Viande rouge, cuite (aliment moyen)
viandes, oeufs, poissons
- kcal : 170
- sel g : 0.21
- fer mg : 2.73
- fibres g : 0
- sucres g : 0
- lipides g : 7.22
- sodium mg : 89.9
- calcium mg : 9.88
- glucides g : 0.025
- proteines g : 26.3
- ag satures g : 2.81
- magnesium mg : 28.4
- potassium mg : 351
- vitamine b12 ug : 2.34
- beta carotene ug : 1.64
Études scientifiques (8)
Revue narrative
Revue complète sur la consommation de viande rouge et le risque de cancerEurope PMC · 2023-09-15 · Sivasubramanian BP, Dave M, Panchal V, Saifa-Bonsu J, Konka S, Noei F, Nagaraj S, Terpari U, Savani P, Vekaria PH, Samala Venkata V, Manjani L.
Résumé simplifié :
Cette revue scientifique fait le point sur les liens entre consommation de viande rouge et différents cancers, en s'appuyant sur des études publiées. Elle montre que manger de la viande rouge est associé à un risque plus élevé de cancer du sein et de cancers digestifs, notamment de l'estomac et du côlon. En cause : le fer contenu dans la viande, des substances formées lors de la cuisson à haute température, et des interactions avec certaines bactéries de l'estomac. Le lien avec le cancer du pancréas semble aussi présent mais reste moins certain. À l'inverse, la volaille apparaît associée à un risque plus faible, bien que les résultats soient encore incohérents selon les études.
Résumé reformulé :
Cette revue de littérature synthétise les données existantes, issues de PubMed et Google Scholar, sur les liens entre consommation de viande rouge et divers cancers chez l'humain. Les auteurs rapportent une association solide entre viande rouge et cancer du sein, attribuée notamment au fer héminique qui favoriserait des réactions oxydatives propices à la formation de tumeurs. Concernant les cancers digestifs, la consommation de viande rouge serait liée à une augmentation des infections à Helicobacter pylori, favorisant l'inflammation et le développement de cancers gastriques. Pour le cancer colorectal, les composés formés lors de la cuisson à haute température (amines hétérocycliques, adduits à l'ADN) sont mis en cause. Un lien avec le cancer du pancréas est évoqué mais jugé moins établi, nécessitant davantage de recherches. À l'inverse, la consommation de volaille semble associée à un risque réduit de cancers du sein et digestifs, bien que les preuves restent hétérogènes selon les études analysées. Il s'agit d'associations observées dans la littérature épidémiologique, et non de démonstrations de causalité directe.
Voir l'étude originale →Revue narrative
La consommation de viande rouge et sa relation avec la santé cardiovasculaire : revue de la physiopathologie et de la littératureEurope PMC · 2023-06-26 · Singh B, Khan AA, Anamika F, Munjal R, Munjal J, Jain R.
Résumé simplifié :
Cette étude fait le point sur les liens entre la consommation de viande rouge (bœuf, agneau, porc) et la santé du cœur. La consommation mondiale de viande augmente, et la viande rouge reste un sujet débattu : elle apporte des nutriments intéressants, mais plusieurs recherches l'associent à des problèmes de santé comme le diabète, des troubles digestifs, certains cancers et des maladies cardiovasculaires. Les auteurs passent en revue les preuves scientifiques montrant que manger de la viande rouge et transformée pourrait augmenter le risque de développer de l'athérosclérose (durcissement des artères), des maladies cardiaques, des accidents vasculaires cérébraux et une insuffisance cardiaque, ainsi que le risque de décès en général.
Résumé reformulé :
Cette revue de littérature examine la relation entre la consommation de viande rouge et les maladies cardiovasculaires, en s'appuyant sur les mécanismes physiopathologiques et les données épidémiologiques disponibles. La viande rouge, riche en myoglobine, voit sa consommation mondiale progresser, tout comme celle du poulet et du porc. Bien que reconnue pour sa valeur nutritionnelle, elle est aussi associée dans la littérature scientifique à divers troubles de santé : déséquilibres hormonaux, problèmes gastro-intestinaux, cancers et maladies cardiovasculaires. Les auteurs soulignent que malgré sa banalisation par l'industrie agroalimentaire, plusieurs études épidémiologiques identifient la consommation de viande rouge et transformée comme un facteur de risque pour l'athérosclérose, les cardiopathies ischémiques, les accidents vasculaires cérébraux, l'insuffisance cardiaque et la mortalité toutes causes confondues. Cette synthèse vise à clarifier l'état des connaissances actuelles sur ces associations, sans toutefois établir de lien de causalité direct et systématique.
Voir l'étude originale →Essai contrôlé randomisé • 8 participants
Effets de l'ajout de viande rouge maigre à un régime végétarien sain de type américain sur le microbiote intestinal et les facteurs de risque cardiovasculaire chez de jeunes adultes : un essai contrôlé randomisé en crossoverEurope PMC · 2023-03-14 · Wang Y, Lindemann SR, Cross TL, Tang M, Clark CM, Campbell WW.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé chez 19 jeunes adultes en bonne santé trois régimes alimentaires pendant 3 semaines chacun : un régime végétarien sain, ce même régime avec de la viande rouge maigre non transformée, et avec de la viande rouge maigre transformée. Les chercheurs ont analysé les bactéries intestinales et des marqueurs sanguins liés au cœur. Résultat : ajouter de la viande rouge maigre, transformée ou non, n'a pas modifié la composition du microbiote intestinal à court terme. En revanche, le régime sain global (avec ou sans viande) a amélioré le cholestérol total et le mauvais cholestérol (LDL), et certains changements bactériens étaient liés à ces améliorations.
Résumé reformulé :
Dans cet essai croisé randomisé, 19 jeunes adultes ont suivi successivement trois régimes de type « Healthy U.S.-Style » pendant trois semaines chacun, séparés par des périodes de retour à l'alimentation habituelle : un régime lacto-ovo-végétarien seul, puis ce même régime enrichi soit de viande rouge maigre non transformée, soit de viande rouge maigre transformée (90 g/jour cuits). Les chercheurs ont analysé la composition du microbiote fécal par séquençage génétique, les acides gras à chaîne courte, ainsi que plusieurs marqueurs sanguins cardiovasculaires. L'ajout de viande rouge, transformée ou non, n'a pas modifié significativement la structure du microbiote intestinal par rapport au régime végétarien seul. En revanche, indépendamment de la présence de viande, le régime sain a entraîné des changements dans 23 groupes bactériens et une baisse du cholestérol total et du LDL, sans effet sur les triglycérides, le HDL ou la tension artérielle. En combinant les données des trois régimes, certaines variations bactériennes étaient associées à des améliorations du profil lipidique, suggérant un lien entre microbiote et santé cardiovasculaire, sans toutefois établir de relation de cause à effet directe avec la viande rouge elle-même.
Voir l'étude originale →Essai contrôlé randomisé • 77 participants
Effets d'un programme d'exercice multi-composant basé sur la résistance combiné à une consommation supplémentaire de viande rouge maigre sur la qualité de vie liée à la santé chez les personnes âgées : analyse secondaire d'un essai contrôlé randomisé de 6 moisEurope PMC · 2023-01-01 · Formica MB, Gianoudis J, Nowson CA, O'Connell SL, Milte C, Ellis KA, Daly RM.
Résumé simplifié :
Des chercheurs ont testé si manger de la viande rouge maigre cuite en plus d'un programme d'exercices améliorait la qualité de vie de personnes âgées de plus de 65 ans. Pendant 6 mois, un groupe faisait de la musculation trois fois par semaine en mangeant de la viande rouge après l'effort, tandis qu'un autre groupe faisait le même exercice mais mangeait des féculents (riz, pâtes ou pomme de terre) à la place. Résultat : ajouter de la viande rouge n'a pas apporté de bénéfice supplémentaire sur la qualité de vie globale par rapport aux féculents. Seule une légère différence a été observée sur le bien-être mental, en faveur du groupe féculents, sans que cela change la conclusion générale.
Résumé reformulé :
Cette analyse secondaire d'un essai contrôlé randomisé a évalué si l'ajout de viande rouge maigre cuite (160g/jour) lors des jours d'entraînement musculaire améliorait la qualité de vie liée à la santé (mesurée par le questionnaire SF-36) chez 154 personnes âgées de plus de 65 ans, comparativement à la consommation d'une portion de féculents. Les deux groupes suivaient le même programme d'exercices en résistance, trois fois par semaine, pendant six mois. Les résultats montrent qu'aucune amélioration significative de la qualité de vie globale n'a été observée dans les deux groupes, et qu'il n'y avait pas de différence notable entre eux. Seule exception : le sous-score de santé mentale s'est amélioré davantage dans le groupe féculents que dans le groupe viande rouge, une différence à la limite de la significativité statistique. Par ailleurs, la fonction physique s'est légèrement améliorée dans le groupe viande rouge par rapport à son niveau initial. Les auteurs concluent que l'ajout de viande rouge maigre à un programme d'exercice n'apporte pas de bénéfice supplémentaire mesurable sur la qualité de vie chez des personnes âgées globalement en bonne santé.
Voir l'étude originale →Revue narrative • 123 participants
Le PhIP, un cancérigène de la viande cuite, mesuré dans les cheveux : découverte d'adduits à l'ADN et liens avec des marqueurs du cancer de la prostateEurope PMC · 2022-04-21 · Guo J, Koopmeiners JS, Walmsley SJ, Villalta PW, Yao L, Murugan P, Tejpaul R, Weight CJ, Turesky RJ.
Résumé simplifié :
Cette étude s'intéresse à un composé appelé PhIP, formé quand on cuit trop la viande rouge, et soupçonné de favoriser le cancer de la prostate agressif. Les chercheurs ont mesuré ce composé dans les cheveux de patients traités pour un cancer de la prostate, un cancer de la vessie ou une hypertrophie bénigne de la prostate. Les hommes ayant les taux les plus élevés de ce composé avaient aussi des indicateurs de cancer plus préoccupants, comme un PSA plus haut ou un score de Gleason plus sévère. Les chercheurs ont aussi trouvé des traces de dommages à l'ADN liés à ce composé et au stress oxydatif dans certains tissus prostatiques. Ces résultats renforcent l'idée qu'une consommation régulière de viande rouge bien cuite pourrait jouer un rôle dans les formes agressives de ce cancer.
Résumé reformulé :
Cette recherche évalue le lien entre le PhIP, une amine hétérocyclique formée lors de la cuisson de la viande rouge, et l'agressivité du cancer de la prostate. Chez 205 patients (opérés pour cancer de la prostate, cancer de la vessie ou hypertrophie bénigne), le PhIP a été quantifié dans les cheveux comme marqueur d'exposition alimentaire. Les niveaux de PhIP étaient significativement plus élevés chez les patients présentant un PSA intermédiaire ou élevé, ainsi que chez ceux avec un score de Gleason de 7 ou plus, comparés aux profils à moindre risque. Des adduits ADN spécifiques au PhIP ont été détectés chez seulement 9,4 % des patients, tandis que des adduits liés à l'acroléine, un marqueur de stress oxydatif, étaient présents chez plus de la moitié d'entre eux, avec des profils différents selon la sévérité du cancer. Ces observations, de nature associative et non causale, soutiennent l'hypothèse selon laquelle la consommation de viande bien cuite et le stress oxydatif contribueraient au développement de formes agressives du cancer de la prostate.
Voir l'étude originale →Essai contrôlé randomisé • 77 participants
Effet de la viande rouge maigre combinée à un programme d'exercice multicomponent sur la fonction musculaire et cognitive chez les personnes âgées : un essai contrôlé randomisé de 6 moisEurope PMC · 2020-07-01 · Formica MB, Gianoudis J, Nowson CA, O'Connell SL, Milte C, Ellis KA, Daly RM.
Résumé simplifié :
Cette étude a suivi 154 personnes de plus de 65 ans pendant 6 mois, toutes pratiquant un programme d'exercices de renforcement musculaire 3 fois par semaine. Un groupe mangeait de la viande rouge maigre cuite après le sport, l'autre des féculents (riz, pâtes ou pomme de terre). Les chercheurs voulaient savoir si la viande apportait un avantage supplémentaire pour les muscles et le cerveau. Résultat : les deux groupes ont progressé de façon similaire en masse musculaire, force et concentration. La viande a légèrement mieux aidé pour les bras et la vitesse de marche, mais les féculents ont mieux favorisé la mémoire de travail. Globalement, ajouter de la viande rouge n'apporte pas de bénéfice majeur par rapport aux glucides quand on fait du sport régulièrement.
Résumé reformulé :
Dans cet essai contrôlé randomisé de 24 semaines mené en Australie, 154 adultes de plus de 65 ans vivant à domicile ont suivi un programme d'exercices en résistance trois fois par semaine. Un groupe consommait deux portions de 80 g de viande rouge maigre cuite après chaque séance, l'autre recevait l'équivalent en glucides (riz, pâtes ou pomme de terre). L'objectif était de comparer les effets sur la masse musculaire totale et des jambes, la force, la fonction exécutive, ainsi que sur des critères secondaires comme la cognition globale, la composition corporelle, la fonction physique et la tension artérielle. Aucune différence significative n'a été observée entre les groupes sur les critères principaux : les deux ont amélioré de manière comparable leur masse musculaire, leur force et leurs fonctions exécutives. Le groupe viande a néanmoins montré de meilleurs résultats pour la masse musculaire des bras, la vitesse de marche et la densité musculaire, tandis que le groupe glucides a mieux progressé en mémoire de travail à 12 et 24 semaines. Les marqueurs inflammatoires et neurotrophiques sont restés stables dans les deux groupes. Les auteurs concluent que, chez des personnes âgées en bonne santé pratiquant un exercice régulier, l'ajout de viande rouge maigre conforme aux recommandations alimentaires australiennes n'apporte pas de bénéfice supplémentaire net par rapport aux glucides sur les critères principaux étudiés.
Voir l'étude originale →Essai contrôlé randomisé • 12 participants
Réponses comparables des acides aminés post-prandiaux et des hormones digestives après consommation de steak de bœuf cuit selon différentes méthodes : un essai randomisé croiséEurope PMC · 2020-01-31 · Prodhan UK, Pundir S, Chiang VS, Milan AM, Barnett MPG, Smith GC, Markworth JF, Knowles SO, Cameron-Smith D.
Résumé simplifié :
Des chercheurs ont testé si la façon de cuire un steak de bœuf (à la poêle ou sous vide) change la manière dont notre corps digère ses protéines. Douze hommes en bonne santé ont mangé un sandwich au steak préparé selon les deux méthodes, à des jours différents. Les scientifiques ont ensuite mesuré dans leur sang les acides aminés issus de la digestion des protéines, ainsi que certaines hormones digestives. Résultat : les taux augmentaient bien après le repas, montrant que la viande était digérée, mais aucune différence notable n'est apparue entre les deux méthodes de cuisson. Autrement dit, cuire son steak à la poêle ou sous vide ne change pas grand-chose à la digestion de ses protéines.
Résumé reformulé :
Cette étude croisée randomisée a évalué l'effet de la méthode de cuisson sur la digestion des protéines de bœuf chez 12 hommes en bonne santé. Les participants ont consommé un sandwich au steak préparé soit à la poêle, soit par cuisson sous vide, avec mesure des concentrations plasmatiques d'acides aminés et d'hormones gastro-intestinales sur plusieurs heures. Après le repas, plusieurs acides aminés essentiels (leucine, isoleucine, valine, thréonine), non essentiels (glycine, alanine, tyrosine, proline) et non protéogéniques (taurine, citrulline, ornithine) ont augmenté significativement par rapport aux valeurs à jeun. De même, les hormones GIP et GLP-1 ont vu leurs concentrations croître après ingestion. Cependant, aucune différence significative n'a été observée entre les deux modes de cuisson, ni pour les acides aminés circulants ni pour les hormones digestives mesurées. Ces résultats suggèrent que, chez l'adulte sain, la digestion des protéines de bœuf et la réponse hormonale gastro-intestinale associée ne sont pas influencées par la technique de cuisson employée.
Voir l'étude originale →Essai contrôlé randomisé • 1218 participants
Réponses plasmatiques en éléments minéraux après consommation de viande rouge cuite chez des hommes jeunes en bonne santé, et effet de la méthode de cuissonEurope PMC · 2018-02-14 · Barnett MPG, Chiang VSC, Milan AM, Pundir S, Walmsley TA, Grant S, Markworth JF, Quek SY, George PM, Cameron-Smith D.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé comment notre corps absorbe certains minéraux après avoir mangé un steak de bœuf, selon qu'il soit cuit à la poêle ou sous vide. Douze jeunes hommes en bonne santé ont mangé les deux versions du repas à des jours différents, et leur sang a été analysé avant et après le repas. Résultat : le taux de fer dans le sang augmentait après le repas, tandis que le taux de zinc diminuait, quelle que soit la méthode de cuisson. Seule différence notable : la baisse du zinc était un peu moins marquée avec la cuisson sous vide qu'avec la cuisson à la poêle. Cela montre que la viande rouge influence rapidement certains minéraux dans le sang, et que la façon de la cuisiner pourrait jouer un rôle.
Résumé reformulé :
Dans cet essai croisé randomisé, douze hommes jeunes et en bonne santé ont consommé un petit-déjeuner à base de steak de bœuf (environ 270 g), préparé soit par cuisson à la poêle, soit par cuisson sous vide, à des occasions distinctes. Des prélèvements sanguins ont été effectués avant et après le repas afin de mesurer les concentrations plasmatiques de quinze éléments minéraux par spectrométrie de masse. Les chercheurs ont observé une augmentation significative du fer plasmatique et une diminution du zinc après ingestion, et ce, avec les deux modes de cuisson. Un effet potentiel de la méthode de cuisson a été identifié uniquement pour le zinc : l'aire sous la courbe postprandiale était légèrement plus faible après le repas cuit sous vide que celui cuit à la poêle. Ces résultats suggèrent que le suivi des réponses plasmatiques en éléments minéraux constitue une approche prometteuse pour étudier l'impact nutritionnel de la viande rouge, tout en soulignant la nécessité d'études complémentaires, à plus long terme et sur des populations mieux définies, pour confirmer le rôle de cet aliment comme source de minéraux essentiels.
Voir l'étude originale →Cet article est fourni à titre informatif et éducatif uniquement. Il ne constitue pas un avis médical, un diagnostic ou une recommandation de traitement, et ne remplace pas la consultation d'un professionnel de santé qualifié.