxydante, la régulation de la pression artérielle, le microbiote intestinal et les processus de détoxification. Leurs composants — phycocyanine, caroténoïdes, polysaccharides, peptides — agiraient en synergie sur la fonction mitochondriale et l'immunité. Les auteurs soulignent cependant une hétérogénéité méthodologique limitant la portée des conclusions.
Voir l'étude originale →Revue narrative
La spiruline comme ingrédient fonctionnel durable : densité nutritionnelle, composés bioactifs et applications alimentairesEurope PMC · 2026-04-15 · Ibrahim MEE, Demirel S, Yıkmış S, Tokatlı Demirok N, Ahmed MBO, Amin AK.
Résumé simplifié :
Cette étude fait le point sur la spiruline, une micro-algue riche en protéines, vitamines et minéraux, de plus en plus utilisée comme ingrédient alimentaire durable. Elle contient des substances comme la phycocyanine, la chlorophylle et le bêta-carotène, connues pour leurs propriétés antioxydantes. Selon les recherches examinées, sa consommation pourrait aider à réduire le stress oxydatif et l'inflammation, améliorer le contrôle du sucre dans le sang, favoriser un meilleur profil de cholestérol et soutenir le système immunitaire. La spiruline nécessite peu d'eau et de terre pour être produite, ce qui en fait une source de protéines écologique. Elle peut être ajoutée à des produits comme le pain ou les produits laitiers, même si son goût reste un défi à surmonter.
Résumé reformulé :
Cette revue de littérature synthétise les données publiées entre 2015 et 2025 sur la spiruline (Arthrospira platensis), une micro-algue à forte teneur en protéines, acides gras polyinsaturés, vitamines et minéraux. Les auteurs s'intéressent particulièrement à ses composés bioactifs, comme la C-phycocyanine, la chlorophylle, le bêta-carotène et les composés phénoliques, qui contribuent à son activité antioxydante. Les études précliniques et quelques essais cliniques limités suggèrent des effets bénéfiques sur le stress oxydatif, l'inflammation, la régulation glycémique, le profil lipidique et la réponse immunitaire, sans toutefois établir de preuves cliniques définitives à grande échelle. Malgré des variations de composition liées aux conditions de production et un risque de contamination par des métaux lourds, la spiruline présente un intérêt écologique du fait de sa faible consommation d'eau et de terres. Son intégration dans des produits comme la boulangerie ou les produits laitiers est prometteuse, mais nécessite encore des travaux sur la standardisation des procédés et l'amélioration de l'acceptabilité gustative.
Voir l'étude originale →Revue systématique
Évaluer l'impact de la supplémentation en spiruline sur la croissance des enfants et adolescents : une revue systématique et méta-analyseEurope PMC · 2026-03-16 · Mishra BK, Kshatri JS, Kulkarni B, Pati S, Dhusiya H, Sethy P, Rehman T, Mukherjee A, Kanungo S, Pati S.
Résumé simplifié :
La spiruline est une algue riche en nutriments, souvent proposée pour aider les enfants souffrant de malnutrition à mieux grandir. Des chercheurs ont examiné toutes les études sérieuses sur le sujet pour voir si cette algue avait vraiment un effet sur la croissance des enfants et adolescents. Sur plus de 200 études trouvées, seulement 5 répondaient aux critères de qualité, et 2 ont pu être combinées pour une analyse statistique. Résultat : aucune preuve claire que la spiruline améliore la prise de poids chez les jeunes. Les auteurs soulignent que les études existantes sont trop différentes entre elles (doses, durées) pour tirer des conclusions solides, et appellent à des recherches supplémentaires de meilleure qualité.
Résumé reformulé :
Cette revue systématique et méta-analyse s'est penchée sur l'effet de la spiruline, micro-algue riche en nutriments, sur la croissance des enfants et adolescents de moins de 18 ans, notamment dans un contexte de lutte contre la malnutrition. Après une recherche exhaustive dans cinq bases de données, seules 5 études sur 208 répondaient aux critères d'inclusion, et 2 seulement ont pu être intégrées à une méta-analyse quantitative. L'analyse combinée des changements de poids a donné une différence moyenne standardisée de -0,526 (IC 95 % : -1,289 à 0,236), non significative statistiquement (p = 0,176), avec une hétérogénéité très élevée entre les études (I² = 99 %), probablement liée aux différences de dosage, de durée et d'adhésion au traitement. Les auteurs concluent que les données actuelles ne permettent pas d'affirmer un effet bénéfique de la spiruline sur la croissance, et insistent sur la nécessité d'études futures plus rigoureuses et standardisées.
Voir l'étude originale →Revue narrative
Le rôle combiné de la spiruline et de l'exercice physique chez les personnes en surpoids et obèses : une revue systématique et méta-analyseEurope PMC · 2026-03-11 · Yasul Y, Akbulut T, Çınar V, Yasul ME, Migliaccio GM, Lee DY.
Résumé simplifié :
Cette étude a rassemblé les résultats de plusieurs essais cliniques pour voir si prendre de la spiruline en complément d'un programme d'exercice physique aide les personnes en surpoids ou obèses. Les chercheurs ont observé, chez les participants suivant ce programme combiné pendant 6 à 12 semaines, une baisse de l'indice de masse corporelle, du taux de graisse corporelle, de la glycémie à jeun, du mauvais cholestérol (LDL) et des triglycérides, ainsi qu'une amélioration de la capacité cardiorespiratoire et du bon cholestérol (HDL). Les effets semblaient plus marqués quand la spiruline était associée à l'exercice plutôt que prise seule.
Résumé reformulé :
Cette revue systématique avec méta-analyse a examiné dix essais contrôlés randomisés portant sur l'association entre supplémentation en spiruline (1 à 6 g/jour) et programmes d'exercice structuré, chez des adultes présentant un IMC égal ou supérieur à 25. Sur neuf études incluses dans l'analyse quantitative, les auteurs rapportent des associations favorables après 6 à 12 semaines d'intervention combinée : réduction de l'IMC, du pourcentage de masse grasse, de la glycémie à jeun, du LDL-cholestérol et des triglycérides, accompagnée d'une hausse du VO2max et du HDL-cholestérol. Les effets apparaissaient généralement plus marqués dans les sous-groupes combinant spiruline et exercice (notamment entraînement fractionné de haute intensité ou exercice aérobie résisté) que dans les comparaisons portant sur la supplémentation seule. Des tendances favorables ont aussi été observées sur certains marqueurs inflammatoires, bien que ces résultats proviennent d'essais individuels et méritent confirmation.
Voir l'étude originale →Essai contrôlé randomisé • 64 participants
L'association d'un entraînement fractionné de haute intensité et d'une supplémentation en spiruline améliore de façon synergique les marqueurs inflammatoires et lipidiques chez des hommes obèsesEurope PMC · 2026-02-17 · Delfan M, Negin Zeidi HA, Kashani FR, Zeynali F, Juybari RA, Rahimpour M, Willems MET, Saeidi A, Zouhal H.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé, chez 64 hommes obèses, les effets d'un programme de 12 semaines combinant entraînement fractionné intense (HIIT) et prise quotidienne de spiruline en gélules. Les participants ont été répartis en quatre groupes : placebo seul, spiruline seule, HIIT seul, ou HIIT plus spiruline. Les chercheurs ont mesuré des marqueurs sanguins liés à l'inflammation et au métabolisme des graisses. Résultat : la spiruline et le sport, pris séparément, apportaient déjà des bénéfices, mais c'est la combinaison des deux qui donnait les meilleurs résultats, notamment pour réduire l'inflammation et améliorer certains indicateurs liés au cholestérol et aux graisses sanguines.
Résumé reformulé :
Cet essai randomisé a évalué, sur 12 semaines, l'effet d'un entraînement fractionné de haute intensité (HIIT) et d'une supplémentation quotidienne de 6 grammes de spiruline, seuls ou combinés, chez 64 hommes obèses (IMC ≥ 30, 20-35 ans) répartis en quatre groupes. Les chercheurs ont suivi des biomarqueurs pro- et anti-inflammatoires (Dectin-1, IL-1β, IL-10) ainsi que des molécules liées au métabolisme lipidique (ApoM, S1P). Les groupes ayant reçu la spiruline seule, le HIIT seul, ou les deux combinés ont montré une hausse de l'IL-10 et de l'ApoM ainsi qu'une baisse de l'IL-1β, les effets les plus marqués apparaissant dans le groupe combinant HIIT et spiruline. La sphingosine-1-phosphate (S1P) a augmenté uniquement dans les groupes incluant le HIIT, tandis que la baisse de Dectin-1 n'a été observée que dans le groupe combiné. Ces résultats suggèrent un effet synergique potentiel entre exercice et spiruline sur certains marqueurs d'inflammation et de métabolisme lipidique chez l'homme obèse, sans toutefois établir de lien de causalité définitif sur l'ensemble des paramètres étudiés.
Voir l'étude originale →Méta-analyse
La supplémentation en spiruline peut réduire les niveaux sériques de la protéine C-réactive : une revue systématique et méta-analyse d'essais cliniques randomisésEurope PMC · 2026-02-01 · Hariri M, Azizi-Soleiman F, Baradaran HR, Heshmati M, Gholami A.
Résumé simplifié :
Cette étude a rassemblé les résultats de huit essais cliniques pour savoir si la spiruline, une algue souvent consommée en complément alimentaire, peut réduire l'inflammation chez l'adulte. Les chercheurs ont analysé trois marqueurs sanguins de l'inflammation : la CRP, le TNF-α et l'IL-6. Résultat : la spiruline a légèrement diminué le taux de CRP dans le sang, mais n'a pas eu d'effet clairement démontré sur les deux autres marqueurs. Les doses utilisées allaient de 1 à 8 grammes par jour, pendant des périodes de 3 à 16 semaines. Les auteurs restent prudents et appellent à des études supplémentaires, car les résultats variaient beaucoup d'un essai à l'autre.
Résumé reformulé :
Cette méta-analyse a examiné huit essais cliniques randomisés portant sur l'effet de la spiruline sur des marqueurs inflammatoires sanguins chez des adultes de 18 ans et plus. Les doses testées variaient de 1 à 8 g/jour, sur des durées de 3 à 16 semaines. Les résultats poolés montrent une réduction statistiquement significative, bien que modeste, de la protéine C-réactive (CRP) chez les participants supplémentés en spiruline par rapport au placebo (différence moyenne pondérée : -0,09 mg/L). En revanche, les baisses observées pour le TNF-α et l'IL-6 n'atteignaient pas le seuil de significativité statistique. Les auteurs soulignent une hétérogénéité importante entre les études incluses, ce qui limite la robustesse des conclusions et justifie la nécessité de nouveaux essais cliniques de meilleure qualité méthodologique pour confirmer ces effets anti-inflammatoires potentiels de la spiruline.
Voir l'étude originale →Méta-analyse
Impacts de la spiruline sur la santé cardiovasculaire : analyse systématique et méta-analyse d'essais contrôlés randomisésEurope PMC · 2025-09-13 · Shiri H, Soleimani AA, Omidi Sarajar B, Talebi Taheri A, Esmaeili F, Nematollahi MH, Alizadeh Sani M.
Résumé simplifié :
Cette étude rassemble les résultats de 35 essais cliniques pour comprendre si la spiruline, une micro-algue, peut aider le cœur et le métabolisme. Les chercheurs ont observé que sa consommation améliore plusieurs indicateurs de santé : baisse du sucre et de l'insuline dans le sang, diminution du mauvais cholestérol et des triglycérides, légère hausse du bon cholestérol, réduction de la tension artérielle, perte de poids modeste et diminution de marqueurs d'inflammation. Ces effets suggèrent que la spiruline pourrait être un complément intéressant, en plus des traitements classiques, pour réduire les risques de maladies cardiovasculaires. Toutefois, la qualité des preuves varie selon les paramètres étudiés.
Résumé reformulé :
Cette méta-analyse a compilé les données de 35 essais contrôlés randomisés (45 résultats analysés) afin d'évaluer l'effet de la spiruline, une micro-algue filamenteuse, sur les facteurs de risque cardiovasculaire chez l'adulte. Les résultats montrent une amélioration significative de l'homéostasie glycémique (baisse de la glycémie à jeun, de l'insuline et du HOMA-IR), une réduction des lipides sanguins (triglycérides, cholestérol total et LDL) associée à une légère hausse du HDL, ainsi qu'une diminution de la pression artérielle systolique et diastolique. On observe également une baisse du poids corporel, de l'IMC et de marqueurs inflammatoires comme la CRP, l'IL-6 et le TNF-α. Selon les critères GRADE, la certitude des preuves est élevée pour la perte de poids, mais faible pour le LDL, la glycémie à jeun et l'HbA1c, et modérée pour les autres paramètres. Les auteurs concluent que la spiruline pourrait constituer un complément utile, en association avec les traitements conventionnels, pour améliorer le profil cardiométabolique, sans pour autant remplacer une prise en charge médicale standard.
Voir l'étude originale →Essai contrôlé randomisé • 40 participants
Effets de la supplémentation en spiruline (Arthrospira platensis) sur l'inflammation, la qualité de vie physique et mentale, et les mesures anthropométriques chez des patients atteints de sclérose en plaques récurrente-rémittente (SEP-RR) : un essai randomisé contrôlé par placebo en triple aveugleEurope PMC · 2025-08-28 · Karimi S, Shaygannejad V, Mohammadalipour A, Feizi A, Hooshmand S, Kafeshani M.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé si la spiruline, une micro-algue riche en antioxydants, pouvait aider les personnes atteintes de sclérose en plaques (forme récurrente-rémittente). Pendant 12 semaines, 80 patients ont reçu soit 1 gramme de spiruline par jour, soit un placebo. Résultat : le groupe spiruline a vu baisser certains marqueurs d'inflammation dans le sang, et a rapporté une meilleure forme physique, plus d'énergie et une perte de poids modeste. En revanche, aucun effet notable n'a été observé sur le bien-être émotionnel ou les fonctions cognitives. Ces résultats sont encourageants mais doivent être confirmés par des études plus larges et plus longues.
Résumé reformulé :
Dans cet essai contrôlé, randomisé et en triple aveugle, 80 patients atteints de sclérose en plaques récurrente-rémittente ont reçu pendant 12 semaines soit 1 g/jour de spiruline, soit un placebo. La spiruline a significativement réduit les taux sériques des cytokines pro-inflammatoires IL-1β et IL-6, comparativement au placebo. Sur le plan de la qualité de vie, des améliorations significatives ont été notées pour la perception de santé, la fonction physique, les limitations liées au rôle physique, l'énergie et la fonction sexuelle, mais pas pour le bien-être émotionnel, la fonction cognitive ou sociale. Une réduction de poids significative a également été observée dans le groupe spiruline, tandis que la baisse de l'IMC restait à la limite de la significativité. Les auteurs concluent que la spiruline pourrait constituer un complément thérapeutique sûr, sans remplacer les traitements de fond, mais soulignent la nécessité d'essais plus vastes et à plus long terme pour confirmer ces résultats préliminaires.
Voir l'étude originale →Revue systématique • 1035 participants
Effets de la spiruline seule ou associée à l'exercice sur la santé cardiométabolique des adultes en surpoids ou obèses : revue systématique et méta-analyseEurope PMC · 2025-06-27 · Fu Z, Zhou S, Gu X.
Résumé simplifié :
Cette étude rassemble les résultats de 23 essais menés sur plus de 1000 personnes en surpoids ou obèses pour voir si la spiruline, une algue souvent consommée en complément, aide à améliorer la santé du cœur et du métabolisme. Les résultats montrent que la spiruline seule peut légèrement réduire le poids, le mauvais cholestérol, les triglycérides et la tension artérielle, tout en augmentant le bon cholestérol. Associée à l'exercice physique, elle améliore encore certains marqueurs du cholestérol. En revanche, elle ne semble pas vraiment aider à mieux contrôler le taux de sucre dans le sang ni à changer significativement la composition corporelle. Des études plus longues restent nécessaires pour confirmer ces effets.
Résumé reformulé :
Cette méta-analyse a compilé les données de 23 essais cliniques (1035 participants) afin d'évaluer les effets de la spiruline, seule ou combinée à l'exercice, sur la santé cardiométabolique de personnes en surpoids ou obèses. Les résultats indiquent que la spiruline seule diminue modérément le poids corporel, le cholestérol total, les triglycérides, le LDL-cholestérol et la pression artérielle diastolique, tout en augmentant le HDL-cholestérol. Lorsqu'elle est associée à l'exercice, les bénéfices sur le HDL et le LDL sont encore plus marqués. Les auteurs notent que l'âge, l'IMC, l'état de santé initial, la forme de spiruline, la dose et la durée de l'intervention influencent ces résultats. En revanche, l'effet sur la composition corporelle globale et le contrôle glycémique reste limité. Les auteurs concluent que la spiruline pourrait constituer un complément intéressant dans la prise en charge du risque cardiovasculaire, mais appellent à des études supplémentaires pour confirmer son efficacité à long terme.
Voir l'étude originale →Essai contrôlé randomisé
De l'intestin au muscle squelettique : effets synergiques de la supplémentation en probiotiques et en spiruline sur la performance et la composition corporelle de joueurs de footballEurope PMC · 2025-05-09 · Pour AS, Hemmatinafar M, Jahromi MK, Daryanoosh F, Imanian B.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé, chez 40 joueurs de football amateurs, l'effet de la spiruline et des probiotiques, seuls ou combinés, pendant huit semaines. Les sportifs ont été répartis en quatre groupes : placebo, probiotiques, spiruline, ou les deux combinés. Résultat : le groupe combiné a perdu plus de poids et de masse grasse que le groupe placebo, et a amélioré son agilité et sa force musculaire des jambes. La spiruline seule a réduit le pourcentage de graisse corporelle, tandis que la spiruline et les probiotiques, pris séparément, ont chacun amélioré certains indicateurs de force. Ces résultats suggèrent que combiner les deux compléments pourrait être plus efficace que les prendre isolément pour optimiser la forme physique des sportifs.
Résumé reformulé :
Dans cet essai randomisé en double aveugle contre placebo, 40 footballeurs ont été répartis en quatre groupes recevant, pendant huit semaines, un placebo, des probiotiques (4,5×10^11 UFC/jour), de la spiruline (2 g/jour), ou l'association des deux, en parallèle d'un entraînement identique. Les chercheurs ont mesuré la composition corporelle, des tests de performance (saut, agilité, vitesse, sprint anaérobie) et la force musculaire du genou (isocinétique et isométrique). Le groupe combiné probiotiques-spiruline a montré une réduction plus marquée du poids et de la masse grasse que le placebo, ainsi qu'une meilleure agilité et de meilleures performances isocinétiques en extension du genou. Le groupe spiruline seule a réduit significativement son pourcentage de masse grasse, et les groupes spiruline ou probiotiques pris isolément ont aussi amélioré certains paramètres de force par rapport au placebo. Ces données suggèrent un effet synergique potentiel de cette association nutritionnelle sur la composition corporelle et certaines capacités physiques, mais elles nécessitent confirmation sur des populations sportives plus variées.
Voir l'étude originale →Essai contrôlé randomisé
Effets physiologiques de la supplémentation en spiruline lors d'un exercice au seuil lactique en altitude simulée (2 500 m) : un essai contrôlé randomiséEurope PMC · 2025-05-01 · Gurney T, Brouner J, Spendiff O.
Résumé simplifié :
Des chercheurs ont testé si la spiruline, une algue souvent vendue en complément alimentaire, pouvait aider des cyclistes à mieux performer en altitude. Vingt volontaires ont pris soit de la spiruline soit un placebo pendant trois semaines, puis ont pédalé jusqu'à un seuil d'effort intense dans des conditions simulant 2 500 mètres d'altitude. Résultat : avec la spiruline, leur cœur battait un peu moins vite pendant l'effort, ce qui suggère un effort perçu comme moins coûteux pour le corps. En revanche, aucune autre amélioration notable n'a été observée, que ce soit sur la puissance développée, la respiration ou la composition du sang, notamment pas sur l'hémoglobine.
Résumé reformulé :
Cette étude croisée, randomisée et en double aveugle, a évalué l'effet d'une supplémentation de 6 g/jour de spiruline pendant trois semaines sur des paramètres sanguins et physiologiques de 20 cyclistes entraînés, lors d'un test au seuil lactique réalisé en conditions d'altitude simulée (2 500 m). Après la prise de spiruline, la fréquence cardiaque au seuil lactique était légèrement mais significativement plus basse qu'avec le placebo (152 vs 155 battements/min). En revanche, aucune différence significative n'a été relevée pour la puissance développée, la consommation d'oxygène, le quotient respiratoire ou la perception de l'effort. Sur le plan sanguin, seule la largeur de distribution des globules rouges a augmenté et le plaquettocrite a légèrement diminué, sans changement notable de l'hémoglobine ni des autres paramètres. Les auteurs concluent que la spiruline réduit modestement la fréquence cardiaque à l'effort en altitude simulée, sans apporter de bénéfice physiologique ou hématologique plus large.
Voir l'étude originale →Essai contrôlé randomisé
Effet de huit semaines d'exercice aérobie et de supplémentation en spiruline sur certaines enzymes hépatiques, la composition corporelle et la capacité cardiorespiratoire chez des femmes adultes en surpoids ou obèsesEurope PMC · 2025-04-30 · Akbarzadeh Khadari H, Fazolahzade Mousavi R, Hosseini Abrishami L.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé, chez 36 femmes en surpoids ou obèses, l'effet combiné ou séparé de l'exercice aérobie et de la spiruline (un complément alimentaire à base d'algue) pendant huit semaines. Les femmes ont été réparties en quatre groupes : sport seul, spiruline seule, sport plus spiruline, ou placebo. Les chercheurs ont mesuré le poids, la masse grasse, la forme physique et certaines enzymes du foie. Résultat : l'exercice et la spiruline ont chacun apporté des améliorations, notamment sur le foie, le poids et l'endurance. Le sport seul a le plus réduit le poids, tandis que la spiruline seule a surtout amélioré les marqueurs hépatiques. Combiner les deux pourrait être intéressant, mais des recherches supplémentaires restent nécessaires.
Résumé reformulé :
Cet essai randomisé en double aveugle avec placebo a évalué, chez 36 femmes adultes en surpoids ou obèses (IMC ≥25), l'impact de huit semaines d'entraînement aérobie et/ou de supplémentation en spiruline (1 g/jour) sur la fonction hépatique, la composition corporelle et la capacité cardiorespiratoire. Quatre groupes ont été comparés : exercice + placebo, exercice + spiruline, spiruline seule, et placebo seul. Des améliorations significatives des enzymes hépatiques (ALT, AST), du poids, de l'IMC, du rapport taille-hanches et du VO2max ont été observées au sein des groupes actifs, avec ou sans spiruline. Le groupe exercice + placebo a montré la plus forte baisse de poids et d'IMC, tandis que la spiruline seule a particulièrement réduit les marqueurs hépatiques. Toutefois, aucune différence significative n'a été trouvée entre les groupes pour le VO2max. Ces résultats suggèrent des effets bénéfiques indépendants et potentiellement complémentaires de l'exercice et de la spiruline, sans toutefois établir de supériorité claire de la combinaison des deux.
Voir l'étude originale →Essai contrôlé randomisé • 11 participants
Impact d'un entraînement fractionné de haute intensité (HIIT) de 12 semaines associé à une supplémentation en spiruline sur la résistance à l'insuline via les apolipoprotéines A, B et J chez des hommes obèsesEurope PMC · 2025-04-01 · Tayebi SM, Bagherian P, Bassami M, Basereh A, Ahmadabadi S.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé, chez 44 hommes obèses, les effets combinés de la spiruline (une algue) et d'un entraînement sportif intense (HIIT) pendant 12 semaines. Les participants ont été répartis en quatre groupes : un groupe témoin, un groupe spiruline seule, un groupe sport seul, et un groupe combinant les deux. Les chercheurs ont mesuré le poids, la masse grasse, la résistance à l'insuline et certaines protéines liées au cholestérol (apolipoprotéines). Résultats : la combinaison spiruline + sport a donné les meilleurs résultats, avec une amélioration de la composition corporelle, une meilleure gestion du sucre dans le sang, et un profil de graisses plus favorable pour le cœur.
Résumé reformulé :
Menée sur 44 hommes obèses âgés de 25 à 40 ans, cette étude randomisée a comparé quatre groupes pendant 12 semaines : un groupe contrôle, un groupe recevant de la spiruline, un groupe suivant un entraînement fractionné de haute intensité (HIIT), et un groupe combinant les deux interventions. Les chercheurs ont évalué le poids, l'indice de masse corporelle, le pourcentage de masse grasse, la résistance à l'insuline (via l'indice HOMA-IR) et trois apolipoprotéines impliquées dans le métabolisme lipidique (Apo-A, Apo-B et Apo-J). Les résultats montrent que les trois groupes d'intervention présentent des améliorations significatives par rapport au groupe contrôle. Le groupe combinant spiruline et HIIT obtient les effets les plus marqués : hausse de l'Apo-A (protectrice) et baisse simultanée des Apo-B et Apo-J (associées à un risque cardiovasculaire plus élevé), accompagnées d'une réduction du poids, de la masse grasse et de la résistance à l'insuline. Les auteurs concluent que l'association de cette forme d'exercice avec la spiruline pourrait constituer une stratégie intéressante pour limiter les complications métaboliques et cardiovasculaires liées à l'obésité, bien que ces résultats restent à confirmer sur des populations plus larges et diversifiées.
Voir l'étude originale →Méta-analyse
Effet de la supplémentation en spiruline sur la tension artérielle chez l'adulte : revue systématique et méta-analyse d'essais cliniques randomisés évaluée selon la méthode GRADEEurope PMC · 2024-11-11 · Shiri H, Yasbolaghi Sharahi J, Alizadeh Sani M, Mousavi SMJ, Nematollahi MH, Soleimani AA, Amri J, Panahi G.
Résumé simplifié :
Cette étude rassemble plusieurs essais cliniques pour voir si prendre de la spiruline, une algue souvent utilisée en complément alimentaire, peut aider à faire baisser la tension artérielle. Les résultats montrent une diminution notable à la fois de la tension systolique et de la tension diastolique chez les personnes qui en consomment, comparées à celles qui n'en prennent pas. Cet effet est encore plus marqué chez les personnes hypertendues, en surpoids, âgées de plus de 50 ans, ou lorsque la cure dure plus de 8 semaines. Les chercheurs jugent la qualité des preuves modérée et appellent à davantage d'études pour préciser les doses et durées idéales.
Résumé reformulé :
Cette méta-analyse d'essais randomisés contrôlés examine l'effet de la spiruline sur la pression artérielle chez des adultes de plus de 18 ans. En combinant les données de plusieurs essais cliniques comparés à un groupe placebo ou contrôle, les auteurs constatent une réduction significative de la pression systolique (-4,41 mmHg) et diastolique (-2,84 mmHg) chez les consommateurs de spiruline. Ces effets bénéfiques sont particulièrement observés chez les individus hypertendus, en surpoids, âgés de plus de 50 ans, et lors d'interventions de plus de 8 semaines. Aucun biais de publication majeur ni risque de biais important n'a été détecté, et la certitude globale des preuves, évaluée selon la méthode GRADE, est jugée modérée. Toutefois, en raison du nombre limité d'études et de participants, les analyses dose-réponse restent non concluantes, ce qui appelle à des essais supplémentaires de meilleure qualité pour confirmer ces résultats et déterminer les modalités optimales de supplémentation.
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Spirulina/Arthrospira/Limnospira : trois noms pour un seul organismeEurope PMC · 2024-08-30 · Sinetova MA, Kupriyanova EV, Los DA.
Résumé simplifié :
Cette étude fait le point sur la spiruline, une algue microscopique consommée depuis longtemps comme aliment. Les scientifiques expliquent qu'elle porte en réalité trois noms différents selon les classifications, ce qui prête parfois à confusion. Grâce à l'analyse de son génome, les chercheurs ont mieux compris comment elle fabrique certaines substances utiles et ont vérifié qu'elle ne contient pas de composés dangereux, confirmant qu'elle est sûre à consommer. La spiruline est riche en éléments intéressants pour l'alimentation, les compléments alimentaires et la pharmacie. Elle est même envisagée comme ressource pour nourrir les astronautes dans l'espace. Ce texte vise aussi à corriger certaines idées fausses répandues sur cette algue.
Résumé reformulé :
Cette revue scientifique fait la synthèse des connaissances récentes sur la spiruline, une cyanobactérie comestible ancienne, dont les différentes souches sont aujourd'hui réparties en trois genres distincts : Spirulina, Arthrospira et Limnospira, ce dernier désignant les souches produites industriellement. Le séquençage complet du génome a permis d'identifier des groupes de gènes impliqués dans la production de métabolites et dans la physiologie de l'organisme. Les approches « omiques » ont confirmé l'absence de composés toxiques dans la biomasse, appuyant la sécurité alimentaire de ce produit. Les auteurs soulignent que la spiruline constitue une source intéressante de substances utilisées dans l'industrie alimentaire, les compléments nutritionnels et les produits pharmaceutiques, grâce à sa richesse en molécules bioactives naturelles. Elle est également envisagée comme composant potentiel de systèmes de survie, sur Terre comme dans l'espace. Enfin, les auteurs corrigent plusieurs idées reçues circulant dans la littérature scientifique et les médias grand public.
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La spiruline (Arthrospira platensis) : agent antiallergique ou allergène caché ? Une revue de la littératureEurope PMC · 2024-03-29 · Gromek W, Kołdej N, Kurowski M, Majsiak E.
Résumé simplifié :
La spiruline, cette algue bleu-vert très consommée en complément alimentaire ou dans certains aliments, est réputée pour ses bienfaits sur la santé. Mais peut-elle aussi provoquer des allergies ? Des chercheurs ont passé en revue les études existantes et n'ont trouvé que quatre cas documentés, concernant cinq patients au total. La plupart de ces réactions étaient sévères, correspondant à des chocs anaphylactiques selon les critères médicaux internationaux. Ces cas restent toutefois rares et peu signalés. Par ailleurs, d'autres recherches suggèrent au contraire que la spiruline pourrait aider à réduire certaines réactions allergiques. La spiruline aurait donc un double visage, à la fois potentiellement allergène et potentiellement protecteur contre les allergies.
Résumé reformulé :
Face à la popularité croissante de la spiruline, consommée en complément alimentaire ou intégrée dans des produits comme le pain ou les pâtes, cette revue de littérature examine un aspect encore peu étudié : son potentiel allergène. En explorant les bases de données PubMed et Scopus, les auteurs ont identifié 128 publications, dont 49 ont été examinées en détail. Au final, seuls quatre cas cliniques ont été retenus, représentant cinq patients allergiques à la spiruline. En appliquant les critères de gravité de l'Organisation mondiale de l'allergie (WAO) datant de 2020, les chercheurs ont classé la majorité de ces réactions (quatre sur cinq) comme des anaphylaxies, donc potentiellement graves. Les allergies à la spiruline demeurent néanmoins rarement rapportées ou diagnostiquées. Fait intéressant, d'autres travaux scientifiques indiquent que cette microalgue posséderait aussi des propriétés antiallergiques. Cette revue met ainsi en lumière la nature ambivalente de la spiruline, entre risque allergique documenté mais rare et intérêt thérapeutique potentiel contre les allergies.
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Applications émergentes de Chlorella sp. et Spirulina (Arthrospira) sp.Europe PMC · 2023-08-11 · Abreu AP, Martins R, Nunes J.
Résumé simplifié :
Cette étude fait le point sur deux algues microscopiques très utilisées, la Chlorella et la Spiruline, connues pour leurs bienfaits nutritionnels. Au-delà de leur usage alimentaire classique, les chercheurs explorent de nouvelles applications : traitement des eaux usées, production de biocarburants, mais aussi des usages médicaux comme des pansements cicatrisants, des traitements contre le cancer, ou des thérapies utilisant la lumière. Ces algues sont riches en pigments et en molécules actives qui intéressent la médecine. L'étude conclut que ces pistes sont prometteuses mais nécessitent encore beaucoup de recherches, notamment pour réduire les coûts de production.
Résumé reformulé :
Cette revue scientifique dresse un panorama des usages innovants de deux microalgues majeures, Chlorella sp. et Spirulina (Arthrospira) sp., qui représentent plus de 90 % de la biomasse microalgale produite dans le monde. Au-delà de leurs propriétés nutritionnelles bien établies, les auteurs mettent en avant des applications émergentes dans le domaine de la santé : leur richesse en pigments photosynthétiques et en composés bioactifs, ainsi que leur capacité à libérer de l'oxygène, sont exploitées pour développer de nouveaux médicaments, des pansements favorisant la cicatrisation, des agents photosensibilisants utilisés en thérapie photodynamique, des approches d'ingénierie tissulaire et des traitements anticancéreux. L'étude aborde également des applications environnementales et industrielles, comme le traitement des eaux usées ou la production de biocarburants et de biopolymères. Les auteurs soulignent que ces perspectives, bien que prometteuses, restent freinées par le coût élevé de production des microalgues, et appellent à davantage de recherches pour en confirmer le potentiel.
Voir l'étude originale →Essai contrôlé randomisé • 48 participants
Effets antihypertenseurs et antihyperlipémiques d'une sauce à la spiruline (Arthrospira platensis) chez des patients hypertendus : essai clinique randomisé, en triple aveugle, contrôlé contre placeboEurope PMC · 2021-09-20 · Ghaem Far Z, Babajafari S, Kojuri J, Mohammadi S, Nouri M, Rostamizadeh P, Rahmani MH, Azadian M, Ashrafi-Dehkordi E, Zareifard A, Golchin Vafa R, Mazloomi SM.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé une sauce de salade enrichie en spiruline, une micro-algue riche en nutriments, chez des personnes souffrant d'hypertension. Pendant huit semaines, 48 participants ont consommé chaque jour soit cette sauce, soit une version placebo sans spiruline. Les résultats montrent que le groupe ayant mangé la sauce à la spiruline a vu sa tension artérielle diminuer, ainsi que ses taux de triglycérides, de cholestérol total et de mauvais cholestérol (LDL). Ces effets n'ont pas été observés dans le groupe placebo. La spiruline pourrait donc être un complément intéressant, en plus des traitements classiques, pour aider à mieux contrôler l'hypertension.
Résumé reformulé :
Dans cet essai clinique randomisé en triple aveugle, les chercheurs ont évalué l'effet d'une sauce de salade contenant 2 g de spiruline (Arthrospira platensis) sur des patients hypertendus. Quarante-huit participants ont été répartis pour recevoir quotidiennement soit la sauce enrichie en spiruline, soit un placebo, pendant huit semaines ; 41 ont terminé l'étude. La consommation de spiruline a été associée à une baisse significative de la pression artérielle systolique et diastolique, ainsi qu'à une réduction des triglycérides, du cholestérol total et du LDL, contrairement au groupe placebo où les changements n'étaient pas significatifs. En revanche, aucun effet notable n'a été observé sur la capacité antioxydante totale (TAC) ni sur la protéine C-réactive (hs-CRP) dans les deux groupes. Les auteurs suggèrent que la spiruline pourrait constituer un complément utile aux traitements antihypertenseurs standards, tout en soulignant la nécessité d'études supplémentaires pour confirmer ces résultats.
Voir l'étude originale →Revue narrative
Le rôle de la spiruline (Arthrospira) dans l'atténuation de la toxicité des métaux lourds : une analyseEurope PMC · 2020-01-01 · Bhattacharya S.
Résumé simplifié :
Cette étude fait le point sur les recherches concernant la spiruline, une algue bleue-verte, et sa capacité à réduire les effets toxiques de certains métaux lourds comme le cadmium, le mercure, le plomb et l'arsenic. Les chercheurs ont passé en revue 58 études réalisées sur des animaux, qui montrent que la spiruline aide à limiter les dommages causés par ces métaux, grâce à ses propriétés antioxydantes. Cinq études menées chez l'humain confirment un effet protecteur contre la toxicité de l'arsenic. En revanche, aucune étude clinique n'existe encore pour les trois autres métaux. La spiruline pourrait donc être un complément intéressant contre l'intoxication aux métaux lourds, mais davantage de recherches chez l'humain sont nécessaires.
Résumé reformulé :
Cette revue de littérature examine le potentiel de la spiruline (Arthrospira), une cyanobactérie filamenteuse photosynthétique, pour atténuer la toxicité de quatre métaux lourds non essentiels et fréquemment impliqués dans des problèmes de santé : le cadmium, le mercure, le plomb et l'arsenic. Les auteurs soulignent que les agents chélateurs classiques sont mal adaptés aux expositions chroniques ou subchroniques à ces métaux. En synthétisant 58 études précliniques, ils montrent que la spiruline atténue les effets toxiques induits expérimentalement par ces quatre métaux, principalement grâce à son activité antioxydante intrinsèque. Concernant les preuves chez l'humain, seules cinq études cliniques ont été identifiées, toutes portant sur la toxicité liée à l'arsenic, et rapportant un effet protecteur de la spiruline. Aucune étude clinique n'a en revanche été trouvée pour le cadmium, le mercure ou le plomb, ce qui limite la portée des conclusions pour ces trois métaux chez l'humain.
Voir l'étude originale →Cet article est fourni à titre informatif et éducatif uniquement. Il ne constitue pas un avis médical, un diagnostic ou une recommandation de traitement, et ne remplace pas la consultation d'un professionnel de santé qualifié.