Alimentation saine
Pattern alimentaire globalement reconnu comme favorable à la santé, sans restriction ou principe unique spécifique.
Études scientifiques (48)
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Europe PMC · 2026-10-05 · Hantikainen E, Melotti R, Gögele M, Pramstaller P, Fuchsberger C, Frasnelli J.
Résumé simplifié :
Cette étude a examiné si notre alimentation influence notre odorat chez plus de 6 600 personnes en Italie. Les chercheurs ont évalué plusieurs types de régimes alimentaires, dont les régimes riches en fruits et légumes, et ont testé la capacité des participants à identifier des odeurs. Résultat : les personnes qui mangent plus de fruits, légumes, café et thé, et qui suivent des régimes considérés comme sains et riches en végétaux, ont une meilleure capacité à sentir les odeurs et moins de risque de perte d'odorat. À l'inverse, un régime végétal mais composé d'aliments moins sains (sucreries, féculents raffinés) est associé à un odorat moins performant.
Résumé reformulé :
Cette étude transversale menée auprès de 6690 participants de la cohorte CHRIS (Italie) a exploré le lien entre qualité alimentaire et fonction olfactive. Les chercheurs ont utilisé un questionnaire alimentaire pour calculer cinq indices de régime (dont des indices de régime méditerranéen et de régimes à base de plantes, sains ou non), et ont mesuré l'odorat via un test d'identification d'odeurs (Sniffin'Sticks). Les résultats montrent qu'une adhésion plus forte aux régimes considérés comme sains, notamment ceux riches en végétaux, est associée à une meilleure fonction olfactive et à un risque réduit d'hyposmie (perte partielle d'odorat). En revanche, l'indice de régime végétal « non sain » montre l'association inverse. La consommation de fruits, légumes, café et thé est spécifiquement liée à de meilleurs résultats olfactifs. Ces associations sont observationnelles et ne permettent pas d'établir de lien de causalité direct entre alimentation et odorat.
Europe PMC · 2026-09-28 · Sadeghi R, Mokhtari E, Dianati Z, Hamidi N, Hakiminia S, Jamili S, Salehi-Sahlabadi A, Teymoori F, Mirmiran P, Farhadnejad H.
Résumé simplifié :
Cette étude iranienne a comparé les habitudes alimentaires de 225 personnes atteintes de stéatose hépatique non alcoolique (maladie du foie liée à l'accumulation de graisse) et de 450 personnes en bonne santé. Les chercheurs ont utilisé deux scores mesurant la qualité globale de l'alimentation. Résultat : les personnes ayant une alimentation de meilleure qualité avaient un risque nettement plus faible de souffrir de cette maladie du foie. Ceux avec les meilleurs scores alimentaires avaient jusqu'à 84% de risque en moins par rapport à ceux ayant les scores les plus faibles. Cela suggère qu'une alimentation saine pourrait protéger le foie.
Résumé reformulé :
Cette étude cas-témoins menée auprès de 675 adultes iraniens (225 patients atteints de stéatose hépatique non alcoolique et 450 témoins) a examiné le lien entre la qualité alimentaire globale, mesurée par deux indices (Cardiovascular Health Diet Index et Concise Healthy Diet Score), et le risque de cette maladie hépatique. L'alimentation a été évaluée via un questionnaire de fréquence alimentaire validé de 168 items. Après ajustement pour les facteurs de confusion, les participants dans le tertile le plus élevé du CHDI présentaient un risque réduit de 84% par rapport au tertile le plus bas (OR=0,16), et ceux dans la catégorie supérieure du CHDS avaient un risque réduit de 69% (OR=0,31). Ces associations inverses demeuraient significatives même par unité d'augmentation des scores. Ces résultats observationnels suggèrent une association entre meilleure qualité alimentaire et moindre risque de stéatose hépatique, sans toutefois établir de lien de causalité directe.
Europe PMC · 2026-09-22 · Yang HJ, Kim MJ, Jang HJ, Hur HJ, Kim MS, Park S.
Résumé simplifié :
Cette étude a suivi près de 59 000 adultes coréens pendant 5 ans pour observer l'évolution du syndrome métabolique et le risque de maladies cardiovasculaires. Les chercheurs ont utilisé l'intelligence artificielle pour comparer l'importance de plusieurs facteurs : qualité de l'alimentation, marqueurs sanguins et gènes. Résultat : une alimentation de bonne qualité était un meilleur prédicteur du risque cardiovasculaire que le profil génétique, en particulier chez les personnes qui développaient un syndrome métabolique en cours de suivi. Cela suggère que bien manger pourrait aider à réduire ce risque, indépendamment des gènes de chacun.
Résumé reformulé :
Dans cette cohorte prospective coréenne de 58 701 adultes suivis pendant 5 ans, les auteurs ont classé les participants selon l'évolution de leur syndrome métabolique (absence, apparition, rémission, persistance) et évalué leur risque cardiovasculaire associé. Des modèles d'apprentissage automatique (random forest, XGBoost) ont ensuite comparé la valeur prédictive de la qualité alimentaire (indice de type Korean Healthy Eating Index), des marqueurs biochimiques et d'un score de risque génétique. Les résultats montrent que les habitudes alimentaires figurent parmi les prédicteurs les plus importants du risque cardiovasculaire, se classant systématiquement au-dessus du score génétique, notamment dans le groupe à risque le plus élevé (syndrome métabolique nouvellement développé). Il s'agit d'une étude observationnelle : elle établit une association statistique entre qualité de l'alimentation et risque cardiovasculaire prédit, sans démontrer de lien de causalité direct, mais elle souligne l'intérêt potentiel d'approches nutritionnelles personnalisées indépendantes du profil génétique.
Europe PMC · 2026-09-21 · Cameron C, Talukder MR, Reid J, Middleton P, Leane C, Morey K, Mensah FK, Rumbold A, Makrides M, Warin M, Stuart-Butler D, Hawke K, Collins-Clinch A, Deverix J, Cavallaro A, Glover K.
Résumé simplifié :
Cette étude australienne a suivi des femmes enceintes autochtones participant à un programme de soutien nutritionnel. Les chercheurs ont évalué la qualité de leur alimentation et observé leur prise de poids pendant la grossesse. Résultat : l'alimentation était globalement de qualité moyenne, avec une consommation fréquente de sodas et de snacks riches en calories. Plus de la moitié des femmes ont pris trop de poids par rapport aux recommandations. Cependant, celles qui ont davantage participé au programme de soutien nutritionnel avaient plus souvent une prise de poids adaptée et moins souvent une prise de poids excessive que celles peu engagées dans ce suivi.
Résumé reformulé :
Cette analyse transversale a examiné la qualité alimentaire (via le score ARFS) et la prise de poids gestationnel chez des femmes enceintes portant des bébés aborigènes ou insulaires du détroit de Torrès, dans deux maternités d'Australie-Méridionale. Le score de qualité alimentaire médian était de 39 sur 73, et les femmes de plus de 25 ans présentaient un score significativement plus élevé que les plus jeunes. La consommation de fruits s'est améliorée en fin de grossesse, mais les boissons sucrées et aliments énergétiquement denses restaient fréquents (60 à 68 % des participantes). Seulement 15,4 % des femmes ont eu une prise de poids conforme aux recommandations, contre 57,7 % ayant une prise excessive. Un engagement plus soutenu dans le programme de soutien nutritionnel était associé à une proportion plus élevée de prise de poids adéquate et plus faible de prise de poids excessive, bien que cette association reste exploratoire et ne permette pas de conclure à un lien causal direct.
Europe PMC · 2026-09-20 · Yu J, Zhu Z, Qi X, Lu H, Wu B.
Résumé simplifié :
Cette étude, menée sur plus de 52 000 personnes suivies pendant 12 ans, s'est intéressée au lien entre une alimentation saine et le risque de maladies cardiovasculaires. Les chercheurs ont mesuré la qualité de l'alimentation avec plusieurs outils reconnus, ainsi que le vieillissement biologique des participants. Résultats : une meilleure alimentation est associée à un vieillissement biologique plus lent, ce qui explique en partie pourquoi elle réduit le risque de maladies cardiaques et de décès liés au cœur. Le vieillissement accéléré jouerait donc un rôle intermédiaire important entre alimentation et santé cardiovasculaire.
Résumé reformulé :
Cette étude prospective, réalisée à partir des données de la cohorte UK Biobank (52 718 participants suivis en moyenne 12 ans), examine si le vieillissement biologique accéléré constitue un mécanisme intermédiaire entre la qualité de l'alimentation et le risque de maladies cardiovasculaires. La qualité alimentaire a été évaluée via quatre indices reconnus (dont l'indice méditerranéen et le DASH), et le vieillissement biologique via des marqueurs d'âge phénotypique et biologique. Les analyses de médiation montrent qu'une part significative de l'association entre alimentation et maladies cardiovasculaires (21,8 à 40,8 % pour l'incidence, 16,7 à 35,9 % pour la mortalité) s'explique par ce vieillissement accéléré. Ces résultats, de nature observationnelle, suggèrent une piste mécanistique potentielle, sans établir formellement de causalité, et ouvrent des perspectives pour des interventions nutritionnelles ciblant le vieillissement biologique.
Europe PMC · 2026-09-15 · Domfe CA, Arnold CD, Frongillo EA, Ritchie LD, Whaley SE, Bitler MP, Au LE.
Résumé simplifié :
Cette étude américaine a suivi des milliers d'enfants depuis la naissance jusqu'à 5 ans pour voir si leur alimentation pendant la première année de vie, ainsi que la participation de leur famille à des programmes d'aide alimentaire (WIC, SNAP, Medicaid), influençait la qualité de leur alimentation plus tard. Les enfants ayant bénéficié régulièrement du programme WIC mangeaient globalement mieux vers 5 ans. En revanche, ceux dont les familles recevaient des aides SNAP avaient une alimentation moins équilibrée, en partie parce que leur alimentation était déjà moins bonne bébé. Le programme Medicaid, lui, n'était lié à aucun effet particulier sur l'alimentation des enfants.
Résumé reformulé :
À partir des données de la cohorte nationale WIC Infant-Toddler Feeding Practices Study-2 (environ 3000 enfants suivis de la naissance à 9 ans), les chercheurs ont examiné les liens entre la qualité alimentaire durant la première année de vie, la durée de participation aux programmes WIC, SNAP et Medicaid, et la qualité alimentaire (mesurée par le Healthy Eating Index-2020) ainsi que le statut pondéral des enfants entre 2 et 5 ans. Les enfants ayant participé de façon continue au WIC jusqu'à 5 ans présentaient un meilleur score alimentaire que ceux y ayant participé de façon sporadique, avec une médiation partielle par la qualité alimentaire du nourrisson à 2 ans. À l'inverse, la participation au SNAP était associée à des scores alimentaires plus faibles à plusieurs âges, cette relation étant en partie expliquée (jusqu'à 30%) par une moins bonne qualité alimentaire durant la petite enfance. Aucune association significative n'a été observée avec Medicaid. Ces résultats, de nature observationnelle, suggèrent que soutenir une alimentation de qualité dès la première année de vie pourrait contribuer à améliorer les habitudes alimentaires ultérieures des enfants, notamment ceux issus de familles bénéficiaires du SNAP.
Europe PMC · 2026-09-15 · DaCosta RA, Gregorio C, Calderón-Larrañaga A, Ornago AM, Mrhar A, Ortolá R, Fredolini C, Vetrano DL, Carballo-Casla A.
Résumé simplifié :
Cette étude suédoise a suivi 1 769 personnes de plus de 60 ans pour voir si leur alimentation était liée à des marqueurs sanguins de santé. Les chercheurs ont mesuré l'adhésion à trois types de régimes, dont le régime méditerranéen, et ont analysé 54 marqueurs biologiques liés au métabolisme, à l'inflammation, aux vaisseaux sanguins et au cerveau. Résultat : les personnes suivant le plus fidèlement le régime méditerranéen avaient des niveaux plus élevés d'acide folique (une vitamine B) et des niveaux plus bas d'une protéine liée au vieillissement cérébral (GFAP). Ces liens suggèrent qu'une meilleure alimentation pourrait favoriser un vieillissement en meilleure santé, sans toutefois prouver un lien de cause à effet direct.
Résumé reformulé :
Cette étude transversale, menée auprès de 1 769 participants suédois âgés de 60 ans et plus, a examiné les associations entre l'adhésion à différents modèles alimentaires — dont le régime méditerranéen alternatif (AMED) — et 54 biomarqueurs sanguins couvrant les domaines métabolique, inflammatoire, vasculaire et neurodégénératif. Après ajustement pour les facteurs sociodémographiques et de mode de vie, une adhésion plus forte au régime méditerranéen était associée à des niveaux plus élevés d'acide folique et à des niveaux plus bas de la protéine gliale fibrillaire acide (GFAP), un marqueur de dommages neuronaux. Ces associations, statistiquement significatives après correction pour comparaisons multiples, sont restées stables dans plusieurs analyses de sensibilité. Étant donné le caractère observationnel et transversal de l'étude, ces résultats ne permettent pas d'établir de lien causal, mais suggèrent que la qualité de l'alimentation, notamment le suivi du modèle méditerranéen, pourrait être liée à des profils biologiques plus favorables chez les personnes âgées.
Europe PMC · 2026-09-14 · Wadolowska L, Niedzwiedzka E, Stasiewicz B, Jablonska M, Kowalkowska J.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé une application mobile (DDApp) qui aide les gens à suivre leur alimentation au quotidien. 62 adultes ont utilisé l'app pendant 10 semaines, et 30 d'entre eux ont continué à être suivis pendant un an. Après 10 semaines, les participants avaient une alimentation moins riche en aliments peu sains, avaient perdu du poids, réduit leur tour de taille et leur masse grasse, et amélioré leur glycémie, cholestérol et tension artérielle. Après un an, même sans encouragement à continuer, certains bénéfices persistaient : une alimentation toujours améliorée, moins de graisse abdominale et une tension artérielle plus basse. Cette app pourrait donc aider à adopter de meilleures habitudes alimentaires sur le long terme.
Résumé reformulé :
Cette étude à bras unique a évalué l'impact de l'application Dietary Diary (DDApp), un outil d'auto-surveillance alimentaire, sur la qualité de l'alimentation et divers paramètres de santé chez 62 adultes (18-69 ans). Après 10 semaines d'utilisation, les utilisateurs invités ont montré une réduction significative de leur score d'alimentation non-saine (nHDI), accompagnée d'une baisse du poids, de l'IMC, du tour de taille, de la masse grasse, de la glycémie à jeun, du cholestérol total et de la tension artérielle, ainsi qu'une amélioration du ratio masse maigre/masse grasse. Chez un sous-groupe de 30 utilisateurs volontaires suivis pendant un an sans incitation à poursuivre, certains bénéfices persistaient : réduction du nHDI, de la graisse viscérale et de la tension systolique. Ces résultats, obtenus sans groupe témoin, suggèrent que l'auto-surveillance via une application peut favoriser des changements de comportement alimentaire bénéfiques, avec des effets partiellement durables à un an.
Europe PMC · 2026-09-14 · Jalali S, Hu X, Sobolev B, Jessri M.
Résumé simplifié :
Cette étude canadienne a suivi plus de 15 800 adultes pendant 13 ans pour voir si mieux respecter le Guide alimentaire canadien réduit le risque de décès. Les chercheurs ont utilisé des méthodes statistiques avancées pour simuler ce qui se passerait si toute la population adoptait une alimentation plus saine. Résultat : une meilleure alimentation est associée à un risque de mortalité plus faible et à une espérance de vie plus longue (jusqu'à 3 ans de plus pour les hommes). Améliorer l'alimentation des personnes ayant un faible niveau d'études aurait un effet presque aussi important que d'améliorer l'alimentation de tout le monde.
Résumé reformulé :
En émulant un essai clinique à partir de données observationnelles canadiennes (Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes-Nutrition 2004, liées aux registres de mortalité jusqu'en 2017), les auteurs ont estimé l'effet d'une meilleure adhésion au Guide alimentaire canadien 2019 (mesurée via l'indice HEFI-2019) sur la mortalité toutes causes. Chez 15 835 adultes, un scénario contrefactuel d'adhésion optimale était associé à une réduction du risque de mortalité à 5 ans (RR 0,55) et à 13 ans (RR 0,79), correspondant à un gain d'espérance de vie de 1,7 à 3 ans selon le sexe. Cibler spécifiquement les adultes de 45-80 ans avec un faible niveau d'éducation produirait un bénéfice populationnel comparable à une amélioration universelle, tandis que le ciblage par revenu, insécurité alimentaire ou défavorisation du quartier montrait des effets plus limités ou nuls. Ces estimations reposent sur des hypothèses fortes propres à l'émulation d'essais cibles et ne remplacent pas un essai randomisé.
Europe PMC · 2026-09-11 · Godoy-Cumillaf A, de Souza-Lima J, Parra-Saldias M, Duclos-Bastias D, Farias-Valenzuela C, Merellano-Navarro E, Bruneau-Chávez J, Díaz-Goñi V, Bizzozero-Peroni B.
Résumé simplifié :
Cette étude a suivi 374 étudiants chiliens pour voir si leurs habitudes alimentaires étaient liées à leur poids, leur tour de taille ou leur silhouette. Les scores globaux d'alimentation saine ou malsaine n'étaient pas vraiment reliés à ces mesures. Mais en regardant chaque habitude séparément, les chercheurs ont trouvé que boire des boissons sucrées comme des sodas était associé à un tour de taille plus élevé, tandis que prendre un petit-déjeuner régulièrement était associé à un indice de masse corporelle plus bas. Ces résultats restent basés sur une observation à un instant donné, donc ils ne prouvent pas de lien de cause à effet direct.
Résumé reformulé :
Menée auprès de 374 étudiants universitaires du sud du Chili, cette étude transversale a examiné les liens entre comportements alimentaires et indicateurs anthropométriques (IMC, tour de taille, rapport taille/hauteur). Les scores globaux d'alimentation saine ou malsaine, construits à partir d'un questionnaire validé, n'étaient globalement pas associés de façon robuste à ces mesures après correction statistique. En revanche, l'analyse item par item a révélé une association positive et significative entre la consommation de boissons sucrées (sodas) et un tour de taille plus élevé, ainsi qu'une association inverse entre la consommation régulière de petit-déjeuner et l'IMC, ces deux résultats restant significatifs après correction pour tests multiples. Les auteurs soulignent que ces observations, de nature corrélative, nécessitent une confirmation par des études longitudinales avant toute conclusion causale.
Europe PMC · 2026-09-11 · Bernhart JA, Turner-McGrievy GM, Bell A, Wilcox S, Rudisill AC, Duncan T, Peterson C, Etheredge J.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé un programme de 12 semaines pour aider des adultes afro-américains en surpoids à mieux manger, dans des restaurants communautaires. Un groupe suivait des cours hebdomadaires sur l'alimentation en plus de recevoir un repas gratuit par semaine, tandis que l'autre groupe recevait seulement le repas gratuit. Les 236 participants ayant suivi le programme complet ont perdu plus de poids que ceux ayant seulement reçu les repas. Les deux groupes ont amélioré la qualité de leur alimentation, mais sans différence significative entre eux. Aucune différence notable n'a été observée sur la tension artérielle entre les deux groupes.
Résumé reformulé :
Cet essai d'efficacité de type hybride (D&I) a évalué un programme nutritionnel de 12 semaines, Nutritious Eating with Soul (NEW Soul), mis en œuvre dans des restaurants communautaires de Caroline du Sud et de Géorgie. Les 236 participants afro-américains en surpoids ou obèses ont été randomisés entre un groupe intervention (cours hebdomadaires + un repas gratuit par semaine) et un groupe contrôle (repas gratuit uniquement). Le groupe intervention a perdu significativement plus de poids que le groupe contrôle (différence de -1,1 kg, p=0,01), bien que les deux groupes aient connu une perte de poids significative en interne. La qualité alimentaire (score HEI) s'est améliorée dans les deux groupes sans différence significative entre eux. Concernant la pression artérielle, seul le groupe contrôle a montré une amélioration significative en interne, sans différence significative entre les groupes. Ces résultats suggèrent que les restaurants constituent des partenaires viables pour la recherche en implémentation nutritionnelle.
Europe PMC · 2026-09-11 · El-Khoury C, Eichelmann F, Jannasch F, Schulze MB.
Résumé simplifié :
Cette étude a suivi des milliers de personnes en Allemagne pour voir si une alimentation saine protège contre le diabète de type 2, et si cet effet dépend de caractéristiques génétiques ou épigénétiques propres à chacun. Les chercheurs ont utilisé plusieurs scores de qualité alimentaire, dont l'index AHEI. Résultat : manger sainement était associé à un risque plus faible de diabète, mais cet effet protecteur semblait plus marqué chez certaines personnes selon leur profil épigénétique (marques chimiques sur l'ADN influencées par l'environnement), et non selon leur profil génétique. Ces résultats devront être confirmés avant d'envisager des recommandations personnalisées.
Résumé reformulé :
Cette étude de cohorte cas-cohorte, issue de la cohorte prospective EPIC-Potsdam, a examiné si l'association entre la qualité globale de l'alimentation et le risque de diabète de type 2 (DT2) varie selon la susceptibilité génétique ou épigénétique des individus. Plusieurs indices de qualité alimentaire (AHEI-2010, DASH, DII, MedPyr) ont été utilisés, ainsi qu'un score de risque basé sur la méthylation de l'ADN (MRS) et des scores de risque polygénique (PRS). Une meilleure adhésion à l'AHEI-2010 était associée à un risque réduit de DT2, tandis que des scores MRS et PRS élevés indiquaient un risque accru. L'analyse a révélé une interaction significative et robuste entre l'AHEI-2010 et le score épigénétique MRS, suggérant que le bénéfice d'une alimentation saine pourrait différer selon le profil épigénétique. En revanche, aucune interaction significative n'a été observée avec les scores génétiques. Ces résultats, de nature observationnelle, nécessitent une réplication dans d'autres populations avant toute application clinique.
Europe PMC · 2026-09-09 · Yuan M, Hou Y, Li L.
Résumé simplifié :
Cette étude américaine a suivi plus de 7 300 personnes atteintes de maladie rénale chronique pendant plusieurs années. Les chercheurs ont mesuré la qualité de leur alimentation grâce à un score appelé HEI-2015, qui évalue à quel point on mange sainement. Résultat : les personnes ayant la meilleure alimentation avaient un risque de décès (toutes causes confondues) nettement plus faible que celles ayant la moins bonne alimentation. Plus le score alimentaire était élevé, plus le risque de mourir diminuait. Cela suggère qu’une alimentation saine pourrait aider les personnes souffrant de problèmes rénaux à vivre plus longtemps.
Résumé reformulé :
Cette étude de cohorte a analysé les données de 7 360 patients atteints de maladie rénale chronique issus de l’enquête NHANES (2003-2018), suivis jusqu’en 2019. La qualité alimentaire a été évaluée via le Healthy Eating Index 2015 (HEI-2015). Après ajustement pour divers facteurs de confusion, les patients du tertile le plus élevé de ce score présentaient un risque de mortalité toutes causes réduit de 45 % par rapport à ceux du tertile le plus bas (HR=0,55). Chaque augmentation d’un écart-type du score était associée à une baisse de 27 % du risque de décès (HR=0,73). Les analyses de survie et les courbes de régression confirmaient une relation négative entre qualité alimentaire et mortalité. Ces résultats, de nature observationnelle, suggèrent une association entre une meilleure alimentation et une survie améliorée chez les patients rénaux chroniques, sans toutefois établir de lien de causalité direct.
Europe PMC · 2026-09-09 · Ozcaliskan Ilkay H, Ozdamar Karaca ZC.
Résumé simplifié :
Cette étude a suivi 120 adultes diabétiques de type 2 pour voir si suivre davantage le régime méditerranéen était lié à de meilleures habitudes alimentaires durables (produits locaux, de saison, moins de viande, moins de gaspillage) et à une meilleure santé. Les résultats montrent que plus les participants adhéraient au régime méditerranéen, plus leurs comportements alimentaires étaient durables. De plus, les personnes ayant les meilleurs comportements alimentaires durables avaient un rapport taille-hanches plus favorable, un indicateur lié à la graisse abdominale. Les autres liens observés, notamment avec les complications cardiovasculaires, n'étaient pas assez solides statistiquement pour être confirmés.
Résumé reformulé :
Cette étude transversale menée chez 120 adultes atteints de diabète de type 2 a examiné les liens entre l'adhésion au régime méditerranéen, des comportements alimentaires durables et sains (SHEB), les compétences culinaires, l'adiposité et les complications macrovasculaires. Après correction pour tests multiples, une adhésion plus forte au régime méditerranéen était associée à un score global de comportements alimentaires durables plus élevé, ainsi qu'à de meilleurs scores concernant les labels de qualité, les aliments de saison, la réduction du gaspillage, les produits locaux et une moindre consommation de viande. Un rapport taille-hanches plus favorable était observé chez les participants ayant les meilleurs scores de comportements durables. En revanche, la plupart des différences liées au statut des complications macrovasculaires, ainsi que les liens avec les compétences culinaires et certains apports nutritionnels, ne restaient pas significatifs après correction statistique. Ces résultats, de nature observationnelle, ne permettent pas d'établir de relation causale et nécessitent des études prospectives et interventionnelles pour confirmer ces associations.
Europe PMC · 2026-09-09 · Liu Y, Zhang M, Liu Y.
Résumé simplifié :
Cette étude a suivi plus de 400 000 personnes au Royaume-Uni, ainsi que des participants aux États-Unis et en Chine, pour voir si un vieillissement biologique accéléré (mesuré par des marqueurs sanguins) est lié au risque d'AVC, et si une alimentation saine change ce lien. Résultat : manger sainement est associé à un vieillissement biologique plus lent. Mais même en tenant compte de la qualité de l'alimentation, le vieillissement biologique accéléré reste fortement associé au risque d'AVC. Autrement dit, l'alimentation saine aide à ralentir le vieillissement, mais n'explique qu'une petite partie du lien entre vieillissement accéléré et AVC.
Résumé reformulé :
Cette recherche combine trois populations (UK Biobank, NHANES, une cohorte hospitalière chinoise) pour étudier la relation entre l'accélération de l'âge biologique (PhenoAge, calculé à partir de neuf biomarqueurs) et la survenue d'AVC, en tenant compte de la qualité alimentaire (Healthy Diet Score ou Healthy Eating Index-2020). Une meilleure qualité alimentaire était associée à un âge biologique moins avancé par rapport à l'âge chronologique. Cependant, l'association entre accélération de l'âge biologique et AVC (particulièrement l'AVC ischémique) restait quasiment inchangée après ajustement sur la qualité alimentaire, suggérant que ce lien n'est que faiblement expliqué par l'alimentation mesurée. Les auteurs précisent que ces résultats, de nature observationnelle et basés sur des définitions d'AVC différentes selon les cohortes, ne permettent pas de conclusions sur la prévention ni sur une utilisation clinique en stratification du risque.
Europe PMC · 2026-09-08 · Zhao F, Ma W, Xiao R.
Résumé simplifié :
Des chercheurs ont créé un système informatique qui propose des menus personnalisés aux adolescents, en tenant compte de leurs besoins nutritionnels, de leur santé et de leurs goûts. Testé pendant trois mois auprès de 400 collégiens chinois (200 recevant les menus personnalisés, 200 sans intervention), ce système a permis des repas plus équilibrés et plus variés. Les adolescents ayant suivi ces menus ont pris moins de poids, moins d'IMC et moins de masse grasse que les autres, sans différence sur leur croissance en taille. Cela montre qu'un outil numérique peut aider à mieux appliquer les recommandations nutritionnelles à l'école.
Résumé reformulé :
Cette étude présente un système basé sur un graphe de connaissances intégrant 339 plats, 246 ingrédients, 30 nutriments et 26 problèmes nutritionnels typiques des adolescents, combiné à des profils individuels (traits physiologiques, risques de santé, préférences gustatives) pour générer des menus personnalisés. Un essai contrôlé randomisé de trois mois a été mené auprès de 400 adolescents (200 dans le groupe intervention, 200 en groupe témoin) en milieu scolaire. Les menus recommandés obtenaient des scores significativement plus élevés sur des indices de qualité alimentaire (Chinese Healthy Diet Index, diversité et variété alimentaire) que les repas habituels. Après l'intervention, le groupe ayant reçu les menus personnalisés présentait une augmentation moindre du poids, de l'IMC et de la masse grasse comparé au groupe témoin (p<0,05), sans différence significative sur la croissance en taille. Ces résultats suggèrent qu'un système numérique de recommandation nutritionnelle peut traduire les recommandations générales en conseils individualisés applicables en contexte scolaire.
Europe PMC · 2026-09-07 · Ting M, Mak IEK, Yao Y, Chng ASM, Khoo CM, Kim JE.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé, chez 55 personnes âgées à Singapour, l'effet d'une supplémentation en protéines de soja ou de caséine (protéine du lait) pendant 16 semaines, en parallèle d'une alimentation équilibrée. Les chercheurs voulaient savoir si ces protéines augmentaient les « AGE », des composés liés au vieillissement et à certaines maladies. Résultat : globalement, ni le soja ni la caséine n'ont modifié les niveaux d'AGE dans le sang, la peau ou l'alimentation. Seul un marqueur précis, le CML, a légèrement augmenté avec le soja, tandis qu'un autre marqueur a légèrement augmenté avec la caséine, mais ces variations restent modestes et à confirmer.
Résumé reformulé :
Cet essai randomisé contrôlé de 16 semaines, mené à Singapour auprès de 55 adultes âgés (âge moyen 66 ans) suivant une alimentation saine de type My Healthy Plate, a comparé trois groupes : un groupe sans supplémentation, un groupe recevant un isolat de protéines de caséine et un groupe recevant un isolat de protéines de soja. L'objectif était d'évaluer l'impact de ces suppléments sur les produits de glycation avancée (AGE), des composés associés au vieillissement et à divers troubles métaboliques, mesurés dans l'alimentation, la peau et le sang. Globalement, aucune modification significative des niveaux d'AGE alimentaires, cutanés ou circulants n'a été observée après supplémentation, quel que soit le groupe. Toutefois, des analyses plus fines ont révélé des effets spécifiques selon la source protéique : la supplémentation en soja a entraîné une augmentation significative du marqueur plasmatique CML par rapport aux autres groupes, tandis que la caséine a été associée à une hausse, au sein du même groupe, du marqueur pentosidine. Les auteurs soulignent que ce dernier résultat doit être interprété avec prudence et nécessite des recherches complémentaires pour confirmer sa pertinence clinique.
Europe PMC · 2026-09-05 · Kim S, Kim K, Park M.
Résumé simplifié :
Cette étude coréenne a suivi plus de 37 000 adultes pour voir si bien manger et bouger suffisamment influence le recours aux soins médicaux. Les chercheurs ont classé les participants selon la qualité de leur alimentation et leur niveau d'activité physique. Résultat : les personnes qui mangent sainement ET qui sont physiquement actives ont moins souvent besoin d'être hospitalisées que celles qui mangent mal et ne bougent pas assez. Cet effet est particulièrement marqué chez les femmes, les personnes âgées et celles souffrant de maladies chroniques. En revanche, bien manger sans être actif était lié à plus de consultations externes.
Résumé reformulé :
Cette étude transversale, menée à partir de l'enquête nationale coréenne KNHANES (2014-2021) sur plus de 37 000 adultes, a examiné les associations conjointes entre la qualité alimentaire (mesurée via l'indice KHEI) et le niveau d'activité physique avec le recours aux soins hospitaliers et ambulatoires. Les participants ont été répartis en quatre groupes selon leur médiane de qualité alimentaire et leur niveau d'activité (au moins 150 minutes d'activité modérée par semaine). Les résultats montrent que le groupe combinant une alimentation de haute qualité et une activité physique suffisante présentait une probabilité réduite d'hospitalisation (OR 0,89) par rapport au groupe ayant une alimentation pauvre et une faible activité. À l'inverse, une bonne alimentation associée à l'inactivité était liée à davantage de consultations externes. Ces associations en matière d'hospitalisation étaient plus fortes chez les femmes, les personnes âgées et celles atteintes de maladies chroniques, suggérant l'intérêt de stratégies combinant promotion de l'alimentation saine et de l'activité physique, sans toutefois établir de lien de causalité du fait de la nature transversale de l'étude.
Europe PMC · 2026-09-04 · Fan M, Hao L, Wu Q, Wang X, Lin G, Zhang Z, Gao B.
Résumé simplifié :
Cette étude a rassemblé les résultats de 39 recherches pour voir si certains régimes alimentaires sont liés au syndrome métabolique (un ensemble de problèmes comme l'excès de graisse abdominale, l'hypertension ou le taux de sucre élevé). Concernant le régime méditerranéen, les chercheurs ont observé que plus les gens le suivaient fidèlement, moins ils avaient de risque de souffrir du syndrome métabolique, lorsque l'adhésion était mesurée sur une échelle continue. En revanche, en comparant seulement les personnes qui suivent bien ce régime à celles qui le suivent peu, aucune différence significative n'a été trouvée. D'autres régimes comme le score d'équilibre oxydatif montraient un lien plus net.
Résumé reformulé :
Cette méta-analyse a compilé 39 études observationnelles pour examiner le lien entre différents régimes alimentaires et le syndrome métabolique (MetS). Concernant le régime méditerranéen (MD), les analyses en catégories (forte vs faible adhésion) n'ont pas révélé d'association significative avec le MetS. Cependant, lorsque l'adhésion au régime méditerranéen était traitée comme une variable continue, un score plus élevé était associé à une prévalence plus faible du syndrome métabolique (OR 0,89, IC 95% 0,83-0,96). Ce résultat était moins marqué que celui observé pour le score d'équilibre oxydatif (OBS), fortement associé à une réduction du MetS. Les auteurs soulignent que ces associations, issues d'études observationnelles, ne permettent pas d'établir de lien de causalité, et appellent à davantage d'études prospectives et d'essais cliniques pour confirmer ces résultats.
Europe PMC · 2026-09-01 · Jacobo Cejudo MG, Coyle D, van Damme I, Cruijsen E, Geleijnse JM, Khandpur N.
Résumé simplifié :
Cette étude a suivi pendant 14 ans plus de 4300 patients ayant déjà eu un infarctus du myocarde, afin de voir si manger beaucoup d'aliments ultra-transformés influence le risque de décès cardiovasculaire. Les personnes consommant le plus de ces aliments mangeaient moins de fruits et légumes et avaient une alimentation globalement moins équilibrée. Aucun lien clair n'a été trouvé avec la mortalité cardiovasculaire globale ou coronarienne. En revanche, une consommation élevée d'aliments ultra-transformés était associée à un risque plus élevé de décès par AVC, surtout chez les personnes âgées, les femmes, celles en surpoids, peu actives ou de statut social plus modeste.
Résumé reformulé :
Cette analyse prospective de la cohorte néerlandaise Alpha Omega a examiné, chez 4365 patients ayant survécu à un infarctus du myocarde, la relation entre la part d'aliments ultra-transformés (classification Nova) dans l'alimentation et la mortalité cardiovasculaire sur un suivi médian de 14 ans. Une consommation élevée d'ultra-transformés (29% vs 9% de l'apport alimentaire) était associée à une moins bonne qualité globale de l'alimentation, avec moins de fruits et légumes et un score de qualité alimentaire (DHD-CVD) plus faible. Après ajustement, aucune association significative n'a été observée avec la mortalité cardiovasculaire totale ou coronarienne. Toutefois, un risque accru de mortalité par AVC a été constaté (HR 1,21 pour +10 points de %g/j), particulièrement marqué chez les patients âgés, les femmes, ceux avec un IMC élevé, une faible activité physique ou un statut socioéconomique plus bas. Ces résultats, de nature observationnelle, suggèrent une association plutôt qu'une causalité directe.
Europe PMC · 2026-09-01 · Qian Y.
Résumé simplifié :
Cette étude américaine a analysé plus de 12 500 adultes pour voir si bien manger ralentit le vieillissement biologique. Les chercheurs ont utilisé un score de qualité alimentaire (HEI-2015) et mesuré un « âge biologique » basé sur des marqueurs sanguins. Résultat : plus l'alimentation est saine, plus le risque que le corps vieillisse plus vite que l'âge réel diminue. Une partie de cet effet passe par la silhouette corporelle, notamment le tour de taille et la graisse abdominale. Ces résultats suggèrent qu'améliorer son alimentation et surveiller sa corpulence pourraient aider à ralentir le vieillissement.
Résumé reformulé :
Cette étude transversale, menée sur 12 511 adultes américains issus de l'enquête NHANES (2005-2010), examine le lien entre la qualité de l'alimentation, évaluée par le Healthy Eating Index-2015 (HEI-2015), et l'accélération de l'âge phénotypique, un indicateur de vieillissement biologique basé sur neuf biomarqueurs cliniques. Les analyses statistiques montrent qu'un score HEI-2015 plus élevé est associé à une probabilité réduite de vieillissement accéléré. Les chercheurs ont ensuite testé si cette association s'expliquait en partie par la forme corporelle, en comparant quatre indices : IMC, ratio taille/hauteur, indice de rondeur corporelle et A Body Shape Index. Tous jouent un rôle médiateur partiel, mais le ratio taille/hauteur et l'indice de rondeur corporelle, tous deux liés à l'adiposité centrale, expliquent la plus grande part de cette association (environ 29 %). Ces résultats, obtenus sur des données observationnelles, suggèrent qu'une meilleure alimentation et une gestion de la corpulence pourraient conjointement limiter l'accélération du vieillissement biologique, sans toutefois établir de lien de causalité direct.
Europe PMC · 2026-09-01 · Verdezoto Alvarado A, Ochoa Nogales B, Meléndez Torres JM, Huesca Reynoso L, McCoy M, Vega-López S.
Résumé simplifié :
Cette étude a interrogé 57 femmes nées au Mexique et vivant aux États-Unis sur leur alimentation, leur accès à une nourriture suffisante (sécurité alimentaire) et leur perception des commerces alimentaires de leur quartier. Les femmes ayant moins facilement accès à une alimentation suffisante avaient une moins bonne qualité alimentaire globale, avec un peu moins de fruits et légumes et un peu plus de sucre et de fast-food, sans que ces différences soient toutes statistiquement significatives. Chez les femmes en situation de faible sécurité alimentaire, mieux percevoir la disponibilité de nourriture saine dans leur quartier semblait associé à une meilleure qualité alimentaire, mais cet effet reste à confirmer sur un plus grand nombre de personnes.
Résumé reformulé :
Cette étude exploratoire, menée auprès de 57 femmes immigrées nées au Mexique, a examiné les liens entre sécurité alimentaire, qualité de l'alimentation (mesurée par l'indice HEI-2020) et perception de l'environnement alimentaire du quartier. Les femmes en situation de faible sécurité alimentaire présentaient un score HEI-2020 significativement plus bas que celles en situation de sécurité alimentaire élevée (62 vs 66, p=0,03), avec des tendances non significatives vers une consommation moindre de fruits et légumes et plus élevée de sucre et de fast-food. Aucune modification statistiquement significative de l'association par la perception de l'environnement alimentaire n'a été mise en évidence, mais des analyses exploratoires bayésiennes suggèrent que, chez les femmes en insécurité alimentaire, une perception plus favorable de la disponibilité alimentaire du quartier pourrait être liée à une meilleure qualité alimentaire. Ces résultats, obtenus sur un petit échantillon, nécessitent confirmation dans des études de plus grande envergure.
Europe PMC · 2026-08-29 · Tavares JF, Liu D, Talevi V, Eichelmann F, Jannasch F, Schulze MB, Aziz NA, Nöthlings U, Breteler MMB.
Résumé simplifié :
Cette étude a comparé dix façons différentes de mesurer si une alimentation est « saine » chez des milliers de personnes de deux grandes cohortes (Allemagne). Résultat surprenant : les personnes classées comme ayant la meilleure alimentation selon un score n'étaient pas forcément les mêmes selon un autre score. Malgré cela, mieux manger, quel que soit le score utilisé, était lié à un vieillissement biologique plus lent, mesuré par des marqueurs chimiques sur l'ADN (méthylation). Chaque type de régime sain modifiait des gènes différents, mais ces changements touchaient globalement les mêmes mécanismes biologiques liés à la santé.
Résumé reformulé :
À partir des données de la Rhineland Study et de la cohorte EPIC-Potsdam, les chercheurs ont comparé dix scores existants de qualité alimentaire chez des participants humains. Ils ont observé que le chevauchement entre les personnes classées dans le quart supérieur d'adhésion selon chaque score était minime, suggérant que ces indices captent des dimensions différentes d'une alimentation « saine ». Néanmoins, une meilleure adhésion à ces régimes était associée à un vieillissement épigénétique réduit, avec toutefois des intensités d'association variables selon le score utilisé. L'analyse des profils de méthylation de l'ADN a montré que chaque régime était lié à des signatures épigénétiques distinctes, mais que ces signatures convergeaient globalement vers les mêmes voies biologiques. Cette étude observationnelle suggère donc que différentes formes d'alimentation saine pourraient favoriser la santé via des mécanismes épigénétiques communs, sans pour autant établir de lien de causalité direct.
Europe PMC · 2026-08-26 · Soma B, Heisz J, Shea AK, Bell K, Christoforou A.
Résumé simplifié :
Des chercheurs ont étudié si manger des aliments ultra-transformés ou suivre une alimentation saine (mesurée par un score appelé PURE) influençait l'âge auquel les femmes arrivent naturellement à la ménopause. Ils ont suivi près de 2000 femmes canadiennes pendant environ 4 ans. Résultat : ni la quantité d'aliments ultra-transformés consommés, ni la qualité globale de l'alimentation n'étaient liées à l'âge de la ménopause, une fois prises en compte d'autres facteurs comme le mode de vie ou les antécédents reproductifs. Les auteurs suggèrent que le moment de la ménopause dépend plutôt de facteurs accumulés tout au long de la vie que de l'alimentation à l'âge moyen.
Résumé reformulé :
Cette étude de cohorte longitudinale canadienne (CLSA) a examiné le lien entre les habitudes alimentaires — consommation d'aliments ultra-transformés et adhésion au score PURE d'alimentation saine — et l'âge de survenue de la ménopause naturelle, chez 1972 femmes préménopausées de 45 ans et plus. Après un suivi moyen de 4 ans, 1148 participantes ont atteint la ménopause. Dans les modèles bruts, un score PURE plus élevé était associé à une ménopause légèrement plus précoce, mais cette association a disparu après ajustement pour les facteurs sociodémographiques, comportementaux et reproductifs. L'exposition aux aliments ultra-transformés n'était associée à aucun moment à l'âge de la ménopause. Les auteurs concluent que le timing de la ménopause reflèterait davantage des influences cumulées tout au long de la vie que l'alimentation mesurée à l'âge moyen, sans qu'un lien causal ou même associatif robuste puisse être établi ici avec les habitudes alimentaires étudiées.
Europe PMC · 2026-08-26 · Jaeggi MK, Tennert C, Prasinou M, Schimmel M, Roccuzzo A, Campus G, Borg-Bartolo R.
Résumé simplifié :
Cette étude suisse a examiné le lien entre alimentation et santé bucco-dentaire chez 275 adultes de plus de 45 ans. Les chercheurs ont observé que les personnes mangeant des légumes tous les jours avaient moins de caries et une meilleure hygiène bucco-dentaire. Manger des noix régulièrement était aussi associé à une meilleure hygiène dentaire. Comme attendu, l'âge avancé était lié à plus de caries, de maladies des gencives et une hygiène bucco-dentaire moins bonne. Cette recherche suggère qu'une alimentation riche en fibres, comme les légumes et les noix, pourrait contribuer à préserver une bonne santé dentaire.
Résumé reformulé :
Cette étude observationnelle transversale a été menée auprès de 275 citoyens du canton de Berne (Suisse), âgés en moyenne de 69,7 ans. Les participants ont répondu à des questionnaires sur leur alimentation et leur hygiène bucco-dentaire, puis ont subi un examen clinique évaluant caries, maladies parodontales et prothèses dentaires. Les résultats montrent qu'une consommation quotidienne de légumes est associée à un risque réduit de caries sévères (DMFT>15) et de mauvaise hygiène bucco-dentaire. La consommation régulière de noix est également liée à une meilleure hygiène dentaire. Par ailleurs, l'âge avancé apparaît associé à une moins bonne hygiène, davantage de caries et une prévalence accrue de maladie parodontale. Les auteurs soulignent, avec les réserves inhérentes à un design transversal ne permettant pas d'établir de causalité, l'intérêt d'une alimentation riche en fibres pour le maintien d'une bonne santé bucco-dentaire.
Europe PMC · 2026-08-26 · Díaz-Díaz LM, Estremera-Rodriguez L, Rojas-Correa M, Quintana MDC, Madziar C, Hickey DC, Vargas Robles D, Méndez Y, Santiago A, Bermudez D, Olendzki B, Torres EA, Maldonado-Contreras A.
Résumé simplifié :
Des chercheurs ont étudié 60 adultes de Porto Rico atteints de la maladie de Crohn pour voir si leur alimentation était liée à leur santé intestinale. Globalement, ces personnes mangeaient peu de fruits, légumes, céréales complètes et fibres, mais beaucoup de graisses saturées, de sucres ajoutés et de protéines animales. Celles qui mangeaient le plus de fruits avaient une meilleure qualité alimentaire, un microbiome plus diversifié et des marqueurs d'inflammation plus bas. Manger plus de légumes semblait améliorer la qualité de vie, tandis qu'une alimentation riche en café et sucreries était associée à plus de symptômes. Mais après correction statistique stricte, aucun lien n'est resté significatif, donc ces résultats restent préliminaires.
Résumé reformulé :
Cette étude transversale a analysé la qualité de l'alimentation, les habitudes alimentaires, le microbiome intestinal et des marqueurs inflammatoires chez 60 adultes portoricains atteints de la maladie de Crohn, avant une intervention nutritionnelle. Globalement, la qualité alimentaire était faible, avec peu de fruits, légumes, céréales complètes et fibres, et une consommation élevée de graisses saturées, sucres ajoutés et protéines animales. Quatre profils alimentaires ont été identifiés, le profil riche en fruits étant associé à la meilleure qualité alimentaire globale. Un score HEI-2015 plus élevé était associé à une plus grande diversité microbienne intestinale. Des analyses exploratoires suggèrent qu'une consommation élevée de fruits était liée à une inflammation plus faible (calprotectine, CRP), qu'un profil riche en légumes était associé à une meilleure qualité de vie, et qu'un profil riche en café/sucreries était lié à davantage de symptômes. Cependant, aucune de ces associations n'a résisté à la correction statistique pour tests multiples, limitant la portée des conclusions.
Europe PMC · 2026-08-25 · Ma L, Hu Y, Liu G, Rexrode KM, Manson JE, Hu FB, Rimm EB, Sun Q.
Résumé simplifié :
Cette étude a suivi plus de 5900 personnes ayant survécu à une crise cardiaque, pendant environ 16 ans. Les chercheurs ont observé leur alimentation après l'infarctus et ont comparé plusieurs types de régimes sains, dont le régime méditerranéen. Résultat : les personnes qui suivaient le plus fidèlement un régime méditerranéen après leur infarctus avaient un risque de décès réduit d'environ un tiers par rapport à celles qui le suivaient le moins. Améliorer son alimentation après l'infarctus était aussi associé à une meilleure survie, alors que la délaisser augmentait le risque de décès.
Résumé reformulé :
Cette étude de cohorte prospective a suivi 3277 femmes et 2618 hommes ayant survécu à un infarctus du myocarde non fatal, sur une durée moyenne de 15,7 ans. Les chercheurs ont évalué l'adhésion post-infarctus à huit régimes alimentaires sains, dont le score de régime méditerranéen alternatif (Alternate Mediterranean Diet Score), via des questionnaires alimentaires répétés. Une adhésion élevée au régime méditerranéen était associée à une réduction de 34% du risque de mortalité totale (HR 0,66) en comparant les quintiles extrêmes, avec des associations similaires pour la mortalité cardiovasculaire et le risque de récidive d'infarctus non fatal. Ces résultats, de nature observationnelle, suggèrent qu'une alimentation de haute qualité de type méditerranéen après un infarctus pourrait être bénéfique pour la survie à long terme, sans toutefois établir de lien de causalité direct.
Europe PMC · 2026-08-24 · Regensberger F, André F, Maier S, Posch C, Al-Naesan I, Schmuth M.
Résumé simplifié :
Cette étude a comparé l'alimentation de 71 patients souffrant d'hidradénite suppurée (une maladie inflammatoire de la peau) à celle d'un groupe de référence en bonne santé. Les chercheurs ont utilisé un questionnaire évaluant la qualité globale de l'alimentation. Résultat : les patients malades avaient une alimentation moins saine, avec plus de surpoids/obésité, plus de viande transformée et moins de noix. Environ un quart des patients pensaient que leur alimentation aggravait leur maladie, tandis qu'un autre quart pensait qu'une alimentation saine les aidait. Cela suggère un lien entre alimentation et cette maladie de peau, sans prouver de cause directe.
Résumé reformulé :
Cette étude transversale a évalué la qualité alimentaire de 71 patients occidentaux atteints d'hidradénite suppurée (HS), maladie inflammatoire cutanée chronique, à l'aide du score validé rPDQS, en comparant les résultats à une cohorte de référence américaine représentative du régime occidental. Les patients HS présentaient un score de qualité alimentaire significativement plus bas (11 vs 12, p=0,005) et un taux de surpoids/obésité plus élevé (81% vs 59%). Leur consommation de viande transformée était plus importante et celle de noix plus faible que dans le groupe témoin. Par ailleurs, les perceptions des patients variaient : 27% estimaient que certains facteurs alimentaires aggravaient leur maladie, tandis que 28% jugeaient qu'une alimentation saine leur était bénéfique. Ces résultats observationnels suggèrent une association entre qualité alimentaire moindre et HS, sans établir de lien de causalité, et ouvrent des pistes pour des interventions nutritionnelles ciblées.
Europe PMC · 2026-08-23 · Kamrani F, Imannezhad M, Etesami E, Karimi E, Ghanavati M, Razaz JM, Homayounfar R, Nikparast A.
Résumé simplifié :
Cette étude a suivi près de 5800 adultes iraniens pendant environ 5 ans pour voir si bien suivre le régime « planétaire » EAT-Lancet (riche en végétaux, pauvre en viande) influence le taux d'acide urique dans le sang, un marqueur lié à la goutte et à d'autres problèmes de santé. Les personnes qui suivaient le mieux ce régime avaient 25% moins de risque de développer un taux d'acide urique trop élevé (hyperuricémie). Cet effet semble surtout passer par une meilleure sensibilité à l'insuline. Les résultats restent valables même en comparant avec d'autres régimes sains connus.
Résumé reformulé :
Dans cette cohorte prospective iranienne de 5773 adultes sans hyperuricémie au départ, suivis environ 5 ans, les chercheurs ont évalué l'adhésion au régime EAT-Lancet via l'indice PHDI et son lien avec l'acide urique sérique. Après ajustement multivarié, les participants du quartile le plus adhérent présentaient 25% moins de risque d'hyperuricémie incidente par rapport au quartile le moins adhérent (OR 0,75), avec une tendance dose-réponse significative. Chaque écart-type d'augmentation du PHDI était associé à une baisse modeste de l'acide urique sérique de suivi. Une analyse de médiation suggère que cette association passerait en grande partie par la résistance à l'insuline (HOMA-IR), bien que l'intervalle de confiance large invite à la prudence. Les résultats sont restés robustes après ajustement pour d'autres indices diététiques reconnus (Méditerranéen, HEI-2015, DQI-R, DASH).
Europe PMC · 2026-08-14 · Ward NA, Reid-McCann R, Logan D, Farsi DN, Brennan L, Cardwell C, de Groot LC, Maggi S, McCaffrey N, McGuinness B, McKinley MC, Noale M, Prinelli F, Sergi G, Stevenson EJ, Trevisan C, Volkert D, Woodside JV, McEvoy CT.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé chez 105 personnes âgées à risque de dénutrition et de déclin cognitif un régime méditerranéen enrichi en protéines, avec ou sans exercice physique à domicile, comparé à un simple dépliant sur l'alimentation saine. Après 6 mois, les deux groupes suivant le régime méditerranéen ont vu leur état nutritionnel s'améliorer nettement, ainsi que leurs performances cognitives et la qualité de leur alimentation, par rapport au groupe témoin. L'ajout d'exercice n'a pas apporté de bénéfice supplémentaire clair sur ces critères principaux, même si quelques effets positifs sur la forme physique et la qualité de vie ont été notés.
Résumé reformulé :
Cet essai contrôlé randomisé a évalué chez 105 adultes âgés (moyenne 67,7 ans), à risque de dénutrition et de déclin cognitif, l'effet d'un accompagnement diététique personnalisé vers un régime méditerranéen enrichi en protéines, associé ou non à un programme d'exercice à domicile, comparé à une simple information écrite sur l'alimentation saine. Après 6 mois, le score de statut nutritionnel (MNA) s'est amélioré significativement dans les deux groupes d'intervention par rapport au témoin (différences de 2,7 et 2,9 points). Les performances cognitives, mesurées par une batterie neurocognitive, se sont également améliorées de façon significative dans les deux groupes intervention. La qualité du régime alimentaire a nettement progressé dans les mêmes proportions. Malgré une faible adhésion au programme d'exercice, des bénéfices additionnels ont été observés sur la performance physique et la qualité de vie. Ces résultats suggèrent que corriger la dénutrition via un régime méditerranéen enrichi en protéines pourrait contribuer à ralentir le déclin cognitif et à améliorer la santé globale des personnes âgées fragiles.
Europe PMC · 2026-08-13 · Ayhan B, Ermumcu MŞK, Yassıbaş E, Guneşliol B, Ayyıldız F.
Résumé simplifié :
Cette étude a interrogé 400 jeunes adultes (18-30 ans) pour voir si bien manger de façon saine et durable est lié à la dépression, à la consommation de fruits/légumes riches en composés bénéfiques (index phytochimique), et à des mesures corporelles comme le poids ou le tour de taille. Résultat : les personnes ayant de meilleures habitudes alimentaires avaient généralement un IMC, un tour de taille et un tour de cou plus faibles. En revanche, aucun lien direct n'a été trouvé entre ces habitudes alimentaires et le niveau de dépression, ni avec l'index phytochimique. Les auteurs appellent à davantage de recherches sur ce sujet.
Résumé reformulé :
Cette étude transversale a évalué chez 400 jeunes adultes (18-30 ans) les liens entre comportements alimentaires sains et durables (mesurés par l'échelle SHEBS), l'indice phytochimique (calculé à partir d'un rappel alimentaire de 24h), des mesures anthropométriques et les symptômes dépressifs (échelle de Beck). Aucune corrélation significative n'a été observée entre le score SHEBS, l'indice phytochimique et le score de dépression. Cependant, les scores SHEBS différaient significativement entre le 3e et le 4e quartile de l'indice phytochimique. Une association négative a été mise en évidence entre le score SHEBS et l'IMC, le tour de taille, le tour de cou, le ratio taille/hanche et le ratio taille/taille. Le score de dépression était également corrélé négativement avec le tour de taille, le tour de cou et le ratio taille/taille. Les auteurs concluent que les comportements alimentaires durables et sains sont associés aux mesures corporelles, mais pas directement à l'indice phytochimique ni à la dépression dans cet échantillon, tout en soulignant l'intérêt de recherches futures plus approfondies sur ces liens.
Europe PMC · 2026-08-13 · Ma X, Zhao H, Zhao Y, Huang C, Ai H, Sun M.
Résumé simplifié :
Cette étude chinoise a analysé les habitudes alimentaires de plus de 9 000 personnes âgées de 65 ans et plus. Les chercheurs ont utilisé deux outils : un indice de qualité alimentaire (CHEI) et un score de diversité alimentaire (DDS). Résultat : les personnes ayant une meilleure alimentation, à la fois plus équilibrée et plus variée, présentaient moins souvent des symptômes de dépression et d'anxiété. Ceux qui combinaient les deux (bonne qualité ET grande diversité alimentaire) avaient le risque le plus faible de souffrir de ces troubles. Cette étude ne prouve pas que bien manger empêche la dépression, mais montre un lien intéressant entre alimentation et santé mentale chez les seniors.
Résumé reformulé :
Cette étude transversale, menée à partir des données de l'enquête chinoise CLHLS de 2018 auprès de 9 455 personnes âgées de 65 ans et plus, a examiné les liens entre qualité alimentaire (mesurée par le Chinese Healthy Eating Index, CHEI), diversité alimentaire (Dietary Diversity Score, DDS) et symptômes dépressifs et anxieux. Après ajustement des facteurs de confusion, un score CHEI élevé était associé à une réduction significative des risques de dépression (-37%), d'anxiété (-39%) et de leur co-occurrence, en comparant les tertiles extrêmes. Des résultats similaires ont été observés pour le DDS. La combinaison d'un CHEI et d'un DDS élevés était associée aux risques les plus faibles de troubles mentaux, comparativement à une faible qualité et diversité alimentaire. S'agissant d'une étude observationnelle transversale, ces résultats montrent une association statistique mais ne permettent pas d'établir un lien de causalité ; des études longitudinales sont nécessaires pour confirmer ces observations.
Europe PMC · 2026-08-12 · Chen TL, Weng CS, Cheng SF, Tzeng YL.
Résumé simplifié :
Cette étude taïwanaise a suivi 464 femmes enceintes pour comparer deux types d'alimentation : une alimentation « prudente-modérée » (plus équilibrée) et une alimentation « raffinée riche en calories » (plus de sucre, gras, aliments transformés). Les chercheurs ont observé que les femmes suivant une alimentation raffinée et riche en calories présentaient plus souvent des symptômes de dépression pendant la grossesse (41% contre 26%). Après avoir pris en compte d'autres facteurs comme les difficultés financières, ce lien restait significatif : ces femmes avaient environ 1,8 fois plus de risque de présenter des symptômes dépressifs. Une alimentation saine semblait au contraire associée à moins de symptômes dépressifs.
Résumé reformulé :
Cette étude transversale menée auprès de 464 femmes enceintes à Taïwan a comparé la prévalence des symptômes dépressifs prénataux selon le type d'alimentation adopté : un régime « prudent-modéré » (n=217) versus un régime « raffiné riche en calories » (n=247). Les symptômes dépressifs, évalués via l'échelle EPDS, étaient significativement plus fréquents dans le groupe au régime raffiné riche en calories (40,9% contre 25,8%). L'analyse de régression logistique a montré que ce type d'alimentation, ainsi que la perception de difficultés économiques familiales, étaient positivement associés aux symptômes dépressifs, tandis qu'une alimentation saine y était inversement liée. Après ajustement pour les facteurs confondants, les femmes suivant le régime raffiné riche en calories présentaient un risque accru de symptômes dépressifs (odds ratio 1,82). Cette étude observationnelle suggère une association entre patterns alimentaires et santé mentale prénatale, sans toutefois établir de lien de causalité.
Europe PMC · 2026-07-30 · Wen Z, Zhang Z, Wu C, Cao D.
Résumé simplifié :
Cette grande étude a rassemblé 57 méta-analyses pour examiner le lien entre alimentation et cancer du poumon. Résultat principal : une alimentation saine est associée à un risque plus faible de cancer du poumon, tandis qu'une alimentation de type occidental, riche en viande, ou à index glycémique élevé, est liée à un risque plus élevé. Le folate est le seul nutriment pour lequel la preuve scientifique est jugée de qualité moyenne. Pour la plupart des autres facteurs (bêta-carotène, viande rouge, etc.), les preuves restent faibles. Les auteurs appellent à davantage d'études rigoureuses avant de tirer des conclusions fermes.
Résumé reformulé :
Cette revue parapluie a analysé 57 méta-analyses portant sur des facteurs alimentaires et le risque de cancer du poumon, en évaluant la qualité méthodologique et le niveau de preuve (grilles AMSTAR et GRADE) de chaque association. Les résultats montrent qu'une alimentation saine globale est associée à une diminution du risque de cancer du poumon, alors qu'un régime de type occidental riche en viande ou à charge glycémique élevée est associé à une augmentation du risque. Seule l'association entre le folate et une réduction du risque bénéficie d'une preuve de qualité modérée ; les autres facteurs étudiés, comme le bêta-carotène ou la viande rouge et transformée, reposent sur des preuves de qualité faible ou très faible. Les auteurs soulignent que ces données, majoritairement issues d'études observationnelles, ne permettent pas d'établir une relation de cause à effet solide, et appellent à des cohortes prospectives et essais randomisés mieux conçus pour affiner les stratégies de prévention nutritionnelle.
Motif : certitude des preuves jugée très faible à modérée pour l'ensemble des thèmes
Europe PMC · 2026-07-02 · Zajac J, Bala MM, Prokop-Dorner A, Alonso-Coello P, Guyatt GH, Maraj M, Więckowski K, Zawadzka K, Warzecha S, Sawiec Z, Storman D, Valli C, Świerz M, Kamal Abadi A, Steen JP, Castro B, Rabassa M, Cruz Lopes L, Płaczkiewicz-Jankowska E, Johnston BC.
Résumé simplifié :
Cette étude a rassemblé des recherches sur ce que pensent les gens des graisses alimentaires, notamment des huiles végétales. Les chercheurs ont analysé 13 études menées principalement dans des pays riches. Ils ont constaté que la plupart des gens considèrent les aliments gras comme mauvais pour la santé et associés à la prise de poids, alors que les huiles végétales sont généralement vues comme bénéfiques. Ces perceptions varient selon le sexe, l'âge et les habitudes alimentaires des personnes. Cependant, les preuves derrière ces opinions restent de qualité faible à moyenne, ce qui signifie qu'il faut rester prudent avant d'en tirer des recommandations officielles.
Résumé reformulé :
Cette revue systématique à méthodes mixtes a analysé onze études quantitatives et deux études qualitatives portant sur les perceptions et préférences des adultes concernant les graisses alimentaires. Cinq thèmes principaux ont émergé : une perception négative des graisses en général, une image positive des huiles végétales jugées bénéfiques pour la santé, une volonté de réduire sa consommation de graisses, une disposition à payer davantage pour des produits aux graisses plus saines, et des freins à la consommation de graisses insaturées. Les auteurs soulignent que ces perceptions sont souvent contradictoires et varient fortement selon le sexe, l'âge et les habitudes alimentaires. Le niveau de certitude des preuves, évalué selon la méthodologie GRADE, va de très faible à modéré, en raison de biais méthodologiques et de problèmes d'indirection. Les auteurs concluent que davantage de recherches seraient nécessaires avant d'utiliser ces données pour élaborer des recommandations alimentaires officielles.
Motif : hétérogénéité extrêmement élevée (I² = 99,64%) non expliquée, reflétant une grande variabilité des effets selon le contexte
Europe PMC · 2026-07-01 · Zerfu TA, Tareke AA, Girma M, Genye T, Tessema B, Zewdu F, Bayable M, Sarkar A, Tessema M, Hafebo AS.
Résumé simplifié :
Cette étude a rassemblé 33 recherches menées en Éthiopie pour voir si des programmes d'éducation et de sensibilisation à la nutrition aidaient les enfants à mieux manger. Les résultats montrent que ces programmes augmentent la diversité alimentaire des enfants et favorisent une meilleure prise de poids. Les effets sont plus marqués en ville, notamment à Addis-Abeba, et varient selon les régions du pays. Cela suggère que sensibiliser les familles à une alimentation plus variée peut réellement améliorer la nutrition des enfants, mais que les stratégies doivent s'adapter au contexte local pour être vraiment efficaces.
Résumé reformulé :
Cette revue systématique avec méta-analyse a examiné 33 études évaluant des interventions de changement social et comportemental (incluant l'éducation nutritionnelle) menées en Éthiopie pour améliorer l'alimentation des jeunes enfants. Les résultats indiquent que les enfants bénéficiant de ces interventions avaient 67% plus de chances d'atteindre la diversité alimentaire minimale recommandée, un score de diversité alimentaire plus élevé, et une meilleure prise de poids comparés aux groupes témoins. Les effets étaient les plus marqués en zone urbaine, en particulier à Addis-Abeba, tandis que les résultats variaient fortement selon les régions, avec des effets plus modérés voire non significatifs en Oromia et Amhara. Une hétérogénéité très élevée entre les études a été observée, reflétant l'influence du contexte local et des modalités de mise en œuvre. Les auteurs concluent que ces interventions doivent être adaptées culturellement et combinées à des actions sur la sécurité alimentaire et les services de santé pour maximiser leur efficacité.
Europe PMC · 2026-04-30 · Couto-Alfonso S, Cenit MC, Sanz-Pérez CM, Iguacel I.
Résumé simplifié :
Cette étude analyse les effets du jeûne intermittent chez les personnes de 60 ans et plus, en comparant plusieurs méthodes comme le jeûne 16:8 ou le jeûne 5:2. Les résultats montrent que le jeûne 16:8 et le jeûne de type « Sunnah » (pratique musulmane) sont les plus efficaces pour perdre du poids sans perdre de muscle. Certaines méthodes semblent aussi améliorer la mémoire et la concentration. Mais attention : des jeûnes trop stricts, avec de très longues périodes sans manger, seraient liés à un risque plus élevé de problèmes cardiaques et à de moins bonnes performances cognitives. Des approches modérées sont donc recommandées pour cette population.
Résumé reformulé :
Cette revue systématique et méta-analyse en réseau évalue la sécurité et l'efficacité du jeûne intermittent chez des adultes de 60 ans et plus, à partir de 31 études dont 7 essais randomisés inclus dans l'analyse comparative. Les protocoles de jeûne 16:8 (alimentation restreinte dans le temps) et de jeûne Sunnah islamique se distinguent par une réduction significative du poids et de l'IMC, sans perte de masse maigre. La synthèse narrative suggère aussi des bénéfices sur des marqueurs cardiométaboliques, la tension artérielle et certaines fonctions cognitives, mesurées par des tests standardisés lors d'un jeûne structuré à long terme. Toutefois, des fenêtres alimentaires très restrictives (≤10h) ou des jeûnes prolongés (>12,38h) sont associés à des effets délétères, notamment une baisse des performances cognitives et une augmentation de 58% de la mortalité cardiovasculaire. Les auteurs concluent qu'une approche modérée du jeûne intermittent semble préférable chez les personnes âgées, tout en soulignant le besoin d'études à plus long terme.
Motif : résultats inconsistants entre études, hétérogénéité substantielle, synthèse narrative seulement
Europe PMC · 2026-04-28 · Nickel DV, Jannasch F, Schulze MB.
Résumé simplifié :
Cette étude fait le point sur des recherches qui mesurent la qualité globale de l'alimentation, en tenant compte notamment de sa diversité (variété des aliments consommés). Les chercheurs ont analysé 16 études portant sur des adultes en bonne santé dans des pays occidentaux, utilisant huit outils différents pour évaluer la qualité alimentaire. Ils ont cherché à savoir si un meilleur score de qualité alimentaire, incluant la diversité, était lié à moins de diabète, cancer, maladies cardiovasculaires, obésité ou décès. Résultat : les liens observés sont incohérents d'une étude à l'autre, parfois positifs, parfois nuls. Il est donc encore trop tôt pour conclure clairement à un bénéfice.
Résumé reformulé :
Cette revue systématique examine des études prospectives ayant utilisé des scores de qualité alimentaire intégrant une composante spécifique de diversité alimentaire, chez des adultes en bonne santé dans des pays occidentaux à hauts revenus. Seize rapports ont été analysés, mobilisant huit outils distincts (comme le Healthy Eating Index ou l'Healthy Food Diversity-Index), avec une grande variabilité dans la façon de mesurer la diversité (simple comptage de groupes d'aliments ou indices plus complexes d'équilibre). Les associations entre ces scores et le diabète de type 2, le cancer, les maladies cardiovasculaires, l'obésité et la mortalité toutes causes confondues se sont révélées inconsistantes selon les études, allant de résultats nuls à des associations inverses. Les auteurs concluent que les preuves actuelles ne permettent pas d'établir un lien clair entre ces scores de qualité alimentaire incluant la diversité et les maladies chroniques, en raison notamment de l'hétérogénéité des définitions et méthodes utilisées.
Europe PMC · 2026-02-26 · Oncina-Cánovas A, Cabañas-Alite L, Comino I, Mustieles V.
Résumé simplifié :
Cette étude fait le bilan de 24 recherches menées chez des humains pour voir si manger surtout des végétaux protège contre les cancers digestifs (côlon, foie, estomac, œsophage, pancréas, bouche/gorge). Résultat : quand l'alimentation végétale est composée d'aliments complets et peu transformés (fruits, légumes, légumineuses, céréales complètes), le risque de cancer semble plus faible. Mais quand elle repose sur des produits végétaux raffinés ou ultra-transformés (comme les jus sucrés, pains blancs ou snacks), le risque augmente. La qualité des aliments végétaux consommés est donc essentielle, pas seulement le fait de manger «végétal».
Résumé reformulé :
Cette revue de portée a analysé 24 études observationnelles (cohortes prospectives et cas-témoins) menées principalement en Europe, Amérique du Nord et Asie, portant sur l'association entre différents régimes à base de plantes et le risque de cancers digestifs. Les chercheurs ont utilisé des indices alimentaires reconnus (PDI, hPDI, uPDI, régime pro-végétarien, EAT-Lancet) pour distinguer les régimes végétaux «sains» (aliments complets, peu transformés) des régimes végétaux «malsains» (produits raffinés ou ultra-transformés). Les résultats montrent que l'adhésion à un régime végétal de qualité est associée à un risque réduit de cancers colorectal, pancréatique, hépatique, œsophagien, gastrique et oropharyngé, tandis que les régimes végétaux de moindre qualité sont associés à un risque accru. Ces associations, observées dans des études d'observation, ne permettent pas d'établir formellement un lien de cause à effet, mais suggèrent l'importance de la qualité nutritionnelle au sein même des régimes à base de plantes.
Europe PMC · 2025-12-30 · Sari DN, Hilmanto D, Sunjaya DK, Sari P.
Résumé simplifié :
Cette étude fait le bilan de 12 recherches menées entre 2015 et 2025 sur des programmes visant à améliorer l'alimentation des adolescents. Ces programmes combinent souvent plusieurs approches : cours à l'école, modification de la nourriture proposée à la cantine, outils numériques et implication des familles. Les résultats montrent que les programmes combinant plusieurs actions à la fois (éducation, meilleure nourriture disponible, participation des parents) fonctionnent mieux que les actions isolées. Ils permettent d'augmenter la consommation de fruits et légumes, de réduire les boissons sucrées, et même de réduire le tour de taille sur le long terme, même si le poids global ne change pas toujours rapidement.
Résumé reformulé :
Cette revue de portée analyse 12 études (dont 8 essais randomisés) publiées entre 2015 et 2025, portant sur des interventions communautaires visant à améliorer l'alimentation des adolescents. Quatre types d'approches sont identifiées : éducation en milieu scolaire, modification de l'environnement alimentaire scolaire, outils numériques, et interventions basées sur des théories du changement de comportement. Les programmes multicomposantes, associant éducation, offre alimentaire plus saine et engagement familial, montrent des améliorations plus constantes de la qualité alimentaire (hausse de la consommation de fruits et légumes, baisse des boissons sucrées) comparés aux interventions à composante unique. Les outils numériques sont plus efficaces lorsqu'ils incluent un suivi personnel et l'implication des parents. Sur un suivi plus long, une réduction du tour de taille a été observée, mais pas de changement significatif de l'IMC, suggérant que des indicateurs plus sensibles sont nécessaires pour détecter les effets précoces de ces interventions.
Europe PMC · 2025-11-09 · Mohtashamian A, Aali Y, Nematolahi F, Ebrahimzadeh A, Ferns GA, Ghayour-Mobarhan M.
Résumé simplifié :
Cette étude rassemble les résultats de 6 essais cliniques pour voir si le régime DASH, connu pour réduire la tension artérielle, a aussi un effet sur la santé du foie. Les chercheurs ont mesuré deux marqueurs sanguins, l'ALT et l'AST, qui reflètent l'état du foie. Résultat : suivre ce régime diminue légèrement le taux d'AST en général, et réduit aussi l'ALT et l'AST chez certains groupes, notamment les personnes de moins de 44 ans, celles avec un IMC inférieur à 30, et les personnes atteintes de stéatose hépatique non alcoolique (NAFLD). D'autres études sont nécessaires pour confirmer ces effets.
Résumé reformulé :
Cette méta-analyse d'essais randomisés (6 études incluses, enregistrée sur PROSPERO) examine l'impact du régime DASH sur les enzymes hépatiques ALT et AST, comparé à d'autres approches alimentaires. Globalement, le régime DASH est associé à une réduction significative de l'AST (différence moyenne de -3,3 UI/L). Des analyses en sous-groupes montrent une baisse significative de l'ALT et de l'AST notamment chez les participants de moins de 44 ans, avec un IMC inférieur à 30 kg/m², ayant des taux d'enzymes basaux plus élevés, et chez les personnes atteintes de stéatose hépatique non alcoolique (NAFLD). Les auteurs concluent que le régime DASH pourrait avoir un effet bénéfique modéré sur les marqueurs hépatiques, tout en soulignant la nécessité de recherches supplémentaires pour mieux comprendre ces mécanismes et confirmer ces résultats sur des populations plus larges.
Europe PMC · 2025-11-09 · Díaz-Benavides DA, Muhlis ANA, Chamouni G, Charles R, Nigatu DT, Ben Khadra J, Israel FEA, Shehab B, Tarek GL, Sharshekeeva A, Gammoh N, Habte TT, Chandrika N, Alshakhshir FK, Mahrouseh N, Andrade CAS, Lovas S, Varga O.
Résumé simplifié :
Cette étude a rassemblé les résultats de 104 recherches menées en Europe pour comprendre quels aliments influencent le risque de diabète de type 2. Les résultats montrent que manger beaucoup de fruits, légumes, légumineuses, céréales complètes et produits laitiers fermentés est associé à un risque plus faible. À l'inverse, une consommation élevée de viande rouge ou transformée, de boissons sucrées et d'aliments ultra-transformés augmente ce risque. Le régime méditerranéen ou les régimes végétaux semblent protecteurs, contrairement aux régimes riches en protéines animales. Les auteurs recommandent des politiques alimentaires adaptées à chaque région d'Europe.
Résumé reformulé :
Cette revue systématique, conforme aux normes PRISMA et enregistrée sur PROSPERO, a analysé 104 études observationnelles menées dans l'UE-28 pour identifier les facteurs alimentaires liés à l'incidence du diabète de type 2. La majorité des études étaient des cohortes réalisées en Europe de l'Ouest, du Nord et du Sud. Les résultats indiquent une association constante entre une consommation élevée d'aliments peu transformés (fruits, légumes, légumineuses, céréales complètes, produits laitiers fermentés) et un risque réduit de diabète, tandis que la viande rouge/transformée, les boissons sucrées et les aliments ultra-transformés sont liés à un risque accru. L'adhésion à un régime méditerranéen ou à un modèle alimentaire végétal apparaît bénéfique, contrairement aux régimes riches en protéines animales. Les auteurs soulignent l'importance de politiques nutritionnelles ciblées selon les spécificités régionales pour prévenir efficacement cette maladie, tout en rappelant la nature observationnelle des données disponibles.
Europe PMC · 2025-09-01 · Yan Y, Huang Y, Wang MP, Lau KK, Anderson CS, Lee JJ.
Résumé simplifié :
Cette étude analyse 25 recherches menées auprès de plus de 3000 patients cardiaques et leurs proches aidants. Le but était de voir si le fait d'impliquer un proche (conjoint, enfant...) dans des programmes visant à améliorer l'alimentation du patient fonctionnait bien. Résultats : ces interventions en duo aident à réduire le sel et les graisses consommés, à faire baisser le poids, et améliorent la qualité de vie, les connaissances sur la maladie et la confiance en soi des patients. Par contre, elles n'ont pas amélioré le taux de cholestérol. D'autres études de meilleure qualité sont encore nécessaires pour confirmer ces bénéfices.
Résumé reformulé :
Cette revue systématique avec méta-analyse a examiné 29 articles (25 études) portant sur plus de 3000 patients cardiovasculaires et 2706 aidants familiaux, afin d'évaluer l'efficacité des interventions dites « dyadiques » (impliquant à la fois le patient et son aidant) pour favoriser une alimentation saine. Les résultats montrent une réduction significative de l'apport en sodium et en graisses, ainsi qu'une baisse de l'indice de masse corporelle chez les patients. Ces interventions ont également amélioré les comportements d'autosoins, la qualité de vie, les connaissances sur la maladie cardiaque, le sentiment d'efficacité personnelle et le soutien perçu. En revanche, aucun effet significatif n'a été observé sur le profil lipidique sanguin. Les auteurs soulignent le manque de données suffisantes pour évaluer certains résultats (tension artérielle, glycémie, fardeau de l'aidant) et appellent à des études de meilleure qualité méthodologique pour confirmer ces résultats préliminaires.
Europe PMC · 2025-08-26 · Ruiz-Valenzuela RE, Artacho R, Ruiz-López MD, Molina-Montes E.
Résumé simplifié :
Cette étude a rassemblé les résultats de 11 recherches pour voir si bien manger protège les personnes de plus de 50 ans contre la sarcopénie, c'est-à-dire la perte de muscle liée à l'âge. Les chercheurs ont constaté que suivre une alimentation saine réduisait de 24% le risque de développer cette maladie musculaire. Le régime méditerranéen, en particulier, montrait le lien le plus fort avec cette protection. En revanche, une alimentation dite « malsaine » n'était pas clairement associée à un risque accru. Ces résultats suggèrent que bien manger pourrait aider à préserver la masse et la force musculaires en vieillissant.
Résumé reformulé :
Cette méta-analyse a synthétisé les données de 11 études observationnelles portant sur des adultes de 50 à 85 ans, afin d'évaluer le lien entre les habitudes alimentaires et le risque de sarcopénie, selon les critères EWGSOP1 et EWGSOP2. Les résultats montrent une association significative entre une alimentation saine et une réduction de 24% du risque de sarcopénie (OR = 0,76 ; IC 95% : 0,63-0,92), le régime méditerranéen affichant l'effet protecteur le plus marqué (OR = 0,62). À l'inverse, les modèles alimentaires jugés malsains ne présentaient pas d'association statistiquement significative avec le risque de sarcopénie. Une hétérogénéité modérée entre les études a été observée, sans qu'aucune variable spécifique n'explique clairement ces différences. Ces résultats, basés sur des données observationnelles, suggèrent un lien entre alimentation saine et prévention de la sarcopénie, sans toutefois établir formellement une relation de cause à effet.
Motif : seulement 5 études incluses avec intervalles de confiance larges, notamment OR 0.296 (IC 0.088-0.987)
Europe PMC · 2025-07-01 · Guo W, Dong Y, Xu Y, Liu Y, Wang F, Wang S, Wu Z, Gao Y, Li B.
Résumé simplifié :
Cette étude a rassemblé les résultats de cinq recherches pour voir si bien manger aide à mieux dormir. Les chercheurs ont utilisé un outil appelé « indice d'alimentation saine » qui mesure la qualité globale du régime alimentaire. Résultat : les personnes ayant une meilleure alimentation avaient moins de risques d'avoir un sommeil de mauvaise qualité et moins de risques de dormir trop peu ou trop longtemps. Cela suggère qu'une alimentation équilibrée pourrait être liée à un meilleur sommeil, même si d'autres études seraient utiles pour confirmer ce lien plus précisément.
Résumé reformulé :
Cette méta-analyse a examiné le lien entre la qualité de l'alimentation, mesurée par l'indice d'alimentation saine (HEI), et les troubles du sommeil chez l'humain. En combinant les données de cinq études observationnelles issues de plusieurs bases scientifiques, les auteurs ont calculé des rapports de cotes (odds ratios) pour estimer cette association. Les résultats montrent qu'un score HEI plus élevé est associé à une réduction du risque de mauvaise qualité de sommeil (OR = 0,860) ainsi qu'à une diminution du risque de durée de sommeil anormale (OR = 0,296). Ces associations, bien que statistiquement significatives, restent basées sur des données observationnelles, ce qui ne permet pas d'établir un lien de causalité direct. Les auteurs concluent qu'une meilleure qualité alimentaire globale pourrait être liée à un sommeil de meilleure qualité, mais soulignent la nécessité d'études supplémentaires pour approfondir ce constat.
Europe PMC · 2024-09-27 · Larruy-García A, Mahmood L, Miguel-Berges ML, Masip G, Seral-Cortés M, De Miguel-Etayo P, Moreno LA.
Résumé simplifié :
Cette étude a analysé 73 recherches sur le lien entre la qualité de l'alimentation, dont le régime méditerranéen, et le poids ou le syndrome métabolique chez les enfants et adolescents. Chez les enfants de moins de 12 ans, ceux qui suivaient mieux le régime méditerranéen avaient un indice de masse corporelle et un tour de taille légèrement plus élevés que ceux qui le suivaient moins bien, ce qui est surprenant. Mais globalement, une meilleure adhésion à ce régime semble associée à un poids plus favorable, surtout chez les garçons. Les auteurs soulignent que l'alimentation de qualité pourrait jouer un rôle protecteur contre l'obésité durant l'enfance.
Résumé reformulé :
Cette revue systématique et méta-analyse a examiné la relation entre différents scores de qualité alimentaire, dont le régime méditerranéen, et l'obésité ainsi que le syndrome métabolique chez les enfants et adolescents. Sur 3 519 études évaluées, 73 ont été incluses dans la revue et 6 dans la méta-analyse. Chez les enfants de moins de 12 ans, une adhésion plus forte au régime méditerranéen était associée à un IMC et un tour de taille légèrement supérieurs par rapport à une faible adhésion, un résultat contre-intuitif. Cependant, l'analyse de méta-régression a révélé des associations plus marquées chez les garçons pour l'IMC, le z-score de l'IMC et le tour de taille. Dans l'ensemble, les études suggèrent qu'une meilleure qualité alimentaire, notamment via le régime méditerranéen, pourrait exercer un effet protecteur contre l'obésité chez les jeunes, bien que les résultats varient selon l'âge et le sexe, appelant à la prudence dans l'interprétation.
Motif : résultats très incohérents selon les durées de suivi et grande incertitude (certitude très faible à faible pour plusieurs analyses)
Europe PMC · 2024-05-20 · Spiga F, Tomlinson E, Davies AL, Moore TH, Dawson S, Breheny K, Savović J, Hodder RK, Wolfenden L, Higgins JP, Summerbell CD.
Résumé simplifié :
Cette grande revue scientifique a analysé 74 études (plus de 83 000 adolescents) pour savoir si des programmes basés sur l'alimentation, l'activité physique, ou les deux, peuvent prévenir l'obésité chez les ados. Résultat : les interventions purement alimentaires n'ont que peu ou pas d'effet démontré. Les programmes d'activité physique pourraient légèrement réduire l'indice de masse corporelle (IMC) à moyen et long terme, mais avec un niveau de certitude faible. Combiner alimentation et activité ne semble pas faire mieux qu'un programme seul. Bonne nouvelle : ces interventions ne semblent pas provoquer d'effets indésirables graves chez les jeunes.
Résumé reformulé :
Cette revue Cochrane actualisée synthétise 74 essais randomisés (83 407 participants, dont 54 inclus en méta-analyse) évaluant des interventions de prévention de l'obésité chez des adolescents de 12 à 18 ans, principalement en milieu scolaire. Les interventions testées portaient sur l'alimentation, l'activité physique (ou sédentarité/sommeil), ou une combinaison des deux, comparées à une absence d'intervention ou aux soins usuels. Les résultats montrent que les interventions diététiques seules ont un effet incertain ou négligeable sur l'IMC et le zBMI selon les échéances. Les interventions axées sur l'activité physique pourraient réduire légèrement l'IMC à moyen et long terme (preuves de faible certitude), sans effet significatif à court terme sur le zBMI. Les programmes combinant alimentation et activité physique ne montrent pas de différence significative sur l'IMC ou le zBMI, avec des niveaux de preuve allant de modérés à très faibles. Aucun effet indésirable grave notable n'a été rapporté de façon cohérente. Les auteurs soulignent la nécessité d'études supplémentaires, notamment en milieu communautaire et avec des échantillons plus larges.
Synthèses non systématiques ou centrées sur des mécanismes biologiques : utiles pour comprendre un domaine, mais sans nouvelles données mesurées chez l'humain.
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