Profils alimentaires (études multi-aliments)
Études scientifiques (43)
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Répartition par niveau de preuve (cliquez pour filtrer) · Comprendre les niveaux
Europe PMC · 2026-09-11 · Zhang H, Zheng M, Halldórsson ÞI, Olsen SF, Simpson SJ, Raubenheimer D, Heitmann BL.
Résumé simplifié :
Cette étude danoise a suivi près de 60 000 femmes enceintes pour voir si le type de protéines consommées pendant la grossesse influençait leur poids après l'accouchement et le risque de surpoids chez leur enfant plus tard. Les chercheurs ont observé que manger davantage de viande rouge était associé à un risque plus élevé de garder du poids après la grossesse chez la mère, et aussi à un risque un peu plus élevé de surpoids chez l'enfant. À l'inverse, remplacer une partie de la viande rouge ou des produits laitiers par du poulet, du poisson ou des protéines végétales semblait lié à un risque plus faible pour la mère comme pour l'enfant. Ce sont des associations observées, pas une preuve directe de cause à effet.
Résumé reformulé :
À partir de la cohorte nationale danoise des naissances (1996-2002), cette étude a analysé l'alimentation de 59 791 femmes enceintes à 25 semaines de grossesse via un questionnaire de fréquence alimentaire, puis a examiné les liens avec la rétention de poids maternelle après l'accouchement et le surpoids/obésité de l'enfant entre 7 et 11 ans. Une consommation plus élevée de protéines de viande rouge était associée à un risque accru de rétention pondérale maternelle (RR 1,11) et modestement à un risque plus élevé de surpoids chez l'enfant (RR 1,06), tout comme les protéines laitières pour ce dernier point. À l'inverse, les protéines végétales, de volaille et de poisson étaient associées à des risques plus faibles. Les modèles de substitution isocalorique suggèrent que remplacer 1% de l'énergie provenant de la viande rouge ou des produits laitiers par du poulet, du poisson ou des protéines végétales pourrait être lié à une réduction de 3 à 6% du risque, tant pour la mère que pour l'enfant. Ces résultats, issus d'une étude observationnelle, indiquent des associations statistiques et non une relation de causalité prouvée.
Motif : intervalles de confiance larges incluant le zéro, estimations qualifiées d'imprécises par les auteurs
Europe PMC · 2026-09-09 · Yu YH, Bodnar LM, Kirkpatrick SI, Parisi SM, Naimi AI.
Résumé simplifié :
Cette étude a suivi plus de 8 000 femmes enceintes pour voir si manger beaucoup de graisses, de sucre et de sel en début de grossesse augmentait les risques de complications comme la prééclampsie, le diabète gestationnel, la prématurité ou un bébé trop petit. Les chercheurs ont aussi regardé si manger plus de fruits et légumes pouvait atténuer ce risque. Résultat : ce type d’alimentation riche en graisses, sucre et sel était bien lié à plus de complications, mais consommer davantage de fruits ou de légumes ne semblait pas clairement réduire ce risque, même si les données restent imprécises.
Résumé reformulé :
À partir des données de la cohorte nuMoM2b (8 259 participantes, 2010-2013), les auteurs ont examiné si la densité de consommation de fruits et de légumes modifiait le lien entre une alimentation périconceptionnelle riche en graisses, sucre et sodium, et un critère composite d’issues défavorables de grossesse (prééclampsie, diabète gestationnel, accouchement prématuré, petit poids pour l’âge gestationnel). Environ 29% des femmes suivaient ce type d’alimentation, associée à 1 à 2,9 cas supplémentaires pour 100 grossesses selon les issues considérées. L’analyse par apprentissage automatique montre une légère atténuation du risque à mesure que la consommation de légumes augmente, un peu plus marquée lorsqu’elle est combinée à une consommation élevée de fruits, mais les intervalles de confiance restent larges et incluent zéro. Les auteurs concluent qu’il n’y a pas de preuve solide que la densité de fruits et légumes modifie de façon significative le risque associé à une alimentation riche en graisses, sucre et sodium pendant la grossesse.
Europe PMC · 2026-09-03 · Zhang Q, Zhao Y, Duan Y, Luo G, Duan J, Liu C.
Résumé simplifié :
Cette étude chinoise a suivi 582 couples mère-enfant pour voir si l'alimentation de la mère avant sa grossesse influence la corpulence de son enfant entre 3 et 6 ans. Les chercheurs ont identifié plusieurs profils alimentaires, dont un riche en viandes transformées et produits laitiers. Les enfants dont la mère suivait le plus ce régime avaient davantage de masse grasse. À l'inverse, les régimes riches en céréales, légumes, fruits ou légumineuses étaient associés à moins de masse musculaire chez l'enfant. Ces résultats montrent des associations, pas des preuves de cause à effet, et les auteurs appellent à la prudence dans leur interprétation, notamment pour les régimes végétaux.
Résumé reformulé :
Dans le cadre de la cohorte TAWS menée en Chine, les chercheurs ont analysé l'alimentation de 582 mères durant le mois précédant leur grossesse, via un questionnaire de fréquence alimentaire, puis mesuré la composition corporelle de leurs enfants entre 3 et 6 ans par impédancemétrie. Cinq profils alimentaires ont été identifiés, dont un combinant viandes transformées et produits laitiers. Ce profil était associé, après ajustement, à un indice de masse grasse plus élevé chez l'enfant. À l'inverse, les profils centrés sur les céréales-légumes-fruits et sur les légumes-légumineuses étaient liés à des indices de masse maigre et musculaire plus faibles. Des interactions selon le sexe de l'enfant et l'IMC maternel ont aussi été observées pour certains profils. Les auteurs soulignent le caractère observationnel de ces résultats, qui ne permettent pas d'établir de lien de causalité, et insistent sur la nécessité d'interpréter avec prudence les associations concernant les régimes végétaux.
Motif : associations avec p-values proches de 0.05 et IC frôlant 1, non corrigées pour tests multiples
Europe PMC · 2026-09-01 · Zhang G, Xian F, Zhao C, Zhu Q, Deng J, Shi X, Zhang J, Gong T, Bie J.
Résumé simplifié :
Cette étude a cherché à savoir si certaines habitudes alimentaires pouvaient influencer le risque de cancer du rectum, en utilisant une méthode statistique basée sur des données génétiques (randomisation mendélienne) issues de la UK Biobank. Parmi les habitudes étudiées, la consommation de salade ou de légumes crus est ressortie comme associée à une diminution du risque de cancer rectal, tout comme la tisane, la bière/cidre et les pancakes. À l'inverse, les spiritueux semblaient augmenter ce risque. Les auteurs précisent que ces résultats restent préliminaires et doivent être confirmés par d'autres études avant d'en tirer des recommandations alimentaires concrètes.
Résumé reformulé :
Cette étude de randomisation mendélienne à deux échantillons a examiné les liens potentiellement causaux entre diverses habitudes alimentaires et le risque de cancer rectal, en s'appuyant sur 706 variants génétiques (SNP) issus de la UK Biobank. Après une sélection rigoureuse des variants et des analyses de sensibilité, cinq habitudes alimentaires ont montré une association significative avec le cancer rectal. La consommation de salade ou de légumes crus était associée à une réduction du risque (OR = 0,809), aux côtés de la tisane, de la bière/cidre et des pancakes, tandis que la consommation de spiritueux apparaissait comme un facteur de risque potentiel. Les auteurs soulignent toutefois que ces associations, bien qu'issues d'une méthode statistique visant à limiter les biais de confusion propres aux études observationnelles classiques, restent à confirmer dans des populations indépendantes et diversifiées avant de pouvoir servir de base à des recommandations nutritionnelles.
Europe PMC · 2026-08-26 · Díaz-Díaz LM, Estremera-Rodriguez L, Rojas-Correa M, Quintana MDC, Madziar C, Hickey DC, Vargas Robles D, Méndez Y, Santiago A, Bermudez D, Olendzki B, Torres EA, Maldonado-Contreras A.
Résumé simplifié :
Des chercheurs ont étudié 60 adultes de Porto Rico atteints de la maladie de Crohn pour voir si leur alimentation était liée à leur santé intestinale. Globalement, ces personnes mangeaient peu de fruits, légumes, céréales complètes et fibres, mais beaucoup de graisses saturées, de sucres ajoutés et de protéines animales. Celles qui mangeaient le plus de fruits avaient une meilleure qualité alimentaire, un microbiome plus diversifié et des marqueurs d'inflammation plus bas. Manger plus de légumes semblait améliorer la qualité de vie, tandis qu'une alimentation riche en café et sucreries était associée à plus de symptômes. Mais après correction statistique stricte, aucun lien n'est resté significatif, donc ces résultats restent préliminaires.
Résumé reformulé :
Cette étude transversale a analysé la qualité de l'alimentation, les habitudes alimentaires, le microbiome intestinal et des marqueurs inflammatoires chez 60 adultes portoricains atteints de la maladie de Crohn, avant une intervention nutritionnelle. Globalement, la qualité alimentaire était faible, avec peu de fruits, légumes, céréales complètes et fibres, et une consommation élevée de graisses saturées, sucres ajoutés et protéines animales. Quatre profils alimentaires ont été identifiés, le profil riche en fruits étant associé à la meilleure qualité alimentaire globale. Un score HEI-2015 plus élevé était associé à une plus grande diversité microbienne intestinale. Des analyses exploratoires suggèrent qu'une consommation élevée de fruits était liée à une inflammation plus faible (calprotectine, CRP), qu'un profil riche en légumes était associé à une meilleure qualité de vie, et qu'un profil riche en café/sucreries était lié à davantage de symptômes. Cependant, aucune de ces associations n'a résisté à la correction statistique pour tests multiples, limitant la portée des conclusions.
Europe PMC · 2026-08-22 · Hofer AM, Picos A, Nasui BA, Dădârlat-Pop A, Popa M.
Résumé simplifié :
Cette étude roumaine a examiné les liens entre le mode de vie, l'alimentation et la santé des gencives chez 204 adultes atteints de parodontite (maladie des gencives). Les chercheurs ont mesuré plusieurs indicateurs cliniques comme la profondeur des poches gingivales et les saignements. Résultat intéressant : manger du poisson 1 à 3 fois par semaine était associé à des poches gingivales moins profondes, tandis que manger des sucreries ou boire des boissons gazeuses régulièrement était lié à des gencives plus abîmées. Le poids corporel et l'activité physique, eux, ne semblaient pas jouer de rôle direct. Attention, cette étude ne prouve pas que le poisson protège les gencives, elle montre juste un lien.
Résumé reformulé :
Cette étude transversale menée auprès de 204 adultes roumains diagnostiqués avec une parodontite a analysé les associations entre plusieurs facteurs de mode de vie (alimentation, IMC, activité physique, tabagisme, hygiène bucco-dentaire) et des paramètres cliniques parodontaux (profondeur de poche au sondage, perte d'attache clinique, saignement au sondage). Après ajustement statistique complet sur l'ensemble des variables, la consommation de poisson 1 à 3 fois par semaine est apparue indépendamment associée à une profondeur de poche plus faible, tandis que la consommation de sucreries à la même fréquence était liée à une profondeur de poche plus élevée. Les sucreries et les boissons gazeuses étaient également associées à davantage de saignement au sondage. En revanche, aucun facteur individuel, y compris l'IMC et l'activité physique, n'était significativement associé à la perte d'attache clinique dans le modèle ajusté. Ces résultats, obtenus dans un contexte purement observationnel, suggèrent des liens spécifiques entre certaines habitudes alimentaires et différents aspects de la santé parodontale, sans toutefois permettre d'établir une relation de cause à effet.
Europe PMC · 2026-08-18 · Sheerah HA, Arafa A, Jalloun RA, Alharbi MH, Molla HN, Yamani AN, Alqadi SA, Asiri AA, Saleh NF, Alsaedi YM, Mekwar BH, Almofarreh A.
Résumé simplifié :
Cette étude a comparé les habitudes alimentaires de 157 personnes atteintes de colite ulcéreuse (une maladie inflammatoire de l'intestin) à celles de 395 personnes sans cette maladie. Les résultats montrent que manger souvent du fast-food, des sodas ou des plats épicés est lié à un risque plus élevé de cette maladie, alors que consommer des produits laitiers semble protecteur. Les personnes qui limitaient les aliments considérés comme à risque avaient beaucoup moins de chances d'avoir la maladie, peu importe leur consommation d'aliments protecteurs. Ces résultats suggèrent un lien entre alimentation et colite ulcéreuse, mais ne prouvent pas que la nourriture cause directement la maladie.
Résumé reformulé :
Cette étude cas-témoins a comparé les fréquences de consommation alimentaire entre 157 patients atteints de colite ulcéreuse (CU) et 395 témoins. Une consommation élevée de fast-food (OR=5,30), de boissons gazeuses sucrées (OR=9,37) et de plats épicés (OR=1,56) était associée à une probabilité accrue de CU, tandis que la consommation de produits laitiers y était inversement associée (OR=0,52). Chez les femmes uniquement, la consommation de légumes semblait également protectrice. En combinant les profils alimentaires, les participants ayant une faible consommation d'aliments à risque présentaient des probabilités nettement plus faibles de CU, que leur consommation d'aliments protecteurs soit faible ou élevée. En revanche, une consommation élevée simultanée d'aliments à risque et protecteurs n'était pas associée à la maladie. Ces résultats, de nature observationnelle, nécessitent confirmation par des études prospectives avant d'établir un lien causal.
Europe PMC · 2026-08-13 · Sarebanhassanabadi M, Mohammadi A, Marques-Vidal P, Seyedhosseini S, Namayandeh SM, Montazeri Hedesh H, Mozafari S.
Résumé simplifié :
Cette étude a suivi pendant près de 10 ans plus de 690 adultes en ville pour voir quelles habitudes alimentaires étaient liées à l'apparition d'un taux anormal de graisses dans le sang (dyslipidémie). Résultat : les personnes qui mangeaient peu de salade avaient un risque environ 2,5 fois plus élevé de développer ce problème, comparées à celles qui en consommaient davantage. D'autres facteurs comptaient aussi, comme une mauvaise gestion du poids et une consommation fréquente de fast-food. Globalement, plus les habitudes alimentaires étaient jugées mauvaises, plus le risque de dyslipidémie augmentait, surtout chez les hommes.
Résumé reformulé :
Cette étude de cohorte prospective, menée sur une population urbaine adulte suivie pendant en moyenne 9,9 ans, a examiné le lien entre les habitudes alimentaires et l'incidence de la dyslipidémie chez 693 participants initialement indemnes de ce trouble. Un score d'habitudes alimentaires a été calculé à partir des risques associés à divers comportements. Après ajustement pour les facteurs de confusion, une faible consommation de salade s'est révélée fortement associée à un risque accru de dyslipidémie (HR = 2,46 ; IC 95 % : 1,56-3,90), aux côtés d'une mauvaise gestion du poids et d'une consommation fréquente de fast-food. Les participants situés dans le quartile le plus défavorable du score alimentaire global présentaient un risque plus de deux fois supérieur par rapport à ceux du quartile le plus favorable, cette association étant particulièrement marquée chez les hommes. Ces résultats, de nature observationnelle, suggèrent un lien entre une faible consommation de salade et un risque accru de dyslipidémie, mais ne permettent pas d'établir de causalité directe ; des études à plus grande échelle sont nécessaires pour confirmer ces observations.
Europe PMC · 2026-08-12 · Chen J, Xu Y, Zhao K.
Résumé simplifié :
Cette grande analyse regroupe 35 études et plus de 500 000 personnes pour examiner le lien entre alimentation saine et risque de cancer de l'endomètre (cancer de la paroi de l'utérus). Les résultats montrent que les personnes ayant une alimentation globalement saine ont un risque réduit d'environ 22 % par rapport à celles ayant une alimentation moins saine. Parmi les aliments étudiés séparément, une consommation élevée de légumes et de céréales complètes est associée à un risque plus faible de ce cancer, alors que les fruits et le poisson ne montrent pas d'effet significatif. Ces résultats sont basés sur des observations, pas des essais, donc ils montrent une association et non une preuve de causalité directe.
Résumé reformulé :
Cette méta-analyse d'études observationnelles a combiné les données de 35 articles, représentant plus de 533 000 participants et près de 17 800 cas de cancer de l'endomètre, afin d'évaluer le lien entre habitudes alimentaires saines, aliments spécifiques et risque de ce cancer. Les auteurs rapportent qu'une adhésion élevée à un régime alimentaire sain est associée à une réduction de 22 % du risque (RR=0,78). Parmi les aliments pris isolément, une consommation élevée de légumes (RR=0,83) et de céréales complètes (RR=0,90) est corrélée à une diminution significative du risque, tandis que les fruits et le poisson ne présentent pas d'association statistiquement significative. Les auteurs soulignent la nature observationnelle de ces données et appellent à des études prospectives bien conçues pour confirmer ces associations, sans pouvoir établir de lien de causalité direct.
Europe PMC · 2026-08-11 · AlBaloul AH.
Résumé simplifié :
Cette étude a examiné les habitudes alimentaires et le poids de 375 adolescents koweïtiens âgés de 13 à 17 ans. Près de la moitié d'entre eux étaient en surpoids ou obèses, et beaucoup avaient un tour de taille trop élevé. La plupart mangeaient trop peu de fibres et de poisson, mais trop de sucre et de graisses saturées. Les chercheurs ont aussi remarqué que ceux qui mangeaient beaucoup de viande rouge, de graisses ou de glucides avaient plus souvent un tour de taille élevé, alors que manger plus de protéines semblait associé à un tour de taille plus faible. Cela montre l'importance d'une alimentation équilibrée dès l'adolescence.
Résumé reformulé :
Cette étude transversale menée auprès de 375 adolescents koweïtiens de 13 à 17 ans a comparé leur alimentation, évaluée par un rappel de 24 heures, aux recommandations nutritionnelles britanniques, et l'a mise en relation avec des indicateurs anthropométriques (IMC et tour de taille). Les résultats montrent une adhésion globalement faible aux recommandations : quasi absence d'apport suffisant en fibres et en poisson, et consommation excessive de sucres libres (92,2%) et de graisses saturées (61,7%). Après ajustement statistique, une consommation excessive de viande rouge, de graisses totales et de glucides était associée positivement à un tour de taille élevé, tandis qu'un apport protéique plus élevé y était associé négativement. Les auteurs soulignent que le tour de taille semble mieux refléter les différences liées à l'alimentation que l'IMC seul, et appellent à des repères nutritionnels adaptés au contexte koweïtien ainsi qu'à des actions de santé publique ciblées.
Europe PMC · 2026-08-09 · Momin M, Baylin A, Garner J, Watson K, Inoue K, Brandt EJ.
Résumé simplifié :
Cette étude américaine a suivi plus de 3000 personnes pendant environ dix ans pour voir si leur alimentation influençait le dépôt de calcium dans les artères du cœur, un signe de risque cardiovasculaire. Les chercheurs ont identifié plusieurs profils alimentaires, dont un riche en graisses et viandes transformées, et un autre riche en céréales complètes et fruits. Résultat : manger beaucoup de viandes transformées et d'aliments gras était lié à une progression plus rapide de la calcification des artères, tandis qu'une alimentation à base de céréales complètes et de fruits semblait protectrice. Ce lien était surtout visible chez les participants blancs, mais moins marqué chez les participants noirs.
Résumé reformulé :
Dans la cohorte MESA (Multi-Ethnic Study of Atherosclerosis), 3182 participants ont été suivis sur une dizaine d'années, avec mesure de la calcification des artères coronaires (CAC) et questionnaires alimentaires à deux reprises. Quatre profils alimentaires ont été identifiés par analyse en composantes principales, dont un pattern « riche en graisses et viandes transformées » et un pattern « céréales complètes et fruits ». Après ajustement pour de nombreux facteurs de risque cardiovasculaire, le profil riche en graisses et viandes transformées était associé à une progression accrue de la calcification coronaire (OR environ 1,20), tandis que le profil céréales complètes et fruits était associé à une incidence et une progression plus faibles (OR environ 0,87-0,89). Ces associations, de nature observationnelle et non causale, étaient significatives chez les participants blancs mais atténuées chez les participants noirs, suggérant une possible modification de l'effet selon l'origine ethnique.
Europe PMC · 2026-08-01 · Son H, Hong W, Jang W, Kim H.
Résumé simplifié :
Cette étude coréenne a suivi 433 enfants de 2 ans pour voir si leur façon de manger était liée aux allergies. Les chercheurs ont identifié trois grandes habitudes alimentaires : une basée sur le riz et les légumes, une riche en assaisonnements, beurre et viande, et une riche en lait et produits laitiers. Les enfants qui consommaient le plus de produits laitiers avaient deux fois moins de risque de souffrir d'eczéma (dermatite atopique) que ceux qui en consommaient le moins. À l'inverse, l'alimentation riche en beurre, viande et assaisonnements était liée à plus de risques d'allergies en général.
Résumé reformulé :
Dans cette étude transversale menée auprès de 433 enfants coréens de 24 mois issus de la cohorte MOCEH, les chercheurs ont utilisé des rappels alimentaires de 24h pour identifier trois profils nutritionnels distincts par analyse factorielle. Le profil riche en lait et produits laitiers s'est révélé associé à une réduction significative du risque de dermatite atopique (odds ratio de 0,51) chez les enfants situés dans le tertile le plus élevé de consommation, comparativement à ceux du tertile le plus bas. À l'inverse, un profil caractérisé par les assaisonnements, le beurre et la viande était lié à un risque accru de développer une allergie (odds ratio de 2,03 pour toute allergie confondue). Le profil basé sur le riz blanc et les légumes n'a montré aucune association significative. Ces résultats, de nature observationnelle, suggèrent un lien entre alimentation précoce et développement de maladies allergiques chez le jeune enfant, sans toutefois établir de relation de cause à effet.
Europe PMC · 2026-08-01 · Nagashima YG, Soares AA, Piuvezam G, Alves CX, Medeiros KS, Brandão-Neto J, Lopes MMGD.
Résumé simplifié :
Cette revue scientifique a analysé 45 études pour voir si notre façon de manger influence le risque de développer un cancer de la thyroïde. Les résultats montrent qu'une alimentation riche en légumes, fruits, poisson, viande maigre, produits laitiers et bonnes graisses semble associée à un risque plus faible. À l'inverse, une alimentation avec beaucoup d'aliments féculents, de fruits de mer, d'algues, de viandes transformées, de plats instantanés, de fast-food ou de style occidental semble liée à un risque plus élevé. Ces résultats restent basés sur des observations et ne prouvent pas encore de lien de cause à effet direct.
Résumé reformulé :
Cette revue systématique a compilé les résultats de 45 études observationnelles (cohortes, cas-témoins, transversales) explorant le lien entre habitudes alimentaires et risque de cancer de la thyroïde chez l'adulte. Les auteurs ont identifié que les régimes riches en légumes, fruits, poisson, viande maigre, produits laitiers et graisses insaturées étaient associés à un risque réduit, tandis que les régimes comportant davantage d'aliments féculents, de fruits de mer, d'algues, de viandes transformées, de plats préparés, de fast-food ou suivant un modèle occidental étaient liés à un risque accru. Les régimes à fort potentiel inflammatoire ont également montré une association positive avec ce risque. Bien que la qualité méthodologique des études soit globalement jugée bonne, les auteurs soulignent la nature observationnelle et hétérogène des données, appelant à des études prospectives supplémentaires pour mieux comprendre les mécanismes biologiques en jeu.
Europe PMC · 2026-07-31 · Kwakyi E, Zhao R, Slear J, Raji YR, Solarin A, Amira CO, Manmak M, Braimoh R, Umeizudike T, Omotoso BA, Ripiye N, Eduful E, Olokode BF, Oluwadare T, Adebile T, Ijoma C, Mumuni AA, Ulasi I, Arogundade F, Salako BL, Gbadegesin R, Parekh RS, Dupuis J, Mitchel D, Adu D, Ojo A, Waikar SS, Anderson CAM, Ilori TO.
Résumé simplifié :
Cette étude a observé plus de 700 personnes atteintes de maladie rénale chronique en Afrique de l'Ouest afin de voir si leur façon de manger était liée à leur tension artérielle et à la quantité de protéines perdues dans les urines, un signe de dommage rénal. Les chercheurs ont identifié plusieurs habitudes alimentaires types. Celle marquée par une consommation importante de viandes transformées, d'assaisonnements et d'épices était associée à une protéinurie plus élevée, c'est-à-dire à un signe d'atteinte rénale plus marqué. Une autre habitude, basée sur la volaille et les huiles végétales, était liée à une tension artérielle diastolique plus haute. Ces résultats suggèrent un lien, mais ne prouvent pas que ces aliments causent directement ces problèmes.
Résumé reformulé :
Cette étude transversale, menée dans le cadre de la cohorte ouest-africaine DCA, a analysé les données alimentaires de 713 personnes atteintes de maladie rénale chronique afin d'identifier des profils de consommation et d'évaluer leur association avec la pression artérielle et la protéinurie sur 24 heures. Cinq habitudes alimentaires ont été dégagées par analyse en composantes principales. Le profil « viandes transformées, assaisonnements et épices » était associé à une protéinurie significativement plus élevée chez les plus gros consommateurs, avec une relation dose-dépendante. Le profil « volaille et huiles végétales/de graines » était quant à lui associé à une pression artérielle diastolique plus élevée. Les autres profils alimentaires n'ont pas montré d'association significative. Les auteurs soulignent que ces résultats, de nature observationnelle, ne permettent pas d'établir un lien de causalité et appellent à des études prospectives et des essais contrôlés pour mieux comprendre l'impact des régimes alimentaires africains sur la santé rénale et cardiovasculaire.
Europe PMC · 2026-07-28 · Molla MD, Symonds EL, Winter JM, Cock C, Wassie MM.
Résumé simplifié :
Cette étude a suivi près de 1900 personnes à risque accru de cancer colorectal, en analysant leurs habitudes alimentaires via un questionnaire. Deux grands profils alimentaires ont été identifiés : un riche en légumes, fruits et produits de la mer, l'autre riche en fast-food, viandes rouges et transformées, et sucreries. Les chercheurs ont observé que seul le premier profil, le plus sain, était associé à moins de polypes (adénomes) dans le côlon, indépendamment du poids corporel. En revanche, le profil riche en viandes transformées et fast-food n'a pas montré de lien statistiquement significatif avec le risque de ces lésions précancéreuses dans cette population spécifique.
Résumé reformulé :
Cette étude australienne a examiné, chez 1917 personnes suivies par coloscopies régulières en raison d'un risque familial ou personnel accru de cancer colorectal, l'association entre profils alimentaires et présence de néoplasies colorectales, ainsi que le rôle potentiellement médiateur de l'indice de masse corporelle (IMC). Deux profils alimentaires ont été dégagés par analyse en composantes principales : un profil riche en légumes, fruits et fruits de mer, et un autre caractérisé par une consommation élevée de fast-food, de viandes rouges et transformées, et de collations sucrées. Seul un niveau intermédiaire d'adhésion au premier profil (le plus sain) était associé à une réduction des odds d'adénome et d'adénome avancé, cette association n'étant pas médiée par l'IMC mais restant directe et significative. Le profil incluant les viandes transformées, en revanche, n'a pas montré d'association statistiquement significative avec le risque de néoplasie colorectale dans cette cohorte à risque élevé, suggérant que dans ce contexte spécifique, c'est davantage l'adoption d'une alimentation favorable qui importe que l'évitement strict des aliments moins recommandés.
Europe PMC · 2026-07-01 · Yang Y, Liu D, Yang Y, Wang J, Xu L, Qiao Z, Zou Y, Chen Z, Hu Y.
Résumé simplifié :
Cette étude chinoise a observé plus de 13 500 enfants et adolescents pour voir si leur alimentation influence leur sommeil. Les chercheurs ont identifié quatre grands types d'alimentation, dont un basé sur le fast-food et les snacks. Résultat : chez les enfants, ce régime riche en fast-food et snacks était le plus associé à un mauvais sommeil, notamment des troubles du sommeil. Chez les adolescents, c'est un autre régime, basé sur les noix, produits aquatiques et pommes de terre, qui semblait plutôt lié à un bon sommeil. L'alimentation et le sommeil des jeunes seraient donc liés, mais différemment selon l'âge.
Résumé reformulé :
Cette étude transversale menée auprès de 13 523 enfants et adolescents chinois a analysé, via des questionnaires de fréquence alimentaire, quatre profils alimentaires distincts : riche en protéines, végétal, fast-food/snacks, et noix-produits aquatiques-pommes de terre. Des régressions logistiques et une analyse en réseau ont exploré les liens entre ces profils et différentes dimensions de la qualité du sommeil. Le profil « fast-food et snacks » est apparu comme le plus fortement associé à une mauvaise qualité du sommeil, en particulier aux troubles du sommeil chez les enfants. Chez les adolescents, c'est le profil « noix-produits aquatiques-pommes de terre » qui montrait l'association la plus forte, cette fois avec un meilleur fonctionnement diurne. Les structures de réseau différaient significativement entre les deux groupes d'âge, suggérant que la relation entre alimentation et sommeil évolue avec le développement. Ces résultats, de nature observationnelle, ne permettent pas d'établir de lien de causalité directe.
Europe PMC · 2026-05-25 · Larroya A, Romera-Giner S, Tolosa-Enguís V, Rodríguez-Ruano SM, Andrés-García S, Soro-Conde I, Codoñer P, Sanz Y.
Résumé simplifié :
Cette étude a examiné le lien entre l'alimentation, le microbiote intestinal (les bactéries de l'intestin) et les troubles du comportement chez 335 enfants et adolescents. Les chercheurs ont observé qu'une alimentation de type occidental, peu équilibrée, était associée à davantage de troubles du comportement. Ils ont aussi constaté que certaines bactéries intestinales jouaient un rôle intermédiaire dans ce lien. Fait intéressant, chez les adolescents, la consommation de poisson semblait liée à moins de troubles du comportement, et cet effet passerait en partie par une bactérie spécifique de l'intestin appelée Anaerostipes rhamnosivorans.
Résumé reformulé :
Cette étude transversale a analysé les relations entre microbiote intestinal, habitudes alimentaires et troubles émotionnels ou comportementaux chez 335 enfants (5-10 ans) et adolescents (11-17 ans), à l'aide de questionnaires validés et d'une analyse métagénomique des selles. Les résultats montrent qu'un régime occidental, peu conforme aux recommandations nutritionnelles, est associé aux troubles du comportement dans les deux groupes d'âge, et que ces individus présentent un microbiote appauvri en bactéries productrices d'acides gras à chaîne courte (notamment de butyrate) et enrichi en potentiels pathogènes. Une analyse de médiation a permis d'identifier, chez les adolescents, que la bactérie Anaerostipes rhamnosivorans intervenait dans la relation entre la consommation de poisson et les troubles du comportement, suggérant un rôle protecteur indirect de cet aliment via le microbiote intestinal. Ces résultats, de nature associative, ouvrent des pistes pour des interventions nutritionnelles ciblant le microbiote afin de soutenir la santé mentale des jeunes.
Europe PMC · 2026-05-01 · Kapteijn NEA, Marijnissen FE, Pluimers JKF, Holster IL, Capelle LG, Schot I, Anten MP, Witteman EM, Ter Borg F, Burger JPW, Doukas M, Kuipers EJ, Honing J, Spaander MCW.
Résumé simplifié :
Cette étude a suivi pendant plusieurs années 312 patients ayant une lésion précancéreuse de l'estomac appelée métaplasie intestinale, afin de voir quels facteurs alimentaires influencent son évolution vers un stade plus avancé, voire vers un cancer. Les chercheurs ont observé qu'une consommation élevée de sel et de viande (plus de six portions par semaine) augmentait le risque de progression, tout comme le tabac ou des antécédents familiaux de cancer gastrique. En revanche, la consommation de poisson, tout comme l'alcool, n'a montré aucun lien significatif avec cette progression. Cette étude suggère donc que le poisson ne semble ni aggraver ni protéger contre l'évolution de cette lésion précancéreuse.
Résumé reformulé :
Cette étude de cohorte prospective (2009-2024) a suivi 312 patients occidentaux présentant une métaplasie intestinale gastrique, une lésion précancéreuse de l'estomac, afin d'identifier les facteurs alimentaires liés à sa progression. Après un suivi médian de 54 mois, 35,9 % des patients ont montré une aggravation de leur stade lésionnel. Une consommation élevée de sel (OR 1,67) et de viande (au moins six portions par semaine, OR 1,25) était significativement associée à un risque accru de progression, de même que le tabagisme, la gastrite auto-immune et des antécédents familiaux de cancer gastrique au premier degré. En revanche, la consommation de poisson, l'alcool et une infection antérieure par Helicobacter pylori ne présentaient pas d'association significative avec cette progression. Ces résultats suggèrent que les facteurs de risque alimentaires observés dans les pays à forte incidence de cancer gastrique, comme le sel et la viande, jouent un rôle similaire dans une population occidentale à plus faible incidence, tandis que le poisson n'apparaît pas comme un facteur de risque ou de protection dans ce contexte.
Europe PMC · 2026-04-28 · Auwerda NCS, Mungamba MM, Van der Linden E, Beune E, Meeks KAC, Henneman P, Agyemang C, Nicolaou M, Danquah I, Janssens GE, Salomons GS, Chilunga FP.
Résumé simplifié :
Cette étude a suivi 705 adultes ghanéens vivant au Ghana (zones rurales et urbaines) ou aux Pays-Bas, pour voir si leur alimentation influençait leur âge biologique, mesuré grâce à des marqueurs présents dans l'ADN. Les chercheurs ont observé que manger du poisson, chez les habitants des zones rurales, était associé à un âge biologique plus jeune que l'âge réel. En ville, c'est le maïs fermenté qui montrait un effet similaire, tandis qu'à Amsterdam, les condiments étaient plutôt liés à un vieillissement biologique plus rapide. En revanche, les grands modèles alimentaires globaux ou la proportion d'aliments végétaux n'ont montré aucun lien clair avec ce vieillissement.
Résumé reformulé :
Cette étude transversale, menée sur 705 adultes ghanéens dans le cadre de la cohorte RODAM (2019-2021), a exploré les liens entre alimentation et accélération de l'âge épigénétique (EAA), un marqueur biologique du vieillissement mesuré via des horloges de méthylation de l'ADN (Horvath, Hannum, PhenoAge, GrimAge). Les participants vivaient en milieu rural ghanéen, en milieu urbain ghanéen, ou à Amsterdam, permettant de comparer différents contextes de transition nutritionnelle. Les résultats montrent que la consommation de poisson était associée à une EAA plus faible (selon les horloges Horvath et PhenoAge) chez les ruraux, tandis que le maïs fermenté jouait un rôle protecteur similaire chez les urbains ghanéens. À l'inverse, aux Pays-Bas, une consommation plus élevée de condiments était associée à une EAA plus élevée. Aucune association significative n'a été observée pour les modèles alimentaires globaux (issus d'une analyse en composantes principales) ni pour la proportion d'aliments d'origine végétale. Les vitamines D, B9 et B12 semblaient médier partiellement (11 à 49%) ces associations. Étant donné le caractère transversal de l'étude, aucune relation de cause à effet ne peut être établie, et des études longitudinales seront nécessaires pour confirmer ces observations.
Europe PMC · 2026-04-01 · Chen H, Cortese M, Flores-Torres MH, Tessier AJ, Wang DD, Kang JH, Eliassen AH, Stampfer M, Ascherio A, Willett W, Yuan C, Bjornevik K.
Résumé simplifié :
Cette grande étude américaine, menée sur plus de 159 000 adultes suivis pendant de nombreuses années, a examiné si suivre une alimentation saine est lié à une meilleure santé cérébrale. Six types de régimes ont été comparés, dont le régime DASH (connu pour la tension artérielle) et des régimes riches en végétaux. Résultat : plus les participants suivaient une alimentation saine, moins ils se plaignaient de troubles de mémoire, et mieux ils réussissaient des tests cognitifs objectifs. Parmi les aliments importants, manger plus de légumes et de poisson, et moins de viande rouge ou transformée, était lié à une meilleure fonction cérébrale.
Résumé reformulé :
Cette étude de cohorte prospective, basée sur trois grandes cohortes américaines (NHS, NHSII, HPFS) suivies sur plusieurs décennies, a analysé les liens entre six indices alimentaires sains (AHEI-2010, DASH, régime végétal sain, régime planétaire, et deux indices liés à l'hyperinsulinémie et à l'inflammation) et la fonction cognitive chez plus de 159 000 adultes. Tous les régimes étaient associés à un risque plus faible de déclin cognitif subjectif, le régime DASH montrant l'association la plus marquée, suivi par le régime végétal sain et l'indice anti-hyperinsulinémique. Le DASH était également le plus fortement associé à de meilleurs scores cognitifs mesurés objectivement. Parmi les groupes alimentaires spécifiques, une consommation plus élevée de légumes et de poisson, ainsi qu'une consommation plus faible de viande rouge et transformée, étaient associées à une meilleure fonction cognitive. Ces résultats, de nature observationnelle, suggèrent un lien entre qualité globale de l'alimentation et santé cognitive à long terme, sans toutefois établir de causalité directe.
Europe PMC · 2026-04-01 · Xuan Z, Yang H, Duan L, Hu M, Wu X, Shan W.
Résumé simplifié :
Cette étude a cherché à savoir si certains aliments influencent réellement le risque d'accident vasculaire cérébral (AVC), en utilisant une méthode génétique appelée randomisation mendélienne, qui permet de mieux distinguer causalité et simple association. Les chercheurs ont examiné plusieurs aliments dont le poisson. Résultat : manger du poisson gras (comme le saumon ou le maquereau) semble réduire légèrement le risque global d'AVC, et le poisson non gras serait associé à un risque plus faible d'un sous-type précis d'AVC appelé AVC lacunaire. Les fruits secs montraient aussi un effet protecteur. D'autres aliments comme le café, le bœuf ou les légumes n'ont montré aucun lien clair avec le risque d'AVC.
Résumé reformulé :
Cette étude utilise la randomisation mendélienne à deux échantillons, une méthode s'appuyant sur des variants génétiques comme instruments pour approcher la causalité, afin d'examiner le lien entre plusieurs aliments et le risque d'AVC et ses sous-types. En s'appuyant sur des données GWAS humaines, les auteurs montrent que la consommation de poisson gras est associée à une réduction modeste du risque global d'AVC (OR=0,994), tandis que la consommation de poisson non gras serait liée à une diminution plus marquée du risque d'AVC lacunaire (OR=0,256). Les fruits secs affichaient également un effet protecteur sur l'AVC ischémique et ses sous-types, et le porc était associé à un risque réduit d'hémorragie intracérébrale. En revanche, aucune association causale significative n'a été retrouvée pour la viande transformée, les légumes, les fruits frais, le bœuf, la volaille, l'agneau ou le café. Les analyses de randomisation mendélienne inverse n'ont pas révélé de causalité inverse robuste, renforçant la cohérence des résultats obtenus dans le sens direct. Ces résultats apportent des indices génétiques en faveur d'un rôle protecteur de certains aliments, dont le poisson, sur le risque d'AVC, sans toutefois constituer une preuve définitive équivalente à un essai clinique randomisé.
Europe PMC · 2026-02-28 · Muhamad S, Majid NFH, Zakaria NS.
Résumé simplifié :
Des chercheurs ont étudié les habitudes alimentaires d'hommes consultant dans des cliniques de fertilité en Malaisie, pour voir si leur alimentation était liée à la qualité de leur sperme. Résultat : ceux qui mangeaient souvent des fast-foods avaient plus de risques d'avoir une qualité de sperme anormale, tandis que ceux qui mangeaient plus de fruits avaient une meilleure qualité de sperme. Le niveau d'éducation et les revenus du foyer jouaient aussi un rôle. Par contre, l'âge, le poids, les légumes, les produits laitiers, la viande, la caféine et les boissons sucrées n'étaient pas liés à la qualité du sperme dans cette étude.
Résumé reformulé :
Cette étude transversale menée dans quatre cliniques de fertilité en Malaisie péninsulaire a examiné les liens entre habitudes alimentaires et qualité du sperme chez des patients masculins. Via des questionnaires alimentaires validés et les dossiers médicaux, les chercheurs ont analysé plusieurs groupes alimentaires en ajustant pour le revenu du foyer et le niveau d'éducation. Une consommation fréquente de fast-food était associée à un risque accru de qualité spermatique anormale (OR ajusté = 1,55), tandis qu'une consommation plus élevée de fruits était associée à une meilleure qualité (OR ajusté = 0,83). Les légumes, produits laitiers, viande, caféine et boissons sucrées n'étaient pas significativement associés. Le niveau d'éducation et le revenu du foyer étaient également liés à la qualité du sperme, contrairement à l'âge et à l'IMC. Étant une étude observationnelle, ces résultats montrent des associations statistiques et non des relations de cause à effet direct.
Europe PMC · 2026-02-24 · Zeng CR, Cai YW, Wu MX, Huang ZG, Gao QY, Gao JW, Liao GH, Wang JF, Zhang HF, Chen YX.
Résumé simplifié :
Cette grande étude a suivi plus de 400 000 personnes pour voir si leur alimentation influençait la vitesse à laquelle leur corps vieillit biologiquement. Les chercheurs ont comparé les gros mangeurs de viande, les petits mangeurs de viande, les mangeurs de poisson (sans viande) et les végétariens. Résultat : les personnes qui mangent du poisson plutôt que de la viande, ainsi que les végétariens, présentaient un vieillissement biologique plus lent que les mangeurs réguliers de viande. Ceux qui réduisaient leur consommation de viande voyaient aussi ce vieillissement ralentir dans le temps. Manger moins de viande et privilégier le poisson pourrait donc aider à vieillir en meilleure santé, même si cela ne prouve pas une relation de cause à effet directe.
Résumé reformulé :
Cette étude de cohorte en population générale a analysé les données de plus de 407 000 participants (avec un suivi disponible pour 8 855 d'entre eux) afin d'examiner le lien entre les habitudes alimentaires et le vieillissement biologique, mesuré par deux indicateurs reconnus (KDM-BA et PhenoAge). Les participants ont été classés selon leur régime : viande régulière, viande limitée, pescatarien (poisson sans viande) ou végétarien. Après ajustement des facteurs de confusion, les pescatariens présentaient la plus forte réduction du vieillissement biologique accéléré, suivis des végétariens puis des petits mangeurs de viande, comparativement aux mangeurs réguliers de viande. Ces associations se maintenaient dans plusieurs sous-groupes, y compris selon la susceptibilité génétique. Sur le plan longitudinal, les personnes ayant adopté un régime pauvre en viande, pescatarien ou végétarien montraient une progression plus lente du vieillissement biologique que celles ayant conservé une consommation régulière de viande. Les auteurs concluent que les régimes limitant la viande, avec ou sans poisson, sont associés à un vieillissement biologique plus lent, sans toutefois établir de lien de causalité direct.
Europe PMC · 2026-02-04 · Zeng Y, Zhao Z, Liu H, Zeng Y, Xu S, Nie S.
Résumé simplifié :
Cette étude a utilisé des données génétiques pour explorer si certains aliments ou nutriments influencent le risque de maladie des petits vaisseaux cérébraux, une cause fréquente d’AVC et de troubles cognitifs. Parmi les 32 facteurs alimentaires testés, une consommation plus élevée de poisson non gras semblait associée à un risque réduit de petits espaces dilatés autour des vaisseaux cérébraux (appelés PVS), un marqueur visible à l’imagerie cérébrale. Cependant, ce résultat n’était pas assez solide statistiquement une fois les tests multiples corrigés, donc il doit être considéré comme une piste à confirmer plutôt qu’une preuve définitive.
Résumé reformulé :
Cette étude de randomisation mendélienne à deux échantillons a examiné les effets causaux potentiels de 32 expositions alimentaires sur quatre marqueurs neuro-imagerie de la maladie cérébrale des petits vaisseaux, à partir de données génétiques issues de cohortes européennes. Parmi les résultats, une association suggestive a été observée entre une consommation plus élevée de poisson non gras et un risque réduit d’espaces périvasculaires élargis au niveau des noyaux gris centraux (β = -0,193, p = 0,049). Toutefois, cette association n’a pas résisté à la correction pour tests multiples (FDR-ajusté p = 0,248), ce qui limite la confiance qu’on peut lui accorder. En comparaison, d’autres facteurs comme les acides gras polyinsaturés et monoinsaturés ont montré des effets protecteurs plus robustes sur d’autres marqueurs cérébraux, tandis que l’apport en fer était associé à un risque accru de microsaignements cérébraux. Les auteurs soulignent que le lien entre poisson et santé cérébrale reste à confirmer par des études prospectives plus poussées.
Europe PMC · 2026-02-01 · Li M, Wang K, Liu J, Jia J, Yuan H, Kong D, Li W.
Résumé simplifié :
Des chercheurs ont utilisé une méthode génétique appelée randomisation mendélienne pour examiner si certaines habitudes alimentaires influencent le risque de dépression. En s'appuyant sur de très larges bases de données génétiques britanniques, ils ont trouvé un lien entre plusieurs aliments et la dépression. Étonnamment, la consommation de poisson gras était associée à un risque légèrement plus élevé de dépression, tout comme le sel ajouté et l'alcool. À l'inverse, le pain et la viande de bœuf semblaient plutôt protecteurs. Ces résultats restent à confirmer, car la méthode utilisée ne prouve pas une causalité certaine mais suggère des pistes intéressantes pour la prévention de la dépression par l'alimentation.
Résumé reformulé :
Cette étude a utilisé la randomisation mendélienne à deux échantillons, une méthode statistique s'appuyant sur des variants génétiques comme instruments, pour explorer les relations causales potentielles entre habitudes alimentaires et trouble dépressif majeur. Les chercheurs ont exploité des données génomiques de grande ampleur issues de l'UK Biobank (près de 462 000 participants) et du Psychiatric Genomics Consortium (près de 485 000 participants). Cinq habitudes alimentaires ont montré une association avec la dépression : le sel ajouté, l'alcool et le poisson gras étaient associés à un risque légèrement accru (odds ratio autour de 1,01 à 1,06), tandis que la consommation de bœuf et de pain était associée à un risque légèrement réduit. Ces résultats, obtenus par plusieurs méthodes statistiques convergentes, suggèrent des relations causales possibles plutôt que de simples corrélations, mais restent à interpréter avec prudence compte tenu des limites inhérentes à cette approche méthodologique et de la modestie des effets observés.
Europe PMC · 2026-01-01 · Gao J, Chen J, Zhou Y, Yang X, Zhan L.
Résumé simplifié :
Des chercheurs ont utilisé des données génétiques de grande ampleur pour examiner si certaines habitudes alimentaires influencent le risque de deux maladies graves de l'aorte : la dissection aortique et l'anévrisme aortique. Grâce à une méthode statistique appelée randomisation mendélienne, qui permet de mieux approcher un lien de cause à effet qu'une simple observation, ils ont constaté que manger du poisson, en particulier du poisson gras, était associé à un risque plus faible de dissection aortique. La consommation de poisson gras et de fruits secs était quant à elle liée à un risque réduit d'anévrisme aortique. Les autres habitudes alimentaires étudiées n'ont pas montré de lien clair avec ces maladies.
Résumé reformulé :
Cette étude de randomisation mendélienne s'appuie sur des données issues d'études d'association pangénomique (GWAS), portant sur 34 habitudes alimentaires, et sur la base FinnGen R11 concernant la dissection aortique et l'anévrisme de l'aorte. En utilisant principalement la méthode de pondération par variance inverse, complétée par plusieurs analyses de sensibilité pour vérifier la robustesse des résultats, les auteurs ont observé que la consommation de poisson (OR = 0,17) et de poisson gras (OR = 0,13) était associée à un risque significativement réduit de dissection aortique. Concernant l'anévrisme aortique, la consommation de fruits secs (OR = 0,43) et de poisson gras (OR = 0,56) était associée à une diminution du risque. Aucune hétérogénéité ni pléiotropie significative n'a été détectée, renforçant la fiabilité de ces associations. En revanche, aucune autre habitude alimentaire parmi celles testées n'a montré de lien causal avec ces deux pathologies aortiques. Ces résultats, basés sur une approche génétique, suggèrent une possible relation causale entre certaines habitudes alimentaires et la réduction du risque de maladies aortiques, ouvrant des pistes pour des stratégies de prévention futures.
Europe PMC · 2025-11-26 · Cheng S, Chen L, Liu S, Zhang H, Zhong C, Liu T.
Résumé simplifié :
Cette étude chinoise a comparé les habitudes de vie de 62 patients ayant des polypes précancéreux du côlon à celles de plus de 1200 personnes sans ces lésions. Les chercheurs ont trouvé que fumer, boire de la bière, manger souvent de la viande rouge ou du poisson d'eau douce étaient liés à un risque plus élevé de développer ces polypes. À l'inverse, boire suffisamment d'eau chaque jour et manger du piment semblaient associés à un risque plus faible. Concernant le poisson, c'est la consommation fréquente de poisson d'eau douce (et non de poisson en général) qui a été associée à un risque accru, doublant presque le risque par rapport aux non-consommateurs réguliers.
Résumé reformulé :
Cette étude cas-témoins menée en Chine (2021-2023) a examiné les facteurs de mode de vie et alimentaires associés aux polypes festonnés précancéreux, précurseurs du cancer colorectal, chez 62 patients diagnostiqués par colonoscopie comparés à 1247 témoins. Après ajustement statistique, le tabagisme ressortait comme le facteur de risque le plus marqué (RR 4,85), avec une relation dose-dépendante selon la durée et l'intensité de consommation. La préférence pour la bière, la consommation fréquente de viande rouge et celle de poisson d'eau douce étaient également associées à un risque accru de polypes précancéreux, avec un risque relatif de 2,01 pour la consommation fréquente de poisson d'eau douce. À l'inverse, une hydratation quotidienne modérée à élevée (2 à 8 tasses d'eau) et la consommation de piment étaient associées à un risque plus faible. Ces résultats, obtenus dans une cohorte hospitalière régionale, suggèrent des pistes de prévention ciblées mais ne permettent pas d'établir de lien de causalité directe, s'agissant d'une étude observationnelle.
Europe PMC · 2025-11-21 · Chen L, Pang XW, Zhou LQ, Song WH, Zhang LY, Zhu LF, Li WN, Dong MH, Yang S, Xiao J, Zhang SQ, Wang W, Tian DS, Qin C.
Résumé simplifié :
Cette étude a examiné le lien entre alimentation et sclérose en plaques (SEP) chez plus de 1500 personnes britanniques. Les chercheurs ont constaté que les personnes consommant régulièrement du poisson gras (comme le saumon ou le maquereau) avaient un risque plus faible de développer une SEP, tout comme celles mangeant plus de pain complet. Une analyse génétique confirme ce lien pour le poisson gras et les céréales. Une partie de cet effet protecteur s'expliquerait par des niveaux plus élevés de vitamine D et par certains globules blancs (neutrophiles) dans le sang des consommateurs de poisson gras.
Résumé reformulé :
À partir des données de la UK Biobank, une étude cas-témoins a comparé 303 personnes atteintes de sclérose en plaques (SEP) à 1212 témoins appariés selon l'âge et le sexe, afin d'évaluer l'influence de l'alimentation sur le risque de SEP. Les résultats montrent qu'une consommation régulière de poisson gras et une consommation plus importante de pain sont associées à un risque réduit de SEP. Une analyse de randomisation mendélienne, qui exploite des variants génétiques pour limiter les biais de confusion, confirme une association entre une consommation génétiquement prédite plus élevée de poisson gras et de céréales et un risque plus faible de SEP. L'association entre poisson gras et SEP restait cohérente dans plusieurs sous-groupes de population. Des analyses de médiation suggèrent que cet effet protecteur passerait en partie par des taux sanguins plus élevés de vitamine D et par le nombre de neutrophiles, ces deux facteurs jouant un rôle intermédiaire indépendant. Les auteurs concluent que le poisson gras et le pain complet pourraient contribuer à réduire le risque de SEP, sans toutefois établir de lien de causalité directe et définitive.
Motif : aucune association ne survit à la correction de Bonferroni, seules des associations nominales (P<.05) sont rapportées
Europe PMC · 2025-11-01 · Xiao T, Lu H, Pan S, Hong X, Chen A, Zhang X, Hu Y, Ni C, Shen S.
Résumé simplifié :
Cette étude a utilisé une méthode statistique basée sur la génétique (randomisation mendélienne) pour explorer si certains aliments influencent le risque de maladies auto-immunes de la peau comme le psoriasis, l'eczéma ou la pemphigoïde bulleuse. Les chercheurs ont analysé les données génétiques de grandes bases de données britanniques et finlandaises. Résultat notable pour le poisson gras : sa consommation semble associée à un risque plus faible de pemphigoïde bulleuse, une maladie de peau rare provoquant des cloques. Cependant, après correction statistique rigoureuse pour tenir compte du grand nombre de tests réalisés, aucun lien n'atteint le seuil de signification stricte. Ces résultats restent donc préliminaires et nécessitent confirmation par d'autres études.
Résumé reformulé :
Cette étude de randomisation mendélienne à deux échantillons a examiné les liens causaux potentiels entre 25 types d'aliments et le risque de six maladies auto-immunes cutanées (pemphigoïde bulleuse, pemphigus, lupus érythémateux, vitiligo, psoriasis, dermatite atopique), en s'appuyant sur des variants génétiques comme instruments et sur des données issues de la UK Biobank et de la FinnGen Biobank. Parmi les résultats obtenus, la consommation de poisson gras a été associée génétiquement à une réduction du risque de pemphigoïde bulleuse. D'autres associations nominalement significatives ont également été relevées, comme des effets protecteurs suggérés pour le thé, les noix salées, le fromage ou les fruits secs sur certaines pathologies, et un risque accru lié à l'alcool ou à la volaille pour le psoriasis. Toutefois, après application d'une correction statistique stricte pour tests multiples, aucune de ces associations, y compris celle concernant le poisson gras, n'est restée statistiquement significative. Les analyses de sensibilité n'ont pas révélé de biais de pléiotropie majeur, mais les auteurs soulignent que ces résultats demeurent exploratoires et appellent à des études complémentaires sur des cohortes plus larges pour confirmer un éventuel rôle protecteur de l'alimentation dans ces maladies.
Motif : résultat significatif seulement avec IVW (OR proche de 1, 0.998), non confirmé par MR-Egger ni weighted median
Europe PMC · 2025-11-01 · Ding H, Gao Y, Ma S, Zhang C.
Résumé simplifié :
Des chercheurs ont utilisé une méthode génétique appelée randomisation mendélienne pour examiner si certaines habitudes alimentaires influencent le risque de cancer de la bouche. En analysant des données génétiques de plusieurs millions de personnes, ils ont observé que consommer du poisson gras pourrait être associé à une légère baisse du risque de développer ce type de cancer. Cependant, cet effet reste très faible et n'a pas été confirmé par toutes les méthodes statistiques utilisées dans l'étude. Les auteurs concluent que le poisson gras pourrait avoir un effet protecteur modeste, mais des recherches supplémentaires sont nécessaires pour le confirmer clairement.
Résumé reformulé :
Cette étude de randomisation mendélienne s'appuie sur de vastes bases de données génétiques (près de 9 millions d'échantillons alimentaires et plus de 3,7 millions de cas de cancer buccal) afin d'explorer un possible lien causal entre habitudes alimentaires et risque de cancer de la bouche. Parmi les 59 variants génétiques étudiés, l'analyse principale (inverse variance weighted) a révélé une association inverse entre la consommation de poisson gras et le risque de cancer buccal, avec un odds ratio proche de 1 (0,998) mais statistiquement significatif. Toutefois, cette association n'a pas été confirmée par les méthodes MR-Egger et de médiane pondérée, ce qui invite à la prudence. Les tests de sensibilité n'ont détecté ni hétérogénéité ni pléiotropie horizontale, suggérant une certaine robustesse méthodologique. Les auteurs concluent prudemment que la consommation de poisson gras pourrait contribuer à réduire le risque de cancer buccal, tout en soulignant que l'ampleur de cet effet reste modeste et nécessite confirmation par d'autres études.
Europe PMC · 2025-10-27 · Alghamdi NA, Almasaudi AS.
Résumé simplifié :
Cette étude a interrogé plus de 1000 adultes saoudiens sur leur alimentation et la qualité de leur sommeil. Résultat frappant : plus de 77% des participants dormaient mal. Les chercheurs ont observé que manger plus de fruits, de légumineuses et de poisson était lié à un meilleur sommeil, notamment une meilleure efficacité de sommeil. À l’inverse, une alimentation riche en féculents, sucreries et produits laitiers était associée à un sommeil de moins bonne qualité. Chez les femmes en particulier, consommer davantage de poisson semblait lié à un sommeil plus efficace et à moins de fatigue dans la journée. Cette étude ne prouve pas de lien de cause à effet, mais suggère une piste intéressante entre alimentation et sommeil.
Résumé reformulé :
Menée auprès de 1041 adultes saoudiens via des questionnaires auto-administrés (dont l’index de qualité du sommeil de Pittsburgh), cette étude transversale explore les liens entre habitudes alimentaires et sommeil. Près de 77,4% des participants présentaient une mauvaise qualité de sommeil, les femmes étant plus touchées par les troubles du sommeil et la somnolence diurne. Sur le plan alimentaire, la consommation de fruits, légumes, poisson et légumineuses restait faible, contrairement aux féculents, à la volaille et aux sucreries, plus largement consommés. Les analyses ont montré des associations positives entre consommation de fruits, poisson et légumineuses et une meilleure efficacité du sommeil, tandis que féculents, sucreries et produits laitiers étaient liés à un sommeil plus perturbé. L’analyse selon le sexe a révélé des profils différents : chez les femmes, la consommation de poisson était associée à une meilleure efficacité du sommeil et moins de dysfonctionnement diurne, alors que les sucreries dégradaient la qualité du sommeil et la latence d’endormissement. Ces résultats, de nature corrélative et reposant sur des données autodéclarées, suggèrent un lien entre alimentation et sommeil sans en démontrer la causalité, ouvrant la voie à des recherches futures utilisant des mesures plus objectives.
Europe PMC · 2025-10-13 · Lee YQ, Chia A, Sim X, van Dam RM, Chong MF.
Résumé simplifié :
Cette étude menée à Singapour a examiné ce qui se passe quand on remplace la viande ou le poisson par des aliments végétaux comme les légumineuses, les noix ou les graines. Résultat : remplacer du poisson, notamment le poisson gras, par des protéines végétales est lié à un risque plus élevé de manquer de vitamine B12. À l’inverse, remplacer la viande transformée par des légumes ou des noix est associé à de meilleurs niveaux de folate dans le sang. Les chercheurs concluent que le poisson, surtout le poisson gras, joue un rôle important pour éviter les carences en B12 chez les Asiatiques.
Résumé reformulé :
Cette analyse transversale a porté sur 993 résidents singapouriens issus d’une cohorte multiethnique, dont l’alimentation a été évaluée par questionnaire de fréquence alimentaire et les statuts en vitamine B12 et folate mesurés par prise de sang. Les chercheurs ont modélisé l’effet théorique de substituer 30 g par jour de poisson blanc ou de poisson gras par des protéines végétales équivalentes. Ce remplacement était associé à une probabilité plus élevée de carence en vitamine B12, l’association étant plus marquée pour le poisson gras (odds ratio jusqu’à 2,23) que pour le poisson blanc. Remplacer l’ensemble des viandes par des céréales raffinées augmentait aussi légèrement ce risque. En revanche, substituer la viande ou les produits de la mer transformés par des légumes ou des noix et graines était associé à des taux de folate plus élevés. Ces résultats, de nature associative, suggèrent que la consommation de poisson, en particulier de poisson gras, contribue à prévenir les carences en B12 dans les populations asiatiques adoptant une alimentation davantage végétale.
Motif : intervalles de confiance extrêmement larges et tailles d'effet implausibles pour plusieurs expositions (pain, poisson non gras)
Europe PMC · 2025-10-01 · Luo H, Han L, He K, Chen K, Wei Q, Zhang C, Jiang L.
Résumé simplifié :
Cette étude a cherché à savoir si certains aliments pouvaient influencer le risque de développer une maladie du foie appelée cholangite biliaire primitive. En utilisant des données génétiques à grande échelle, les chercheurs ont observé que manger davantage de céréales semblait associé à un risque plus faible de cette maladie, tandis qu'une tendance génétique à consommer du poisson non gras (comme la morue ou le cabillaud) était associée à un risque plus élevé. D'autres aliments comme la bière, le pain, la salade ou le thé montraient des liens moins certains. Les auteurs précisent que certains résultats, notamment pour le poisson, restent très imprécis et doivent être confirmés par d'autres recherches.
Résumé reformulé :
Cette étude de randomisation mendélienne a exploré les liens causaux potentiels entre plusieurs habitudes alimentaires et le risque de cholangite biliaire primitive (CBP), une maladie auto-immune du foie. En s'appuyant sur des données génétiques issues d'études d'association pangénomique, les chercheurs ont identifié deux associations significatives après correction statistique : une consommation plus élevée de céréales serait associée à une réduction marquée du risque de CBP, tandis qu'une prédisposition génétique à consommer du poisson non gras serait associée à une augmentation importante de ce risque. D'autres facteurs, comme la bière et le cidre, le pain, la salade et le thé, montraient des associations nominales moins robustes statistiquement. Les auteurs soulignent toutefois que les estimations concernant le poisson et le pain présentaient des intervalles de confiance extrêmement larges, traduisant une grande incertitude, et appellent à la prudence ainsi qu'à des études complémentaires pour confirmer ces résultats obtenus par une méthode génétique indirecte plutôt que par un essai clinique direct.
Europe PMC · 2025-10-01 · Yu X, Hang R, Gan Q, Peng J.
Résumé simplifié :
Cette étude a utilisé une méthode génétique appelée randomisation mendélienne pour examiner si certains aliments influencent le risque de dépression ou d'anxiété. En analysant des données génétiques de populations européennes, les chercheurs ont observé que consommer du poisson non gras (comme la morue ou le colin) semblait associé à un risque légèrement plus élevé d'anxiété, tandis que les cacahuètes non salées avaient plutôt un effet protecteur. D'autres aliments comme le bœuf, les céréales et le thé étaient également liés au risque de dépression. Ces résultats suggèrent des pistes intéressantes, mais restent à confirmer par d'autres recherches.
Résumé reformulé :
Cette étude de randomisation mendélienne à deux échantillons a exploité des données génétiques issues de grandes études d'association pangénomique (GWAS) menées sur des populations européennes, afin d'estimer les effets causaux potentiels de dix-neuf expositions alimentaires sur les risques d'anxiété et de dépression. Parmi les résultats, la consommation de poisson non gras était associée à une légère augmentation du risque d'anxiété (OR=1,01 ; IC95% 1,0024-1,0121), alors que la consommation de cacahuètes non salées montrait un effet protecteur (OR=0,98 ; IC95% 0,9527-0,9986). Concernant la dépression, une consommation élevée de bœuf et de céréales était liée à une réduction du risque, tandis que le thé était associé à une légère augmentation. Les auteurs soulignent que cette approche génétique permet de limiter certains biais de confusion propres aux études observationnelles classiques, mais les effets mesurés restent modestes et nécessitent des validations supplémentaires avant d'envisager des recommandations alimentaires concrètes.
Europe PMC · 2025-10-01 · Chen J, Liu Z, Nan Y, Liu H, Ren Z, Liu J, Liu D, Qi R.
Résumé simplifié :
Cette étude a cherché à savoir si certains aliments influencent la longueur des télomères, ces petites structures situées aux extrémités de nos chromosomes qui raccourcissent avec l'âge et le vieillissement cellulaire. En utilisant une méthode statistique basée sur des données génétiques humaines (la randomisation mendélienne), les chercheurs ont testé l'effet de nombreux aliments comme la viande, le pain, les légumes, le café ou le poisson. Résultat : la consommation de poisson gras serait associée à des télomères plus longs dans les cellules mémoire T, un type de globule blanc impliqué dans l'immunité. Les fruits secs montraient aussi un effet positif sur plusieurs types de cellules. Les autres aliments testés n'ont pas montré d'effet significatif.
Résumé reformulé :
Cette étude de randomisation mendélienne a exploré les liens causaux potentiels entre diverses habitudes alimentaires et la longueur des télomères, mesurée dans plusieurs types de cellules sanguines humaines (granulocytes, lymphocytes, cellules T naïves et mémoire, cellules B, cellules NK). En s'appuyant sur des données génétiques issues de larges cohortes humaines et plusieurs méthodes statistiques complémentaires pour limiter les biais, les auteurs ont testé l'effet de nombreux aliments, dont l'alcool, la viande, les fruits, les légumes et le poisson. La consommation de poisson gras est ressortie comme positivement associée à une plus grande longueur des télomères dans les cellules T mémoire (OR: 2,55 ; IC95 %: 1,16-5,58), tandis que la consommation de fruits secs était associée à des télomères plus longs dans plusieurs types cellulaires. Aucune autre association causale significative n'a été identifiée pour les autres aliments étudiés. Ces résultats, obtenus par une approche génétique indirecte, suggèrent des pistes intéressantes mais nécessitent confirmation par des études d'intervention.
Europe PMC · 2025-09-09 · Concina F, Zamagni G, Maurel E, Carletti C, Knowles A, Culasso M, Rusconi F, Popovic M, Ronfani L, Monasta L, Ashtree DN, Pani P.
Résumé simplifié :
Cette étude italienne a suivi 1726 enfants de 4 ans pour voir si leur alimentation était liée à des signes d'anxiété ou de tristesse (dépression). Les chercheurs ont observé que les enfants qui mangeaient plus de poisson avaient moins de risques de présenter des symptômes dépressifs marqués. À l'inverse, une consommation plus élevée de céréales était associée à plus d'anxiété, tandis que manger plus de légumes semblait lié à de meilleurs scores émotionnels globaux. Ces liens restent modestes et ne prouvent pas que l'alimentation cause directement ces symptômes. Des études sur le long terme sont nécessaires pour confirmer ces résultats.
Résumé reformulé :
Dans le cadre du projet GLAD, cette étude transversale a analysé les données de 1726 enfants (âge médian 4,4 ans) issus de la cohorte italienne Piccolipiù, afin d'explorer les liens entre habitudes alimentaires et symptômes d'anxiété ou de dépression, évalués via le Child Behavior Checklist. Après ajustement pour le sexe et le revenu familial, une consommation plus élevée de poisson était associée à une réduction des probabilités de dépression clinique (OR=0,946 ; IC95% : 0,903-0,992), tandis qu'une consommation plus importante de céréales était liée à une hausse du risque d'anxiété clinique. La consommation de légumes était quant à elle associée à des scores d'anxiété et de dépression plus faibles. Ces résultats, de nature observationnelle et transversale, suggèrent une association plutôt qu'un lien de causalité, avec des tailles d'effet modestes. Les auteurs soulignent la nécessité d'études longitudinales pour confirmer ces associations et mieux comprendre les mécanismes biologiques sous-jacents, notamment le rôle potentiel des acides gras oméga-3 présents dans le poisson.
Europe PMC · 2024-04-24 · Kim EA, Kim YM, Kim EK.
Résumé simplifié :
Cette étude coréenne a examiné 106 adultes de 40 à 64 ans pour voir si leur activité physique et leur alimentation étaient liées à la rigidité de leurs artères, un signe précoce de maladie cardiovasculaire. Chez les femmes, celles qui mangeaient le plus de poisson (environ une fois par jour) avaient de meilleurs résultats aux tests de rigidité artérielle que celles qui en mangeaient moins souvent. De plus, les personnes consommant davantage d'acides gras polyinsaturés et d'oméga-3, que l'on trouve notamment dans le poisson, présentaient un indice cheville-bras plus favorable. Ces résultats suggèrent qu'une consommation régulière de poisson pourrait contribuer à protéger la santé des artères, en complément d'une activité physique suffisante.
Résumé reformulé :
Cette étude transversale a analysé les liens entre rigidité artérielle (mesurée par la vitesse d'onde de pouls et l'indice cheville-bras), activité physique et habitudes alimentaires chez 106 adultes âgés de 40 à 64 ans. Les participants ont été répartis en tertiles selon leur indice cheville-bras afin de comparer leurs comportements. Chez les femmes, la fréquence de consommation de poisson était significativement plus élevée dans le tertile présentant le meilleur indice (1,27 fois/jour) comparé au tertile le moins favorable (0,64 fois/jour). Par ailleurs, l'apport en acides gras polyinsaturés et en oméga-3, ajusté à l'apport énergétique total, était corrélé positivement à l'indice cheville-bras (r=0,200 et r=0,218 respectivement), indépendamment du sexe. Ces observations, de nature corrélationnelle, suggèrent qu'une consommation fréquente de poisson et les acides gras qu'il apporte pourraient être associés à une moindre rigidité des artères périphériques, sans toutefois établir de lien de causalité direct.
Synthèses non systématiques ou centrées sur des mécanismes biologiques : utiles pour comprendre un domaine, mais sans nouvelles données mesurées chez l'humain.
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