Café, moulu
eaux et autres boissons
📖 Lire l'article complet : Le café : que dit vraiment la science ?- kcal : 341
- sel g : 0.097
- fer mg : 9.26
- fibres g : 39.7
- lipides g : 13.9
- sodium mg : 38.8
- calcium mg : 116
- glucides g : 20.3
- proteines g : 13.9
- magnesium mg : 212
- omega3 dha g : 0
- omega3 epa g : 0
- potassium mg : 2050
- vitamine c mg : 0
- vitamine d ug : 0
- vitamine b9 ug : 22
- vitamine b12 ug : 0
Études scientifiques (10)
Méta-analyse • 50716 participants
Consommation de boissons non alcoolisées et risque de dépression, d'anxiété et de stress : une revue systématique et méta-analyseEurope PMC · 2026-08-31 · Ouyang Y, Liang J, He X, Song X, Qi T, Li M, Feng Y, Wu S, Ding Q, Sun Z, Jia T, Kou C, Bai W.
Résumé simplifié :
Cette grande étude a analysé les résultats de 59 recherches menées sur plus de 2 millions de personnes pour voir si les boissons non alcoolisées influencent la santé mentale. Globalement, boire beaucoup de boissons sucrées, de bulle tea ou de boissons énergisantes était lié à plus de risques de dépression et d'anxiété. Mais le café fait exception : les chercheurs ont observé que les personnes qui en consomment davantage avaient au contraire un peu moins de risque d'être déprimées. Attention, cela ne prouve pas que le café empêche la dépression, seulement qu'un lien existe dans les données observées.
Résumé reformulé :
Cette méta-analyse a rassemblé 59 études et plus de 2 millions de participants afin d'examiner le lien entre consommation de boissons non alcoolisées et santé mentale (dépression, anxiété, stress). Si la plupart des boissons analysées (sodas, boissons sucrées, bulle tea, energy drinks) étaient associées à un risque accru de dépression et/ou d'anxiété, le café se distinguait par une association inverse avec la dépression (OR = 0,87, IC 95 % : 0,76-0,99), suggérant une consommation plus élevée de café chez les personnes moins susceptibles de présenter des symptômes dépressifs. Ces résultats proviennent d'études observationnelles et ne permettent donc pas d'établir un lien de causalité direct entre le café et un effet protecteur sur la santé mentale. Les auteurs soulignent la nécessité d'études prospectives et interventionnelles complémentaires avant de formuler des recommandations alimentaires précises.
Voir l'étude originale →Revue narrative
Le café et ses composés bioactifs dans la santé musculaire : une revue exploratoire des mécanismes, des données précliniques et des résultats chez l'humainEurope PMC · 2026-08-21 · Fernández-Cardero Á, Esteves-Mesquita V, Sarriá B, Bravo L.
Résumé simplifié :
Cette revue rassemble 54 études portant sur le café et ses composants (caféine, polyphénols, trigonelline, diterpènes) et leur lien possible avec la santé des muscles. La majorité des travaux ont été réalisés en laboratoire ou sur des animaux, montrant des effets intéressants sur le métabolisme des muscles, les mitochondries et l'inflammation. Chez l'humain, les données sont surtout observationnelles : certaines études suggèrent que boire du café pourrait être associé à moins de sarcopénie ou de fragilité chez les personnes âgées, mais cela ne prouve pas que le café en soit la cause. Il manque encore de vraies études cliniques bien conçues pour confirmer ces bénéfices sur le muscle.
Résumé reformulé :
Cette revue exploratoire (scoping review), menée selon les lignes directrices PRISMA-ScR, a analysé 54 études issues de plus de 21 000 références afin de cartographier les connaissances sur le café et ses composés bioactifs (caféine, polyphénols, trigonelline, diterpènes) en lien avec la santé du muscle squelettique. La majorité des preuves proviennent d'études précliniques (in vitro et animales), qui mettent en évidence des effets potentiels sur la signalisation de l'insuline, le stress oxydatif, l'inflammation, la fonction mitochondriale et l'homéostasie glucido-lipidique. Les données humaines directes sur la masse ou la qualité musculaire restent rares et proviennent principalement d'études observationnelles utilisant des définitions hétérogènes des critères d'évaluation. Certaines cohortes suggèrent une association entre la consommation de café et une prévalence plus faible de sarcopénie ou de fragilité, mais aucun lien de causalité ne peut être établi à partir de ces données. Les auteurs soulignent un manque important d'essais d'intervention humains rigoureux, utilisant des mesures musculaires standardisées et une composition du café bien caractérisée.
Voir l'étude originale →Revue narrative
Café et performance physique : ce qui relève de la caféine et ce qui n'en relève pasEurope PMC · 2026-08-18 · Grzelczyk J, Ziętala J, Budryn G, Konieczny M, Domaszewski P.
Résumé simplifié :
Cette étude fait le point sur les effets du café chez les sportifs. Boire du café avant l'effort peut aider à mieux tenir sur la durée, à ressentir moins de fatigue et à réduire les douleurs musculaires, surtout lors d'exercices longs ou après un manque de sommeil. En revanche, pour la force ou la puissance musculaire, les résultats sont moins clairs. Ces effets viennent surtout de la caféine, mais ils varient beaucoup selon les personnes : certaines y sont plus sensibles que d'autres selon leur génétique, leurs habitudes de consommation ou leur horloge biologique. Le café associé à des glucides pourrait aussi aider à récupérer plus vite après l'effort.
Résumé reformulé :
Cette revue narrative synthétise les connaissances actuelles sur la consommation de café dans le contexte sportif, en s'appuyant sur des données humaines. Les auteurs montrent que le café, consommé avant l'exercice, peut améliorer la performance d'endurance, diminuer la perception de l'effort et atténuer les douleurs musculaires, notamment lors d'efforts prolongés ou en cas de restriction de sommeil. Les effets sur la force et la puissance musculaire apparaissent en revanche plus variables et dépendants du contexte. Les différences interindividuelles - métabolisme de la caféine, sensibilité aux stimulants, vulnérabilité aux troubles du sommeil - modulent fortement l'efficacité et la tolérance du café. Des données émergentes suggèrent également qu'associé à des glucides après l'effort, le café pourrait favoriser la reconstitution du glycogène musculaire, un point intéressant pour les athlètes d'endurance ayant peu de temps de récupération. Les composés bioactifs du café autres que la caféine semblent jouer un rôle plus modulateur qu'ergogénique, mais les preuves restent limitées. Globalement, le café ne peut être considéré comme une aide ergogénique universelle : son usage optimal nécessite une approche personnalisée tenant compte du profil individuel, du type d'entraînement et du moment de consommation.
Voir l'étude originale →Essai contrôlé randomisé • 25 participants
L'effet du café et de l'eau chaude sur le transit intestinal après une césarienne : un essai contrôlé randomiséEurope PMC · 2026-08-01 · Besen MA, Gürdil Yilmaz S, Durukan H, Aslan Aygün ES.
Résumé simplifié :
Après une césarienne, l'intestin met du temps à se remettre en marche. Dans cette étude, des femmes ont été réparties en trois groupes après leur opération : un groupe a bu du café, un autre de l'eau chaude, et un dernier n'a rien reçu de particulier. Les chercheurs ont ensuite observé quand apparaissaient les premiers bruits intestinaux, les premiers gaz et les premières selles. Résultat : les femmes ayant bu du café ont retrouvé des bruits intestinaux bien plus rapidement que les autres groupes. En revanche, pour les gaz et les selles, aucune différence notable n'a été observée dans les 12 premières heures.
Résumé reformulé :
Cet essai contrôlé randomisé a évalué l'impact de la consommation de café, comparée à celle d'eau chaude ou à l'absence d'intervention, sur la reprise du transit intestinal après une césarienne sous anesthésie générale. Soixante-dix-huit femmes ont été réparties en trois groupes, recevant du café, de l'eau chaude ou aucun apport particulier aux 4e, 8e et 12e heures postopératoires. Le délai d'apparition des premiers bruits intestinaux était significativement plus court dans le groupe café (environ 3,3 heures) comparé au groupe eau chaude (5,5 heures) et au groupe témoin (8,1 heures). En revanche, aucune différence significative n'a été relevée entre les groupes concernant le délai des premiers gaz évacués durant les 12 premières heures, et aucune selle n'a été observée dans cet intervalle, quel que soit le groupe. Les auteurs concluent que le café pourrait favoriser les premières étapes de la reprise du fonctionnement digestif après une césarienne, sans toutefois démontrer d'effet sur les étapes ultérieures du transit dans ce délai d'observation.
Voir l'étude originale →Revue systématique
Facteurs alimentaires, liés au mode de vie et environnementaux associés à la colite ulcéreuse : revue systématique et méta-analyse d'études observationnellesEurope PMC · 2026-07-24 · Wang Y, Xie T, Liao Z, He S, Zhao Y, Li Y, Kong X, Sun P.
Résumé simplifié :
Des chercheurs ont analysé 30 études portant sur plus de 148 000 personnes atteintes de colite ulcéreuse (une maladie inflammatoire de l'intestin) pour comprendre quels facteurs de vie ou d'alimentation sont liés à cette maladie. Parmi les résultats, consommer des œufs tous les jours ressort associé à un risque plus élevé de développer cette maladie, tout comme des antécédents familiaux, une forte exposition aux antibiotiques ou le tabagisme. À l'inverse, le café, les fruits, un animal de compagnie ou une consommation légère d'alcool semblent liés à un risque plus faible. Les auteurs précisent que ces liens restent incertains et ne prouvent pas de cause directe.
Résumé reformulé :
Cette revue systématique et méta-analyse a compilé 30 études observationnelles, soit près de 148 500 patients atteints de colite ulcéreuse, afin d'examiner l'association entre divers facteurs alimentaires, comportementaux et environnementaux et le risque de développer cette maladie inflammatoire chronique de l'intestin. Parmi les 17 facteurs étudiés, la consommation quotidienne d'œufs figure parmi ceux associés à une augmentation du risque, aux côtés des antécédents familiaux de maladie inflammatoire intestinale, d'une forte exposition antérieure aux antibiotiques et du tabagisme (passé ou actuel selon les études). À l'inverse, la consommation de café, de fruits, la présence d'un animal domestique, l'appendicectomie ou une consommation légère d'alcool semblaient associées à une réduction du risque. Les auteurs soulignent toutefois que le niveau global de certitude de ces preuves reste faible, ces résultats étant issus d'études observationnelles ne permettant pas d'établir de lien de causalité, et appellent à des études prospectives complémentaires pour clarifier ces associations.
Voir l'étude originale →Revue narrative
La caféine et les maladies cardiovasculaires : une déclaration scientifique de l'American Heart AssociationEurope PMC · 2026-07-20 · Marcus GM, Hu FB, van Dam RM, Cornelis MC, Dewland TA, Kang J, Larsson SC, Page RL, Parekh N, American Heart Association Council on Lifestyle and Cardiometabolic Health; Council on Clinical Cardiology; and Stroke Council.
Résumé simplifié :
La caféine est l'une des substances les plus consommées au monde, notamment via le café, le thé ou les boissons énergisantes. Cette synthèse montre que ses effets sur le cœur et les vaisseaux sont complexes et varient selon la source et la quantité consommées. Une consommation modérée de café serait plutôt associée à un risque plus faible de diabète, d'accident vasculaire cérébral et de certaines maladies cardiaques, sans lien clair avec le cholestérol sauf pour le café non filtré. En revanche, les doses très élevées de caféine, comme celles des boissons énergisantes, semblent plutôt nuire à la santé cardiovasculaire. Les effets à court terme diffèrent souvent de ceux observés sur le long terme.
Résumé reformulé :
Cette déclaration scientifique de l'American Heart Association fait le point sur les liens entre consommation de caféine et santé cardiovasculaire, en s'appuyant surtout sur des études observationnelles portant sur des boissons comme le café. Les relations observées sont hétérogènes selon le type de produit caféiné et les caractéristiques individuelles, et les effets aigus diffèrent souvent des effets chroniques. La plupart des travaux suggèrent une relation en J inversé entre consommation de produits naturellement caféinés et pression artérielle. Les données sur le diabète sont mitigées, mais une consommation habituelle de café est associée à un risque réduit de diabète de type 2. Aucun lien net n'apparaît avec les lipides sanguins, hormis une élévation du LDL-cholestérol avec le café non filtré. La caféine, étudiée principalement via le café, semble neutre ou associée à un risque moindre de maladie coronarienne et d'insuffisance cardiaque. Des essais randomisés montrent que le café caféiné réduit le risque de fibrillation atriale mais augmente les extrasystoles ventriculaires. Un risque d'AVC réduit est associé à une consommation modérée, tandis que les fortes doses, comme celles des boissons énergisantes, semblent plutôt délétères.
Voir l'étude originale →Revue narrative
Le café comme modulateur polypharmacologique de la santé mitochondriale : des mécanismes moléculaires aux implications translationnellesEurope PMC · 2026-07-17 · Jiang Z, Ding Y.
Résumé simplifié :
Cette revue scientifique s'intéresse aux effets du café sur la santé, au-delà de la seule caféine. Le café contient de nombreuses substances actives (acides chlorogéniques, trigonelline, diterpènes, mélanoïdines) qui agiraient ensemble sur nos cellules, en particulier sur les mitochondries, ces petites structures qui produisent l'énergie. Selon les auteurs, cette action combinée pourrait expliquer pourquoi une consommation modérée de café est associée à un risque plus faible de diabète de type 2, de maladies du foie, de troubles cardiovasculaires et de maladies comme Parkinson ou Alzheimer. Les auteurs insistent toutefois sur le fait qu'il s'agit d'une hypothèse à confirmer par des études cliniques, et non d'une preuve définitive.
Résumé reformulé :
Cette revue propose un cadre intégré pour comprendre les effets biologiques du café, en s'éloignant d'une vision centrée uniquement sur la caféine. Les auteurs suggèrent que les composés bioactifs du café (acides chlorogéniques, trigonelline, diterpènes, mélanoïdines) convergent vers des voies moléculaires clés impliquées dans la biogenèse mitochondriale, la défense antioxydante, l'élimination des mitochondries endommagées et la signalisation calcique, notamment via les axes AMPK/SIRT1/PGC-1α, Nrf2/ARE et PINK1/Parkin. Ce mécanisme multi-cibles offrirait une explication plausible aux associations épidémiologiques observées entre consommation modérée de café et réduction du risque de maladies métaboliques, neurodégénératives et cardiovasculaires. La revue examine aussi les facteurs de variabilité individuelle (génotype CYP1A2, microbiote intestinal, sexe) et l'influence des méthodes de torréfaction et de préparation. Les auteurs précisent clairement qu'il s'agit d'un modèle hypothétique et intégratif, nécessitant une validation par des études causales chez l'humain.
Voir l'étude originale →Méta-analyse • 1269 participants
La consommation de café après une césarienne et la récupération gastro-intestinale postopératoire : une revue systématique et méta-analyseEurope PMC · 2026-07-05 · Lemos MJ, Visentini LM, Queiroz LF, Peloggia A.
Résumé simplifié :
Cette étude a rassemblé les résultats de 8 essais cliniques portant sur plus de 1200 femmes ayant accouché par césarienne, pour voir si boire du café après l'opération aide le système digestif à repartir plus vite. Résultats : les femmes qui buvaient du café caféiné avaient des gaz et des selles plus rapidement, restaient un peu moins longtemps à l'hôpital, et avaient moins de nausées que celles buvant de l'eau ou du café décaféiné. Cependant, la qualité des preuves reste faible, donc ces résultats encourageants doivent être confirmés par des études mieux conçues avant de devenir une recommandation officielle.
Résumé reformulé :
Cette méta-analyse a compilé les données de huit essais randomisés incluant 1269 femmes ayant subi une césarienne, afin d'évaluer l'effet de la consommation postopératoire de café caféiné sur la récupération du transit intestinal, comparée à de l'eau, du café décaféiné ou des soins standards. Les résultats montrent que le café caféiné est associé à un délai plus court avant les premiers gaz (environ 5 heures de moins) et avant la première défécation (environ 3,4 heures de moins), ainsi qu'à une durée d'hospitalisation légèrement réduite et moins de nausées. En revanche, aucune différence significative n'a été observée concernant le délai avant le premier vrai transit intestinal complet, la tolérance alimentaire ou les vomissements. Les auteurs soulignent que la certitude globale des preuves reste faible à très faible, en raison d'une hétérogénéité importante entre les études, et appellent à des essais mieux conçus pour confirmer ces résultats prometteurs mais encore préliminaires.
Voir l'étude originale →Revue narrative
La science du café arabe (Qahwa) : de la phytochimie et du profil nutritionnel aux bienfaits pour la santé et à l'évaluation de la sécuritéEurope PMC · 2026-07-02 · Ramadan MF.
Résumé simplifié :
Le café arabe, ou Qahwa, est une boisson traditionnelle très populaire au Moyen-Orient. Cette étude fait le point sur ce que l'on sait de sa composition et de ses effets sur la santé. Elle contient des substances comme la caféine et des composés phénoliques qui pourraient avoir des propriétés antioxydantes, anti-inflammatoires et bénéfiques pour le foie et le métabolisme. La façon dont le café est torréfié ou préparé influence sa composition. Les auteurs abordent aussi certains risques, comme la formation de substances indésirables pendant la torréfaction ou une possible contamination par des moisissures. Ils concluent que le Qahwa est prometteur mais que davantage de recherches sont nécessaires avant de tirer des conclusions définitives.
Résumé reformulé :
Cette revue scientifique dresse un état des lieux du café arabe traditionnel (Qahwa), largement consommé au Moyen-Orient, en s'intéressant à sa composition phytochimique et à ses effets physiologiques potentiels. Les auteurs détaillent les principaux composés bioactifs identifiés — acides chlorogéniques, caféine, diterpènes comme le cafestol et le kahweol, ainsi que divers composés phénoliques — et les activités biologiques qui leur sont associées, notamment antioxydantes, anti-inflammatoires, hépatoprotectrices et régulatrices du métabolisme. L'article examine également l'impact de paramètres technologiques (degré de torréfaction, méthode de préparation, origine des grains) sur la composition chimique et les propriétés fonctionnelles de la boisson. Des questions de sécurité sanitaire sont soulevées, en particulier la formation d'acrylamide et le risque de contamination par des mycotoxines. Bien que les données actuelles suggèrent un potentiel intéressant du Qahwa en tant que boisson fonctionnelle, les auteurs soulignent la nécessité d'études complémentaires pour préciser les relations dose-effet, les interactions entre composés et les conséquences à long terme sur la santé.
Voir l'étude originale →Essai contrôlé randomisé
Un extrait de cerise de café Coffea arabica entier améliore la performance en contre-la-montre, mais pas la resynthèse du glycogène musculaire, chez des cyclistes entraînésEurope PMC · 2026-06-03 · Pavis GF, Kingma RL, Nemzer BV, Abshiru N, Wall BT, Stephens FB.
Résumé simplifié :
Des chercheurs ont testé un extrait de cerise de café entière (contenant caféine et polyphénols) chez douze cyclistes entraînés, comparé à un placebo. Après une session d'effort suivie d'un contre-la-montre, ceux ayant pris l'extrait ont produit environ 4,6% de travail en plus et ont ressenti l'effort comme moins difficile. En revanche, la reconstitution des réserves de glycogène musculaire (le carburant des muscles) après l'exercice, avec une prise de glucides, n'a pas été améliorée par cet extrait par rapport au placebo. L'extrait semble donc booster la performance sportive, mais pas la récupération énergétique musculaire.
Résumé reformulé :
Cette étude en double aveugle, randomisée et croisée, a évalué chez douze cyclistes entraînés (VO2max moyen de 55 mL·kg⁻¹·min⁻¹) les effets d'un extrait de cerise de café Coffea arabica entier (200 mg de caféine et 15 mg de polyphénols) comparé à un placebo. Les participants réalisaient un effort sous-maximal de 30 minutes suivi d'un contre-la-montre de 15 minutes, puis un second contre-la-montre le lendemain après une prise de glucides. Les concentrations plasmatiques de caféine et d'acide chlorogénique étaient significativement plus élevées avec l'extrait. Le travail total fourni lors du premier contre-la-montre était supérieur de 4,6% avec l'extrait, et la perception de l'effort était réduite, sans modification du quotient respiratoire. Cependant, les biopsies musculaires ont montré une resynthèse du glycogène similaire entre les deux conditions à 4h et 24h de récupération. Les auteurs concluent à un effet ergogénique de l'extrait, sans bénéfice démontré sur la récupération du glycogène musculaire après apport glucidique.
Voir l'étude originale →Cet article est fourni à titre informatif et éducatif uniquement. Il ne constitue pas un avis médical, un diagnostic ou une recommandation de traitement, et ne remplace pas la consultation d'un professionnel de santé qualifié.