Vin (aliment moyen)
eaux et autres boissons
- kcal : 76.7
- sel g : 0.61
- fer mg : 0.47
- fibres g : 0.61
- sucres g : 0.83
- lipides g : 0.3
- sodium mg : 2.24
- calcium mg : 7.71
- glucides g : 0.96
- proteines g : 0.16
- ag satures g : 0
- magnesium mg : 9.22
- omega3 dha g : 0
- omega3 epa g : 0
- potassium mg : 101
- vitamine c mg : 1.27
- vitamine d ug : 0.061
- beta carotene ug : 22.7
Études scientifiques (11)
Essai contrôlé randomisé • 21 participants
La consommation modérée d'un vin enrichi en polyphénols atténue les altérations hépatiques associées à l'alcool chez des sujets en surpoids : un essai clinique randomiséEurope PMC · 2026-09-01 · Urquiaga I, Casaubon G, Pérez D, Sara D, Teissedre PL, Ávila F.
Résumé simplifié :
Des chercheurs ont testé un vin rouge spécial, enrichi avec des polyphénols extraits de peaux de raisin et contenant moins d'alcool, chez des adultes en surpoids ou présentant des signes de syndrome métabolique. Pendant environ six semaines, un groupe a bu ce vin enrichi, l'autre un vin classique à alcool réduit. Résultat : le vin enrichi en polyphénols a permis de réduire un marqueur du foie appelé ALAT, sans effets négatifs sur les autres paramètres hépatiques. À l'inverse, le vin classique a légèrement perturbé certains marqueurs sanguins liés au foie. Cela suggère que les polyphénols du raisin pourraient limiter certains effets négatifs de l'alcool sur le foie.
Résumé reformulé :
Cette étude clinique randomisée en double aveugle a comparé deux vins rouges à teneur réduite en alcool chez des adultes en surpoids ou présentant des composantes du syndrome métabolique : l'un enrichi en polyphénols issus de peaux de raisin non fermentées (GSPE), l'autre servant de contrôle. Après une période de sevrage alcoolique, les participants ont consommé quotidiennement l'un des deux vins pendant cinq à six semaines. Le vin enrichi en polyphénols a entraîné une baisse significative des taux sériques d'alanine aminotransférase (ALAT), un marqueur de la fonction hépatique, sans altération des autres paramètres hépatiques. En comparaison, le vin contrôle a provoqué une hausse de l'acide urique et de l'activité antioxydante totale, ainsi qu'une légère diminution de l'albumine. Ces résultats suggèrent que l'enrichissement en polyphénols pourrait atténuer certains effets délétères de l'alcool sur le foie, bien que d'autres études soient nécessaires pour confirmer ces observations sur le long terme.
Voir l'étude originale →Essai contrôlé randomisé • 32 participants
Comprendre le comportement des conducteurs après consommation de vins classiques à teneurs différentes en sulfites : enseignements d'une étude sur simulateur de conduiteEurope PMC · 2026-07-22 · Bassani M, De Paolis C, Gerbi V, Giacosa S, Hazoor A, Lioi A, Paissoni MA, Portera A, Renolfi A, Río Segade S, Rolle L, Tefa L.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé l'effet du vin rouge sur la conduite automobile, en comparant un vin avec peu de sulfites et un autre avec plus de sulfites, tout en gardant les participants sous la limite légale d'alcoolémie italienne. Trente-deux volontaires ont conduit sur un simulateur dans différents environnements (campagne, ville). Résultat : c'est surtout l'alcool qui perturbe la conduite en rase campagne. En ville, le vin plus riche en sulfites rendait les conducteurs plus prudents face aux piétons, mais paradoxalement plus risqués quand ils suivaient une autre voiture, roulant plus vite et plus près. Les effets restent limités, ce qui confirme que les limites légales actuelles semblent efficaces.
Résumé reformulé :
Cette étude en triple aveugle a exploré si la teneur en sulfites du vin rouge, au-delà de l'alcool lui-même, influence le comportement de conduite. Trente-deux participants ont réalisé trois sessions sur simulateur : à jeun, puis après consommation d'un vin faiblement (86 mg/l) ou fortement (126 mg/l) sulfité, en maintenant une alcoolémie proche de la limite légale italienne (0,5 g/l). Dans les environnements ruraux peu exigeants, seule l'alcoolémie affectait le contrôle latéral du véhicule dans les virages, sans différence liée aux sulfites. En revanche, en milieu urbain plus complexe, le vin le plus sulfité était associé à une prudence accrue lors d'interactions soudaines avec des piétons, mais aussi à un comportement plus risqué lors du suivi d'un autre véhicule (vitesse plus élevée, distance de sécurité réduite). Ces effets contrastés et peu nombreux suggèrent que les limites légales actuelles restent globalement protectrices, tout en appelant à approfondir la recherche sur le rôle spécifique des sulfites dans la conduite.
Voir l'étude originale →Essai contrôlé randomisé • 17 participants
Le vin de muscadine désalcoolisé améliore l'élasticité de la peau et les marqueurs de stress oxydatif sans modifier le microbiote intestinal chez des femmes de plus de 40 ans, dans un essai contrôlé randomiséEurope PMC · 2026-07-14 · Christman L, Mai C, Gu L.
Résumé simplifié :
Des chercheurs ont testé un vin fabriqué à partir de raisin muscadine, sans alcool, riche en polyphénols, chez 17 femmes en bonne santé. Pendant six semaines, elles ont bu 300 mL par jour de ce vin ou d'un placebo, avec une pause entre les deux périodes. Résultat : le vin désalcoolisé a amélioré l'élasticité de la peau du visage et de l'avant-bras, réduit la perte d'eau par la peau, et diminué certains marqueurs sanguins liés au vieillissement cellulaire et à l'inflammation. En revanche, il n'a eu aucun effet sur les bactéries de l'intestin. Ces résultats suggèrent un bénéfice possible pour la peau grâce aux polyphénols du raisin, sans impact sur le microbiote.
Résumé reformulé :
Cet essai croisé randomisé en simple aveugle a évalué les effets d'un vin de muscadine désalcoolisé (DMW), riche en polyphénols spécifiques, chez 17 femmes en bonne santé de plus de 40 ans. Les participantes ont consommé 300 mL par jour de DMW ou d'un placebo pendant six semaines, séparées par trois semaines de pause. Si l'érythème induit par les UVB n'a pas été modifié, le DMW a significativement réduit la perte d'eau transépidermique et amélioré l'élasticité cutanée globale du visage ainsi que celle de l'avant-bras. Sur le plan biologique, les niveaux plasmatiques de metalloprotéinase-9 (MMP-9) et des produits terminaux de glycation avancée (AGE) — deux marqueurs associés au stress oxydatif et au vieillissement des tissus — ont diminué de façon notable par rapport au placebo. En revanche, l'analyse du microbiome fécal par séquençage n'a révélé aucune modification significative de l'abondance, de la diversité ou des fonctions bactériennes intestinales. Ces résultats indiquent un effet bénéfique ciblé du DMW sur certains paramètres cutanés et de stress oxydatif, sans influence mesurable sur la flore intestinale.
Voir l'étude originale →Essai contrôlé randomisé • 23133 participants
Consommation de vin, régime méditerranéen et risque cardiovasculaire dans deux cohortes espagnolesEurope PMC · 2026-07-01 · Martínez-González MA, Bes-Rastrollo M, Sayon-Orea C, Ruiz-Canela M, Timiraos J, Toledo E, Sorlí JV, Salas-Salvado J, Gómez-Gracia E, Fiol M, Shröeder H, Lapetra J, Serra-Majem L, Pintó X, Barbería-Latasa M, Ros E, Babio N, Ortega C, de la Torre R, Lamuela-Raventos RM, Estruch R.
Résumé simplifié :
Cette étude s'est intéressée au vin, un élément parfois discuté du régime méditerranéen, et à son lien avec les maladies cardiovasculaires et la mortalité. En analysant deux grandes cohortes espagnoles (PREDIMED et SUN), les chercheurs ont observé que les personnes suivant bien le régime méditerranéen, en incluant une consommation modérée de vin, semblaient avoir un risque plus faible de décès et de problèmes cardiaques que celles qui ne buvaient pas de vin. Cependant, ce bénéfice disparaissait chez les gros buveurs, et certains résultats statistiques restaient fragiles. Les auteurs appellent donc à interpréter ces résultats avec prudence, sans en tirer de conclusion définitive.
Résumé reformulé :
Cette recherche a examiné, à partir de deux cohortes espagnoles (l'essai PREDIMED, 7447 participants à haut risque cardiovasculaire, suivi jusqu'à 17 ans, et la cohorte SUN, plus jeune, 23133 participants suivis 22 ans), le rôle spécifique du vin au sein du régime méditerranéen sur le risque de maladies cardiovasculaires et de mortalité toutes causes. Dans PREDIMED, une bonne adhésion au régime méditerranéen incluant la consommation de vin (jusqu'à sept verres par semaine) était associée à une réduction plus marquée du risque cardiovasculaire et de mortalité que lorsque le vin était exclu du score alimentaire. Toutefois, ce bénéfice n'était plus observé au-delà de trois verres par jour, et certaines analyses plus robustes, notamment celles limitant le biais lié aux non-buveurs, n'atteignaient pas la significativité statistique. Dans la cohorte SUN, aucune association significative n'a été retrouvée avec les maladies cardiovasculaires, mais une tendance similaire apparaissait pour la mortalité. En combinant les deux cohortes, la consommation de vin dans le cadre du régime méditerranéen restait associée à une mortalité plus faible, bien que les auteurs insistent sur la nécessité d'interpréter ces résultats avec prudence en raison de plusieurs incohérences statistiques.
Voir l'étude originale →Revue narrative
Présence d'acide trifluoroacétique dans le vin et sa pertinence pour l'exposition alimentaire et la santé humaine : une revue narrativeEurope PMC · 2026-05-22 · Moscato A, Rapisarda P, Ferrante M, Fiore M.
Résumé simplifié :
Cette étude s'intéresse à une substance chimique appelée acide trifluoroacétique (TFA), qui provient de la dégradation de composés fluorés présents dans l'environnement. On la retrouve de plus en plus dans les sols, l'eau et certaines plantes, dont la vigne. Résultat : le vin contient aujourd'hui bien plus de TFA qu'avant les années 1970, avec des niveaux qui ont nettement augmenté ces dernières décennies. Pour les personnes qui boivent du vin régulièrement, cela pourrait représenter une part importante de leur exposition alimentaire totale à cette substance. Les chercheurs soulignent que si la toxicité à court terme semble faible, on manque encore de données sur les effets d'une exposition prolongée, et aucune limite réglementaire n'existe actuellement.
Résumé reformulé :
Cette revue narrative fait le point sur la présence de l'acide trifluoroacétique (TFA), un composé perfluoré à chaîne ultracourte, dans le vin. Issu de la dégradation de substances fluorées d'origine environnementale, le TFA s'accumule dans les sols et l'eau d'irrigation avant d'être absorbé par les plantes, dont la vigne. En croisant des données de PubMed, Scopus et de rapports européens, les auteurs montrent que les concentrations de TFA dans le vin, quasi nulles avant les années 1970, ont fortement augmenté depuis, atteignant aujourd'hui des dizaines à plusieurs centaines de µg/L malgré des défis analytiques persistants. Les estimations suggèrent que le vin pourrait constituer une source alimentaire notable de TFA chez les consommateurs réguliers. Si les données toxicologiques disponibles indiquent une faible toxicité aiguë, des incertitudes demeurent quant aux effets d'une exposition chronique, et aucune réglementation spécifique n'encadre encore ce composé dans les aliments ou boissons.
Voir l'étude originale →Revue narrative
Le parcours des amines biogènes dans les boissons alcoolisées : le cas du vinEurope PMC · 2026-04-22 · Esposito L, Piva A, Mastrocola D, Martuscelli M.
Résumé simplifié :
Cette étude explique ce que sont les amines biogènes, des substances produites par certains micro-organismes présents dans le vin, notamment lors de la fermentation. Parmi elles, l'histamine, la tyramine et la putrescine peuvent s'accumuler et présenter des risques pour la santé de certaines personnes sensibles, comme des maux de tête ou des réactions allergiques. Contrairement au poisson, il n'existe pas encore de limite légale européenne pour ces substances dans le vin. Les auteurs soulignent l'importance de bonnes pratiques d'hygiène pendant la production pour limiter leur présence, et proposent de considérer ces amines non seulement comme un risque, mais aussi comme un indicateur utile de la qualité du vin.
Résumé reformulé :
Cette revue examine la présence des amines biogènes (BAs) dans le vin, en particulier l'histamine, la tyramine et la putrescine, produites par l'activité de certains micro-organismes lors de la fermentation, notamment la fermentation malolactique. Ces composés, bien que reconnus pour leur toxicité potentielle chez les consommateurs sensibles, ne font l'objet d'aucune réglementation européenne spécifique pour le vin, contrairement à certains produits de la pêche où l'histamine est encadrée. Les auteurs mettent en avant le rôle des bonnes pratiques d'hygiène et de fabrication tout au long de la chaîne de production pour maîtriser les niveaux de BAs. Ils suggèrent également un changement de perspective : ces amines pourraient être utilisées non seulement comme marqueurs de risque sanitaire, mais aussi comme indicateurs de la qualité globale du vin, offrant ainsi une piste pour mieux informer et protéger les consommateurs.
Voir l'étude originale →Essai contrôlé randomisé • 10 participants
Du verre au plasma : signatures phénoliques in vivo et voies métaboliques après consommation aiguë de vin rouge et de vin blancEurope PMC · 2026-04-19 · Lekka P, Zoi AM, Briscik M, Panara A, Déjean S, Gikas E, Thomaidis N, Fragopoulou E, Dasenaki M.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé chez 10 hommes en bonne santé ce qui se passe dans le sang après avoir bu du vin rouge, du vin blanc, de l’alcool pur ou de l’eau, en accompagnement d’un repas. Les chercheurs ont suivi pendant 6 heures les composés issus des polyphénols du vin dans le plasma sanguin. Résultat : les deux vins provoquent une réponse en deux temps, avec d’abord certains composés puis d’autres plus tard, liés à la digestion par les bactéries intestinales. Le vin rouge entraîne des changements plus nombreux et plus durables que le vin blanc, avec des composés spécifiques différents selon le type de vin.
Résumé reformulé :
Dans cet essai croisé randomisé et contrôlé, 10 hommes sains ont consommé un repas standardisé accompagné soit de vin rouge (Cabernet Sauvignon), soit de vin blanc (Robola), soit d’une solution d’éthanol équivalente, soit d’eau, avec des prélèvements sanguins répétés sur 6 heures. Grâce à une analyse fine par spectrométrie de masse ciblant 124 composés phénoliques et leurs métabolites, les chercheurs ont identifié 31 métabolites discriminants permettant de distinguer les effets liés à l’alcool de ceux propres au vin. Les deux vins induisent une réponse biphasique, avec une première vague de composés sulfatés/glucuronidés puis une seconde vague liée au métabolisme microbien intestinal. Le vin rouge génère une empreinte métabolique plus large et plus persistante, dominée par des dérivés de la dégradation des flavan-3-ols, tandis que le vin blanc produit une réponse plus restreinte centrée sur des dérivés d’acides hydroxycinnamiques. Ces résultats suggèrent des voies de biotransformation distinctes entre vin rouge et vin blanc, sans toutefois permettre de conclure à un quelconque bénéfice ou risque pour la santé, l’étude étant purement descriptive et menée sur un petit échantillon.
Voir l'étude originale →Essai contrôlé randomisé • 75 participants
Remettre en question la composante « vin » dans les scores de régime méditerranéen : effets sur la cognition chez des adultes portugais à haut risque de démenceEurope PMC · 2025-11-15 · Mesquita A, Sousa D, Padrão P, Costa AR, Moreira P.
Résumé simplifié :
Cette étude portugaise s'est demandé si compter la consommation quotidienne de vin comme un point positif dans les scores de régime méditerranéen était vraiment justifié. Les chercheurs ont comparé, chez 75 personnes de 55 à 85 ans à risque accru de démence, deux façons de calculer l'adhésion au régime méditerranéen : la méthode classique, qui valorise le vin, et une méthode inversée, qui le pénalise. Résultat : la version qui pénalise le vin était liée à de meilleures performances cognitives, alors que la version classique ne montrait aucun lien. Cela suggère que le vin ne devrait peut-être pas être considéré comme bénéfique dans ces outils d'évaluation alimentaire.
Résumé reformulé :
Le régime méditerranéen est traditionnellement associé à une meilleure santé cognitive, mais l'outil de mesure le plus utilisé, le MEDAS, comptabilise la consommation quotidienne de vin comme un critère favorable, ce qui pourrait biaiser les résultats. Dans cette étude portant sur 75 adultes portugais âgés de 55 à 85 ans, à risque élevé de démence, les chercheurs ont comparé le score MEDAS original à une version modifiée où l'item vin est inversé (considéré comme défavorable). Après ajustement pour l'âge, le sexe, l'IMC, l'éducation et l'activité physique, seule la version inversée était associée positivement aux performances au MMSE, avec une tendance similaire pour le MoCA, tandis qu'aucun lien n'apparaissait avec le score classique. Ces résultats, obtenus sur un échantillon limité, incitent à repenser la manière dont le vin est intégré dans les indices d'adhésion au régime méditerranéen utilisés en recherche sur la cognition.
Voir l'étude originale →Méta-analyse
Les effets de la consommation de vin sur le syndrome métabolique : revue systématique et méta-analyse d'essais cliniquesEurope PMC · 2025-11-01 · Lucerón-Lucas-Torres M, Guzmán-Pavón MJ, Ruiz-Grao MC, di Lorenzo C, Lorenzo-García P, Cavero-Redondo I, Álvarez-Bueno C.
Résumé simplifié :
Cette étude a rassemblé les résultats de 18 recherches pour savoir si boire du vin modifie certains indicateurs de santé comme la glycémie, l'insuline, la tension artérielle ou le poids corporel. Globalement, les chercheurs n'ont pas trouvé de preuve claire que le vin améliore ces paramètres liés au syndrome métabolique. Seule une légère baisse de la tension artérielle systolique est apparue dans certaines études, ainsi qu'un effet possible sur l'insuline dans les essais les plus rigoureux. Les auteurs concluent qu'il n'y a pas assez de preuves pour affirmer que le vin protège contre le syndrome métabolique, et que le type de vin et les quantités bues devraient être mieux étudiés à l'avenir.
Résumé reformulé :
Cette revue systématique et méta-analyse a examiné 18 études cliniques afin d'évaluer l'impact de la consommation de vin sur cinq marqueurs du syndrome métabolique : glycémie, insulinémie, pression artérielle systolique et diastolique, et indice de masse corporelle (IMC). Les analyses distinguent les études « avant-après » des essais randomisés/croisés, méthodologiquement plus robustes. Dans les études avant-après, seule la pression systolique a montré une baisse statistiquement significative, tandis qu'aucun effet notable n'a été observé sur la glycémie, l'insuline, la pression diastolique ou l'IMC. Dans les essais randomisés, seule une tendance concernant l'insuline s'est dégagée, sans atteindre une significativité franche pour les autres paramètres. Les auteurs soulignent l'absence d'effet global cohérent du vin sur ces marqueurs cardiométaboliques et recommandent que les futures recherches prennent en compte le type de vin consommé ainsi que les quantités ingérées pour mieux cerner d'éventuels effets.
Voir l'étude originale →Méta-analyse
Consommation de vin et risque de cancer du poumon : une revue systématique et méta-analyseEurope PMC · 2025-04-10 · Bertola C, Gobbetti C, Baccarini G, Fabiani R.
Résumé simplifié :
Cette étude a rassemblé plusieurs recherches pour savoir si boire du vin augmente ou diminue le risque de cancer du poumon. Les chercheurs ont comparé les gros buveurs de vin aux personnes qui en boivent très rarement. Globalement, ils n'ont trouvé aucun lien clair entre la consommation de vin et le risque de développer ce cancer. Chez les fumeurs, une réduction du risque a été observée, mais cet effet a disparu lorsque les données ont été analysées différemment selon le type d'étude. Les auteurs concluent qu'il n'y a pas de preuve solide que le vin protège ou augmente le risque de cancer du poumon, et que davantage de recherches sont nécessaires, surtout chez les non-fumeurs.
Résumé reformulé :
Cette méta-analyse a examiné la relation entre la consommation de vin et le risque de cancer du poumon, en tenant compte du fait que l'alcool est classé comme cancérigène tandis que le vin contient des polyphénols aux effets potentiellement bénéfiques. En combinant les données de plusieurs études via un modèle à effets aléatoires, les auteurs ont comparé les consommateurs importants aux buveurs occasionnels. L'analyse globale a montré une réduction non significative de 11% du risque (OR = 0,89 ; IC 95% : 0,77-1,03). Chez les fumeurs, une réduction significative de 22% a été observée (OR = 0,78 ; IC 95% : 0,62-0,97), mais cet effet disparaissait lorsque les études étaient analysées séparément selon leur type (cas-témoins vs cohorte). Les chercheurs concluent qu'aucune association fiable, protectrice ou délétère, n'a pu être établie entre consommation de vin et cancer du poumon, et appellent à des études complémentaires, notamment chez les non-fumeurs.
Voir l'étude originale →Méta-analyse
Association entre la consommation de vin et la migraine : revue systématique et méta-analyse d'études transversalesEurope PMC · 2025-01-01 · Lucerón-Lucas-Torres M, Ruiz-Grao MC, Pascual-Morena C, Priego-Jiménez S, López-González M, Álvarez-Bueno C.
Résumé simplifié :
Le vin, surtout le vin rouge, est souvent accusé de déclencher des migraines. Des chercheurs ont rassemblé les résultats de plusieurs études pour vérifier si ce lien est réel. Ils ont analysé cinq études, dont quatre ont pu être combinées mathématiquement. Résultat : aucune preuve claire n'a été trouvée montrant que boire du vin augmente ou diminue le risque de migraine. Les données disponibles restent trop limitées et de qualité moyenne pour tirer une conclusion solide. Il faudrait donc davantage de recherches, mieux conçues, avant de pouvoir affirmer que le vin est vraiment responsable des migraines chez certaines personnes.
Résumé reformulé :
Cette revue systématique avec méta-analyse a cherché à quantifier le lien entre consommation de vin et migraine, une association souvent évoquée notamment pour le vin rouge. En combinant les données de quatre études transversales sur les cinq incluses, les auteurs ont calculé un rapport de cotes combiné de 0,63 (intervalle de confiance à 95 % : 0,36-1,09), un résultat statistiquement non significatif. L'évaluation du risque de biais a révélé un niveau modéré pour l'ensemble des études sélectionnées. Les auteurs concluent qu'il n'existe actuellement aucune preuve convaincante permettant d'affirmer que la consommation de vin augmente ou réduit le risque de migraine, soulignant la nécessité d'études supplémentaires, idéalement longitudinales et mieux contrôlées, pour clarifier cette relation souvent supposée dans la pratique clinique.
Voir l'étude originale →Cet article est fourni à titre informatif et éducatif uniquement. Il ne constitue pas un avis médical, un diagnostic ou une recommandation de traitement, et ne remplace pas la consultation d'un professionnel de santé qualifié.