Aspartame
produits sucrés
Études scientifiques (4)
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Abaissé : L'association sucralose/cancer du sein prémenopause repose sur seulement 38 cas avec un IC très large (1.44-24.20), jugée exploratoire par les auteurs eux-mêmes
Europe PMC · 2026-09-09 · Bonaccio M, Di Castelnuovo A, Costanzo S, Martinez CF, Ruggiero E, Panzera T, Esposito S, De Curtis A, Magnacca S, Troisi J, Cerletti C, Donati MB, de Gaetano G, Iacoviello L.
Résumé simplifié :
Des chercheurs ont mesuré, dans les urines de plus de 1 200 femmes italiennes, la présence de six édulcorants artificiels courants (comme la saccharine, l'aspartame ou le sucralose). Ils ont ensuite comparé ces mesures entre des femmes ayant développé un cancer du sein et les autres. Résultat global : aucun lien n'a été trouvé entre la quantité d'édulcorants détectée dans les urines et le risque de cancer du sein. Seule exception : chez les femmes non ménopausées, la présence de sucralose était associée à un risque plus élevé, mais ce résultat repose sur très peu de cas et doit être confirmé par d'autres études avant d'être considéré comme fiable.
Résumé reformulé :
Cette étude cas-cohorte, menée au sein de la cohorte italienne Moli-sani, a innové en mesurant objectivement six édulcorants non nutritifs (aspartame, acésulfame, saccharine, sucralose, cyclamate, glycosides de stéviol) dans les urines de 988 femmes d'âge moyen, plutôt que de se baser sur des déclarations alimentaires comme le font habituellement les études sur le sujet. Parmi elles, 272 ont développé un cancer du sein au cours du suivi. La saccharine était l'édulcorant le plus fréquemment détecté. Globalement, ni les édulcorants pris individuellement ni leur score cumulé n'étaient associés à un risque accru de cancer du sein. Toutefois, une association notable a été observée entre la présence de sucralose et le cancer du sein chez les femmes préménopausées (risque multiplié par environ 6), mais cette estimation, fondée sur seulement 38 cas, reste statistiquement imprécise. Les auteurs soulignent que ce résultat est exploratoire et nécessite d'être reproduit par d'autres recherches avant toute conclusion définitive.
Voir l'étude originale →Europe PMC · 2026-08-03 · Krost KM, Eichner G, Fasshauer M, Eise NJ.
Résumé simplifié :
Cette grande étude britannique a suivi plus de 100 000 personnes sans hypertension pendant environ 10 ans pour voir si certains ingrédients typiques des aliments ultra-transformés augmentaient le risque de développer de l'hypertension. Les chercheurs ont analysé des catégories d'additifs comme les arômes, les colorants et les édulcorants. Parmi les édulcorants étudiés individuellement, le sucralose faisait partie de plusieurs substances (avec l'aspartame, la saccharine, l'acésulfame et d'autres) dont la consommation plus importante était associée à un risque plus élevé d'hypertension. Il s'agit d'une association observée, pas d'une preuve que le sucralose cause directement l'hypertension.
Résumé reformulé :
Cette étude de cohorte prospective, menée sur plus de 101 000 participants de la UK Biobank initialement non hypertendus, a examiné le lien entre des marqueurs spécifiques de transformation alimentaire et le risque de développer une hypertension artérielle, sur un suivi médian de 10,5 ans. Les chercheurs ont identifié 37 marqueurs d'ultra-transformation regroupés en neuf catégories, dont les édulcorants. Parmi les substances étudiées individuellement, le sucralose figure parmi plusieurs édulcorants (avec l'acésulfame, l'aspartame, l'érythritol, la saccharine et le xylitol) dont une consommation alimentaire plus élevée était significativement associée à un risque accru d'hypertension incidente. Ces résultats restent de nature observationnelle et ne permettent pas d'établir un lien de causalité direct ; les auteurs soulignent la nécessité d'études mécanistiques complémentaires pour mieux comprendre le rôle spécifique de ces édulcorants dans le développement de l'hypertension.
Voir l'étude originale →Europe PMC · 2026-07-17 · Utami FA, Huang SY, Liu YH, Hsu JW, Mazariegos JRR, Nguyen NN, Huang SW, Weng CM, Chuang HC, Huang CH, Tsai WL, Chen YC.
Résumé simplifié :
Cette étude s’est penchée sur le lien entre la consommation d’aspartame (un édulcorant artificiel) et l’asthme. Chez plus de 1000 adolescents taïwanais, une faible consommation d’aspartame était associée à un risque plus élevé d’asthme par rapport à une consommation nulle. En parallèle, des expériences chez des souris sensibilisées aux acariens ont montré que l’aspartame pouvait aggraver l’inflammation des voies respiratoires, modifier le microbiote intestinal et perturber certains acides gras bénéfiques. Ces résultats suggèrent un possible rôle de l’aspartame dans l’aggravation des symptômes asthmatiques, mais il s’agit surtout d’une association chez l’humain, pas d’une preuve de cause à effet.
Résumé reformulé :
Cette recherche combine une étude observationnelle chez l’humain et des expériences animales pour explorer la relation entre consommation d’aspartame et asthme. Chez 1021 adolescents participant à une cohorte taïwanaise, une consommation faible d’aspartame (par rapport à une consommation nulle) était associée à une probabilité plus élevée d’asthme (odds ratio environ 2,85), un résultat statistiquement significatif mais basé sur des données déclaratives et une association, non une causalité directe. Les expériences complémentaires chez des souris exposées à l’aspartame par voie orale ont montré une augmentation des IgE sériques, une inflammation des voies aériennes plus marquée, une hyperplasie des cellules à mucus, une infiltration d’éosinophiles et des altérations du microbiome intestinal, notamment une réduction de la diversité microbienne et de certains acides gras à chaîne courte. Les auteurs concluent que l’aspartame pourrait exacerber les mécanismes immunitaires et inflammatoires impliqués dans l’asthme, tout en soulignant que les données humaines reposent sur une association statistique nécessitant confirmation par d’autres études.
Voir l'étude originale →Synthèses non systématiques ou centrées sur des mécanismes biologiques : utiles pour comprendre un domaine, mais sans nouvelles données mesurées chez l'humain.
Cet article est fourni à titre informatif et éducatif uniquement. Il ne constitue pas un avis médical, un diagnostic ou une recommandation de traitement, et ne remplace pas la consultation d'un professionnel de santé qualifié.