Wakamé atlantique (Alaria esculenta)
Alaria esculenta
aides culinaires et ingrédients divers
Algue brune des eaux froides de l'Atlantique Nord, poussant sur les côtes rocheuses en zone intertidale. Se présente sous forme de longues frondes ondulées, séchées ou déshydratées en lamelles, puis réhydratées avant consommation. S'utilise dans les salades, bouillons et plats mijotés, à la façon des algues asiatiques comme le wakamé du Pacifique.
- kcal : 201
- sel g : 9.13
- fer mg : 44.6
- fibres g : 42.9
- sucres g : 0.04
- lipides g : 1.5
- sodium mg : 3650
- calcium mg : 771
- glucides g : 13.3
- proteines g : 12.2
- ag satures g : 0.31
- magnesium mg : 931
- potassium mg : 4310
- vitamine c mg : 65
- vitamine e mg : 3.1
- vitamine b9 ug : 429
- beta carotene ug : 9600
Études scientifiques (7)
Carte des preuves
- Niveau 2 · essais randomisés : 3 (43 %)
- Niveau 3 · cohortes, petits essais : 1 (14 %)
- Niveau 4 · études transversales, cas : 3 (43 %)
Nombre d'études par problème de santé et par niveau de preuve. Cliquez sur un nombre pour afficher ces études dans la liste ci-dessous, ou sur le nom d'un problème pour voir toutes les études qui le concernent sur le site. Une même étude peut concerner plusieurs problèmes de santé.
| Problème de santé | Total | Niv. 1 | Niv. 2 | Niv. 3 | Niv. 4 | Niv. 5 |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Thyroïde | 4 | · | · | 1 | 3 | · |
| Cholestérol et lipides sanguins | 2 | · | 2 | · | · | · |
| Diabète de type 2 | 1 | · | · | · | 1 | · |
| Symptômes de la ménopause | 1 | · | 1 | · | · | · |
| Obésité et poids | 1 | · | 1 | · | · | · |
| Syndrome métabolique et résistance à l'insuline | 1 | · | 1 | · | · | · |
| Cancer du sein | 1 | · | 1 | · | · | · |
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Europe PMC · 2020-11-13 · Aakre I, Tveito Evensen L, Kjellevold M, Dahl L, Henjum S, Alexander J, Madsen L, Markhus MW.
Résumé simplifié :
Cette étude norvégienne a suivi 44 personnes qui mangent régulièrement des algues comme le wakamé atlantique, le kombu ou le dulse. Les chercheurs ont mesuré la quantité d'iode dans leurs urines ainsi que leur fonction thyroïdienne. Résultat : le taux d'iode était très élevé, bien au-dessus des recommandations, principalement à cause des algues consommées. Les hormones thyroïdiennes restaient dans les valeurs normales mais étaient plus hautes que chez d'autres groupes de population. Les étiquettes des produits ne précisaient souvent pas la teneur en iode. Les auteurs concluent que manger des algues régulièrement peut entraîner un excès d'iode, et que les consommateurs devraient en être informés.
Résumé reformulé :
Cette étude observationnelle a évalué le statut iodé et la fonction thyroïdienne de 44 consommateurs habituels de macroalgues en Norvège, dont le wakamé atlantique (Alaria esculenta), le kombu, le dulse et le nori. Deux échantillons d'urine par participant ont permis de mesurer la concentration urinaire d'iode, tandis qu'un sous-groupe de 19 personnes a bénéficié d'un bilan thyroïdien (TSH, fT4, fT3, anticorps anti-peroxydase). La concentration médiane d'iode urinaire atteignait 1200 µg/L, très supérieure aux apports recommandés, l'apport alimentaire hors algues restant modeste (110 µg/jour en médiane). La TSH demeurait dans les normes mais était plus élevée que dans des populations comparables ne consommant pas d'algues. Un tiers des participants consommait des algues quotidiennement, et l'étiquetage de la teneur en iode faisait souvent défaut sur les produits. Les auteurs concluent que l'intégration régulière d'algues dans l'alimentation peut entraîner un statut iodé excessif et appellent à une meilleure information des consommateurs sur ce risque.
Europe PMC · 2020-07-01 · Izaola O, Primo D, Rico Bargués D, Martín-Diana AB, Martínez Villaluenga C, Miranda J, de Luis Román DA.
Résumé simplifié :
Des chercheurs ont testé auprès de 40 personnes obèses souffrant de syndrome métabolique deux types d'en-cas pendant 8 semaines : l'un enrichi en algue wakamé et en caroube, l'autre classique. Résultat : les personnes ayant mangé l'en-cas enrichi ont vu baisser leur taux de cholestérol total, leur mauvais cholestérol (LDL) et leur résistine, une hormone liée à la résistance à l'insuline. En revanche, aucun changement notable n'a été observé sur le poids, la sensation de satiété ou la quantité de nourriture consommée ensuite. Cette étude suggère qu'un en-cas enrichi en algue et en caroube pourrait aider à améliorer certains marqueurs du cholestérol, sans effet sur la perte de poids.
Résumé reformulé :
Cet essai clinique randomisé en double aveugle a comparé, chez 40 patients obèses présentant un syndrome métabolique, les effets d'un en-cas enrichi en wakamé (Undaria pinnatifida) et en caroube à ceux d'un en-cas témoin, consommés pendant 8 semaines. Les paramètres anthropométriques (poids, tour de taille, etc.) n'ont pas différé entre les deux groupes. En revanche, le groupe ayant consommé l'en-cas enrichi a présenté une baisse significative du LDL-cholestérol (-7,4 %), du cholestérol total (-5,8 %) et du taux de résistine (-15,9 %) par rapport au groupe témoin. La sensation de satiété après un repas test a augmenté de façon similaire dans les deux groupes, sans différence liée à l'en-cas enrichi, et aucun effet sur la consommation alimentaire ultérieure n'a été relevé. Les auteurs concluent que cet en-cas à base de wakamé et de caroube peut améliorer certains marqueurs lipidiques et inflammatoires, sans influencer la satiété ni les paramètres corporels.
Europe PMC · 2019-08-06 · van den Driessche JJ, Plat J, Konings MCJM, Mensink RP.
Résumé simplifié :
Des chercheurs ont testé si manger de la spiruline ou du wakamé (une algue) pouvait aider à réduire le cholestérol chez des adultes en bonne santé. Pendant 17 jours, 35 participants ont consommé chaque jour environ 5 grammes de spiruline, de wakamé ou un placebo, avec des pauses entre chaque phase. Les chercheurs ont mesuré plusieurs marqueurs sanguins liés au cholestérol, ainsi que la tension artérielle et la glycémie. Résultat : ni la spiruline ni le wakamé n'ont eu d'effet notable sur ces marqueurs par rapport au placebo. Cette étude suggère donc que, chez des personnes qui n'ont pas de cholestérol élevé, consommer ces algues sur une courte période ne change rien aux taux de lipides sanguins.
Résumé reformulé :
Cette étude clinique randomisée a évalué l'hypothèse selon laquelle la spiruline (Arthrospira platensis/maxima) et le wakamé (Undaria pinnatifida) pourraient diminuer le LDL-cholestérol en inhibant l'absorption intestinale du cholestérol, un mécanisme jusque-là jamais testé chez l'humain. Trente-cinq hommes et femmes sans hypercholestérolémie ont consommé, dans un ordre aléatoire, 4,8 g par jour de spiruline, de wakamé ou un placebo pendant 17 jours, avec des périodes de wash-out de 14 jours entre chaque phase. Les chercheurs ont mesuré des marqueurs sériques spécifiques de l'absorption du cholestérol (campestérol, sitostérol, cholestanol standardisés) et de sa synthèse (lathostérol), ainsi que les lipides sanguins classiques, la glycémie et la tension artérielle. Aucune différence significative n'a été observée pour ces paramètres entre les groupes spiruline, wakamé et placebo. Les auteurs concluent que, dans cette population sans hypercholestérolémie et sur cette durée limitée, ni la spiruline ni le wakamé ne modifient l'absorption ou la synthèse du cholestérol, ni les paramètres lipidiques, glycémiques ou tensionnels.
Europe PMC · 2011-06-28 · Teas J, Irhimeh MR, Druker S, Hurley TG, Hébert JR, Savarese TM, Kurzer MS.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé chez 30 femmes ménopausées américaines l'effet du soja et d'une algue appelée Alaria esculenta sur une hormone appelée IGF-1, dont des taux élevés sont liés à un risque accru de cancer du sein après la ménopause. Les chercheurs ont observé que consommer du soja augmentait nettement les taux d'IGF-1. Mais lorsque les participantes prenaient en même temps des capsules d'algue, cette hausse était réduite d'environ 40 %. Cela suggère que l'algue pourrait atténuer un effet indésirable du soja sur cette hormone, bien que d'autres recherches soient nécessaires pour confirmer ce résultat et comprendre son importance sur la santé à long terme.
Résumé reformulé :
Dans cet essai clinique croisé, randomisé et en double aveugle, 30 femmes ménopausées en bonne santé ont reçu pendant 14 semaines soit un placebo, soit des capsules d'algue Alaria esculenta (5 g/jour), avec ajout d'une poudre de protéines de soja riche en isoflavones lors de la dernière semaine de chaque période. Les résultats montrent que le soja seul augmente significativement les concentrations sériques d'IGF-1 par rapport au placebo (21,2 contre 16,9 nmol/L). Cependant, l'association simultanée d'algue et de soja réduit cette augmentation d'environ 40 % (19,4 nmol/L). Ces données suggèrent que la consommation conjointe d'algues pourrait moduler l'impact du soja sur l'IGF-1, une hormone associée au risque de cancer du sein postménopausique, sans toutefois établir de lien de causalité direct avec la prévention de cette maladie.
Motif : essai de 25 participants
Europe PMC · 2007-03-01 · Teas J, Braverman LE, Kurzer MS, Pino S, Hurley TG, Hebert JR.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé l'effet de deux aliments courants en Asie, les algues et le soja, sur la thyroïde de 25 femmes ménopausées américaines en bonne santé. Pendant 7 semaines, les participantes ont pris soit des gélules d'algue (Alaria esculenta) riches en iode, soit un placebo, puis, lors de la dernière semaine, une poudre de protéines de soja. Résultat : la consommation d'algues a augmenté légèrement le taux d'iode dans les urines et une hormone thyroïdienne appelée TSH, ce qui reflète un changement discret du fonctionnement de la thyroïde. En revanche, le soja n'a eu aucun effet mesurable sur la thyroïde dans cette étude.
Résumé reformulé :
Dans cet essai randomisé, en double aveugle et avec permutation des traitements (crossover), 25 femmes ménopausées en bonne santé ont reçu quotidiennement, pendant 7 semaines, soit un placebo, soit des gélules d'algue Alaria esculenta apportant 475 microgrammes d'iode par jour. Lors de la dernière semaine de chaque période, elles recevaient aussi un supplément de protéines de soja isolées. Les chercheurs ont mesuré l'iode urinaire ainsi que plusieurs hormones thyroïdiennes avant et après chaque intervention. La supplémentation en algues a entraîné une hausse significative de l'iode urinaire et de la TSH sérique, suggérant une légère modification de la régulation thyroïdienne, sans toutefois indiquer de dysfonctionnement clinique. Le soja, quant à lui, n'a provoqué aucune variation notable des marqueurs thyroïdiens étudiés, ce qui nuance l'idée d'un effet goitrogène marqué chez des sujets en bonne santé et sans carence iodée préalable.
Europe PMC · 2005-08-19 · Moriyama K, Kanamoto N, Hataya Y, Nanbu T, Hosoda K, Arai H, Nakao K.
Résumé simplifié :
Ce cas clinique décrit une femme de 71 ans diabétique qui a développé une hypothyroïdie après avoir mangé de très grandes quantités d'algue wakamé (entre 100 et 200 g de poids sec) chaque matin pendant quinze semaines. Les médecins ont repéré le problème grâce à une différence inhabituelle entre deux marqueurs du diabète, l'albumine glyquée et l'hémoglobine glyquée. La patiente n'avait pourtant aucun symptôme classique de la thyroïde. Après l'arrêt de la consommation de wakamé, sa fonction thyroïdienne et ses marqueurs sanguins sont redevenus normaux en trois mois, confirmant le lien avec cette algue.
Résumé reformulé :
Ce rapport de cas clinique rapporte le développement d'une hypothyroïdie chez une patiente diabétique de type 2 de 71 ans, attribuée à une surconsommation de wakamé cuit (100 à 200 g de poids sec par jour) pendant quinze semaines. Aucun anticorps thyroïdien n'était détecté et la patiente ne présentait pas de symptômes typiques d'hypothyroïdie. L'anomalie a été repérée par une discordance entre l'albumine glyquée (26,9 %, élevée) et l'hémoglobine glyquée (normale, inférieure à 5,6 %), deux marqueurs habituellement corrélés du contrôle glycémique. L'arrêt de la consommation de wakamé a permis un retour à la normale de la fonction thyroïdienne et un rééquilibrage du ratio entre ces deux marqueurs en trois mois. Les auteurs suggèrent que ce ratio pourrait servir d'indicateur utile pour détecter des complications chez les patients diabétiques dont l'état physiologique change, notamment en lien avec une consommation excessive d'algues riches en iode.
Europe PMC · 1984-01-01 · Yamaguchi K, Fukushima H, Uzawa H, Iseki T, Shiroozu A, Inoue K.
Résumé simplifié :
Cette étude décrit le cas d'une femme de 47 ans ayant développé une hypothyroïdie sévère (fatigue, constipation, peau sèche, troubles du cœur) après avoir mangé pendant des années de grandes quantités d'algues, notamment du kombu et du wakamé. Ces algues sont très riches en iode, et un excès d'iode peut bloquer le fonctionnement de la thyroïde. En arrêtant les algues, sa thyroïde s'est progressivement rétablie en quelques mois. Plusieurs années plus tard, son corps supportait à nouveau de fortes doses d'iode sans problème, montrant que le mécanisme naturel de protection de la thyroïde s'était réparé avec le temps.
Résumé reformulé :
Ce cas clinique rapporte une hypothyroïdie avec myxœdème chez une femme de 47 ans consommant quotidiennement de grandes quantités d'algues riches en iode (plus de 50 g de kombu depuis plus de 5 ans et au moins 1 g de wakamé pendant 6 mois). Les analyses montraient une TSH très élevée et des hormones thyroïdiennes basses, sans anticorps anti-thyroïdiens, évoquant un trouble fonctionnel induit par l'iode plutôt qu'une maladie auto-immune. L'arrêt des algues a permis une normalisation progressive de la fonction thyroïdienne en quelques mois. Une réintroduction précoce d'iode a provoqué une rechute et des troubles du rythme cardiaque, alors qu'une administration réalisée plus de trois ans après l'arrêt des algues n'a eu aucun effet notable, suggérant que le mécanisme physiologique d'échappement à l'excès d'iode (effet Wolff-Chaikoff) s'était restauré avec le temps.
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