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Régime flexitarien (EAT-Lancet)

Études scientifiques (15)

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Répartition par niveau de preuve (cliquez pour filtrer) · Comprendre les niveaux

Niveau 2 — Essai randomisé contrôlé78 participants
Viande rouge issue d'élevage au pâturage comparée aux substituts de viande végétaux dans des régimes alimentaires sains : effets sur le statut en acides gras polyinsaturés et la santé cardiométabolique, un essai randomisé

Europe PMC · 2026-10-01 · Morton L, Cameron-Smith D, Gillies N, Fraser K, Braakhuis A.

Résumé simplifié :

Cette étude a comparé, chez 78 adultes en bonne santé pendant 10 semaines, un régime flexitarien incluant un peu de viande rouge élevée au pâturage à un régime végétarien utilisant des substituts de viande végétaux. Les chercheurs ont mesuré les graisses dans le sang et divers marqueurs de santé cardiométabolique. Résultat : le régime avec un peu de viande n'a pas eu d'effet négatif sur le cœur ou le métabolisme, et il a permis de mieux maintenir un acide gras oméga-3 important (le DPA) dans le sang, contrairement au régime végétarien où ce taux a d'abord baissé avant de remonter partiellement. Aucune différence notable n'a été observée sur les autres marqueurs de santé.

Résumé reformulé :

Cet essai randomisé de 10 semaines, mené chez 78 adultes en bonne santé vivant en conditions réelles, a comparé un régime flexitarien incluant environ 3,3 portions hebdomadaires de viande rouge issue d'élevage au pâturage à un régime végétarien intégrant des substituts de viande végétaux (PBMA). Les auteurs ont suivi les profils d'acides gras plasmatiques, des biomarqueurs cardiométaboliques et le profil lipidomique à trois reprises. Le principal résultat concerne l'acide docosapentaénoïque (DPA), un oméga-3, dont la concentration a diminué chez les participants végétariens entre le début et la cinquième semaine, avant une récupération partielle, alors qu'elle restait stable dans le groupe flexitarien ; cette différence demeurait significative après correction statistique. Aucun effet significatif du type de régime n'a été observé sur les marqueurs cardiométaboliques classiques. Parmi 259 espèces lipidiques analysées, une seule (PE-O 39:6) montrait une différence robuste entre les groupes. Les auteurs concluent qu'une consommation modérée de viande rouge pâturée, intégrée à une alimentation équilibrée, n'a pas d'effet délétère sur la santé cardiométabolique et favorise un meilleur maintien du DPA comparativement à un régime végétarien basé sur des substituts de viande.

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Niveau 3 — Étude de cohorte prospective3 370 participants
Les métabolites sériques associés au régime EAT-Lancet sont liés aux maladies cardiovasculaires et à la mortalité

Europe PMC · 2026-09-22 · Guan W, Yang J, Chen J, Yu B, Sullivan VK, Rebholz CM.

Résumé simplifié :

Des chercheurs ont étudié des adultes américains suivis pendant près de 30 ans pour voir si suivre le régime EAT-Lancet (riche en végétaux, pauvre en viande) laisse des traces mesurables dans le sang, appelées métabolites. Ils ont trouvé 29 substances sanguines liées à ce régime. Parmi elles, quatre étaient aussi associées au risque de maladie cardiaque ou de décès : le glycérate et l'indolepropionate semblaient protecteurs, tandis qu'une autre substance (O-méthylcatéchol sulfate) était associée à un risque plus élevé. Cela aide à comprendre par quels mécanismes biologiques ce régime pourrait influencer la santé.

Résumé reformulé :

Cette étude de cohorte américaine (ARIC) a examiné les marqueurs sanguins associés à l'adhésion au régime EAT-Lancet, mesurée via l'indice Planetary Health Diet Index (PHDI), chez plus de 3 300 participants suivis jusqu'à 29 ans. Vingt-neuf métabolites sériques étaient associés au score PHDI. Parmi eux, quatre présentaient également un lien avec le risque de maladie cardiovasculaire incidente ou de mortalité toutes causes : le glycérate était associé à un risque réduit des deux issues, l'indolepropionate à une mortalité réduite, le 1-docosahexaenoylglycerophosphocholine à un risque cardiovasculaire réduit, tandis que l'O-méthylcatéchol sulfate était associé positivement aux deux risques. Ces résultats, de nature observationnelle, suggèrent des voies métaboliques potentielles expliquant les bénéfices associés à ce régime, sans pour autant établir de lien de causalité direct.

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Niveau 3 — Étude de cohorte prospective91 479 participants
L'adhésion au régime EAT-Lancet et sa signature métabolique sont associées à un risque plus faible de goutte

Europe PMC · 2026-09-07 · Yang B, Song X, Zhang D, Ma X, Lei B, Zheng S, Xiang R, Zhao X, Qu Y, Han T, Yu T, Zhou J, Xia M, Zhong Y, Li Z, Liu T, Giovannucci EL, Fan M, Jiang X.

Résumé simplifié :

Cette étude a suivi plus de 91 000 personnes au Royaume-Uni pendant environ 11 ans pour voir si suivre le régime flexitarien EAT-Lancet (riche en végétaux, pauvre en viande) protège de la goutte, une maladie articulaire douloureuse. Les chercheurs ont aussi identifié une « signature métabolique » dans le sang liée à ce régime. Résultat : les personnes qui suivaient le mieux ce régime avaient 26% moins de risque de développer la goutte, et celles ayant le profil métabolique le plus favorable avaient 60% moins de risque. Ce profil métabolique expliquait en partie ce bénéfice et atténuait même l'influence des gènes favorisant la goutte.

Résumé reformulé :

Cette étude de cohorte prospective, menée sur 91 479 participants de la UK Biobank suivis pendant une durée médiane de 11,6 ans, a examiné le lien entre l'adhésion au régime EAT-Lancet, une signature métabolique associée à ce régime, et le risque de survenue de goutte. En comparant les quartiles extrêmes d'adhésion, le régime était associé à une réduction de 26% du risque de goutte (HR 0,74), tandis que la signature métabolique correspondante était associée à une réduction de 60% (HR 0,40). Une analyse de médiation a montré que cette signature métabolique expliquait environ 39% de l'association observée entre le régime et le risque de goutte. De plus, un profil métabolique favorable semblait atténuer l'effet de la prédisposition génétique à la goutte. Ces résultats, de nature observationnelle, suggèrent un lien entre ce régime et un risque réduit de goutte, potentiellement médié par des changements métaboliques.

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Niveau 3 — Étude de cohorte prospective2 126 participants
Le sexe modifie l'association entre l'adhésion au régime pour la santé planétaire et le déclin de la fonction rénale chez les adultes américains de 50 ans et plus

Europe PMC · 2026-09-01 · Gembillo G, Soraci L, La Spada A, Fabbietti P, Lo Re C, Ricca MF, Corsonello A, Santoro D.

Résumé simplifié :

Cette étude a suivi plus de 2100 Américains de 50 ans et plus pendant quatre ans pour voir si manger selon le régime « EAT-Lancet » (riche en végétaux, pauvre en viande) protège les reins. Résultat : chez les femmes, plus l'alimentation suit ce régime, plus la fonction rénale décline lentement, avec un risque réduit de baisse importante. Chez les hommes, aucun effet significatif n'a été observé. Cela suggère que les bénéfices de ce type d'alimentation sur la santé rénale pourraient dépendre du sexe, un facteur à prendre en compte dans les futures recommandations.

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À partir de la cohorte américaine Health and Retirement Study, les chercheurs ont évalué chez 2126 adultes de 50 ans et plus (950 hommes, 1176 femmes) l'association entre l'adhésion au Planetary Health Diet Index (PHDI, reflet du régime EAT-Lancet) et l'évolution de la fonction rénale (eGFR basé sur la cystatine C) entre 2012 et 2016. Dans l'ensemble de l'échantillon, l'association entre adhésion au PHDI et ralentissement du déclin rénal n'était pas statistiquement significative. En revanche, une analyse stratifiée par sexe a révélé que chez les femmes, chaque augmentation de 10 points du score PHDI était associée à un déclin de l'eGFR plus lent et à une réduction de 20% du risque de déclin rénal sévère (≥30%). Aucune association significative n'a été retrouvée chez les hommes. Le sexe est apparu comme un modificateur d'effet significatif, tant sur l'échelle multiplicative qu'additive. Ces résultats, de nature observationnelle, suggèrent que le sexe pourrait être un facteur biologique à considérer lors de l'évaluation des bénéfices rénaux des régimes végétaux.

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Niveau 3 — Étude de cohorte prospective13 518 participants
Profil de risque social, régime pour la santé planétaire et risque de mortalité chez les personnes atteintes de stéatose hépatique liée à un dysfonctionnement métabolique : une étude populationnelle

Europe PMC · 2026-08-25 · Li X, Fan H, Yao Q, Gu X.

Résumé simplifié :

Cette étude a suivi plus de 13 000 adultes américains souffrant de maladie du foie gras liée au métabolisme. Les chercheurs ont évalué la qualité de leur alimentation selon le régime flexitarien EAT-Lancet (Planetary Health Diet Index) ainsi que leur niveau de vulnérabilité sociale. Résultats : les personnes ayant une mauvaise alimentation et une forte vulnérabilité sociale avaient un risque de décès (toutes causes et cardiovasculaire) jusqu'à presque 5 fois plus élevé que celles ayant une bonne alimentation et peu de vulnérabilité sociale. Ce lien était encore plus marqué chez les moins de 65 ans. Une meilleure alimentation et moins de défavorisation sociale semblent donc associées à une meilleure survie.

Résumé reformulé :

À partir des données de 13 518 adultes américains atteints de stéatose hépatique métabolique (NHANES 1999-2018), cette étude observationnelle a évalué l'association entre la qualité alimentaire (mesurée par l'indice du régime pour la santé planétaire, PHDI, basé sur le pattern EAT-Lancet) et un score de risque social avec la mortalité globale et cardiovasculaire. Sur un suivi médian de 104 mois, un score PHDI faible et un score de vulnérabilité sociale élevé étaient chacun associés indépendamment à une mortalité accrue. L'analyse combinée a montré que les participants cumulant la plus mauvaise qualité alimentaire et la plus forte vulnérabilité sociale présentaient un risque de décès toutes causes multiplié par 3,86 et un risque de mortalité cardiovasculaire multiplié par 4,94 par rapport aux plus favorisés sur ces deux plans. Ces associations étaient plus marquées chez les adultes de moins de 65 ans, suggérant un effet combiné du contexte social et de l'alimentation sur le pronostic de cette maladie hépatique.

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Niveau 3 — Étude de cohorte prospective5 773 participants
Association entre l'indice de régime planétaire pour la santé et les niveaux d'acide urique sérique ainsi que l'hyperuricémie incidente : résultats d'une étude de cohorte prospective iranienne

Europe PMC · 2026-08-23 · Kamrani F, Imannezhad M, Etesami E, Karimi E, Ghanavati M, Razaz JM, Homayounfar R, Nikparast A.

Résumé simplifié :

Cette étude a suivi près de 5800 adultes iraniens pendant environ 5 ans pour voir si bien suivre le régime « planétaire » EAT-Lancet (riche en végétaux, pauvre en viande) influence le taux d'acide urique dans le sang, un marqueur lié à la goutte et à d'autres problèmes de santé. Les personnes qui suivaient le mieux ce régime avaient 25% moins de risque de développer un taux d'acide urique trop élevé (hyperuricémie). Cet effet semble surtout passer par une meilleure sensibilité à l'insuline. Les résultats restent valables même en comparant avec d'autres régimes sains connus.

Résumé reformulé :

Dans cette cohorte prospective iranienne de 5773 adultes sans hyperuricémie au départ, suivis environ 5 ans, les chercheurs ont évalué l'adhésion au régime EAT-Lancet via l'indice PHDI et son lien avec l'acide urique sérique. Après ajustement multivarié, les participants du quartile le plus adhérent présentaient 25% moins de risque d'hyperuricémie incidente par rapport au quartile le moins adhérent (OR 0,75), avec une tendance dose-réponse significative. Chaque écart-type d'augmentation du PHDI était associé à une baisse modeste de l'acide urique sérique de suivi. Une analyse de médiation suggère que cette association passerait en grande partie par la résistance à l'insuline (HOMA-IR), bien que l'intervalle de confiance large invite à la prudence. Les résultats sont restés robustes après ajustement pour d'autres indices diététiques reconnus (Méditerranéen, HEI-2015, DQI-R, DASH).

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Niveau 3 — Étude de cohorte prospective165 866 participants
Association entre le régime alimentaire pour la santé planétaire et les troubles du sommeil : résultats de la UK Biobank

Europe PMC · 2026-08-22 · He X, Liang J, Ouyang Y, Song X, Gao Y, Guo X, Jia T, Zhang X, Yu J, Wang Y, Chen J, You P, Su C, Kou C, Bai W.

Résumé simplifié :

Cette étude a suivi plus de 165 000 adultes britanniques pendant près de 14 ans pour voir si suivre le régime alimentaire EAT-Lancet (riche en végétaux, pauvre en viande et sucre) était lié au risque de troubles du sommeil. Les chercheurs ont calculé un score d'adhésion à ce régime à partir des habitudes alimentaires des participants. Résultat : les personnes qui suivaient le mieux ce régime avaient un risque de troubles du sommeil réduit d'environ 17 à 20% par rapport à celles qui le suivaient le moins, quelle que soit la méthode de calcul utilisée. Cela suggère qu'une alimentation plus durable et végétale pourrait favoriser un meilleur sommeil, mais sans prouver un lien de cause à effet direct.

Résumé reformulé :

Cette étude de cohorte prospective, menée sur 165 866 participants de la UK Biobank (âge moyen 55,8 ans), a examiné l'association entre l'adhésion au régime EAT-Lancet (Planetary Health Diet) et le risque de développer des troubles du sommeil (codés G47 selon la CIM-10). L'adhésion au régime a été évaluée via trois méthodes de score différentes (Knuppel, Stubbendorff, Kesse-Guyot) à partir de rappels alimentaires de 24h. Sur un suivi médian de 13,9 ans, 3200 participants ont développé des troubles du sommeil. Les analyses par régression de Cox ont montré que les participants les plus adhérents au régime présentaient un risque significativement réduit de troubles du sommeil comparé aux moins adhérents, avec des réductions de risque allant de 16,2% à 20,4% selon la méthode de score utilisée. Ces résultats observationnels suggèrent une association protectrice entre ce régime alimentaire durable et la santé du sommeil, sans toutefois établir de causalité directe.

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Niveau 4 — Étude cas-témoins440 participants
L'association entre une alimentation saine et durable basée sur l'indice de régime pour la santé planétaire (PHDI) et le risque d'ostéoporose post-ménopausique

Europe PMC · 2026-08-19 · Jadidi P, Zayeri F, Abbasi B.

Résumé simplifié :

Cette étude a comparé l'alimentation de 220 femmes ménopausées souffrant d'ostéoporose à celle de 220 femmes sans cette maladie. Les chercheurs ont utilisé un indice appelé PHDI, qui mesure à quel point l'alimentation suit le régime EAT-Lancet, favorisant les aliments végétaux et limitant la viande. Résultat : les femmes qui suivaient le mieux ce type d'alimentation avaient beaucoup moins de risque d'avoir de l'ostéoporose. Celles qui s'en éloignaient le plus avaient un risque jusqu'à 12 fois plus élevé. Cette association reste valable même après avoir pris en compte l'âge, le poids et l'activité physique.

Résumé reformulé :

Dans cette étude cas-témoins menée à Téhéran auprès de 440 femmes post-ménopausées (220 cas d'ostéoporose, 220 témoins), les chercheurs ont évalué l'association entre l'adhésion au Planetary Health Diet Index (PHDI), inspiré du régime EAT-Lancet, et le risque d'ostéoporose, mesuré par ostéodensitométrie. Après ajustement pour l'âge, l'IMC, l'apport énergétique total, la consommation d'alcool et l'activité physique, un score PHDI plus élevé était associé à une réduction de 7,7% des probabilités d'ostéoporose par point supplémentaire. En comparant par tertiles, les femmes du tertile le plus bas avaient un risque 12,4 fois supérieur à celles du tertile le plus élevé, et celles du tertile moyen un risque environ 2 fois supérieur. Ces résultats suggèrent un lien entre une alimentation durable de type EAT-Lancet et une meilleure santé osseuse, mais la nature observationnelle de l'étude ne permet pas d'établir une relation de cause à effet.

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Niveau 4 — Étude transversale350 participants
Association entre l'adhésion au régime EAT-Lancet et la qualité du sommeil chez les femmes allaitantes : une analyse transversale

Europe PMC · 2026-08-18 · Kamrani F, Jafari S, Karbasi S, Khorasanchi Z.

Résumé simplifié :

Cette étude a examiné 350 femmes allaitantes âgées de 20 à 35 ans pour voir si suivre le régime EAT-Lancet (flexitarien, riche en végétaux) était lié à une meilleure qualité de sommeil. Les chercheurs ont utilisé un questionnaire alimentaire et un score de sommeil validé (PSQI). Résultat : les femmes qui suivaient davantage ce régime avaient légèrement moins de risque d'avoir un mauvais sommeil. Cependant, cet effet reste très faible et n'explique qu'une petite partie des différences de sommeil observées. Comme l'étude photographie la situation à un instant donné, elle ne permet pas de dire que le régime améliore réellement le sommeil, seulement qu'il existe un lien statistique.

Résumé reformulé :

Cette étude transversale a inclus 350 femmes allaitantes âgées de 20 à 35 ans, recrutées dans des cliniques de santé. L'adhésion au régime EAT-Lancet (ELD) a été évaluée via un questionnaire de fréquence alimentaire et l'indice de Kesse-Guyot, tandis que la qualité du sommeil a été mesurée par l'indice de Pittsburgh (PSQI). Les résultats montrent qu'une augmentation d'une unité du score ELD est associée à une réduction de 0,8 à 0,9% des probabilités d'appartenir à une catégorie de sommeil de moins bonne qualité, aussi bien dans le modèle brut qu'ajusté. Toutefois, la variance du PSQI expliquée par l'adhésion au régime reste faible (R² = 0,014), suggérant que les différences réelles de qualité du sommeil associées à ce régime sont modestes. Les auteurs soulignent qu'il s'agit de la première étude à établir ce lien statistique chez les femmes allaitantes, mais rappellent que le design transversal ne permet pas d'établir de relation causale.

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Niveau 3 — Étude de cohorte prospective19 660 participants
Adhésion à un régime chinois pour la santé planétaire, impacts environnementaux et risque de mortalité toutes causes : une étude de cohorte prospective issue de l'enquête chinoise sur la santé et la nutrition

Europe PMC · 2026-08-06 · Lu J, Wang W, Peng T, Zhou Y, Tan P, Shen M, Tang L, Liang J, Chen B, Li D, Fang A.

Résumé simplifié :

Des chercheurs ont créé un score mesurant à quel point les habitudes alimentaires chinoises ressemblent au régime « planétaire » recommandé par la commission EAT-Lancet, adapté à la culture chinoise. En suivant près de 20 000 adultes chinois pendant plusieurs années, ils ont observé que les personnes ayant une alimentation plus proche de ce modèle avaient une empreinte environnementale plus faible (moins d'émissions de gaz à effet de serre, moins d'eau et de terres utilisées) et un risque de mortalité toutes causes réduit d'environ 14% par rapport à celles qui le suivaient le moins. Cela suggère que ce régime pourrait être bénéfique à la fois pour la santé et pour la planète.

Résumé reformulé :

Cette étude de cohorte prospective, basée sur l'enquête China Health and Nutrition Survey (1991-2015), a développé un score d'adhésion de 14 composantes (CPHDS) reflétant le régime planétaire EAT-Lancet adapté aux habitudes alimentaires chinoises. Chez 19 660 adultes sans antécédents cardiovasculaires ou cancéreux, suivis pendant une durée médiane de 9,1 ans, une adhésion plus élevée à ce régime était associée à une réduction des émissions de gaz à effet de serre, de l'utilisation d'eau et de terres liées à l'alimentation. Sur le plan sanitaire, les participants du quartile le plus adhérent présentaient un risque de mortalité toutes causes inférieur de 14% par rapport à ceux du quartile le moins adhérent, avec une relation dose-réponse significative (chaque augmentation de 10% du score associée à une baisse de 7% du risque). Ces résultats, de nature observationnelle, suggèrent une association entre ce régime culturellement adapté et une meilleure santé, sans établir formellement de lien causal direct.

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Niveau 4 — Étude transversale
Indice de l'alimentation pour la santé planétaire et faible masse musculaire chez les adultes de 20 à 60 ans : évaluation exploratoire d'une adaptation pondérée en produits laitiers

Europe PMC · 2026-07-15 · He JJ, Chen XL, Ning C, Wei QJ.

Résumé simplifié :

Cette étude s'intéresse au régime alimentaire EAT-Lancet (appelé PHDI), conçu pour être bon pour la santé et pour la planète, et à son lien avec le risque d'avoir une masse musculaire faible chez les adultes de 20 à 60 ans. Les chercheurs ont trouvé que les personnes qui suivent le mieux ce régime ont généralement moins de risque de manquer de muscle. Ils ont aussi testé une version modifiée du régime, donnant plus d'importance aux produits laitiers, et ont constaté qu'elle était encore plus liée à une meilleure masse musculaire. Un second groupe de personnes en Chine a confirmé que manger plus de produits laitiers était associé à moins de perte musculaire.

Résumé reformulé :

Cette étude observationnelle évalue l'association entre l'adhésion au Planetary Health Diet Index (PHDI-US), issu du cadre EAT-Lancet, et la présence d'une faible masse musculaire (LMM) chez des adultes de 20 à 60 ans. Après ajustement, un score PHDI-US plus élevé était associé à une probabilité réduite de LMM, de façon comparable à l'Alternative Healthy Eating Index, tandis qu'un indice inflammatoire alimentaire élevé était associé à un risque accru. De façon exploratoire, les auteurs ont créé une version pondérée en faveur des produits laitiers (PHDI-Dairy), identifiée via une analyse en forêts aléatoires comme composante la plus influente, qui montrait une association inverse plus marquée avec la LMM que le score original. Cette observation a été appuyée par des données indépendantes d'une cohorte hospitalière du Sud de la Chine, où une consommation plus élevée de produits laitiers était également liée à une probabilité plus faible de faible masse musculaire. Ces résultats, de nature associative, suggèrent un intérêt potentiel à revaloriser l'apport laitier dans les adaptations du régime EAT-Lancet pour la préservation musculaire.

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Niveau 4 — Étude transversale97 543 participants
Une adhésion plus élevée au régime de la santé planétaire associée à moins de douleurs chroniques cervicales et dorsales

Europe PMC · 2026-07-10 · Wang L, Zhang L, Yu X, Xue C, Lu C, Wang X, Ye H.

Résumé simplifié :

Cette étude a examiné, chez près de 100 000 personnes au Royaume-Uni, le lien entre le fait de suivre le régime alimentaire « santé planétaire » (proche du régime flexitarien EAT-Lancet, riche en végétaux) et les douleurs chroniques au cou ou au dos. Les chercheurs ont constaté que plus les participants suivaient ce régime, moins ils rapportaient souffrir de douleurs persistantes dans ces zones, surtout chez les personnes de moins de 60 ans, en particulier les femmes. L'effet reste modeste mais cohérent dans plusieurs analyses complémentaires. Cela ne prouve pas que le régime empêche ces douleurs, mais suggère une association intéressante à confirmer par d'autres recherches.

Résumé reformulé :

Cette étude transversale, menée sur 97 543 participants de la UK Biobank, a évalué l'association entre l'adhésion au régime de la santé planétaire (Planetary Health Diet, basé sur les principes EAT-Lancet) et la prévalence de douleurs chroniques cervicales ou dorsales, définies par un auto-signalement de douleurs durant au moins trois mois et gênant les activités quotidiennes. Après ajustement, chaque hausse de 10 points du score PHD était associée à une légère réduction des odds de douleur chronique (OR=0,99), cette association étant plus marquée chez les moins de 60 ans (OR=0,97), et particulièrement chez les femmes de cette tranche d'âge (OR=0,96). Les participants du quartile le plus adhérent présentaient 7% moins de risque que ceux du quartile le moins adhérent. Plusieurs analyses de sensibilité confirment la robustesse de ces résultats, suggérant une relation dose-réponse quasi linéaire. Étant de nature observationnelle, l'étude ne permet pas d'établir de lien causal, et les auteurs appellent à une validation dans d'autres populations.

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Niveau 4 — Étude transversale138 participants
Évaluation de l'effet du régime EAT-Lancet sur la sévérité du pemphigus vulgaire : résultats d'une étude transversale

Europe PMC · 2026-07-06 · Mostafazadeh P, Etesamnia S, Najafi A, Balighi K, Daneshpazhooh M, Ebrahimpour-Koujan S.

Résumé simplifié :

Cette étude iranienne a examiné si suivre le régime EAT-Lancet (riche en végétaux, pauvre en produits animaux) était lié à la gravité du pemphigus vulgaire, une maladie auto-immune rare provoquant des cloques sur la peau. Chez 138 patients nouvellement diagnostiqués, ceux qui suivaient le plus ce régime présentaient une forme nettement moins sévère de la maladie, même après avoir pris en compte l'âge, le poids, les traitements et l'alimentation en calories. Toutefois, comme l'étude observe les patients à un seul moment donné, elle ne peut pas prouver que ce régime protège réellement : elle ouvre simplement une piste de recherche à confirmer par des études plus poussées.

Résumé reformulé :

Cette étude transversale menée en Iran, pays à forte incidence de pemphigus vulgaire, a évalué le lien entre l'adhésion au régime EAT-Lancet et la sévérité de cette maladie auto-immune bulleuse chez 138 patients nouvellement diagnostiqués. La sévérité a été mesurée via l'indice PDAI. Les résultats montrent une association inverse significative : une adhésion plus forte au régime était liée à des probabilités nettement réduites de forme sévère (OR : 0,10 ; IC95 % : 0,02-0,40), même après ajustement pour l'âge, le sexe, l'IMC, l'usage de corticostéroïdes et les apports caloriques/glucidiques. Les auteurs soulignent cependant d'importantes limites : la nature transversale empêche d'établir une relation temporelle ou causale, une causalité inverse est possible, et le nombre de cas sévères reste faible. Ces résultats doivent donc être considérés comme exploratoires et nécessitent confirmation par des études longitudinales ou des essais d'intervention avant d'envisager une application clinique.

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Niveau 4 — Étude transversale97 participants
Le chronotype du soir pourrait être associé à une moindre adhésion au régime EAT-Lancet et à une CRP plus élevée chez les personnes obèses : une étude transversale

Europe PMC · 2026-06-14 · Öztürk NK, Konyalıgil DB, Göllü RY.

Résumé simplifié :

Cette étude a examiné 97 personnes obèses pour voir si leur rythme biologique (plutôt du matin ou du soir) influençait leur alimentation et leur santé. Les personnes « du soir » suivaient moins bien le régime EAT-Lancet, un modèle alimentaire sain et durable, et avaient un bien-être psychologique plus faible. Elles présentaient aussi des niveaux plus élevés de CRP, un marqueur d'inflammation dans le sang. À l'inverse, les personnes « du matin » avaient une meilleure adhésion à ce régime et moins d'inflammation. Ces résultats suggèrent un lien entre notre horloge biologique, notre alimentation et notre santé inflammatoire, sans toutefois prouver qu'un facteur cause l'autre.

Résumé reformulé :

Cette étude transversale menée auprès de 97 personnes obèses a exploré les liens entre chronotype (préférence matinale ou vespérale), adhésion au régime EAT-Lancet, bien-être psychologique et paramètres métaboliques. Les chercheurs ont utilisé des questionnaires validés (Morningness-Eveningness Questionnaire et Psychological Well-Being Scale) ainsi que des mesures anthropométriques et biochimiques. Les résultats montrent que les individus de chronotype « soir » avaient des scores d'adhésion au régime EAT-Lancet et de bien-être psychologique significativement plus bas que les individus de chronotype « matin ». Une corrélation négative a été observée entre la CRP et le score EAT-Lancet, ainsi qu'entre la CRP et le score de chronotype, tandis qu'une corrélation positive liait chronotype matinal et adhésion au régime. Des analyses de régression ont confirmé qu'un chronotype plus matinal était associé positivement au score alimentaire, alors qu'une CRP plus élevée y était associée négativement. Ces associations, de nature observationnelle, ne permettent pas d'établir de relation causale.

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Synthèses non systématiques ou centrées sur des mécanismes biologiques : utiles pour comprendre un domaine, mais sans nouvelles données mesurées chez l'humain.

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