Tapioca ou perles du Japon, cru
fruits, légumes, légumineuses et oléagineux
- kcal : 354
- sel g : 0.003
- fer mg : 1.58
- fibres g : 0.9
- sucres g : 3.35
- lipides g : 0.02
- sodium mg : 1
- calcium mg : 20
- glucides g : 87.8
- proteines g : 0.19
- ag satures g : 0.005
- magnesium mg : 1
- omega3 dha g : 0
- omega3 epa g : 0
- potassium mg : 11
- vitamine c mg : 0
- vitamine d ug : 0
- vitamine b12 ug : 0
- beta carotene ug : 0
Études scientifiques (3)
Essai contrôlé randomisé • 16 participants
Atténuation des réponses glycémique et insulinique après consommation de maltodextrine résistante de tapioca chez des sujets sains : un essai contrôlé randomisé en croiséEurope PMC · 2020-07-20 · Astina J, Sapwarobol S.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé une fibre spéciale issue du tapioca, appelée maltodextrine résistante, chez 16 personnes en bonne santé. Elles ont bu, à cinq occasions différentes, des boissons contenant soit du glucose, soit du tapioca classique, soit cette fibre résistante, soit des mélanges des deux. Résultat : la fibre de tapioca résistante a fait moins monter le sucre et l'insuline dans le sang après le repas, comparée aux autres boissons. Elle n'a toutefois pas changé la sensation de faim ou de satiété. En revanche, prise en grande quantité, elle a provoqué plus de flatulences. Cela suggère qu'elle pourrait être utile pour limiter les pics de sucre dans le sang, mais qu'il faut surveiller la tolérance digestive.
Résumé reformulé :
Dans cet essai randomisé en croisé, 16 participants sains ont consommé, lors de cinq séances distinctes, 50 g de glucose, de maltodextrine de tapioca classique, de maltodextrine résistante de tapioca (TRM), ou deux mélanges des deux dernières (15 % et 50 % de TRM). Les chercheurs ont mesuré la glycémie, l'insulinémie et la sensation de satiété pendant 180 minutes après ingestion, ainsi que la tolérance digestive. La TRM a entraîné une glycémie et une insulinémie significativement plus basses à 30 minutes que toutes les autres conditions testées, notamment par rapport au glucose pur et à la maltodextrine classique. Aucune différence significative n'a été observée sur l'appétit subjectif entre les traitements. Une dose unique élevée de TRM (50 g) a cependant provoqué davantage de flatulences. Les auteurs concluent que cette fibre, peu digestible dans l'intestin grêle, atténue les réponses métaboliques postprandiales sans effet notable sur la satiété, mais que sa tolérance gastro-intestinale doit être prise en compte à forte dose.
Voir l'étude originale →Revue narrative
Le Konzo : une maladie neurologique distincte liée à l'intoxication alimentaire au cyanure du manioc (tapioca)Europe PMC · 2018-07-05 · Kashala-Abotnes E, Okitundu D, Mumba D, Boivin MJ, Tylleskär T, Tshala-Katumbay D.
Résumé simplifié :
Cette étude fait le point sur le Konzo, une maladie grave qui touche les jambes et provoque une paralysie irréversible, observée surtout chez les enfants et les femmes en Afrique subsaharienne. Elle apparaît chez des personnes qui mangent régulièrement du manioc (dont est issu le tapioca) mal préparé, qui contient encore des substances toxiques libérant du cyanure. Les chercheurs pensent que ces toxines endommagent les cellules nerveuses, mais les mécanismes exacts restent flous. La pauvreté et une alimentation pauvre en nutriments semblent aggraver le risque. Il n'existe pas de traitement, donc mieux vaut prévenir la maladie en transformant correctement le manioc avant de le consommer.
Résumé reformulé :
Cette revue scientifique synthétise les connaissances sur le Konzo, une maladie neurodégénérative caractérisée par une paraparésie spastique symétrique et irréversible, sans atteinte sensorielle, touchant principalement les enfants et les femmes en âge de procréer dans plusieurs pays d'Afrique subsaharienne. Des études épidémiologiques établissent de façon constante une association entre les épidémies de Konzo et une dépendance alimentaire chronique au manioc cyanogénique insuffisamment transformé (dont est extrait le tapioca). Les données biochimiques suggèrent que les métabolites de la linamarine, notamment le cyanure, le thiocyanate et le cyanate, pourraient jouer un rôle central dans les dommages neurologiques observés, via des perturbations mitochondriales et du repliement des protéines. Des facteurs de vulnérabilité comme la génétique, la malnutrition et la pauvreté sont évoqués comme pouvant moduler le risque. Les auteurs rappellent l'absence de traitement curatif actuel et insistent sur l'importance de la prévention par une meilleure transformation du manioc, tout en appelant à explorer des pistes de réhabilitation cognitive.
Voir l'étude originale →Essai contrôlé randomisé • 14 participants
Glucides à digestion lente pour une énergie équilibrée : preuves in vitro et in vivoEurope PMC · 2017-11-10 · Gourineni V, Stewart ML, Skorge R, Sekula BC.
Résumé simplifié :
Des chercheurs ont testé un ingrédient composé de farine de tapioca et d'amidon de maïs, conçu pour libérer son énergie plus lentement après un repas. Dans une étude menée chez 14 adultes en bonne santé, ce mélange a été comparé à un produit témoin, sous forme de barre ou de pudding. Résultat : les personnes ayant consommé ce glucide à digestion lente ont eu une glycémie moins élevée dans la première heure après le repas, puis plus stable dans les heures suivantes (2 à 4h), ce qui suggère une libération d'énergie plus régulière et prolongée, sans pic ni chute brutale de sucre dans le sang.
Résumé reformulé :
Cette étude évalue un ingrédient appelé SUSTRA 2434, un mélange de farine de tapioca et d'amidon de maïs formulé pour ralentir la digestion des glucides. Après avoir caractérisé son profil de digestion en laboratoire (test d'Englyst modifié) et chez un modèle animal (coq), les chercheurs ont mené un essai clinique randomisé, en double aveugle, contrôlé contre placebo et en cross-over, chez 14 adultes sains, testant deux formats alimentaires (barre pressée à froid et pudding instantané). Les résultats montrent un indice glycémique significativement plus bas avec ce glucide à digestion lente comparé au témoin. Plus précisément, la glycémie était plus basse entre 30 et 60 minutes après la consommation, puis plus élevée entre 120 et 240 minutes, traduisant une libération d'énergie plus étalée dans le temps plutôt qu'un pic rapide suivi d'une chute. Les auteurs présentent ce travail comme la première caractérisation complète, à la fois in vitro et in vivo, des effets physiologiques de ce mélange tapioca-maïs à digestion lente.
Voir l'étude originale →Cet article est fourni à titre informatif et éducatif uniquement. Il ne constitue pas un avis médical, un diagnostic ou une recommandation de traitement, et ne remplace pas la consultation d'un professionnel de santé qualifié.