Tomate
Solanum lycopersicum L.
fruits, légumes, légumineuses et oléagineux
Fruit botanique consommé comme légume, originaire d'Amérique du Sud et cultivé mondialement, appartenant à la famille des solanacées. Se consomme cru en salade ou cuit, et se décline en de nombreux produits transformés : sauce, concentré, jus, coulis ou conserve. Ingrédient de base de nombreuses cuisines, notamment méditerranéenne.
- kcal : 19.2
- sel g : 0.013
- fer mg : 0.19
- fibres g : 1.02
- sucres g : 3.22
- lipides g : 0.5
- sodium mg : 5
- calcium mg : 6.78
- glucides g : 3.69
- proteines g : 0.6
- ag satures g : 0.01
- magnesium mg : 7.49
- omega3 dha g : 0.01
- omega3 epa g : 0.01
- potassium mg : 225
- vitamine c mg : 20.1
- beta carotene ug : 874
Études scientifiques (19)
Carte des preuves
- Niveau 1 · méta-analyses d’essais : 2 (11 %)
- Niveau 2 · essais randomisés : 5 (26 %)
- Niveau 3 · cohortes, petits essais : 5 (26 %)
- Niveau 4 · études transversales, cas : 4 (21 %)
- Niveau 5 · revues narratives et mécanistiques : 3 (16 %)
Nombre d'études par problème de santé et par niveau de preuve. Cliquez sur un nombre pour afficher ces études dans la liste ci-dessous, ou sur le nom d'un problème pour voir toutes les études qui le concernent sur le site. Une même étude peut concerner plusieurs problèmes de santé.
| Problème de santé | Total | Niv. 1 | Niv. 2 | Niv. 3 | Niv. 4 | Niv. 5 |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Maladies cardiovasculaires | 5 | 1 | · | 3 | · | 1 |
| Infections et immunité | 2 | · | · | 1 | · | 1 |
| Stéatose hépatique et santé du foie | 2 | · | 2 | · | · | · |
| Mortalité et longévité | 1 | · | · | 1 | · | · |
| Cholestérol et lipides sanguins | 1 | · | · | · | 1 | · |
| Obésité et poids | 1 | 1 | · | · | · | · |
| Allergies alimentaires | 1 | · | · | · | · | 1 |
| Cancer de la prostate | 1 | · | · | · | · | 1 |
| Diabète de type 2 | 1 | · | · | · | · | 1 |
| Autres cancers | 1 | · | · | · | · | 1 |
Voir les 2 autres problèmes de santé
| Symptômes de la ménopause | 1 | · | · | 1 | · | · |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Inflammation chronique | 1 | · | 1 | · | · | · |
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Motif : essai de 22 participants
Europe PMC · 2026-09-21 · Yamamoto M, Fujimura Y, Chiba R, Hirakawa S, Kumazoe M, Haseda A, Nishihira J, Maeda-Yamamoto M, Tachibana H.
Résumé simplifié :
Des chercheurs ont testé chez 22 adultes japonais en bonne santé les effets du jus de tomate et de son composant, le lycopène, sur de petites molécules du sang appelées microARN, qui participent à la régulation de nos gènes. Pendant 12 semaines, les participants ont bu soit du jus de tomate normal, soit un jus de tomate sans lycopène. Résultat : le jus de tomate a modifié le taux de plusieurs microARN dans le sang, certains augmentant, d’autres diminuant. En comparant les deux groupes, les chercheurs ont identifié cinq microARN dont la variation semblait due spécifiquement au lycopène. C’est une première piste montrant que ce que nous mangeons peut influencer ces mécanismes fins de régulation biologique.
Résumé reformulé :
Cette étude randomisée, en double aveugle et contrôlée, a examiné l’effet de la consommation de jus de tomate et de lycopène sur l’expression des microARN plasmatiques chez 22 volontaires japonais en bonne santé. Pendant 12 semaines, les participants ont reçu soit du jus de tomate classique, soit un jus de tomate appauvri en lycopène, et leur profil complet de microARN circulants a été analysé par séquençage à haut débit. La consommation de jus de tomate a modifié l’expression de 35 microARN (14 augmentés, 21 diminués). En comparant les effets du jus complet et du jus sans lycopène, les auteurs ont pu attribuer spécifiquement au lycopène l’augmentation de trois microARN (miR-28-5p, miR-128-3p, miR-186-5p) et la diminution de deux autres (miR-197-3p, miR-92a-3p). Ces résultats, obtenus pour la première fois chez l’humain, suggèrent que la consommation de tomate et de lycopène pourrait moduler l’expression de microARN impliqués dans divers processus biologiques, bien que les implications fonctionnelles et cliniques de ces changements restent à établir.
Europe PMC · 2026-07-30 · Tatoli R, Donghia R, Carella N, Cerabino N, Di Chito M, Zappimbulso M, Pesole PL, Stabile D, Ferro A, Pascale G, Shahini E, Pavone F, Fontana L, Giannelli G.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé si manger de la tomate tous les jours pouvait aider les personnes atteintes de maladie du foie gras (MASLD). Pendant six semaines, 79 adultes ont été répartis en deux groupes : l'un mangeait chaque jour 200 g de tomates crues et 50 g de sauce tomate, l'autre suivait un régime sans tomate. Les chercheurs ont mesuré la graisse dans le foie grâce à un appareil spécial (FibroScan). Résultat : la graisse hépatique a diminué dans les deux groupes, mais beaucoup plus chez ceux qui mangeaient des tomates. En revanche, le poids, la composition corporelle et la plupart des autres marqueurs sanguins n'ont pas changé de façon différente entre les deux groupes.
Résumé reformulé :
L'essai contrôlé randomisé POMOSANO a évalué l'effet d'une consommation quotidienne de tomate sur la stéatose hépatique chez 79 adultes atteints de MASLD (IMC ≤ 30 kg/m²). Pendant six semaines, le groupe intervention a consommé 200 g/jour de tomates crues et 50 g/jour de sauce tomate, tandis que le groupe contrôle suivait un régime sans tomate. La stéatose hépatique a été mesurée par le paramètre d'atténuation contrôlée (CAP) du FibroScan. Bien que le CAP ait diminué dans les deux groupes, la réduction était significativement plus marquée dans le groupe tomate, comme le confirme une interaction traitement-temps significative (β = -26,63 ; IC 95 % -44,00 à -9,25 ; p = 0,0030). En revanche, aucune différence significative entre les groupes n'a été observée concernant la rigidité hépatique, l'indice FIB-4, le poids corporel, la composition corporelle ou la plupart des marqueurs métaboliques et biochimiques. Ces résultats suggèrent qu'une alimentation riche en tomate pourrait constituer une approche nutritionnelle complémentaire intéressante dans la prise en charge de la MASLD, sans toutefois modifier d'autres paramètres métaboliques mesurés.
Europe PMC · 2026-07-03 · Mare R, Ferro Y, Maurotti S, Mazza E, Castagna A, Pujia C, Noto FR, Galluccio A, Mirarchi A, Giampà GA, Moraca M, Montalcini T, Pujia A.
Résumé simplifié :
Des chercheurs ont testé une sauce tomate spéciale, fabriquée à partir de tomates bien mûres et riche en lycopène (un antioxydant), chez des adultes ayant du foie gras lié à des problèmes métaboliques. Pendant 12 semaines, un groupe a mangé cette sauce enrichie, l'autre une sauce tomate classique. Résultat : la graisse dans le foie a davantage diminué chez les personnes ayant consommé la sauce enrichie, surtout chez les hommes, les personnes de plus de 60 ans, celles de poids normal ou en surpoids, et celles ayant un foie gras léger au départ. Des tests en laboratoire sur des cellules du foie confirment que cet extrait de tomate limite l'accumulation de graisse. Cette sauce pourrait devenir une piste alimentaire intéressante contre le foie gras.
Résumé reformulé :
Cet essai clinique randomisé en double aveugle a évalué, chez 98 patients atteints de stéatose hépatique métabolique (MASLD), l'effet d'une sauce tomate enrichie en caroténoïdes (OsteoCol®), élaborée à partir de tomates mûries sur pied, comparée à une sauce tomate commerciale placebo, pendant 12 semaines. Le critère principal, la teneur en graisse hépatique mesurée par élastographie (score CAP), a diminué plus fortement dans le groupe OsteoCol® que dans le groupe placebo (-33 ± 44 dB/m contre -12 ± 38 dB/m ; p = 0,014). Cet effet semblait plus marqué chez les hommes, les personnes de 60 ans et plus, celles de corpulence normale ou en surpoids, et celles présentant une stéatose légère à l'inclusion. Des expériences complémentaires sur des lignées cellulaires hépatiques de rat et humaines ont montré que l'extrait de tomate réduisait l'accumulation lipidique intracellulaire en modulant les voies de la lipogenèse, de la bêta-oxydation et de la synthèse du cholestérol, apportant un support mécanistique aux observations cliniques.
Europe PMC · 2026-06-22 · Sani L, Mounien L, Landrier JF.
Résumé simplifié :
Cette étude a rassemblé 47 recherches (essais cliniques, études de population et travaux en laboratoire) pour comprendre si manger des tomates ou des produits à base de tomate aide les personnes en surpoids. Résultat : la consommation de tomate réduit légèrement le tour de taille, mais ne fait pas vraiment baisser le poids ou l'indice de masse corporelle. Les études sur les populations montrent aussi un lien entre manger des tomates et une meilleure santé cardiaque et métabolique. Les chercheurs pensent que ce n'est pas seulement le lycopène (le pigment rouge de la tomate) qui est bénéfique, mais plutôt l'ensemble des composants de l'aliment agissant ensemble.
Résumé reformulé :
Cette revue systématique et méta-analyse, conforme aux critères PRISMA, a examiné 47 études (11 essais cliniques randomisés, 5 études épidémiologiques, 31 études précliniques) portant sur des personnes en surpoids ou obèses, afin d'évaluer l'effet des tomates et de leurs dérivés sur des paramètres anthropométriques et cardiométaboliques. Les essais cliniques montrent une réduction modeste mais significative du tour de taille (-1,15 cm en moyenne), sans effet net sur le poids ou l'IMC. Des analyses complémentaires suggèrent que le type de supplémentation influence les effets sur la tension artérielle. Les données épidémiologiques associent une consommation plus élevée de tomates à un meilleur profil cardiométabolique, tandis que les études précliniques rapportent une diminution de la graisse viscérale, de l'inflammation et du stress oxydatif. L'absence de relation dose-effet claire avec le lycopène isolé suggère que les bénéfices proviendraient d'une synergie entre les différents composants de la matrice alimentaire de la tomate, plutôt que d'une seule molécule active.
Europe PMC · 2025-09-08 · Lin J, Li J, Wang L, Cui M, Chen L.
Résumé simplifié :
Cette étude américaine a suivi plus de 6 200 adultes pendant 10 ans pour voir si manger des tomates (fraîches, en ketchup, en jus) ou avoir un taux élevé de lycopène dans le sang était lié à un risque de décès plus faible. Les résultats montrent que manger des tomates fraîches, surtout en saison et avec modération, est associé à moins de décès toutes causes confondues. Manger des tomates hors saison serait lié à moins de décès cardiovasculaires. Un taux sanguin élevé de lycopène, un pigment antioxydant présent dans la tomate, était aussi associé à un risque de décès plus faible. Attention, il s'agit d'associations, pas de preuves de cause à effet.
Résumé reformulé :
Cette étude de cohorte prospective, menée à partir des données NHANES sur 6 260 adultes américains suivis pendant 10 ans, a examiné le lien entre la consommation de tomates (fraîches, ketchup, jus) selon la saison, les concentrations sanguines de lycopène, et la mortalité toutes causes ou cardio-cérébrovasculaire. La consommation de tomates fraîches était associée à une mortalité globale réduite (HR=0,63), avec un bénéfice supplémentaire pour une consommation modérée en saison (HR=0,48). À l'inverse, la consommation hors saison était liée à une mortalité cardiovasculaire plus faible (SHR=0,43). Une consommation modérée de ketchup était également associée à une réduction des deux types de mortalité, contrairement au jus de tomate. Des concentrations sanguines élevées de lycopène total et trans étaient corrélées à un risque de mortalité réduit. Ces résultats, de nature observationnelle, suggèrent un intérêt des apports alimentaires en tomate et lycopène, sans établir de lien de causalité directe.
Europe PMC · 2025-05-12 · Sani L, Astier J, Ould-Ali D, Borel P, Landrier JF.
Résumé simplifié :
Manger un repas gras provoque une petite poussée d'inflammation dans le corps pendant quelques heures. Cette étude a testé si ajouter 100 g de purée de tomate à un repas riche en graisses pouvait limiter cet effet chez 39 hommes en bonne santé. Les participants ont mangé les deux versions du repas à des jours différents, avec prises de sang et petits prélèvements de tissu adipeux pour mesurer l'inflammation. Résultat : le repas avec tomate a entraîné moins de marqueurs inflammatoires dans le sang et dans le tissu graisseux comparé au repas sans tomate. Cela suggère que la tomate pourrait aider à atténuer l'inflammation liée aux repas gras, un mécanisme potentiellement bénéfique pour la santé cardiométabolique.
Résumé reformulé :
Cet essai croisé randomisé a inclus 39 hommes sains afin d'évaluer l'effet de l'ajout de 100 g de purée de tomate à un repas riche en graisses (HFM) sur l'inflammation postprandiale. Chaque participant a consommé les deux repas à des occasions distinctes, avec prélèvements sanguins et biopsies de tissu adipeux à plusieurs temps. Le repas enrichi en tomate a réduit les concentrations plasmatiques de TNF-α, IL-6 et CCL-2, ainsi que l'expression de gènes inflammatoires (TNFA, IL6, IL1B, CCL5) dans le tissu adipeux. À l'inverse, le repas gras seul a augmenté l'IL-1β, la CCL2 et l'expression de plusieurs gènes inflammatoires dans le tissu adipeux. Les comparaisons entre les deux conditions ont confirmé une inflammation globalement plus faible avec la purée de tomate, à l'exception de la CCL2 plasmatique et de l'expression de CCL5. Ces résultats indiquent que l'incorporation de tomate dans un repas gras pourrait atténuer l'inflammation systémique et tissulaire post-repas, un mécanisme qui pourrait contribuer aux effets cardiométaboliques favorables associés à la consommation de produits à base de tomate.
Europe PMC · 2023-01-01 · Zamani M, Behmanesh Nia F, Ghaedi K, Mohammadpour S, Amirani N, Goudarzi K, Kolbadi KSH, Ghanavati M, Ashtary-Larky D.
Résumé simplifié :
Cette étude a rassemblé les résultats de 34 essais cliniques pour savoir si manger des tomates ou prendre du lycopène (le pigment qui donne leur couleur rouge aux tomates) aide à protéger le cœur et les vaisseaux sanguins. Les chercheurs ont examiné le cholestérol, la glycémie, la tension artérielle, l'inflammation, le poids et le stress oxydatif. Résultat : la plupart de ces marqueurs ne changent pas de façon significative. Seul un indicateur du stress oxydatif, le MDA, diminue avec la prise de lycopène. Les auteurs estiment que des études plus longues, avec différentes doses, sont encore nécessaires pour confirmer ce bénéfice.
Résumé reformulé :
Cette méta-analyse, basée sur 34 essais contrôlés randomisés, a évalué l'impact de la consommation de tomate et de lycopène sur plusieurs facteurs de risque cardiovasculaire chez l'adulte : profil lipidique (triglycérides, cholestérol total, LDL, HDL), glycémie à jeun, pression artérielle systolique et diastolique, marqueurs inflammatoires (CRP, IL-6, TNF-α, ICAM-1), poids corporel, IMC et stress oxydatif (MDA). Sur l'ensemble de ces paramètres, aucune différence significative n'a été observée entre les groupes exposés au lycopène ou à la tomate et les groupes témoins, à l'exception du malondialdéhyde (MDA), un marqueur du stress oxydatif, qui diminue significativement avec la supplémentation en lycopène. Les auteurs concluent que, globalement, la consommation de tomate ou de lycopène n'a pas d'effet démontré sur les principaux facteurs de risque cardiovasculaire étudiés, hormis cette amélioration possible du stress oxydatif, et appellent à des essais de plus longue durée testant différentes doses pour confirmer ces résultats.
Motif : forte hétérogénéité non expliquée pour le CRP (I²: 83.9%)
Europe PMC · 2022-04-23 · Widjaja G, Doewes RI, Rudiansyah M, Sultan MQ, Ansari MJ, Izzat SE, Al Jaber MS, Kzar HH, Mustafa YF, Hammid AT, Turki Jalil A, Aravindhan S.
Résumé simplifié :
Cette étude a rassemblé les résultats de sept essais cliniques, soit 465 personnes au total, pour savoir si manger de la tomate aide à réduire l'inflammation dans le corps. Les chercheurs ont regardé trois marqueurs sanguins liés à l'inflammation : la CRP, l'IL-6 et le TNF-alpha. Résultat : la tomate n'a pas montré d'effet clair sur les deux premiers marqueurs. En revanche, elle semble réduire significativement le TNF-alpha, un marqueur impliqué dans les processus inflammatoires. Les auteurs restent prudents et appellent à davantage d'études, plus longues et sur des populations variées, pour confirmer ce résultat.
Résumé reformulé :
Cette méta-analyse a combiné les données de sept essais randomisés contrôlés (8 bras de traitement, 465 participants au total) afin d'évaluer l'effet de la consommation de tomate sur trois biomarqueurs inflammatoires couramment utilisés : la protéine C-réactive (CRP), l'interleukine-6 (IL-6) et le facteur de nécrose tumorale alpha (TNF-α). Les analyses statistiques n'ont révélé aucune différence significative entre les groupes consommant de la tomate et les groupes témoins concernant les niveaux de CRP et d'IL-6. En revanche, une réduction significative du TNF-α a été observée chez les consommateurs de tomate, avec une hétérogénéité nulle entre les études pour ce marqueur. Ces résultats suggèrent un effet potentiellement bénéfique ciblé de la tomate sur certaines voies inflammatoires, sans pour autant constituer une preuve d'effet global anti-inflammatoire. Les auteurs soulignent les limites liées à l'hétérogénéité des études sur la CRP et appellent à des essais supplémentaires, mieux conçus, incluant des populations plus diversifiées et des durées de suivi plus longues.
Europe PMC · 2021-04-17 · Vitucci D, Amoresano A, Nunziato M, Muoio S, Alfieri A, Oriani G, Scalfi L, Frusciante L, Rigano MM, Pucci P, Fontana L, Buono P, Salvatore F.
Résumé simplifié :
Cette petite étude a testé chez des volontaires en bonne santé l'effet de deux types de sauce tomate, une version rustique et une version mixée-lisse, sur la quantité de lycopène et de bêta-carotène retrouvée dans le sang après le repas. Les chercheurs ont aussi mesuré la capacité antioxydante du sérum sanguin. Résultat : les deux sauces augmentent ces composés bénéfiques dans le sang, mais la purée lisse semble encore plus efficace que la version rustique. Cela suggère que la façon de préparer la tomate influence la quantité de nutriments protecteurs que notre corps peut réellement absorber.
Résumé reformulé :
Dans cette étude pilote randomisée en cross-over, des volontaires sains ont consommé un repas contenant soit une sauce tomate de type rustique, soit une sauce de type purée lisse (strained), après une préparation culinaire contrôlée. Les chercheurs ont mesuré par HPLC les taux plasmatiques de lycopène, de bêta-carotène et de leurs isoformes, ainsi que le potentiel antioxydant sérique. Les résultats montrent une augmentation de la biodisponibilité de ces composés et du pouvoir antioxydant sanguin après les deux types de sauce, cette hausse étant plus marquée avec la purée lisse. Les auteurs concluent que le mode de préparation de la tomate influence l'absorption de précurseurs de la vitamine A et d'autres antioxydants, et suggèrent une préférence pour la purée lisse plutôt que rustique, tout en restant prudents compte tenu du caractère préliminaire de l'étude.
Motif : essai de 19 participants
Europe PMC · 2018-09-15 · Dalbeni A, Treggiari D, Tagetti A, Bevilaqua M, Bonafini S, Montagnana M, Scaturro G, Minuz P, Fava C.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé si manger de la purée de tomate concentrée pendant sept jours pouvait aider les vaisseaux sanguins à mieux réagir après un repas riche en graisses. Dix-neuf hommes en bonne santé ont participé à cette expérience, en comparant une période avec tomate à une période sans. Les chercheurs ont mesuré plusieurs paramètres liés à la santé des vaisseaux sanguins avant et après le repas gras. Résultat : la tomate n'a pas amélioré la capacité des artères à se dilater normalement, mais elle a modifié certaines réactions du corps après le repas gras, comme la tension artérielle et le diamètre des artères, suggérant un effet potentiellement bénéfique sur la circulation sanguine.
Résumé reformulé :
Cette étude croisée, randomisée et en simple aveugle a évalué chez dix-neuf volontaires masculins en bonne santé l'effet d'une supplémentation de sept jours en purée de tomate concentrée (80 g/jour) sur des paramètres hémodynamiques mesurés avant et après un repas test riche en graisses. Les participants suivaient un régime pauvre en fibres et alternaient entre une phase avec tomate et une phase contrôle, séparées par deux semaines de wash-out. Divers indices vasculaires ont été mesurés par échographie et pléthysmographie digitale. Si la dilatation médiée par le flux sanguin n'a pas été améliorée par la tomate, les chercheurs ont observé des différences significatives dans l'indice de rigidité artérielle, ainsi qu'une augmentation du diamètre de l'artère brachiale et une baisse de la pression artérielle diastolique, spécifiquement dans le groupe ayant consommé de la tomate. Ces résultats suggèrent que la consommation de tomate pourrait atténuer certains effets vasculaires négatifs déclenchés par un repas gras, sans toutefois transformer la fonction endothéliale globale.
Motif : forte hétérogénéité (I²=72.7%) et résultats non significatifs dans les études de cohorte, avec biais de publication significatif
Europe PMC · 2016-11-14 · Xu X, Li J, Wang X, Wang S, Meng S, Zhu Y, Liang Z, Zheng X, Xie L.
Résumé simplifié :
Cette étude a rassemblé les résultats de 24 recherches, portant au total sur plus de 15 000 cas, pour voir si manger des tomates pouvait réduire le risque de cancer de la prostate. Les résultats montrent un lien protecteur global, mais faible. Cet effet était plus net dans les études de type cas-témoins et dans les populations asiatiques et océaniennes, mais il n'apparaissait pas dans les études de suivi à long terme (cohortes). Les auteurs restent prudents : les résultats varient beaucoup selon les études, et il existe un biais de publication possible. Des recherches supplémentaires, mieux conçues, sont nécessaires pour confirmer ce lien.
Résumé reformulé :
Cette méta-analyse a combiné les données de 24 études (15 099 cas) afin d'évaluer la relation entre la consommation de tomate et le risque de cancer de la prostate. Globalement, une consommation plus élevée de tomate était associée à une réduction modeste du risque (RR 0,86 ; IC95 % 0,75-0,98), mais avec une forte hétérogénéité entre les études (I² = 72,7 %). Cette association protectrice était significative dans les études cas-témoins (RR 0,76) mais pas dans les études de cohorte (RR 0,96, non significatif), ce qui limite la portée causale de ces résultats. Par zone géographique, l'effet protecteur était significatif chez les populations asiatiques et océaniennes, mais pas ailleurs. Un biais de publication a également été détecté (test de Begg, p = 0,015). Les auteurs concluent à un effet protecteur potentiel mais faible, nécessitant confirmation par des études prospectives supplémentaires.
Motif : essai de 19 participants
Europe PMC · 2010-08-24 · Stangl V, Kuhn C, Hentschel S, Jochmann N, Jacob C, Böhm V, Fröhlich K, Müller L, Gericke C, Lorenz M.
Résumé simplifié :
Des chercheurs ont voulu savoir si manger de la purée de tomate pouvait améliorer la santé des vaisseaux sanguins. Dix-neuf femmes ménopausées ont mangé un petit pain avec ou sans purée de tomate, puis leur fonction vasculaire a été mesurée par échographie, après 24 heures et après 7 jours. Le taux de lycopène (un antioxydant de la tomate) dans le sang a bien augmenté, prouvant que le corps l'absorbait correctement. Pourtant, aucune amélioration de la dilatation des vaisseaux sanguins n'a été observée, que ce soit à court ou long terme. Conclusion : dans cette étude, la tomate n'a pas eu d'effet mesurable sur la santé des artères, malgré une bonne absorption du lycopène.
Résumé reformulé :
Cette étude randomisée en cross-over avec placebo a testé l'hypothèse selon laquelle la consommation de purée de tomate améliorerait la fonction endothéliale, un marqueur précoce de risque cardiovasculaire. Dix-neuf femmes ménopausées non fumeuses ont consommé un pain avec ou sans 70 g de purée de tomate, et leur dilatation artérielle brachiale a été évaluée par échographie haute résolution, en mesurant à la fois la dilatation dépendante et indépendante de l'endothélium. Les niveaux plasmatiques de lycopène ont significativement augmenté après 24 heures et après 7 jours de consommation, confirmant une bonne absorption du composé. Cependant, ni la consommation aiguë ni la consommation prolongée de purée de tomate n'ont modifié la dilatation vasculaire, et aucune corrélation n'a été trouvée entre les taux de lycopène et la fonction endothéliale. Ces résultats contredisent certaines données expérimentales antérieures et suggèrent que, malgré une biodisponibilité avérée du lycopène, la purée de tomate ne produit pas d'effet bénéfique direct et mesurable sur la fonction vasculaire chez des femmes ménopausées en bonne santé.
Motif : essai de 21 participants
Europe PMC · 2007-07-09 · Silaste ML, Alfthan G, Aro A, Kesäniemi YA, Hörkkö S.
Résumé simplifié :
Vingt-et-un adultes en bonne santé ont suivi un régime pauvre puis riche en produits à base de tomate (jus de tomate et un peu de ketchup chaque jour) pendant trois semaines chacun. Pendant la phase riche en tomate, leur cholestérol total a baissé d'environ 6% et leur cholestérol LDL (le mauvais cholestérol) d'environ 13%. Le LDL est aussi devenu plus résistant à l'oxydation, un phénomène lié au risque cardiovasculaire. Ces changements étaient liés à l'augmentation du lycopène et des carotènes dans le sang, des pigments apportés par la tomate.
Résumé reformulé :
Cette étude d'intervention a comparé, chez 21 volontaires sains, les effets d'un régime pauvre en produits tomate à ceux d'un régime enrichi (400 ml de jus de tomate et une petite quantité de ketchup par jour) pendant trois semaines chacun. Le régime riche en tomate a entraîné une baisse du cholestérol total de 5,9% et du cholestérol LDL de 12,9% par rapport au régime pauvre en tomate. Ces baisses étaient corrélées aux variations des taux sanguins de lycopène, bêta-carotène et gamma-carotène, suggérant un rôle de ces composés sans toutefois établir formellement une relation de cause à effet. Par ailleurs, la résistance du LDL à l'oxydation (un phénomène impliqué dans le développement de l'athérosclérose) a augmenté de 13%. Les auteurs concluent qu'une consommation accrue de produits à base de tomate pourrait avoir des effets protecteurs sur le système cardiovasculaire chez des adultes normocholestérolémiques en bonne santé.
Motif : pas de groupe témoin, trois groupes d'intervention sans comparaison contrôlée
Europe PMC · 2006-04-01 · Fröhlich K, Kaufmann K, Bitsch R, Böhm V.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé chez des volontaires l’effet de manger des tomates, du jus de tomate ou de la purée de tomate sur la quantité de lycopène (le pigment rouge des tomates) présent dans le sang. Après une phase où les participants évitaient les tomates, leur taux de lycopène avait diminué de moitié. Puis, après quatre semaines à consommer l’un de ces trois produits, leur taux de lycopène dans le sang a nettement augmenté, quel que soit le produit choisi. En revanche, les taux de vitamine E et de vitamine C n’ont pas changé. Les chercheurs ont aussi observé que la forme chimique du lycopène (ses « isomères ») variait selon les périodes de l’étude.
Résumé reformulé :
Cette étude clinique a évalué l’impact de la consommation de tomates fraîches, de jus de tomate ou de purée de tomate sur les concentrations plasmatiques de lycopène, de tocophérols et d’acide ascorbique chez des volontaires humains. Après une période de restriction de deux semaines, les niveaux plasmatiques de lycopène ont chuté d’environ moitié, avant de remonter significativement après quatre semaines d’apport quotidien de 12,5 mg de lycopène via l’un des trois produits testés. En revanche, aucune variation notable n’a été constatée pour les tocophérols et la vitamine C. L’étude a également mis en évidence des changements dans le ratio des isomères du lycopène (formes Z versus all-E) au cours des différentes phases, suggérant une isomérisation interne du lycopène après ingestion, un phénomène qui mériterait des recherches complémentaires pour être mieux compris.
Motif : essai de 20 participants
Europe PMC · 2004-04-01 · Tyssandier V, Feillet-Coudray C, Caris-Veyrat C, Guilland JC, Coudray C, Bureau S, Reich M, Amiot-Carlin MJ, Bouteloup-Demange C, Boirie Y, Borel P.
Résumé simplifié :
Cette étude française a suivi vingt jeunes femmes en bonne santé pendant plusieurs semaines. Elles ont d'abord ajouté chaque jour à leur alimentation une portion de purée de tomate pendant trois semaines, puis ont évité tout aliment à base de tomate pendant trois semaines supplémentaires. Les chercheurs ont mesuré dans leur sang le taux de plusieurs antioxydants. Résultat : manger de la purée de tomate augmente le taux sanguin de lycopène, bêta-carotène et lutéine, des substances protectrices. À l'inverse, arrêter d'en consommer fait baisser ces taux ainsi que la vitamine C et la capacité globale du sang à lutter contre le stress oxydatif.
Résumé reformulé :
Dans cet essai contrôlé mené à Clermont-Ferrand, vingt jeunes femmes non obèses ont reçu un supplément quotidien de 96 g de purée de tomate pendant trois semaines, suivi d'une période de trois semaines sans aliments riches en tomate. Des prélèvements sanguins à jeun ont permis de suivre l'évolution de plusieurs micronutriments antioxydants ainsi que la capacité antioxydante totale du plasma. La supplémentation a significativement augmenté les concentrations plasmatiques de lycopène, de bêta-carotène et de lutéine, sans modifier la vitamine C, la vitamine E, les oligo-éléments antioxydants (cuivre, zinc, sélénium) ni la capacité antioxydante totale. En revanche, l'éviction des produits à base de tomate a entraîné une baisse significative du lycopène, du bêta-carotène, de la lutéine, de la vitamine C, et de la capacité antioxydante totale du plasma. Cette dernière était par ailleurs corrélée positivement au statut en lycopène, en vitamine C et en bêta-carotène, suggérant que ces composés, notamment le lycopène et le bêta-carotène, jouent un rôle central dans l'effet antioxydant associé à la consommation de tomate.
Motif : essai de 10 participants
Europe PMC · 1999-04-01 · Riso P, Pinder A, Santangelo A, Porrini M.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé si manger de la purée de tomate protège l'ADN de nos cellules contre le stress oxydatif. Dix femmes en bonne santé ont suivi, à tour de rôle, un régime avec de la purée de tomate puis un régime sans tomate, pendant 21 jours chacun. Les chercheurs ont mesuré le taux de lycopène (un antioxydant présent dans la tomate) dans le sang, ainsi que la résistance de l'ADN des lymphocytes (globules blancs) face à une agression oxydante en laboratoire. Résultat : après la période avec tomate, le taux de lycopène augmentait et les dommages à l'ADN diminuaient nettement, suggérant un effet protecteur de la tomate.
Résumé reformulé :
Dans cet essai croisé mené chez dix femmes en bonne santé réparties en deux groupes de cinq, les chercheurs ont comparé les effets d'un régime incluant de la purée de tomate (apportant 16,5 mg de lycopène) à ceux d'un régime sans tomate, chaque période durant 21 jours. Avant et après chaque phase, ils ont mesuré les concentrations plasmatiques de caroténoïdes et évalué la résistance de l'ADN des lymphocytes à un stress oxydatif induit en laboratoire par du peroxyde d'hydrogène, via la technique des comètes. La consommation de tomate a entraîné une hausse significative du lycopène plasmatique, contrairement au régime sans tomate. Parallèlement, les dommages à l'ADN des lymphocytes après exposition au peroxyde d'hydrogène ont diminué de 33 % et 42 % selon les groupes, après la période avec tomate. Ces résultats suggèrent que la consommation régulière de produits à base de tomate pourrait renforcer la résistance de l'ADN cellulaire face au stress oxydatif, bien que l'échantillon réduit de participantes invite à la prudence quant à la portée générale de ces conclusions.
Synthèses non systématiques ou centrées sur des mécanismes biologiques : utiles pour comprendre un domaine, mais sans nouvelles données mesurées chez l'homme.
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