← Retour à la veille scientifique

Jeûne

Absence volontaire de prise alimentaire pendant une période donnée, dans son sens général (au-delà du seul jeûne intermittent).

Études scientifiques (17)

Ces fiches sont générées par IA à partir des abstracts : elles aident à repérer et trier les études, l'étude originale reste la référence.

Répartition par niveau de preuve (cliquez pour filtrer) · Comprendre les niveaux

Niveau 4 — Étude de cohorte prospective101 participants
⚠ Niveau ajusté (3 → 4)

Motif : IC95% de l'incidence des blessures traverse 1 (0.904-3.651), résultat non significatif malgré l'ampleur rapportée

Jeûne intermittent du Ramadan et épidémiologie des blessures chez des footballeurs adolescents élite de milieu et fin d'adolescence : une étude de cohorte prospective sur l'incidence, la charge, la charge d'entraînement et le bien-être psychophysiologique

Europe PMC · 2026-10-01 · Rejab N, Chaari F, Nabli MA, Sahli S, Rebai H.

Résumé simplifié :

Cette étude a suivi 101 jeunes footballeurs de haut niveau (14-21 ans) pendant 13 semaines, avant, pendant et après le Ramadan. Les chercheurs ont observé que pendant le jeûne, les blessures étaient presque deux fois plus fréquentes et plus graves qu'avant. Les joueurs ressentaient aussi un entraînement plus difficile, un moins bon état de forme général, et mangeaient moins de protéines mais plus de glucides. Les blessures musculaires étaient les plus courantes, et certaines fractures ne sont apparues que pendant cette période. Cela suggère que le jeûne du Ramadan pourrait augmenter le risque de blessure chez les jeunes sportifs de haut niveau.

Résumé reformulé :

Cette étude de cohorte prospective a suivi 101 footballeurs adolescents élite (U17, U19, U21) sur 13 semaines, réparties en trois phases : avant, pendant et après le Ramadan. Les chercheurs ont mesuré l'incidence des blessures, la charge d'entraînement perçue, le bien-être psychophysiologique (Hooper Index), le contrôle postural et l'alimentation. Résultats : l'incidence des blessures a augmenté de 81,6% pendant le Ramadan (RR=1,82, IC à 95% non significatif statistiquement), et le fardeau des blessures a doublé. La charge d'entraînement perçue et les indicateurs de mal-être ont significativement augmenté. Les blessures musculaires dominaient (69,6% des cas), et les blessures osseuses ne sont survenues que durant le Ramadan. L'apport en protéines a diminué au profit des glucides. Ces résultats observationnels suggèrent une association entre le jeûne du Ramadan et un risque accru de blessures chez les jeunes footballeurs élite, sans toutefois établir de lien de causalité direct.

Voir l'étude originale →
Niveau 2 — Essai croisé randomisé30 participants
Jeûne du Ramadan chez les patients atteints d'insuffisance surrénalienne primaire : évaluation du risque de complications, de la qualité de vie et du sommeil, et des facteurs associés

Europe PMC · 2026-09-30 · Sta J, Chihaoui M, Mabrouk M, Kamoun E, Belhadjsliman C, Khessairi N, Oueslati I, Yazidi M, Chaker F.

Résumé simplifié :

Cette étude a suivi 30 patients atteints d'une maladie rare des glandes surrénales (insuffisance surrénalienne primaire) pendant le jeûne du Ramadan. Les chercheurs ont comparé les complications, la qualité de vie et la qualité du sommeil avant et pendant le jeûne. Résultat : les complications étaient plus fréquentes pendant le Ramadan (67% contre 23% hors jeûne), mais la qualité de vie et du sommeil globales n'ont pas été affectées. Les patients avec une maladie plus récente ou une moins bonne qualité de vie avant le jeûne avaient plus de risques de complications pendant le Ramadan.

Résumé reformulé :

Cette étude interventionnelle croisée a inclus 30 patients souffrant d'insuffisance surrénalienne primaire afin d'évaluer les risques liés au jeûne du Ramadan. Les chercheurs ont mesuré la prévalence des complications, la qualité de vie (via le questionnaire AddiQoL) et la qualité du sommeil (via l'index de Pittsburgh), avec des analyses biologiques et une surveillance glycémique continue, avant et pendant le jeûne. Les complications sont apparues plus fréquentes pendant le Ramadan (67%) qu'en dehors (23%). Une durée de maladie plus courte (≤8 ans) et un score de qualité de vie initial plus faible (≤80) étaient associés de façon indépendante à un risque accru de complications. Malgré cela, la qualité de vie et du sommeil globales ne différaient pas significativement entre les deux périodes, bien qu'une moins bonne qualité de vie initiale et la survenue de complications pendant le jeûne aient été liées à une dégradation de ces deux paramètres.

Voir l'étude originale →
Niveau 3 — Étude de cohorte rétrospective1 492 participants
Impact du Ramadan sur les visites aux urgences liées aux crises d'épilepsie au Qatar

Europe PMC · 2026-09-29 · Zammar K, Rizwan H, Khaled M, Bouhali I, Abualrob M, Meer A, Shehab SA, Mallat F, Melikyan G, Ali M, Dargham SR, Alrabi A, Abdelmoneim M, Bhutta Z, Mahfoud Z, Haddad N.

Résumé simplifié :

Cette étude a examiné si le jeûne du Ramadan augmente le risque de crises d'épilepsie chez les patients se rendant aux urgences au Qatar. Les chercheurs ont comparé près de 1500 visites aux urgences pour crises, pendant et en dehors du Ramadan, sur trois ans. Résultat : le jeûne n'a pas augmenté le nombre ni la gravité des crises. Cependant, les médecins adaptaient leur prise en charge pour les patients jeûneurs, en privilégiant les médicaments par voie intraveineuse plutôt que par voie orale, et en évitant de débuter de nouveaux traitements chez les patients déjà bien équilibrés.

Résumé reformulé :

Cette étude rétrospective a analysé 1492 visites aux urgences pour crises d'épilepsie dans des hôpitaux du Qatar, en comparant la période du Ramadan aux mois adjacents, sur 2021-2023. La proportion de visites liées aux crises était similaire pendant et hors Ramadan (0,8%), sans différence significative sur les marqueurs de sévérité clinique (état de mal épileptique, hospitalisations, admissions en soins intensifs). Une analyse cas-témoins appariée a montré que les patients jeûneurs recevaient plus souvent un traitement antiépileptique par voie intraveineuse aux urgences, et que ceux ayant un bon contrôle préalable de leur épilepsie étaient moins susceptibles de se voir prescrire un nouveau traitement oral. Ces résultats suggèrent que le jeûne du Ramadan n'augmente pas le risque global de crises aux urgences, mais influence les choix thérapeutiques des médecins urgentistes face aux patients jeûneurs.

Voir l'étude originale →
Niveau 3 — Étude de cohorte prospective101 participants
Le jeûne du Ramadan influence la sarcopénie respiratoire et les marqueurs plasmatiques de santé de la jonction neuromusculaire chez les personnes âgées

Europe PMC · 2026-09-28 · Qaisar R, Khan IU, Iqbal MS, Ahmad F, Karim A.

Résumé simplifié :

Cette étude a suivi des hommes et des femmes de plus de 60 ans avant et pendant le Ramadan pour voir comment le jeûne affecte leurs muscles respiratoires et leurs nerfs. Chez les hommes, la force pour expirer a diminué après 28 jours de jeûne, signe d'une faiblesse musculaire respiratoire. Chez les deux sexes, certains marqueurs sanguins liés à la santé des nerfs et des connexions nerfs-muscles se sont modifiés, suggérant un possible stress sur le système nerveux. Le jeûne a aussi réduit le stress oxydatif dans le corps. Les performances physiques globales, elles, n'ont pas changé.

Résumé reformulé :

Cette étude a examiné l'impact du jeûne du Ramadan sur la sarcopénie respiratoire et des marqueurs biologiques liés à la jonction neuromusculaire chez 101 adultes âgés (53 hommes, 48 femmes), mesurés une semaine avant le Ramadan puis aux jours 14 et 28 du jeûne. Chez les hommes, la pression expiratoire maximale a diminué significativement au jour 28. Chez les deux sexes, les taux plasmatiques de CAF22 (marqueur de dégradation de la jonction neuromusculaire) et de NfL (marqueur neuronal) ont baissé, tandis que le BDNF (facteur neurotrophique) a augmenté. La présence de sarcopénie respiratoire était associée à des profils biologiques moins favorables à certains moments. Le jeûne a également réduit le stress oxydatif systémique, sans modifier les performances physiques globales. Les auteurs concluent que le jeûne du Ramadan semble induire une sarcopénie respiratoire chez les hommes, mais pas chez les femmes, via des effets sur la jonction neuromusculaire et le système nerveux, des mécanismes restant à approfondir.

Voir l'étude originale →
Niveau 3 — Étude de cohorte prospective363 participants
Quand la faim et la soif se séparent : une comparaison longitudinale entre hommes et femmes au cours du cycle jeûne-récupération du Ramadan, avec des témoins non jeûneurs

Europe PMC · 2026-09-18 · Fleischmann C, Sindiani M, Korman M.

Résumé simplifié :

Cette étude a suivi des musulmans israéliens pendant le Ramadan, un jeûne sans nourriture ni eau en journée pendant environ un mois, et les a comparés à un groupe témoin ne jeûnant pas. Les chercheurs ont mesuré chaque jour la faim, la soif et la quantité de liquide bue, avant, pendant et après le Ramadan. Résultat : la faim diminue progressivement durant le jeûne et reste plus basse même un mois après, tandis que la soif augmente pendant le jeûne puis redescend sous son niveau initial après. Les femmes ressentent davantage la faim en phase de récupération, et les hommes augmentent leur consommation de liquide plus tôt après le Ramadan. Ces changements n'apparaissent pas chez les témoins.

Résumé reformulé :

Cette étude longitudinale a suivi 287 musulmans israéliens pratiquant le jeûne du Ramadan (sans nourriture ni eau en journée pendant 28-29 jours) et 76 témoins non jeûneurs, à cinq moments avant, pendant et après le Ramadan. Les auteurs ont mesuré quotidiennement la faim et la soif ressenties, le moment du pic d'appétit, et l'apport hydrique estimé. La faim diminue significativement dès le début du jeûne et reste atténuée un mois après (effet moyen), avec une baisse plus rapide chez les femmes. La soif augmente progressivement pendant le jeûne puis chute sous le niveau initial après le Ramadan. Le pic d'appétit se décale dans le temps pendant le jeûne avant de revenir à la normale. L'apport en liquide augmente après le Ramadan, plus précocement chez les hommes, et les femmes rapportent un apport hydrique normalisé plus élevé. Les témoins ne montrent pas ces variations spécifiques, suggérant que ces trajectoires sont liées au jeûne plutôt qu'à la saison seule, avec des effets persistant un mois après le Ramadan.

Voir l'étude originale →
Niveau 4 — Étude transversale320 participants
Associations entre la durée du jeûne et la qualité nutritionnelle chez des adultes coréens

Europe PMC · 2026-09-17 · Kim K, Lee M, Kim E.

Résumé simplifié :

Cette étude coréenne a comparé 320 adultes selon la durée de leur jeûne quotidien habituel (moins de 14 heures ou 14 heures et plus, calculé entre le premier et le dernier repas). Les chercheurs ont mesuré la qualité de leur alimentation à l'aide d'un questionnaire validé. Résultat surprenant : les personnes qui jeûnaient moins longtemps avaient une meilleure alimentation, plus équilibrée et plus modérée, et prenaient plus souvent leur petit-déjeuner. Ceux qui jeûnaient plus longtemps sautaient davantage le petit-déjeuner et mangeaient moins varié. Leur poids (IMC) n'était toutefois pas différent entre les deux groupes.

Résumé reformulé :

Cette étude transversale menée auprès de 320 adultes coréens (19-64 ans) a examiné le lien entre la durée habituelle de jeûne quotidien et la qualité alimentaire, mesurée par le score de qualité nutritionnelle (Nutrition Quotient). Les participants ont été répartis en deux groupes selon leur durée de jeûne (moins de 14h vs 14h ou plus), calculée à partir des heures déclarées du premier et dernier repas. Après ajustement pour le sexe, l'âge, le sommeil et l'usage du smartphone, le groupe jeûnant moins de 14 heures présentait des scores significativement supérieurs sur l'équilibre alimentaire, la modération et les pratiques alimentaires. Un jeûne plus long était associé à une consommation réduite de certains groupes alimentaires et à un moindre petit-déjeuner, sans différence d'IMC entre les groupes. Les auteurs suggèrent que, dans la pratique réelle, un jeûne prolongé pourrait s'accompagner d'une moins bonne qualité alimentaire plutôt que d'un bénéfice nutritionnel, et recommandent de privilégier l'éducation sur les horaires des repas et la diversité alimentaire plutôt que la seule durée du jeûne.

Voir l'étude originale →
Niveau 2 — Essai randomisé contrôlé38 participants
L'apprentissage automatique identifie des prédicteurs cliniques et liés au microbiome de la perte de poids durable après un jeûne prolongé

Europe PMC · 2026-09-16 · Kaufhold G, Bartolomaeus TUP, Schütte K, Schütte T, Kamboj S, Löber U, Rahn G, McParland V, Braun L, Markó L, Mammadli M, Krannich A, Bahr LS, Gutmann F, Paul F, Ducarmon QR, Zeller G, Mesnage R, Wilck N, Zernecke A, Oefner PJ, Gronwald W, Müller DN, Forslund-Startceva SK, Bähring S, Bartolomaeus H, Siebert N.

Résumé simplifié :

Cette étude a testé un jeûne de 5 jours chez 38 adultes en bonne santé, avec un suivi de 12 semaines. Le jeûne a rapidement réduit le poids et la masse grasse, et ces effets se sont partiellement maintenus après 12 semaines. Le jeûne a aussi modifié la composition du microbiote intestinal et certains marqueurs sanguins. En analysant les données au départ (microbiote, cholestérol, tension artérielle), les chercheurs ont pu prédire quelles personnes garderaient le plus de bénéfices sur la durée. Ce modèle a aussi bien fonctionné dans trois autres groupes de personnes ayant jeûné, y compris des patients avec un syndrome métabolique ou une sclérose en plaques.

Résumé reformulé :

Dans cet essai randomisé avec liste d'attente comme contrôle, 38 adultes sains ont réalisé un jeûne prolongé de 5 jours, avec un suivi à 12 semaines (étude LEANER). Le jeûne a entraîné une baisse rapide de l'indice de masse corporelle, principalement liée à la perte de masse grasse, partiellement maintenue à 12 semaines. Des changements marqués du microbiote intestinal et des métabolites plasmatiques/fécaux ont été observés. Un modèle d'apprentissage automatique combinant des variables cliniques et microbiologiques de base (notamment une espèce non classée de Faecalibacterium, Oscillibacter sp., le LDL-cholestérol et la pression artérielle systolique) a permis de prédire la réponse pondérale à 12 semaines. Ce modèle s'est généralisé à trois cohortes indépendantes (syndrome métabolique, sclérose en plaques, jeûnes de 6 à 12 jours), suggérant un potentiel de stratification individualisée des réponses au jeûne, bien que la causalité des mécanismes microbiens reste à confirmer.

Voir l'étude originale →
Niveau 1 — Revue systématique d'essais randomisés
Effet du jeûne intermittent sur la perte de poids chez les adultes en surpoids et obèses : une revue systématique d'essais cliniques

Europe PMC · 2026-09-15 · Manzoor HMI, Sultan MT, Hameed A, Noman AM, Khalid M, Kazmi M, Sohail A, Ramadan MF, Zongo E, Rahim MA, Al-Asmari F.

Résumé simplifié :

Cette étude fait le bilan de 26 recherches sur le jeûne intermittent chez des adultes en surpoids ou obèses. Toutes montrent que le jeûne intermittent aide à perdre du poids, sur des durées allant de 3 à 50 semaines. Il permet aussi de réduire la masse grasse, de préserver la masse musculaire et de diminuer le tour de taille. Certaines formes comme le jeûne 16:8 (manger sur 8 heures, jeûner 16 heures) ou le jeûne un jour sur deux semblent particulièrement efficaces. Globalement, le jeûne intermittent fonctionne aussi bien que les régimes classiques de restriction calorique continue pour perdre du poids.

Résumé reformulé :

Cette revue systématique, conforme aux normes PRISMA 2020, a analysé 26 études cliniques (parmi 2307 identifiées) évaluant l'effet du jeûne intermittent sur le poids chez des adultes en surpoids ou obèses. Toutes les études incluses rapportent une réduction significative du poids corporel, avec des interventions allant de 3 à 50 semaines. Plusieurs formes de jeûne intermittent ont été étudiées : l'alimentation restreinte dans le temps (16:8, 20:4, 14:10, 18:6), le jeûne un jour sur deux (ADF) et le jeûne 5:2. Les protocoles ADF et 16:8 montrent les résultats les plus cohérents en termes de perte de poids, sans différence statistiquement significative par rapport à la restriction calorique continue classique. Les auteurs relèvent aussi des améliorations de la composition corporelle (baisse de la masse grasse, préservation de la masse maigre, réduction du tour de taille) et de l'IMC. L'évaluation du risque de biais a révélé un niveau globalement faible pour la majorité des études. Les auteurs appellent à davantage de recherches comparant directement les différents protocoles et explorant les mécanismes physiologiques sous-jacents.

Voir l'étude originale →
Niveau 3 — Étude de cohorte rétrospective109 participants
Changements temporels des paramètres physiologiques chez des adultes chinois pendant un mois de jeûne intermittent 5:2 : une étude observationnelle exploratoire

Europe PMC · 2026-09-07 · Zhuang Y, Mi H, Wang X, Jia S, Huang C, Zheng N, Wang S, Gao J, Su C.

Résumé simplifié :

Cette étude a suivi 109 adultes en surpoids ou obèses (81 femmes, 28 hommes) pendant 4 semaines de jeûne intermittent 5:2 (5 jours normaux, 2 jours de restriction calorique stricte). Chaque semaine, les chercheurs ont mesuré le poids, la masse grasse, la masse musculaire et la graisse abdominale. Résultat : le poids, la graisse corporelle et la graisse viscérale ont diminué régulièrement chez les deux sexes, mais la masse musculaire a légèrement baissé aussi, ce qui mérite attention. Chez les femmes, la perte de poids était liée à la masse musculaire et au métabolisme de base initiaux, alors que chez les hommes, elle semblait plutôt liée à la quantité de nourriture consommée.

Résumé reformulé :

Cette étude observationnelle rétrospective a analysé les données de composition corporelle de 109 adultes chinois en surpoids ou obèses (28 hommes, 81 femmes) suivant un régime de jeûne intermittent 5:2 pendant 4 semaines, avec un suivi hebdomadaire. Les résultats montrent une diminution linéaire du poids, du pourcentage de masse grasse et de la graisse viscérale chez les deux sexes, accompagnée d'une légère réduction de la masse maigre, soulignant l'importance de préserver le muscle lors de futures interventions. Chez les femmes, la perte de poids était corrélée à la masse musculaire de départ et au métabolisme basal, associations non retrouvées chez les hommes, où la perte de poids semblait davantage liée à la régulation de l'apport alimentaire. L'âge n'était associé à aucun résultat. Les auteurs précisent que ces observations, de nature corrélationnelle, ne permettent pas d'établir de lien de causalité et nécessitent une confirmation par des études prospectives futures.

Voir l'étude originale →
Niveau 4 — Étude pilote sans groupe témoin32 participants
Impact du jeûne de longue durée sur le foie et les tissus adipeux abdominaux, évalué par IRM quantitative à décalage chimique

Europe PMC · 2026-09-07 · Viallon M, Leporq B, Ratiney H, de Toledo FW, Mesnage R, Croisille P.

Résumé simplifié :

Cette étude a suivi 32 personnes pendant un jeûne de 12 jours, en utilisant l'IRM pour observer les changements dans le foie et la graisse abdominale, avant, juste après le jeûne, puis 1 et 4 mois plus tard. Résultat : le volume du foie diminue nettement pendant le jeûne. La graisse viscérale (autour des organes, plus risquée pour la santé) continue de diminuer même 4 mois après. La graisse du foie évolue différemment selon les personnes : elle augmente temporairement chez les personnes en bonne santé, mais diminue chez celles qui avaient déjà trop de graisse dans le foie. Ces résultats suggèrent que le jeûne pourrait aider à prévenir les maladies du foie liées au métabolisme.

Résumé reformulé :

Cet essai clinique prospectif monocentrique a exploré, via une IRM quantitative (technique Dixon et CSE), les effets d'un jeûne de 12 jours sur le foie et les tissus adipeux abdominaux chez 32 participants, avec un suivi jusqu'à 4 mois après la reprise alimentaire. Le jeûne a entraîné une réduction marquée du volume hépatique, au-delà de la simple perte de poids ou de la baisse des triglycérides sanguins. La graisse viscérale a diminué de façon continue et durable jusqu'à 4 mois, contrairement à la graisse sous-cutanée dont l'évolution était plus variable. Concernant la graisse hépatique, les tendances divergeaient selon l'état initial : augmentation transitoire chez les sujets sains (réversible après 1 mois), diminution chez les personnes présentant une stéatose hépatique. La proportion d'acides gras monoinsaturés dans le tissu adipeux a diminué, sans changement pour les acides saturés et polyinsaturés. Ces observations suggèrent un possible rôle préventif du jeûne prolongé contre la stéatose hépatique métabolique, notamment via la réduction durable de la graisse viscérale.

Voir l'étude originale →
Niveau 3 — Étude de cohorte rétrospective125 participants
La proportion d'urgences d'acidocétose diabétique pendant le jeûne du Ramadan : une étude rétrospective

Europe PMC · 2026-08-31 · Alsufyani MH, Hamdi AY, Alanazi NK, Alalmaee R, Aljarallah G, Alsufyani R, Alsumaily A.

Résumé simplifié :

Cette étude a examiné des patients diabétiques hospitalisés pour acidocétose (une complication grave du diabète) pendant trois périodes : avant, pendant et après le Ramadan, sur trois ans. Résultat : près de 45% des cas sont survenus pendant le Ramadan, plus que les autres mois. Mais fait surprenant, ces cas étaient globalement moins graves que ceux survenus avant ou après le jeûne. Les personnes plus âgées avaient cependant des formes plus sévères, quelle que soit la période. Les chercheurs pensent que les repas plus riches en glucides pris au moment de la rupture du jeûne pourraient expliquer cette moindre gravité, mais cela reste à confirmer.

Résumé reformulé :

Cette étude rétrospective sur trois ans a analysé les dossiers de 125 patients diabétiques admis à l'hôpital pour acidocétose diabétique (DKA), en comparant les mois précédant, pendant et suivant le Ramadan. Les résultats montrent que 44,8% des cas de DKA sont survenus pendant le Ramadan, soit une fréquence supérieure à celle observée durant Sha'aban (avant) et Shawwal (après). Cependant, la sévérité des présentations cliniques était significativement moindre pendant le Ramadan (réduction des probabilités de 47,4%, p=0,018) comparée aux autres mois. L'âge avancé restait associé à une sévérité accrue, indépendamment de la période (augmentation de 4,7% par année d'âge, p=0,009). Les auteurs suggèrent que la teneur plus élevée en glucides des repas de rupture du jeûne (Iftar) et du repas précédant le jeûne (Sahoor) pourrait expliquer cette moindre sévérité, une hypothèse qui nécessite des études complémentaires portant spécifiquement sur l'apport nutritionnel durant ces périodes.

Voir l'étude originale →
Niveau 4 — Étude pilote sans groupe témoin28 participants
Impact d'un jeûne intensif de courte durée sur la santé physique et le microbiote intestinal chez des personnes obèses

Europe PMC · 2026-08-28 · Ji F, Wang S, Wang L, Zhao Y, Zhong J, Wang R, Qu J, Lu Y, Yuan N, Zhang Q.

Résumé simplifié :

Des chercheurs ont suivi 28 adultes (dont la moitié en situation d'obésité) pendant un jeûne strict de 7 jours à l'eau, puis une semaine de réalimentation encadrée. Ils ont mesuré le poids, la composition corporelle, la force musculaire et les bactéries intestinales avant et après. Résultat : le poids a nettement baissé, surtout chez les personnes obèses, mais la masse grasse et musculaire estimée n'a pas changé de façon différente entre les deux groupes. La force physique s'est améliorée dans les deux groupes, sans lien clair avec le jeûne lui-même. Le microbiote intestinal est resté globalement stable.

Résumé reformulé :

Cette étude a examiné les effets d'un jeûne hydrique supervisé de 7 jours, suivi d'une réalimentation structurée de 7 jours, chez 28 adultes répartis en deux groupes selon leur IMC (poids normal vs obésité). Les chercheurs ont analysé le poids, des indicateurs de composition corporelle par bio-impédance, la performance physique (force de préhension, extension/flexion du genou) et le microbiote intestinal (séquençage 16S rRNA). Le poids et l'IMC ont significativement diminué, avec un effet plus marqué chez les personnes obèses, mais sans différence notable entre groupes pour la masse grasse ou musculaire estimée. La force physique a augmenté dans le temps, possiblement du fait d'un effet d'apprentissage aux tests plutôt que du jeûne. La diversité du microbiote est restée globalement stable, à l'exception d'une baisse d'un indice de diversité chez les participants de poids normal ; les changements de composition bactérienne étaient largement exploratoires et n'ont pas résisté aux corrections statistiques.

Voir l'étude originale →
Niveau 3 — Étude de cohorte prospective153 participants
Effets du jeûne du Ramadan sur l'hypoglycémie pendant la dialyse et les résultats cliniques chez des patients diabétiques sous hémodialyse d'entretien : une étude de cohorte prospective multicentrique dans le sud de la Thaïlande

Europe PMC · 2026-08-27 · Saman A, Patumanond J, Chatatikun M, Phongphithakchai A.

Résumé simplifié :

Cette étude a suivi 153 patients diabétiques dialysés en Thaïlande pendant le Ramadan, certains jeûnant totalement, partiellement ou pas du tout. Les chercheurs ont vérifié si le jeûne provoquait des baisses dangereuses de sucre dans le sang pendant les séances de dialyse. Résultat : aucun cas grave d'hypoglycémie n'a été observé chez les jeûneurs, et les autres indicateurs de santé (tension, poids, qualité de la dialyse) sont restés stables entre les groupes. Certains marqueurs sanguins (potassium, hormone parathyroïdienne) ont légèrement augmenté, sans conséquence clinique visible. Conclusion : avec un suivi médical strict et des ajustements de traitement, le jeûne semble faisable pour certains patients dialysés bien sélectionnés.

Résumé reformulé :

Cette étude de cohorte prospective multicentrique, menée en 2024 dans quatre centres thaïlandais, a inclus 153 patients atteints d'insuffisance rénale terminale et de diabète, sous hémodialyse d'entretien. Les participants ont été répartis selon leur pratique du jeûne du Ramadan (absence de jeûne, jeûne partiel ou complet), avec des ajustements thérapeutiques standardisés (insuline, antidiabétiques oraux) et un dialysat glucosé. Le critère principal était la survenue d'hypoglycémie pendant la dialyse (<70 mg/dL). Aucun épisode n'a été observé chez les jeûneurs complets ou les non-jeûneurs, un seul cas isolé chez les jeûneurs partiels. Les complications liées à la dialyse, la tension artérielle, la prise de poids interdialytique et l'efficacité de la dialyse étaient comparables entre groupes. Une hausse du potassium et de la parathormone a été notée chez les jeûneurs complets et les non-jeûneurs, sans traduction clinique. Les auteurs concluent que, sous surveillance rigoureuse et adaptation individualisée des traitements, le jeûne peut être envisagé chez des patients dialysés diabétiques soigneusement sélectionnés.

Voir l'étude originale →
Niveau 4 — Série de cas3 participants
Impact du Ramadan sur la composition corporelle chez de jeunes footballeurs d'élite : une étude de cas

Europe PMC · 2026-08-25 · Akubat I, Bartrand C, Simpson B, Morillas Pedreno JJ, Chamari K.

Résumé simplifié :

Cette étude a suivi trois jeunes footballeurs professionnels (17-18 ans) pendant le Ramadan 2025, en observant les effets du jeûne sur leur corps grâce à des scanners précis (DEXA). Les joueurs ont continué à s'entraîner normalement et ont reçu des conseils alimentaires adaptés, avec des apports en glucides et protéines ajustés. Résultat : deux joueurs n'ont montré presque aucun changement, mais le troisième a perdu du poids et surtout du muscle, sans perdre de graisse. La densité osseuse est restée stable pour tous. Cela montre qu'un bon accompagnement nutritionnel peut aider à préserver le corps pendant le jeûne, mais que chaque sportif réagit différemment et doit être suivi individuellement.

Résumé reformulé :

Cette étude de cas a examiné l'effet du jeûne intermittent du Ramadan sur la composition corporelle de trois jeunes footballeurs masculins d'élite (17-18 ans) évoluant en Europe, durant le Ramadan 2025. Des mesures par absorptiométrie biphotonique à rayons X (DEXA) ont été réalisées avant et après la période de jeûne, tandis que les joueurs conservaient leur entraînement habituel et bénéficiaient d'un accompagnement nutritionnel personnalisé (apports glucidiques et protéiques ajustés). Les résultats montrent une composition corporelle globalement stable chez deux joueurs, tandis qu'un troisième a présenté une perte de poids notable (-2,21 kg), principalement liée à une diminution de la masse maigre (-2,12 kg), sans variation de la masse grasse. La densité minérale osseuse est restée inchangée chez tous les participants. Les auteurs concluent qu'une stratégie nutritionnelle adaptée peut aider à préserver la composition corporelle durant le Ramadan chez de jeunes athlètes, mais soulignent une variabilité individuelle importante nécessitant un suivi personnalisé.

Voir l'étude originale →
Niveau 4 — Étude transversale242 participants
Pratiques de jeûne du Ramadan et complications aiguës chez des enfants, adolescents et jeunes adultes arabes atteints de diabète : une enquête transversale

Europe PMC · 2026-08-24 · Alaqeel A.

Résumé simplifié :

Cette étude a interrogé 242 jeunes arabes diabétiques (surtout de type 1) sur leur jeûne pendant le Ramadan. Environ la moitié avait l'autorisation de leur médecin pour jeûner. Pendant le Ramadan, des complications comme l'acidocétose ou l'hypoglycémie sévère sont survenues chez une minorité de participants, mais moins fréquemment qu'avant le Ramadan pour l'acidocétose. Les plus âgés jeûnaient plus de jours et étaient plus souvent autorisés à le faire. Les patients sous plusieurs injections quotidiennes d'insuline avaient moins souvent l'autorisation de jeûner que ceux utilisant une pompe. Un meilleur accompagnement médical avant le Ramadan était légèrement associé à plus de jours de jeûne complétés.

Résumé reformulé :

Cette enquête transversale, menée via un questionnaire diffusé sur les réseaux sociaux, a recueilli les données autodéclarées de 242 jeunes arabes diabétiques (95,9% de type 1) concernant leur expérience du jeûne du Ramadan. Près de la moitié (45,5%) avait reçu l'autorisation médicale de jeûner. Pendant le Ramadan, 6,2% des participants ont rapporté une acidocétose diabétique et 2,5% une hypoglycémie sévère, contre respectivement 11,5% et 5,0% dans les trois mois précédents. Le nombre médian de jours de jeûne complétés était de 22 sur 30. L'âge avancé (13-25 ans) était associé de façon indépendante à une plus grande probabilité d'autorisation de jeûner et à davantage de jours de jeûne réalisés, tandis que les injections quotidiennes multiples d'insuline réduisaient cette probabilité par rapport à la pompe à insuline. L'hypoglycémie était la cause la plus fréquente d'interruption du jeûne (67,4%). Une corrélation positive faible a été observée entre la qualité du conseil pré-Ramadan et le nombre de jours de jeûne complétés.

Voir l'étude originale →

Synthèses non systématiques ou centrées sur des mécanismes biologiques : utiles pour comprendre un domaine, mais sans nouvelles données mesurées chez l'humain.

Vous êtes professionnel de santé ou chercheur ? Aidez-nous à fiabiliser ces résumés : relisez, corrigez, signalez. Les relecteurs qui le souhaitent sont crédités sur le site.

Devenir relecteur

Cet article est fourni à titre informatif et éducatif uniquement. Il ne constitue pas un avis médical, un diagnostic ou une recommandation de traitement, et ne remplace pas la consultation d'un professionnel de santé qualifié.

Ce site utilise des cookies de mesure d'audience (Google Analytics) pour comprendre comment il est utilisé. En savoir plus