Régime méditerranéen
Alimentation traditionnelle des pays du bassin méditerranéen, riche en huile d'olive, légumes, poissons et céréales complètes.
Études scientifiques (74)
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Europe PMC · 2026-10-03 · Mohamedi ISM, Moussaoui I.
Résumé simplifié :
Cette étude a été menée auprès de 150 femmes en Algérie traitées par hormonothérapie (tamoxifène ou inhibiteurs de l'aromatase) pour un cancer du sein. Les chercheurs ont observé que 68% d'entre elles présentaient un syndrome métabolique (association de facteurs comme l'excès de graisse abdominale, l'hypertension, le taux de sucre ou de graisses sanguines élevés). Les femmes qui suivaient davantage un régime de type méditerranéen et qui étaient plus actives physiquement avaient moins souvent ce syndrome métabolique. Comme l'étude prend une photo à un instant donné, elle ne prouve pas que le régime ou l'activité physique réduisent directement ce risque, mais elle suggère un lien intéressant à approfondir.
Résumé reformulé :
Cette étude transversale menée à Oran (Algérie) a évalué la prévalence du syndrome métabolique chez 150 femmes traitées par hormonothérapie adjuvante (tamoxifène ou inhibiteurs de l'aromatase) pour un cancer du sein hormonodépendant. Le syndrome métabolique touchait 68% des participantes, sans différence significative entre les deux traitements, bien que des anomalies métaboliques spécifiques varient selon le type de thérapie. L'adhésion au régime méditerranéen, mesurée par un questionnaire adapté culturellement, ainsi que le niveau d'activité physique, étaient tous deux associés de façon indépendante à une probabilité plus faible de syndrome métabolique en analyse multivariée. Le modèle statistique montrait une bonne capacité prédictive. En raison du design transversal, ces associations ne permettent pas d'établir un lien de causalité, mais elles appuient l'intérêt d'études prospectives et interventionnelles pour vérifier si modifier ces comportements pourrait réduire ce risque métabolique chez les survivantes du cancer du sein.
Motif : hétérogénéité substantielle (I2 jusqu'à 85.95%) et estimations sensibles à l'exclusion d'études, données entièrement transversales
Europe PMC · 2026-10-01 · Gholami Shahrbabak M, Gholami Shahrbabak A, Meymand AE, Abdar KT, Mobasheri-Shiri M.
Résumé simplifié :
Cette étude a rassemblé les résultats de 23 recherches pour voir si suivre le régime méditerranéen protège les enfants et adolescents du surpoids. Les résultats montrent que les enfants qui suivent le plus ce régime ont en moyenne un indice de masse corporelle (IMC) plus bas que les autres. À l'inverse, les enfants en surpoids ont tendance à moins suivre ce type d'alimentation. Cependant, toutes ces études comparent des groupes à un moment donné, sans suivre les enfants dans le temps, donc on ne peut pas être sûr que le régime cause directement cette différence de poids.
Résumé reformulé :
Cette méta-analyse a compilé les données de 23 études (26 cohortes) portant sur l'adhésion au régime méditerranéen et le risque d'obésité chez les enfants et adolescents. Les analyses montrent que les enfants adhérant davantage à ce régime présentent un IMC moyen inférieur (différence de -0,42 kg/m²) à ceux qui y adhèrent peu. De plus, les enfants en surpoids affichent un score d'adhésion au régime méditerranéen plus faible que ceux de poids normal (différence de -0,44 point). Ces associations restent significatives mais s'accompagnent d'une hétérogénéité importante entre les études, et certains résultats sont sensibles à l'exclusion de certaines études individuelles. Les auteurs soulignent que l'ensemble des preuves provient d'études transversales, ce qui empêche d'établir un lien de causalité entre l'adhésion au régime et la réduction du risque d'obésité.
Europe PMC · 2026-10-01 · Gómez-Díaz A, Fernández-Arce L, Caballero FF, Yévenes-Briones H, Martín-Payo R, López-García E, Lana A.
Résumé simplifié :
Cette revue scientifique a analysé 11 études portant sur plus de 55 000 personnes âgées pour voir si l'alimentation influence le risque de chutes. Parmi les régimes étudiés, le régime méditerranéen (examiné dans 6 études) ressort comme bénéfique : plus les personnes âgées le suivent, moins elles semblent risquer de tomber. Cependant, la qualité des études disponibles reste moyenne à faible, et il manque encore de grands essais cliniques pour confirmer ce lien de façon solide. Les auteurs concluent que ce régime, ou un équivalent adapté à la culture locale, pourrait néanmoins aider à prévenir les chutes avec l'âge.
Résumé reformulé :
Cette revue systématique a examiné 11 études (56 462 articles criblés initialement) explorant le lien entre habitudes alimentaires et risque de chutes chez 55 144 adultes âgés, issus de 5 pays, majoritairement vivant à domicile. Les régimes analysés incluaient le régime méditerranéen (6 études), le régime japonais traditionnel, les régimes à base de plantes, et les régimes pro-inflammatoires. Les résultats suggèrent qu'une meilleure adhésion au régime méditerranéen est associée à une réduction du risque de chutes chez les personnes âgées. Toutefois, la qualité méthodologique des études reste limitée (une seule jugée forte, cinq modérées, cinq faibles), s'agissant majoritairement d'études observationnelles. Les auteurs soulignent la nécessité d'essais contrôlés en population pour établir un lien de causalité plus robuste, tout en estimant que l'adoption de ce régime, ou d'un modèle alimentaire culturellement adapté similaire, pourrait contribuer à limiter l'augmentation des chutes liées au vieillissement.
Europe PMC · 2026-09-29 · Agarwal R, Babio N, Davila-Cordova E, Puente MF, Valle-Hita C, Arribas C, Esteller M, Noguera-Castells A, Pluvinet R, Salas-Salvadó J, Salas-Huetos A.
Résumé simplifié :
Des chercheurs ont étudié 60 hommes jeunes et en bonne santé pour voir si suivre de près ou de loin le régime méditerranéen pouvait influencer leurs spermatozoïdes. Plus précisément, ils ont regardé la méthylation de l'ADN, un mécanisme qui régule l'activité des gènes sans changer leur séquence. Résultat : certaines zones de l'ADN des spermatozoïdes étaient différemment méthylées selon que les hommes suivaient beaucoup ou peu ce régime. Ces différences concernaient des gènes liés à la communication cellulaire, au transport dans les cellules et à la structure cellulaire. Cette étude est préliminaire mais suggère un lien possible entre alimentation et fertilité masculine au niveau moléculaire.
Résumé reformulé :
Cette étude transversale a comparé 30 hommes avec une forte adhésion au régime méditerranéen à 30 hommes avec une faible adhésion, tous sains et en âge de procréer, issus de la cohorte Led-Fertyl. Après analyse de l'ADN spermatique par puce de méthylation à haute résolution, 42 sites CpG se sont révélés différentiellement méthylés entre les deux groupes, même après ajustement pour l'âge, le tabagisme et l'IMC (17 hyperméthylés, 25 hypométhylés chez les forts adhérents). Les gènes concernés étaient enrichis dans des voies liées à la signalisation par nucléotides cycliques, à l'activité des canaux ioniques, au trafic membranaire et à l'organisation du cytosquelette. Les auteurs interprètent ces résultats comme une association possible entre qualité de l'alimentation et épigénome spermatique, sans toutefois établir de lien de causalité ni d'impact clinique démontré sur la fertilité. Des études plus larges et diversifiées sont nécessaires pour confirmer ces observations préliminaires.
Europe PMC · 2026-09-29 · Shannon OM, Beck L, Castro C, Jennings A, Gillings R, Lee VY, Elsworthy R, Gulston M, Langerova T, Boldurat C, Nazeer A, Hardeman W, Hanson S, Nelson A, Siervo M, Aldred S, White B, Gerasimidis K, Griffin J, Minihane A, Stewart C, Mathers J.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé pendant 24 semaines si suivre un régime méditerranéen, seul ou associé à plus d'activité physique, pouvait modifier les bactéries intestinales et les substances produites par ces bactéries. Près de 93 personnes ont participé, réparties en trois groupes : vie habituelle, régime méditerranéen seul, ou régime méditerranéen plus activité physique. Les chercheurs ont bien observé une meilleure adhésion au régime méditerranéen dans les groupes concernés, mais ils n'ont trouvé aucun changement significatif dans la diversité du microbiote, sa composition, ou les métabolites mesurés dans les selles (acides gras à chaîne courte, acides biliaires, etc.), quel que soit le groupe.
Résumé reformulé :
Cet essai contrôlé randomisé a évalué les effets d'une intervention de 24 semaines basée sur le régime méditerranéen, seule ou combinée à une intervention d'activité physique, sur le microbiote intestinal et les métabolites fécaux. Sur 93 participants (47 avec échantillons pré- et post-intervention), répartis en trois groupes (contrôle, régime méditerranéen seul, régime méditerranéen plus activité physique), les scores d'adhésion au régime méditerranéen ont significativement augmenté dans les deux groupes d'intervention par rapport au contrôle. Cependant, aucun effet significatif n'a été détecté sur la diversité alpha du microbiote, la composition de la communauté microbienne, l'abondance relative des bactéries, les profils métaboliques (RMN), les profils d'acides biliaires ou les concentrations d'acides gras à chaîne courte. Le niveau d'adhésion au régime et ses composantes spécifiques n'étaient pas non plus associés aux changements du microbiote ou du métabolome. Les auteurs suggèrent que l'hétérogénéité des changements alimentaires individuels pourrait expliquer l'absence d'effet moyen détectable.
Europe PMC · 2026-09-28 · Fernandez RD, da Silva Mesquita F, Ferreira GC, Santos-Lobato BL.
Résumé simplifié :
Les chercheurs ont testé un programme de conseils nutritionnels basé sur le régime méditerranéen chez des personnes atteintes de Parkinson souffrant de constipation. Deux groupes ont été comparés : l'un recevait le programme immédiatement, l'autre après trois mois d'attente. Après trois mois, les deux groupes allaient davantage à la selle chaque semaine et suivaient mieux le régime méditerranéen. Cependant, aucune différence significative n'a été observée entre les deux groupes, ce qui rend difficile d'affirmer que c'est bien le programme nutritionnel qui est responsable de cette amélioration.
Résumé reformulé :
Cet essai clinique randomisé, contrôlé et en simple aveugle a évalué un programme d'éducation nutritionnelle de trois mois basé sur les principes du régime méditerranéen chez des patients parkinsoniens souffrant de constipation intestinale. Les participants ont été répartis en deux groupes selon un schéma de liste d'attente : intervention immédiate ou différée. Après trois mois, une augmentation significative de la fréquence hebdomadaire des selles a été constatée dans les deux groupes (de 2,91 à 4,14 et de 2,68 à 4,18 selles/semaine), accompagnée d'une amélioration de la consistance des selles et de l'adhésion au régime méditerranéen. Toutefois, aucune différence significative n'a été détectée entre le groupe ayant reçu l'intervention immédiatement et celui en liste d'attente, ce qui limite la possibilité d'attribuer ces améliorations spécifiquement au programme de conseils nutritionnels plutôt qu'à d'autres facteurs temporels.
Europe PMC · 2026-09-27 · Psylinakis E, Kafesaki A, Kasapidou C, Kounelaki V, Thalassinos N, Markaki AG, Spyridaki A.
Résumé simplifié :
Cette étude a interrogé 112 adultes grecs atteints de sclérose en plaques sur leur alimentation, leur fatigue et leur humeur. Presque tous souffraient de fatigue importante et de symptômes dépressifs, et environ la moitié suivait mal le régime méditerranéen. Les personnes moins fidèles à ce régime ressentaient davantage de fatigue, mais aucun lien n'a été trouvé avec la dépression. En revanche, fatigue et dépression étaient fortement liées entre elles. Certains aliments comme la viande rouge, le jus de fruits ou l'huile d'olive semblaient aussi jouer un rôle. Cela suggère que l'alimentation pourrait faire partie des pistes à explorer pour mieux accompagner ces patients.
Résumé reformulé :
Cette étude transversale a évalué 112 adultes grecs atteints de sclérose en plaques afin d'explorer les liens entre adhésion au régime méditerranéen (via le score MEDAS), fatigue (FSS) et symptômes dépressifs (CES-D). Une fatigue cliniquement significative touchait 92% des participants, et 89,9% présentaient un risque élevé de dépression, tandis que 51,8% avaient une faible adhésion au régime méditerranéen. Une adhésion plus faible était associée à une fatigue plus sévère (p=0,035), mais aucune association significative n'a été observée avec les symptômes dépressifs. En revanche, fatigue et dépression étaient fortement corrélées (ρ=0,600) et cette association persistait en analyse multivariée, le sexe féminin étant lié à une fatigue moindre. Des composants alimentaires spécifiques (viande rouge, jus de fruits, huile d'olive) montraient également des associations avec la sévérité des symptômes, sans que l'on puisse établir de causalité du fait du design observationnel.
Motif : essai de 12 participants
Europe PMC · 2026-09-19 · Lee JH, Park JS, Park JJ, Lee JW, Chu SH, Lee HW, Yoon YR, Seong SJ, Gwon MR.
Résumé simplifié :
Cette petite étude a suivi 12 femmes en surpoids ou obèses, ayant survécu à un cancer du sein, pendant 8 semaines de régime méditerranéen. Les chercheurs ont analysé leur sang avant et après pour voir comment les graisses (lipides) changeaient. Résultat : les participantes ont perdu du poids, réduit leur tour de taille et leurs triglycérides, et amélioré leur sensibilité à l'insuline. Certaines graisses sanguines, notamment des triglycérides riches en graisses saturées, ont diminué, surtout chez celles qui suivaient bien le régime dès le départ. Cette étude est préliminaire et doit être confirmée par des recherches plus larges.
Résumé reformulé :
Cette étude exploratoire, non randomisée et sans groupe contrôle, a suivi 12 survivantes du cancer du sein en surpoids ou obèses avant et après une intervention de 8 semaines basée sur le régime méditerranéen. Des analyses lipidomiques poussées ont identifié 43 espèces lipidiques, avec une réduction notable des triacylglycérols riches en acides gras saturés. Deux triglycérides spécifiques (TG 16:0_18:0_18:0 et TG 16:0_18:1_24:0) étaient négativement corrélés au score d'adhésion au régime méditerranéen et positivement associés à la résistance à l'insuline. Les participantes ont aussi présenté une perte de poids, une diminution du tour de taille et des triglycérides, ainsi qu'une meilleure sensibilité à l'insuline. Les changements lipidomiques n'étaient significatifs que chez le sous-groupe ayant maintenu une bonne adhésion au régime. En raison du petit échantillon et de l'absence de groupe contrôle, ces résultats restent préliminaires et nécessitent une confirmation par des études plus vastes et contrôlées.
Europe PMC · 2026-09-18 · Alarcó-Rosales R, Martín-Manchado L, Sánchez-Sansegundo M, Hurtado-Sánchez JA, Moya-Yeste AM, Zaragoza-Martí A.
Résumé simplifié :
Cette étude a interrogé 254 femmes atteintes d'endométriose en Espagne sur leur alimentation et leurs symptômes. Les femmes qui suivaient davantage un régime méditerranéen avaient un peu moins souvent des douleurs pelviennes. Par contre, ce régime n'était pas clairement lié à la fatigue ni à une meilleure qualité de vie globale. Les chercheurs concluent que le lien entre alimentation méditerranéenne et douleur mérite d'être approfondi, mais qu'il est trop tôt pour affirmer que ce régime réduit vraiment les symptômes de la maladie. Des études sur le long terme sont nécessaires.
Résumé reformulé :
Dans cette étude transversale menée auprès de 254 femmes espagnoles atteintes d'endométriose, les chercheurs ont évalué l'adhésion au régime méditerranéen (via le score MEDAS) ainsi que les symptômes et la qualité de vie (via l'échelle EHP-30). Un score MEDAS plus élevé était associé à une probabilité réduite de douleur pelvienne, même après ajustement pour l'âge, l'IMC, les traitements et le niveau d'éducation. L'association avec la fatigue s'est affaiblie après ajustements plus complets. En revanche, aucune association indépendante n'a été observée entre l'adhésion au régime méditerranéen et les différents domaines de qualité de vie mesurés, alors que la douleur pelvienne et la fatigue restaient, elles, fortement liées à une moins bonne qualité de vie. Ces résultats, de nature purement observationnelle, suggèrent une piste intéressante mais ne permettent pas de conclure à un effet causal du régime méditerranéen sur les symptômes de l'endométriose.
Europe PMC · 2026-09-17 · Wilke EL, Atanasova K, Herrmann EK, Knoedler LL, Ebert MP, Reindl W, Thomann AK.
Résumé simplifié :
Cette étude a interrogé 430 patients souffrant de maladies inflammatoires de l'intestin (comme la maladie de Crohn ou la colite ulcéreuse) sur leur alimentation. Les chercheurs ont constaté que ces patients suivaient peu le régime méditerranéen, notamment en mangeant trop peu de poisson, de fruits et de légumineuses. Les femmes avaient une meilleure adhésion que les hommes. Beaucoup de patients souffraient aussi de fatigue, d'anxiété ou de dépression, et ces symptômes étaient fortement liés à leur qualité de vie. En revanche, le lien entre l'alimentation méditerranéenne et ces symptômes était faible.
Résumé reformulé :
Cette étude observationnelle a évalué, chez 430 patients ambulatoires atteints de maladies inflammatoires chroniques de l'intestin (MICI), leur niveau d'adhésion au régime méditerranéen (via le score MEDAS) ainsi que son association avec l'activité de la maladie et des paramètres psychosociaux (dépression, anxiété, fatigue, qualité de vie). Les résultats montrent une adhésion globalement faible, avec des carences marquées en poisson, fruits et légumineuses, et une meilleure adhésion chez les femmes que chez les hommes. Une part importante des patients présentait des symptômes dépressifs (24,3 %), anxieux (40,6 %) ou une fatigue sévère (33,6 %). Une analyse de réseau a révélé que fatigue, dépression et anxiété formaient un groupe fortement interconnecté et lié à la qualité de vie, tandis que l'adhésion au régime méditerranéen n'était que faiblement associée aux autres variables étudiées. Ces données suggèrent que, dans cette population, les facteurs psychosociaux semblent jouer un rôle plus central que l'alimentation dans la qualité de vie perçue, sans toutefois établir de lien de causalité.
Europe PMC · 2026-09-16 · Papandreou C, Skyfa VA, Tsilidis KK, Julvez J, Sakka P, Hadjigeorgiou G, Dardiotis E, Kosmidis MH, Yannakoulia M, Patas K, Ntanasi E, Mamalaki E, Brikou D, Drouka A, Chatzipanagiotou S, Charisis S, Gu Y, Scarmeas N.
Résumé simplifié :
Des chercheurs ont cherché, dans le sang de personnes âgées, des marqueurs biologiques liés au régime méditerranéen, car les questionnaires alimentaires ne sont pas toujours fiables. Ils ont identifié un groupe de 23 substances (lipides, hormones) associé à une bonne adhésion à ce régime, mesuré chez 337 personnes en Grèce. Ce profil sanguin était lié à de meilleures performances de mémoire et à l'évolution du langage avec le temps. Testé dans une seconde cohorte plus jeune, ce profil fonctionnait moins bien, ce qui montre qu'il faut l'ajuster selon les populations. Cette approche pourrait compléter les questionnaires alimentaires classiques.
Résumé reformulé :
Cette étude a exploré si des métabolites sanguins pouvaient refléter fidèlement l'adhésion au régime méditerranéen, en complément des questionnaires alimentaires auto-rapportés. Chez 337 adultes grecs de plus de 65 ans (cohorte HELIAD), une signature de 23 métabolites (lysophospholipides, plasmalogènes, phosphatidylcholines, hormones stéroïdes) expliquait 28,7% de la variance du score d'adhésion méditerranéenne. Cette signature était associée positivement aux performances de mémoire de façon transversale et à l'évolution du langage dans le temps. Appliquée telle quelle à une seconde cohorte (ALBION, 148 adultes plus jeunes), la transférabilité était faible, mais s'améliorait après recalibration spécifique. Ces résultats suggèrent que ce profil métabolique capture une empreinte biologique de l'alimentation habituelle, potentiellement liée à la cognition, sans pour autant constituer un biomarqueur direct et universellement transposable de l'adhésion au régime méditerranéen.
Motif : hétérogénéité substantielle (I²=90% et 76%) pour les cancers tête/cou et gastrique
Europe PMC · 2026-09-15 · Ungvari Z, Fekete M, Varga P, Lehoczki A, Grosso G, Godos J, Murmu A, Ocana A, Kiss C, Győrffy B.
Résumé simplifié :
Cette grande étude a rassemblé les résultats de 34 recherches menées sur plus de 4 millions de personnes. Elle montre que les personnes qui suivent le plus fidèlement un régime méditerranéen (riche en légumes, fruits, poissons, huile d'olive) ont un risque plus faible de développer un cancer de la tête et du cou, un cancer de l'estomac ou un cancer du foie, comparées à celles qui le suivent le moins. Ces résultats confirment que ce régime pourrait être un allié intéressant dans la prévention de certains cancers, en plus de ses bénéfices déjà connus pour le cœur.
Résumé reformulé :
Cette méta-analyse a compilé 34 études observationnelles (cohortes et cas-témoins) portant sur plus de 4,2 millions de participants, afin d'évaluer le lien entre l'adhésion au régime méditerranéen et le risque de trois types de cancers digestifs et ORL. Les auteurs rapportent une réduction significative du risque associée à une forte adhésion : -45 % pour les cancers de la tête et du cou (RR=0,55), -38 % pour le cancer gastrique (RR=0,62) et -41 % pour le cancer du foie (RR=0,59). Toutefois, une hétérogénéité importante entre les études a été observée, notamment pour les cancers de la tête et du cou et de l'estomac, ce qui invite à la prudence. L'étude étant basée sur des données observationnelles et des questionnaires alimentaires auto-rapportés, ces résultats traduisent une association statistique et non une preuve de causalité directe.
Europe PMC · 2026-09-15 · DaCosta RA, Gregorio C, Calderón-Larrañaga A, Ornago AM, Mrhar A, Ortolá R, Fredolini C, Vetrano DL, Carballo-Casla A.
Résumé simplifié :
Cette étude suédoise a suivi 1 769 personnes de plus de 60 ans pour voir si leur alimentation était liée à des marqueurs sanguins de santé. Les chercheurs ont mesuré l'adhésion à trois types de régimes, dont le régime méditerranéen, et ont analysé 54 marqueurs biologiques liés au métabolisme, à l'inflammation, aux vaisseaux sanguins et au cerveau. Résultat : les personnes suivant le plus fidèlement le régime méditerranéen avaient des niveaux plus élevés d'acide folique (une vitamine B) et des niveaux plus bas d'une protéine liée au vieillissement cérébral (GFAP). Ces liens suggèrent qu'une meilleure alimentation pourrait favoriser un vieillissement en meilleure santé, sans toutefois prouver un lien de cause à effet direct.
Résumé reformulé :
Cette étude transversale, menée auprès de 1 769 participants suédois âgés de 60 ans et plus, a examiné les associations entre l'adhésion à différents modèles alimentaires — dont le régime méditerranéen alternatif (AMED) — et 54 biomarqueurs sanguins couvrant les domaines métabolique, inflammatoire, vasculaire et neurodégénératif. Après ajustement pour les facteurs sociodémographiques et de mode de vie, une adhésion plus forte au régime méditerranéen était associée à des niveaux plus élevés d'acide folique et à des niveaux plus bas de la protéine gliale fibrillaire acide (GFAP), un marqueur de dommages neuronaux. Ces associations, statistiquement significatives après correction pour comparaisons multiples, sont restées stables dans plusieurs analyses de sensibilité. Étant donné le caractère observationnel et transversal de l'étude, ces résultats ne permettent pas d'établir de lien causal, mais suggèrent que la qualité de l'alimentation, notamment le suivi du modèle méditerranéen, pourrait être liée à des profils biologiques plus favorables chez les personnes âgées.
Europe PMC · 2026-09-10 · Catak S, Acar Tek N.
Résumé simplifié :
Des chercheurs ont testé un régime méditerranéen personnalisé pendant 8 semaines chez 37 enfants obèses souffrant d'asthme. Après l'intervention, les enfants avaient un poids et un tour de taille plus bas, une meilleure maîtrise de l'asthme, et une qualité de vie améliorée (surtout chez les garçons). Certains marqueurs sanguins liés au métabolisme (glycémie, cholestérol, insuline) et à l'inflammation se sont aussi améliorés, mais différemment selon le sexe. Comme il n'y avait pas de groupe témoin, ces résultats restent préliminaires et doivent être confirmés par des études plus grandes et mieux contrôlées.
Résumé reformulé :
Cette étude pilote sans groupe témoin a suivi 37 enfants et adolescents obèses souffrant d'asthme (6-15 ans) pendant 8 semaines d'intervention diététique méditerranéenne personnalisée. Les chercheurs ont mesuré l'anthropométrie, la fonction pulmonaire, le contrôle de l'asthme, la qualité de vie, ainsi que des marqueurs métaboliques, inflammatoires et de stress oxydatif, avant et après l'intervention. Le score de masse corporelle (BMI Z-score), le tour de taille et la masse grasse ont diminué chez les deux sexes, tandis que le contrôle de l'asthme s'est amélioré globalement, avec une hausse de la qualité de vie plus marquée chez les garçons. Les profils métaboliques et inflammatoires ont évolué différemment selon le sexe : amélioration de la glycémie, du cholestérol, des triglycérides et de certains marqueurs inflammatoires chez les garçons ; amélioration de l'insulinorésistance et du stress oxydatif chez les filles, mais légère hausse d'un marqueur inflammatoire (IL-1β). En l'absence de groupe témoin, ces résultats exploratoires suggèrent un potentiel bénéfique du régime méditerranéen dans ce contexte, mais nécessitent confirmation par des essais randomisés contrôlés de plus grande envergure.
Europe PMC · 2026-09-10 · Deniz Güneş B, Acar Tek N.
Résumé simplifié :
Cette étude a suivi 25 femmes en surpoids ou obèses ayant survécu à un cancer du sein, qui ont suivi pendant 8 semaines un régime méditerranéen avec une réduction des calories. Les chercheurs ont mesuré leur poids, leur masse grasse et certains marqueurs sanguins liés à l'inflammation et au stress oxydatif. Résultat : les participantes ont perdu du poids et de la graisse corporelle, et certains marqueurs d'inflammation et de stress oxydatif ont diminué. Une baisse de la graisse était liée à une baisse du stress oxydatif, mais ce lien était moins net après prise en compte de l'âge et du stade de la maladie. Des études plus grandes sont nécessaires pour confirmer ces résultats.
Résumé reformulé :
Cette étude quasi-expérimentale avant-après a évalué l'effet d'un régime méditerranéen hypocalorique de 8 semaines chez 25 femmes en surpoids ou obèses, survivantes d'un cancer du sein. Les chercheurs ont mesuré l'évolution de paramètres anthropométriques, de la composition corporelle et de marqueurs biochimiques (inflammation, stress oxydatif). Après l'intervention, une réduction significative de l'IMC, du pourcentage de masse grasse, du tour de taille et de l'indice d'adiposité viscérale a été observée, accompagnée d'une baisse des niveaux de CRP, TNF-α et MDA (marqueur de stress oxydatif). Des associations modérées et positives ont été trouvées entre la diminution du MDA et celle du poids corporel, de l'indice de masse grasse et du pourcentage de graisse corporelle, mais ces liens se sont atténués après ajustement pour l'âge et le stade de la maladie. Ces résultats préliminaires suggèrent qu'un régime méditerranéen restrictif en énergie pourrait améliorer l'adiposité et certains marqueurs inflammatoires et oxydatifs, mais nécessitent confirmation par des essais contrôlés de plus grande envergure.
Europe PMC · 2026-09-09 · Martín-López IM, Gutiérrez-Alemán T, Sánchez MIC, Fernández AC.
Résumé simplifié :
Cette étude a interrogé 453 étudiants d'une université privée en Espagne sur leur mode de vie (activité physique, sommeil, stress, alimentation, consommation de substances) et leur perception de leur propre santé. La majorité des étudiants se sentaient en bonne santé. Le stress ressenti était le facteur le plus fortement lié à une mauvaise perception de la santé. Être un homme et bien suivre le régime méditerranéen étaient associés à une meilleure perception de sa santé. En revanche, l'activité physique, la qualité du sommeil et la consommation de substances n'étaient pas liées de façon indépendante à cette perception.
Résumé reformulé :
Cette étude transversale menée auprès de 453 étudiants d'une université privée espagnole visait à identifier les facteurs de mode de vie associés à une auto-évaluation défavorable de la santé (SRH). Les chercheurs ont mesuré l'activité physique, la sédentarité, l'adhésion au régime méditerranéen, la qualité du sommeil, le stress perçu et la consommation de substances. Si 83,4% des étudiants rapportaient une santé perçue favorable, les femmes présentaient une santé perçue plus faible et un stress plus élevé, tandis que les hommes montraient davantage d'activité physique et de consommation d'alcool à risque. En analyse multivariée, le stress perçu était fortement associé à une santé perçue défavorable (OR=1,10). Être un homme (OR=0,46) et une meilleure adhésion au régime méditerranéen (OR=0,82) étaient associés à une moindre probabilité de santé perçue défavorable. L'étude étant observationnelle et transversale, elle ne permet pas d'établir de lien de causalité, et les résultats doivent être interprétés avec prudence compte tenu de la surreprésentation d'étudiants en filières de santé.
Europe PMC · 2026-09-09 · Ozcaliskan Ilkay H, Ozdamar Karaca ZC.
Résumé simplifié :
Cette étude a suivi 120 adultes diabétiques de type 2 pour voir si suivre davantage le régime méditerranéen était lié à de meilleures habitudes alimentaires durables (produits locaux, de saison, moins de viande, moins de gaspillage) et à une meilleure santé. Les résultats montrent que plus les participants adhéraient au régime méditerranéen, plus leurs comportements alimentaires étaient durables. De plus, les personnes ayant les meilleurs comportements alimentaires durables avaient un rapport taille-hanches plus favorable, un indicateur lié à la graisse abdominale. Les autres liens observés, notamment avec les complications cardiovasculaires, n'étaient pas assez solides statistiquement pour être confirmés.
Résumé reformulé :
Cette étude transversale menée chez 120 adultes atteints de diabète de type 2 a examiné les liens entre l'adhésion au régime méditerranéen, des comportements alimentaires durables et sains (SHEB), les compétences culinaires, l'adiposité et les complications macrovasculaires. Après correction pour tests multiples, une adhésion plus forte au régime méditerranéen était associée à un score global de comportements alimentaires durables plus élevé, ainsi qu'à de meilleurs scores concernant les labels de qualité, les aliments de saison, la réduction du gaspillage, les produits locaux et une moindre consommation de viande. Un rapport taille-hanches plus favorable était observé chez les participants ayant les meilleurs scores de comportements durables. En revanche, la plupart des différences liées au statut des complications macrovasculaires, ainsi que les liens avec les compétences culinaires et certains apports nutritionnels, ne restaient pas significatifs après correction statistique. Ces résultats, de nature observationnelle, ne permettent pas d'établir de relation causale et nécessitent des études prospectives et interventionnelles pour confirmer ces associations.
Europe PMC · 2026-09-07 · Sánchez Cousiñoa D, Egido-Moreno S, González-Navarro B, López-Sánchez AF, Fernández-Farhall J, Rodríguez-Molinero J, José López-López.
Résumé simplifié :
Cette étude a examiné si suivre un régime méditerranéen est lié à une meilleure santé bucco-dentaire et générale. 232 personnes ont répondu à un questionnaire sur leur alimentation, et certaines ont eu un examen dentaire. Les résultats montrent que les personnes suivant bien ce régime avaient moins de cancers et de maladies cardiovasculaires. Elles avaient aussi moins de caries, une meilleure santé des gencives, un pH salivaire plus favorable et une salive plus abondante. Ces résultats suggèrent que ce régime pourrait protéger à la fois la bouche et le reste du corps, mais il ne prouve pas formellement un lien de cause à effet.
Résumé reformulé :
Cette étude observationnelle a évalué, chez 232 adultes, le lien entre l'adhésion au régime méditerranéen (mesurée via le questionnaire MEDAS) et divers indicateurs de santé bucco-dentaire et systémique. Un sous-groupe de 73 participants a bénéficié d'un examen intra-oral. Les chercheurs ont observé une association statistiquement significative entre une meilleure adhésion au régime et une prévalence plus faible de cancers et de maladies cardiovasculaires. Sur le plan bucco-dentaire, l'adhésion au régime était corrélée à un pH salivaire stimulé plus favorable, un stade de maladie parodontale moins avancé, un indice CAO (dents cariées, absentes, obturées) plus bas, et une sialométrie stimulée plus élevée. Les auteurs concluent à un possible rôle protecteur du régime méditerranéen vis-à-vis des pathologies orales et systémiques, tout en soulignant qu'il s'agit d'une relation associative, ne permettant pas d'établir une causalité directe.
Europe PMC · 2026-09-04 · Fan M, Hao L, Wu Q, Wang X, Lin G, Zhang Z, Gao B.
Résumé simplifié :
Cette étude a rassemblé les résultats de 39 recherches pour voir si certains régimes alimentaires sont liés au syndrome métabolique (un ensemble de problèmes comme l'excès de graisse abdominale, l'hypertension ou le taux de sucre élevé). Concernant le régime méditerranéen, les chercheurs ont observé que plus les gens le suivaient fidèlement, moins ils avaient de risque de souffrir du syndrome métabolique, lorsque l'adhésion était mesurée sur une échelle continue. En revanche, en comparant seulement les personnes qui suivent bien ce régime à celles qui le suivent peu, aucune différence significative n'a été trouvée. D'autres régimes comme le score d'équilibre oxydatif montraient un lien plus net.
Résumé reformulé :
Cette méta-analyse a compilé 39 études observationnelles pour examiner le lien entre différents régimes alimentaires et le syndrome métabolique (MetS). Concernant le régime méditerranéen (MD), les analyses en catégories (forte vs faible adhésion) n'ont pas révélé d'association significative avec le MetS. Cependant, lorsque l'adhésion au régime méditerranéen était traitée comme une variable continue, un score plus élevé était associé à une prévalence plus faible du syndrome métabolique (OR 0,89, IC 95% 0,83-0,96). Ce résultat était moins marqué que celui observé pour le score d'équilibre oxydatif (OBS), fortement associé à une réduction du MetS. Les auteurs soulignent que ces associations, issues d'études observationnelles, ne permettent pas d'établir de lien de causalité, et appellent à davantage d'études prospectives et d'essais cliniques pour confirmer ces résultats.
Europe PMC · 2026-09-04 · Artels L, Marques-Vidal P, Vaucher J, Vollenweider P, de la Harpe R, Muller O, Efthimiou O, Gencer B.
Résumé simplifié :
Les médecins utilisent un score (SCORE2) pour estimer le risque de maladies cardiovasculaires, mais ce score ne prend pas en compte le mode de vie. Cette étude, menée sur plus de 2500 personnes suivies pendant environ 9 ans, a testé si ajouter des informations sur l'activité physique et le suivi du régime méditerranéen améliorait la prédiction du risque. Chez les personnes de moins de 70 ans, cela n'a rien changé. Mais chez les personnes de 70 ans et plus, ajouter ces deux facteurs de mode de vie a permis de mieux prédire qui allait développer une maladie cardiovasculaire, en complément du score habituel.
Résumé reformulé :
Cette étude de cohorte (CoLaus/PsyCoLaus) a examiné si l'ajout de l'activité physique auto-rapportée et de l'adhésion au régime méditerranéen (mesurée via le MedDietScore) améliorait la prédiction du risque cardiovasculaire à 10 ans, au-delà des scores SCORE2/SCORE2-OP actuellement recommandés. Sur 2587 participants suivis en médiane 9 ans (145 événements cardiovasculaires), l'ajout de ces facteurs de mode de vie n'a pas amélioré la performance prédictive chez les moins de 70 ans (évalués via SCORE2). En revanche, chez les 70 ans et plus (évalués via SCORE2-OP), l'ajout combiné de l'activité physique et du régime méditerranéen a amélioré la discrimination, la calibration et la reclassification du risque, avec une amélioration nette de reclassification (NRI) de 41%. Les auteurs concluent à une valeur ajoutée modeste mais réelle de ces facteurs de mode de vie pour affiner la prédiction du risque cardiovasculaire chez les personnes âgées.
Motif : hétérogénéité modérée à élevée (I²=58.8% et 72.4%) et biais de publication possible pour l'analyse catégorielle
Europe PMC · 2026-09-04 · Zhang Y, Du M, Li L, Xing Y.
Résumé simplifié :
Cette étude rassemble les résultats de 14 recherches menées chez des milliers de personnes pour savoir si suivre un régime méditerranéen (riche en légumes, fruits, poissons, huile d'olive) réduit le risque de cancer du pancréas, une maladie grave et difficile à traiter. Les chercheurs ont constaté que plus les gens suivaient fidèlement ce régime, plus leur risque de développer ce cancer semblait faible, aussi bien chez les hommes que chez les femmes. Attention toutefois : ces études ne prouvent pas que le régime empêche directement le cancer, elles montrent seulement un lien. Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour confirmer ce résultat.
Résumé reformulé :
Cette méta-analyse a combiné les données de 14 études observationnelles (12 cohortes et 2 études cas-témoins) afin d'examiner le lien entre l'adhésion au régime méditerranéen et le risque de cancer du pancréas. Les analyses montrent qu'une augmentation d'une unité du score d'adhésion au régime est associée à une réduction de 4 % du risque (RR=0,96), tandis que les personnes ayant la plus forte adhésion présentent un risque inférieur de 10 % par rapport à celles ayant la plus faible adhésion (RR=0,90). Cette association inverse est observée de façon cohérente chez les deux sexes, et reste stable dans les analyses de sensibilité. Cependant, un biais de publication potentiel a été détecté pour les analyses catégorielles. Les auteurs soulignent que la nature observationnelle des études incluses empêche de conclure à un lien de causalité, et appellent à des essais d'intervention pour confirmer ces résultats et explorer leurs implications en prévention.
Europe PMC · 2026-09-04 · Menezes-Júnior L, Martinez-Gonzalez MA, Bullón-Vela V, González-Cantero Á, Martin-Gorgojo A, Bes-Rastrollo M.
Résumé simplifié :
Cette étude a suivi près de 16 000 personnes en Espagne pendant 15 ans en moyenne pour voir si suivre un régime méditerranéen était lié à un risque plus faible de développer une polyarthrite rhumatoïde ou un psoriasis. Les résultats montrent que les personnes ayant l'alimentation la plus proche du régime méditerranéen avaient environ deux fois moins de risque de développer une polyarthrite rhumatoïde que celles qui le suivaient le moins. Pour le psoriasis, un lien similaire mais plus faible a été observé, sans être statistiquement solide. Manger moins de viande et plus de fruits/fruits à coque semblait particulièrement protecteur contre la polyarthrite rhumatoïde.
Résumé reformulé :
Cette analyse prospective, menée sur 15 874 participants de la cohorte espagnole SUN suivis pendant une médiane de 15,1 ans, a examiné le lien entre l'adhésion au régime méditerranéen (évaluée par questionnaires alimentaires répétés) et l'incidence de la polyarthrite rhumatoïde et du psoriasis. Une forte adhésion au régime méditerranéen (tertile le plus élevé vs le plus bas) était associée à un risque réduit de polyarthrite rhumatoïde (HR = 0,53 ; IC95% : 0,32-0,89), avec une tendance dose-réponse significative. Pour le psoriasis, l'association inverse observée n'atteignait pas la significativité statistique. Des analyses exploratoires par composant alimentaire ont suggéré qu'une consommation réduite de viande et accrue de fruits et fruits à coque étaient particulièrement associées à un moindre risque de polyarthrite rhumatoïde. Ces résultats, de nature observationnelle, ne permettent pas d'établir un lien de causalité mais renforcent l'hypothèse d'un rôle protecteur potentiel de ce régime alimentaire dans la prévention de certaines maladies auto-immunes.
Europe PMC · 2026-09-03 · Liu X, Sheng L, Zhang W, Meng Y, Ren F, Qin M, He Y, Gao Z, Geng L, Chen X.
Résumé simplifié :
Cette étude a suivi 1414 femmes infertiles avant un traitement de FIV/ICSI en Chine, en analysant leur alimentation avant la conception grâce à six indices, dont plusieurs variantes du régime méditerranéen. Les chercheurs ont simulé ce qui se passerait si ces femmes suivaient mieux ces régimes. Résultat : une meilleure adhésion au régime méditerranéen (version MD) était associée à un risque plus faible d'hypertension pendant la grossesse, et une meilleure adhésion à une autre variante (TMD) à un risque réduit de bébés trop gros à la naissance. Ces résultats suggèrent un possible bénéfice de l'alimentation méditerranéenne avant une FIV, mais restent à confirmer.
Résumé reformulé :
Dans cette étude de cohorte prospective menée en Chine auprès de 1414 femmes infertiles suivant un parcours de FIV/ICSI, les chercheurs ont évalué l'alimentation avant traitement à l'aide de six indices, incluant trois variantes du régime méditerranéen (MD, TMD, AMED), ainsi que l'indice inflammatoire alimentaire, l'indice AHA et le régime DASH. En utilisant une méthode statistique de simulation (g-formula), ils ont estimé l'effet potentiel d'une meilleure adhésion à ces régimes sur des issues de fertilité, de grossesse et néonatales. Une adhésion accrue au score MD était associée à une réduction simulée du risque d'hypertension gravidique, tandis qu'une meilleure adhésion au score TMD était liée à une diminution du risque de nouveau-nés trop grands pour l'âge gestationnel. Aucune association claire n'a été observée pour les scores AHA, AMED ou DASH. Ces résultats, issus de simulations statistiques sur des données observationnelles, suggèrent un intérêt potentiel du régime méditerranéen en préconception, mais ne permettent pas d'établir un lien de causalité directe.
Motif : hétérogénéité très élevée (I²=98.2%) et certitude de preuve très faible selon GRADE
Europe PMC · 2026-09-02 · Peral-Martínez F, Bizzozero-Peroni B, Díaz-Goñi V, Olivo-Martins-de-Passos T, Peraile-Huerta AM, Prieto-Ayuso A, Jiménez-López E, Martínez-Vizcaíno V, Mesas AE.
Résumé simplifié :
Cette étude a rassemblé les résultats de 12 recherches menées auprès de plus de 10 000 étudiants universitaires. Les chercheurs ont examiné si suivre davantage le régime méditerranéen était lié à de meilleurs résultats scolaires, mesurés soit par les notes, soit par la perception que les étudiants avaient de leur propre réussite. Les résultats montrent qu'une meilleure adhésion à ce régime est associée à de meilleures performances académiques, que ce soit sur des critères objectifs (notes) ou subjectifs (ressenti). Cependant, les données varient beaucoup d'une étude à l'autre, et la qualité globale des preuves reste très faible, donc ces résultats doivent être interprétés avec prudence.
Résumé reformulé :
Cette revue systématique et méta-analyse, incluant 12 études transversales portant sur 10 931 étudiants universitaires (âge moyen 19 à 25 ans), a exploré le lien entre l'adhésion au régime méditerranéen et la performance académique (AP). Deux types de mesures ont été analysés : des indicateurs objectifs (moyenne générale, notes, scores d'admission) et des indicateurs subjectifs (auto-évaluation académique). Les analyses ont révélé une association positive tant pour les mesures objectives (SMD = 0,49 ; IC 95 % : 0,04-0,94) que subjectives (SMD = 0,42 ; IC 95 % : 0,14-0,71). Toutefois, une hétérogénéité très élevée entre les études (I² = 98,2 % pour les mesures objectives) et un niveau de certitude des preuves jugé très faible limitent la portée de ces conclusions. Étant donné le caractère transversal des études incluses, aucune relation de cause à effet ne peut être établie. Les auteurs appellent à des études longitudinales et interventionnelles de meilleure qualité méthodologique pour confirmer ces observations.
Motif : hétérogénéité modérée à élevée (I² jusqu'à 94%) et certitude des preuves faible à très faible
Europe PMC · 2026-08-31 · Valenzuela-Fuenzalida JJ, Salazar-Arancibia T, Laborie-Reyes B, Rodríguez-Ortiz F, Loaiza Giraldo JP, Salgado C, Nova-Baeza P, Orellana-Donoso M, Moya MP, Bruna Mejias A, Cifuentes-Suazo G, Oyanedel Amaro G, Valenti VE, Sanchis-Gimeno J.
Résumé simplifié :
Cette étude a rassemblé les résultats de 23 essais cliniques testant le régime méditerranéen chez des personnes atteintes de stéatose hépatique (maladie du foie liée au surpoids ou au diabète). En comparant ce régime à d'autres, les chercheurs ont observé une légère baisse de l'indice de masse corporelle et des triglycérides sanguins. En revanche, aucun effet clair n'a été trouvé sur le poids, le tour de taille, la résistance à l'insuline, le cholestérol, les enzymes du foie ou la tension artérielle. Les auteurs estiment que ces bénéfices restent modestes et que des études plus solides sont nécessaires pour confirmer l'intérêt réel de ce régime dans cette maladie.
Résumé reformulé :
Cette revue systématique et méta-analyse a compilé 23 essais contrôlés randomisés (dont 11, soit 980 participants, inclus dans l'analyse quantitative) évaluant l'effet du régime méditerranéen sur des critères métaboliques et hépatiques chez des patients atteints de NAFLD/MASLD. Comparé à des régimes contrôles, le régime méditerranéen a été associé à des réductions statistiquement significatives, mais modestes, de l'indice de masse corporelle et des triglycérides. Aucune différence significative n'a été relevée pour le poids corporel, le tour de taille, la résistance à l'insuline (HOMA-IR), l'insulinémie, l'HbA1c, les autres fractions lipidiques, les enzymes hépatiques ou la pression artérielle. L'hétérogénéité entre les études était modérée à élevée et la qualité des preuves jugée faible à très faible pour la plupart des critères. Les auteurs concluent que si le régime méditerranéen apporte des bénéfices limités sur l'IMC et les triglycérides, sa supériorité sur les autres marqueurs métaboliques ou hépatiques n'est pas démontrée, appelant à des essais plus vastes et standardisés.
Europe PMC · 2026-08-30 · Ahmadi-Khorram M, Hatami A, Shahraki Jazinaki M, Aali Y, Nojoumi M, Keykhaei F, Jafarzadeh Esfehani A, Nematy M.
Résumé simplifié :
Des chercheurs iraniens ont comparé l'alimentation de 197 personnes récemment diagnostiquées avec une sclérose en plaques à celle de 200 personnes en bonne santé. Ils ont mesuré à quel point chacun suivait un régime méditerranéen et si son alimentation couvrait bien les besoins en certains nutriments essentiels. Résultat : les personnes ayant la meilleure adhésion au régime méditerranéen avaient environ 47% moins de risque d'avoir la maladie, et celles ayant les apports en micronutriments les plus adéquats avaient jusqu'à 75% moins de risque. Cela suggère qu'une bonne alimentation pourrait jouer un rôle protecteur, mais d'autres études sont nécessaires pour le confirmer.
Résumé reformulé :
Cette étude cas-témoins menée en Iran a comparé les habitudes alimentaires de 197 patients nouvellement diagnostiqués avec une sclérose en plaques rémittente-récurrente et de 200 témoins appariés sans maladie neurologique. À partir d'un questionnaire alimentaire validé, les chercheurs ont calculé un score d'adhésion au régime méditerranéen (MDS) ainsi qu'un indicateur d'adéquation en sept micronutriments (MAR). Après ajustement pour les facteurs confondants, les participants dans le tertile le plus élevé de MDS présentaient un risque de sclérose en plaques réduit de 47% (OR=0,53), tandis que ceux du tertile le plus élevé de MAR avaient un risque réduit de 75% (OR=0,25), comparés aux tertiles les plus bas. Aucune différence significative n'a été observée concernant l'apport énergétique total ou macronutritionnel entre les groupes. Ces résultats observationnels suggèrent une association entre une meilleure qualité alimentaire et un risque plus faible de sclérose en plaques, sans toutefois établir de lien de causalité, ce qui appelle des études longitudinales et interventionnelles complémentaires.
Europe PMC · 2026-08-28 · Zaki A, Lau CE, Eriksen R, Frost G, Mudway I, Robinson O.
Résumé simplifié :
Cette étude a examiné chez 928 adultes si suivre un régime méditerranéen et fumer influencent le vieillissement biologique, mesuré grâce à des horloges épigénétiques (des marqueurs qui reflètent l'âge réel des cellules). Résultats : plus l'alimentation est proche du régime méditerranéen, plus certains marqueurs de vieillissement biologique sont bas. À l'inverse, fumer accélère nettement ce vieillissement. Fait intéressant, chez les fumeurs, ceux qui mangent le plus sainement (fruits, légumes, céréales complètes) présentent un vieillissement biologique un peu moins marqué que les fumeurs ayant une alimentation moins équilibrée, sans que cela n'annule les effets nocifs du tabac.
Résumé reformulé :
Cette analyse transversale portant sur 928 participants de la cohorte Airwave (âge moyen 41 ans) a évalué la sensibilité de onze horloges épigénétiques à l'adhésion au régime méditerranéen et au tabagisme. Une meilleure adhésion au régime méditerranéen était associée à une accélération épigénétique plus faible pour deux horloges (GrimAge et Bernabeu), après correction statistique. Le tabagisme était fortement lié à une accélération du vieillissement biologique, notamment mesurée par GrimAge, Bernabeu et DunedinPACE. Chez les fumeurs actuels, cette accélération était plus marquée chez ceux ayant une faible adhésion au régime méditerranéen que chez ceux ayant une adhésion élevée, avec une interaction statistiquement significative. La consommation de fruits, légumes et céréales complètes semblait particulièrement associée à cette atténuation. Les auteurs soulignent que ces résultats, de nature observationnelle, ne signifient pas que l'alimentation neutralise les risques du tabac, mais illustrent la capacité de certaines horloges épigénétiques à capter des expositions combinées, bénéfiques et délétères, de l'exposome humain.
Europe PMC · 2026-08-28 · Kaddour FF, Mahdad N, Bouziane Nedjadi K, Bouchenak M.
Résumé simplifié :
Cette étude a suivi 59 enfants et adolescents atteints de maladie cœliaque, séparés en deux groupes. Un groupe a reçu en plus des conseils classiques, une éducation au régime méditerranéen, un soutien psychologique et des ateliers de cuisine. Après 90 jours, ce groupe suivait mieux le régime méditerranéen et le régime sans gluten, mangeait plus de fibres et de calcium, bougeait plus, passait moins de temps assis, et avait une meilleure qualité de vie. Cela suggère qu'ajouter une éducation au régime méditerranéen à la prise en charge classique pourrait aider les enfants cœliaques à mieux vivre avec leur maladie.
Résumé reformulé :
Dans cet essai contrôlé randomisé, 59 enfants et adolescents cœliaques ont été répartis en un groupe intervention (éducation thérapeutique standard + éducation au régime méditerranéen, soutien psychologique et ateliers culinaires) et un groupe contrôle (éducation standard seule). Après 90 jours, le groupe intervention présentait une meilleure adhésion au régime méditerranéen et au régime sans gluten, une meilleure qualité des lipides alimentaires, des apports accrus en fibres et calcium, une réduction du temps sédentaire, et de meilleurs scores de qualité de vie liée à la maladie cœliaque. L'appartenance au groupe intervention et les difficultés perçues dans la préparation du pain sans gluten étaient associées de façon indépendante à l'amélioration de l'adhésion au régime méditerranéen. Ces résultats suggèrent qu'intégrer une éducation basée sur ce régime dans la prise en charge thérapeutique pourrait constituer une stratégie prometteuse pour la gestion à long terme de la maladie cœliaque chez les jeunes patients.
Europe PMC · 2026-08-27 · Chen Y, Tong E, Jin X, Rao Y, Yu EYW, Al-Zalabani AH, Zeegers M, Wesselius A.
Résumé simplifié :
Cette étude a suivi près de 192 000 personnes pendant 14 ans pour voir si combiner une alimentation méditerranéenne et un bon sommeil était lié à un risque plus faible de cancer du poumon. Les chercheurs ont créé un score combinant ces deux habitudes. Résultat : les personnes ayant le meilleur score (bonne alimentation méditerranéenne + bon sommeil) avaient un risque de cancer du poumon 43% plus faible que celles ayant le moins bon score. La sieste ne semblait pas influencer ce lien. Cette étude ne prouve pas une relation de cause à effet, mais montre une association intéressante entre ces habitudes de vie et la santé pulmonaire.
Résumé reformulé :
Cette étude prospective, menée sur 192 034 participants de la UK Biobank suivis pendant une durée médiane de 14 ans, a examiné l'association conjointe entre l'adhésion au régime méditerranéen et la qualité du sommeil sur le risque de cancer du poumon. Les chercheurs ont combiné un score d'adhésion au régime méditerranéen et un score composite de sommeil (basé sur cinq comportements) pour créer neuf catégories croisées. Sur 1156 cas de cancer du poumon recensés, les participants du groupe combinant le plus haut niveau d'adhésion méditerranéenne et le meilleur sommeil présentaient un risque 43% plus faible que ceux du groupe le moins favorable (SHR 0,57 ; IC 95% 0,41-0,79). La sieste n'a pas modifié significativement cette association. Les auteurs soulignent que ces résultats, bien que robustes statistiquement, reflètent une association observationnelle et ne permettent pas d'établir un lien de causalité directe.
Europe PMC · 2026-08-26 · Rapti I, Markozannes G, Papathanasiou O, Veroni A, Zachariades C, Tseretopoulou X, Kotanidou EP, Serbis A, Koutras V, Rizos EC, Ntzani E.
Résumé simplifié :
Cette étude a rassemblé les résultats de 5 essais cliniques menés sur 330 enfants et adolescents en surpoids ou obèses, pour voir si le régime méditerranéen les aidait à améliorer leur santé. Après environ 12 semaines, les jeunes suivant ce régime avaient un indice de masse corporelle (IMC) légèrement plus bas et une tension artérielle systolique réduite par rapport aux autres. En revanche, aucun autre effet significatif n'a été observé sur les autres mesures de poids ou de santé cardiométabolique. Les chercheurs concluent que ce régime pourrait aider à réduire l'IMC, mais que des études plus solides et plus longues sont nécessaires pour confirmer ces résultats.
Résumé reformulé :
Cette revue systématique avec méta-analyse a analysé 5 essais randomisés contrôlés incluant 330 enfants et adolescents en surpoids ou obèses, afin d'évaluer l'efficacité du régime méditerranéen sur des paramètres anthropométriques et cardiométaboliques. Avec une durée moyenne d'intervention de 12 semaines, les résultats montrent une réduction significative mais modeste de l'IMC (différence moyenne standardisée = -0,26) et de la pression artérielle systolique (différence moyenne standardisée = -0,48) chez les participants suivant ce régime, comparativement aux groupes témoins. Aucune différence significative n'a cependant été constatée pour les autres paramètres étudiés. Les auteurs soulignent que la qualité méthodologique des essais inclus présentait certaines limites, et appellent à des recherches futures avec un plus grand nombre de participants, un meilleur suivi et des durées d'observation plus longues pour confirmer ces résultats préliminaires.
Europe PMC · 2026-08-25 · Mazzitelli M, Berti G, Camozzi V, Mazza E, Gardin S, Davoli C, Costa C, Scaglione V, Montalcini T, Trecarichi EM, Cattelan A, Torti C.
Résumé simplifié :
Cette étude italienne a examiné si suivre un régime méditerranéen était lié à une meilleure composition corporelle chez 130 personnes vivant avec le VIH, dont le traitement fonctionne bien. Les chercheurs ont mesuré la masse grasse, la masse osseuse et d'autres paramètres avec un examen appelé DXA. Résultat : les personnes qui suivaient le plus fidèlement ce régime avaient moins de graisse corporelle, notamment au niveau du ventre, une meilleure densité osseuse et un indice de masse corporelle plus bas. Elles avaient aussi un meilleur profil immunitaire. Ces résultats suggèrent un lien intéressant entre alimentation méditerranéenne et santé chez les personnes vieillissantes avec le VIH, mais des études plus poussées sont nécessaires pour confirmer un effet direct.
Résumé reformulé :
Cette étude transversale menée dans deux centres italiens (Padoue et Catanzaro) a évalué l'association entre l'adhésion au régime méditerranéen et la composition corporelle chez 130 adultes vivant avec le VIH et virologiquement contrôlés. L'adhésion au régime a été mesurée avec le MedDiet Score, et la composition corporelle par absorptiométrie biphotonique (DXA). Parmi les participants, 80,8% présentaient une forte adhésion au régime méditerranéen, plus fréquente dans le sud de l'Italie. Cette forte adhésion était associée à un profil clinique plus favorable (meilleur statut immunitaire, moins d'obésité et de troubles neurologiques) ainsi qu'à une masse grasse totale et abdominale plus faible et une densité osseuse lombaire plus élevée. Après ajustement pour l'âge, le sexe et le nadir de CD4+, l'association avec un indice de masse corporelle plus bas restait significative. Il s'agit toutefois d'une étude observationnelle transversale, qui ne permet pas d'établir de lien de causalité ; des études prospectives et interventionnelles sont nécessaires pour confirmer ces observations.
Europe PMC · 2026-08-25 · Ma L, Hu Y, Liu G, Rexrode KM, Manson JE, Hu FB, Rimm EB, Sun Q.
Résumé simplifié :
Cette étude a suivi plus de 5900 personnes ayant survécu à une crise cardiaque, pendant environ 16 ans. Les chercheurs ont observé leur alimentation après l'infarctus et ont comparé plusieurs types de régimes sains, dont le régime méditerranéen. Résultat : les personnes qui suivaient le plus fidèlement un régime méditerranéen après leur infarctus avaient un risque de décès réduit d'environ un tiers par rapport à celles qui le suivaient le moins. Améliorer son alimentation après l'infarctus était aussi associé à une meilleure survie, alors que la délaisser augmentait le risque de décès.
Résumé reformulé :
Cette étude de cohorte prospective a suivi 3277 femmes et 2618 hommes ayant survécu à un infarctus du myocarde non fatal, sur une durée moyenne de 15,7 ans. Les chercheurs ont évalué l'adhésion post-infarctus à huit régimes alimentaires sains, dont le score de régime méditerranéen alternatif (Alternate Mediterranean Diet Score), via des questionnaires alimentaires répétés. Une adhésion élevée au régime méditerranéen était associée à une réduction de 34% du risque de mortalité totale (HR 0,66) en comparant les quintiles extrêmes, avec des associations similaires pour la mortalité cardiovasculaire et le risque de récidive d'infarctus non fatal. Ces résultats, de nature observationnelle, suggèrent qu'une alimentation de haute qualité de type méditerranéen après un infarctus pourrait être bénéfique pour la survie à long terme, sans toutefois établir de lien de causalité direct.
Europe PMC · 2026-08-19 · Delgado-Floody P, Alvarez C, Hernández-Mosqueira C, Contreras-Diaz G, Del-Cuerpo I, Cresp-Barria M, Hernandez-Martínez J, Valdés-Badilla P, Núñez-Espinosa C, Arriagada-Hernández C, Fuentes-Vilugrón G, Caamaño-Navarrete F.
Résumé simplifié :
Cette étude a interrogé plus de 1200 adolescents pour comprendre les liens entre leurs habitudes de vie (alimentation, temps passé devant les écrans, sommeil, activité physique) et leur niveau de stress. Les résultats montrent que les jeunes qui suivent davantage un régime méditerranéen ressentent moins de stress, tandis qu'un temps d'écran élevé est associé à plus de stress. Fait intéressant : une partie de ce lien entre écrans et stress s'explique par une moins bonne alimentation méditerranéenne chez les adolescents qui passent plus de temps devant les écrans. Cette étude ne permet toutefois pas de prouver une relation de cause à effet.
Résumé reformulé :
Cette étude transversale menée auprès de 1229 adolescents (âge moyen 13,45 ans) a examiné les associations entre plusieurs facteurs de mode de vie et le stress perçu, en s'intéressant particulièrement au rôle de l'adhésion au régime méditerranéen (MDA). Les analyses montrent que les filles présentent un stress plus élevé et une moins bonne adhésion au régime méditerranéen que les garçons. Une adhésion plus forte au régime méditerranéen est associée à un stress perçu plus faible, tandis qu'un temps d'écran élevé est lié à un stress plus important. L'analyse de médiation révèle que l'adhésion au régime méditerranéen explique partiellement (environ 10%) la relation entre temps d'écran et stress, suggérant un effet indirect modeste. Étant donné le design transversal de l'étude, ces résultats reflètent des associations statistiques et non des liens de causalité, une relation inverse ou bidirectionnelle ne pouvant être exclue.
Motif : faible nombre d'événements cardiovasculaires (IC très larges), limitant la précision des estimations
Europe PMC · 2026-08-19 · Marzetti E, Calvani R, Rodriguez-Sanchez I, da Silva Aguiar S, Picca A, Tosato M, Cacciatore S, Landi F, Coelho Júnior HJ.
Résumé simplifié :
Cette étude a suivi 338 personnes âgées de plus de 65 ans en Angleterre, sans hypertension au départ, pendant plusieurs années. Les chercheurs ont mesuré à quel point elles suivaient le régime méditerranéen, puis ont vérifié si cela influençait le risque de développer une hypertension, un infarctus ou un AVC. Résultat : aucun lien significatif n'a été trouvé entre suivre ce régime et éviter ces problèmes cardiovasculaires. Les auteurs précisent toutefois que peu de cas ont été observés durant l'étude, ce qui rend difficile de tirer des conclusions fermes. Des recherches plus longues et sur plus de personnes seraient nécessaires.
Résumé reformulé :
Cette étude de cohorte prospective, basée sur les données de l'English Longitudinal Study of Ageing (ELSA), a examiné l'association entre l'adhésion au régime méditerranéen (mesurée via le score Medi-Lite) et la survenue de maladies cardiovasculaires chez 338 participants de plus de 65 ans, non hypertendus au départ, suivis de 2018-2019 à 2023-2024. Après ajustement sur l'âge, le sexe et l'apport calorique, aucune association statistiquement significative n'a été observée entre l'adhésion globale au régime méditerranéen et l'incidence d'hypertension, d'infarctus du myocarde ou d'AVC. De même, aucun des composants individuels du régime n'était significativement lié à ces événements. Les auteurs soulignent que le faible nombre d'événements cardiovasculaires enregistrés, en particulier pour l'infarctus et l'AVC, limite la puissance statistique de l'étude et appellent à des recherches futures avec un suivi plus long et davantage de cas pour préciser ces associations.
Europe PMC · 2026-08-17 · La Vignera S, Condorelli R.
Résumé simplifié :
Cette étude passe en revue 38 recherches scientifiques pour comprendre comment différents régimes alimentaires influencent le taux de fer chez les personnes obèses, qui manquent souvent de fer malgré une alimentation suffisante. Les chercheurs ont comparé le régime méditerranéen, le régime cétogène et le jeûne intermittent. Résultat : le régime méditerranéen semble le plus bénéfique car il combine des aliments anti-inflammatoires et des sources de fer bien absorbées par l'organisme. À l'inverse, le régime cétogène pourrait nuire à l'absorption du fer. Perdre du poids, quel que soit le régime suivi, améliore globalement le statut en fer.
Résumé reformulé :
Cette revue systématique, menée selon les critères PRISMA 2020, a analysé 38 études pour comparer les effets du régime méditerranéen, du régime cétogène et du jeûne intermittent sur le métabolisme du fer chez des adultes obèses. L'obésité est associée à une carence en fer paradoxale, liée à une inflammation chronique et à une hepcidine élevée. Les résultats indiquent que le régime méditerranéen, grâce à son profil anti-inflammatoire (oméga-3, polyphénols, vitamine C) et ses sources de fer biodisponibles, serait le plus protecteur. Le régime cétogène pourrait au contraire nuire à l'absorption intestinale du fer et limiter la diversité des apports en fer. Le jeûne intermittent montre des effets plus complexes, avec une augmentation de la transferrine et une baisse de la ferritine restant dans des plages physiologiques normales. La perte de poids elle-même, indépendamment du régime, améliore le statut en fer en réduisant l'inflammation liée au tissu adipeux. Les auteurs soulignent le besoin d'essais cliniques comparatifs directs et recommandent une surveillance des biomarqueurs du fer chez les patients obèses suivant ces régimes.
Europe PMC · 2026-08-14 · Ward NA, Reid-McCann R, Logan D, Farsi DN, Brennan L, Cardwell C, de Groot LC, Maggi S, McCaffrey N, McGuinness B, McKinley MC, Noale M, Prinelli F, Sergi G, Stevenson EJ, Trevisan C, Volkert D, Woodside JV, McEvoy CT.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé chez 105 personnes âgées à risque de dénutrition et de déclin cognitif un régime méditerranéen enrichi en protéines, avec ou sans exercice physique à domicile, comparé à un simple dépliant sur l'alimentation saine. Après 6 mois, les deux groupes suivant le régime méditerranéen ont vu leur état nutritionnel s'améliorer nettement, ainsi que leurs performances cognitives et la qualité de leur alimentation, par rapport au groupe témoin. L'ajout d'exercice n'a pas apporté de bénéfice supplémentaire clair sur ces critères principaux, même si quelques effets positifs sur la forme physique et la qualité de vie ont été notés.
Résumé reformulé :
Cet essai contrôlé randomisé a évalué chez 105 adultes âgés (moyenne 67,7 ans), à risque de dénutrition et de déclin cognitif, l'effet d'un accompagnement diététique personnalisé vers un régime méditerranéen enrichi en protéines, associé ou non à un programme d'exercice à domicile, comparé à une simple information écrite sur l'alimentation saine. Après 6 mois, le score de statut nutritionnel (MNA) s'est amélioré significativement dans les deux groupes d'intervention par rapport au témoin (différences de 2,7 et 2,9 points). Les performances cognitives, mesurées par une batterie neurocognitive, se sont également améliorées de façon significative dans les deux groupes intervention. La qualité du régime alimentaire a nettement progressé dans les mêmes proportions. Malgré une faible adhésion au programme d'exercice, des bénéfices additionnels ont été observés sur la performance physique et la qualité de vie. Ces résultats suggèrent que corriger la dénutrition via un régime méditerranéen enrichi en protéines pourrait contribuer à ralentir le déclin cognitif et à améliorer la santé globale des personnes âgées fragiles.
Europe PMC · 2026-08-12 · Oliveri C, Marini HR, Morabito N, Minutoli L, Squadrito G, Migliaccio S, Gaudio A, Catalano A.
Résumé simplifié :
Cette étude a suivi 96 femmes ménopausées évaluées pour l'ostéoporose. Les chercheurs ont mesuré leur adhésion au régime méditerranéen, leur force musculaire et leur risque de fracture. Résultat : les femmes qui suivaient mieux ce régime avaient de meilleurs scores de fonction musculaire (moins de difficultés physiques) et une meilleure force de préhension. Ce meilleur état musculaire était lui-même lié à un risque de fracture estimé plus faible. En revanche, le régime méditerranéen n'était pas directement associé au risque de fracture ni à la densité osseuse. Cela suggère que ce régime pourrait aider indirectement à réduire le risque de fracture, en préservant la masse et la fonction musculaires.
Résumé reformulé :
Dans cette étude transversale portant sur 96 femmes ménopausées évaluées pour ostéoporose, les chercheurs ont examiné les liens entre l'adhésion au régime méditerranéen (questionnaire Medi-Lite), le statut fonctionnel musculaire (score SARC-F et force de préhension) et la probabilité de fracture estimée par l'outil FRAX. Une meilleure adhésion au régime méditerranéen était corrélée à un score SARC-F plus favorable, lui-même associé à une meilleure force musculaire et à une probabilité de fracture plus faible. Aucune association directe significative n'a été observée entre l'adhésion au régime et le risque de fracture, la densité minérale osseuse ou les fractures déjà survenues. Une analyse exploratoire a suggéré un effet indirect du régime sur le risque de fracture, médié par le statut fonctionnel musculaire, sans effet direct significatif. Les auteurs soulignent que le design transversal ne permet pas d'établir de lien causal, et que ces résultats préliminaires nécessitent confirmation par des études longitudinales.
Europe PMC · 2026-08-11 · Ilgaz Tüzen H, Aydın T, Kızıldağ Z, İşgüder R, Torun R, Ünsal E, Bora B.
Résumé simplifié :
Cette étude a examiné si suivre un régime méditerranéen était lié à l'état de santé d'enfants atteints de fièvre méditerranéenne familiale, une maladie provoquant des poussées de fièvre. 91 enfants ont répondu à des questionnaires alimentaires. Les chercheurs ont observé quelques liens faibles entre les habitudes alimentaires et certains paramètres comme le poids ou des douleurs aux jambes après effort, ainsi qu'avec le nombre de globules blancs, mais ces liens n'étaient pas très solides statistiquement. En revanche, aucun lien n'a été trouvé entre l'alimentation et la fréquence des crises ou la gravité globale de la maladie. Ces résultats restent préliminaires et nécessitent d'autres études.
Résumé reformulé :
Cette étude transversale a évalué, chez 91 enfants âgés de 7 à 18 ans atteints de fièvre méditerranéenne familiale, l'association entre l'adhésion au régime méditerranéen (mesurée par questionnaire standardisé), les comportements alimentaires, et divers paramètres cliniques et inflammatoires. Des associations nominales ont été observées entre les comportements alimentaires et l'indice de masse corporelle ainsi que les douleurs aux jambes à l'effort. Le nombre de leucocytes différait selon les catégories du score KIDMED en analyse globale, mais aucune comparaison deux à deux ne restait significative après correction de Bonferroni. Aucune association n'a été détectée entre les mesures alimentaires et la fréquence des crises ou la sévérité globale de la maladie. Les auteurs suggèrent que les habitudes alimentaires pourraient être davantage liées à l'expression clinique et inflammatoire entre les crises qu'à l'activité aiguë de la maladie, ouvrant la voie à des études prospectives futures.
Europe PMC · 2026-08-11 · Mérida-Yáñez B, García-Oliva S, Antúnez-Calvente I, de la Torre-Pérez N, Muñoz-Vela FJ, Gómez-Salgado J, Márquez-Díaz A, Avellaneda-Roldán MÁ, López-Gómez N, Rúger-Navarrete A.
Résumé simplifié :
Cette étude a rassemblé les recherches existantes sur le lien entre l'alimentation et la fertilité féminine. Les chercheurs ont comparé deux approches : une alimentation « pro-inflammatoire » (riche en aliments transformés) versus le régime méditerranéen (riche en légumes, poissons, huile d'olive). Résultats : une alimentation plus inflammatoire est associée à un risque accru d'infertilité. À l'inverse, suivre un régime méditerranéen semble lié à de meilleures réserves ovariennes, moins de risque d'endométriose, moins de symptômes prémenstruels et de meilleurs résultats en PMA. Attention toutefois : ce sont des associations observées, pas des preuves formelles que ce régime « guérit » l'infertilité.
Résumé reformulé :
Cette revue systématique et méta-analyse a examiné le lien entre le potentiel inflammatoire de l'alimentation (mesuré par l'indice DII) et divers aspects de la santé reproductive féminine, en s'intéressant spécifiquement au rôle du régime méditerranéen. Sur 15 études analysées, une alimentation à fort potentiel inflammatoire était associée à un risque accru d'infertilité (OR=1,70). Par ailleurs, une meilleure adhésion au régime méditerranéen était corrélée à des taux plus élevés d'hormone anti-müllérienne, davantage de follicules antraux, un risque réduit de mauvaise réponse ovarienne, moins de risque d'endométriose, moins de symptômes prémenstruels et de meilleurs taux de formation de blastocystes en procréation médicalement assistée. Les auteurs soulignent cependant que ces résultats reposent essentiellement sur des études observationnelles, avec un niveau de preuve jugé très faible, et appellent à des essais randomisés contrôlés avant toute application clinique.
Motif : hétérogénéité élevée (I²=72%) pour la mortalité cardiovasculaire liée à l'activité physique
Europe PMC · 2026-08-07 · Mo L, Qiu F, Liu Y, Zang Y, Chen C.
Résumé simplifié :
Cette grande analyse rassemble 40 études portant sur plus de 260 000 patients ayant une maladie coronarienne. Elle montre que suivre davantage un régime méditerranéen est associé à un risque plus faible de décès toutes causes confondues et d'événements cardiovasculaires graves. De même, les personnes qui restent physiquement actives après leur diagnostic ont un risque nettement réduit de mourir, notamment de causes cardiovasculaires. Les auteurs soulignent cependant qu'il manque encore de grands essais cliniques solides, surtout pour évaluer l'effet de l'exercice physique et des programmes combinant alimentation et activité physique.
Résumé reformulé :
Cette revue systématique avec méta-analyse a examiné 40 publications (34 sources de données, plus de 260 000 patients) évaluant le lien entre régime méditerranéen, activité physique et pronostic chez des patients coronariens. Un essai randomisé comparant régime méditerranéen et régime pauvre en graisses a montré une réduction du risque d'événements cardiovasculaires majeurs (HR 0,72). Les données observationnelles indiquent qu'une meilleure adhésion au régime méditerranéen est associée à une mortalité toutes causes réduite (HR 0,74), tandis que l'effet sur la mortalité cardiovasculaire reste incertain. Le maintien d'une activité physique régulière est associé à une baisse marquée de la mortalité globale (HR 0,64) et cardiovasculaire (HR 0,42). Les auteurs notent toutefois un manque d'essais randomisés robustes, en particulier pour les interventions combinant exercice et alimentation, limitant les conclusions causales fortes.
Europe PMC · 2026-08-01 · Jalalzadeh M, Ebrahimpour-Koujan S, Yadegari M, Moradi M, Montazer M, Azadbakht L.
Résumé simplifié :
Cette étude a rassemblé les résultats de 10 études menées chez des personnes pour voir si suivre un régime méditerranéen protège du cancer du pancréas. Les chercheurs ont trouvé que les personnes qui suivaient le plus fidèlement ce régime avaient un risque légèrement réduit de développer ce cancer ou d'en mourir. Cependant, cet effet n'était pas clairement démontré pour le simple « risque » de la maladie. L'analyse suggère aussi que la relation entre le régime et la protection n'est pas forcément proportionnelle : manger « un peu mieux » ne réduit pas forcément le risque de façon linéaire. Ces résultats sont encourageants mais méritent d'être confirmés par d'autres recherches.
Résumé reformulé :
Cette méta-analyse a combiné les données de 10 études de cohorte prospectives afin d'évaluer le lien entre l'adhésion au régime méditerranéen et le risque de cancer du pancréas chez l'humain. Les résultats montrent une réduction modeste mais statistiquement significative du risque global (HR groupé : 0,90 ; IC 82-98 %), avec une hétérogénéité modérée entre les études. Les analyses en sous-groupes révèlent que cette association inverse est significative pour l'incidence et la mortalité liées au cancer du pancréas, mais pas pour la catégorie plus générale de « risque ». L'analyse dose-réponse n'a pas mis en évidence de relation linéaire, mais a suggéré un effet protecteur non linéaire (p pour non-linéarité = 0,04). Ces résultats, bien qu'encourageants, restent basés sur des études observationnelles et ne permettent pas d'établir un lien de causalité direct ; ils appellent à des recherches complémentaires pour mieux comprendre les mécanismes en jeu.
Motif : certitude des preuves faible à très faible pour plusieurs associations, hétérogénéité significative des régimes comparateurs
Europe PMC · 2026-06-01 · Reyneke GL, Lambert K, Beck EJ.
Résumé simplifié :
Cette grande revue a analysé 30 études combinant les résultats de 225 recherches sur le lien entre alimentation et inflammation dans le corps. Elle montre que le régime méditerranéen est associé à une baisse de plusieurs marqueurs d'inflammation (comme la protéine CRP) chez des adultes ayant déjà un problème de santé chronique. Le régime végétarien montre aussi un effet positif sur un de ces marqueurs, mais avec moins de certitude. Les autres régimes étudiés n'ont pas montré de résultats assez clairs pour conclure. Ces travaux suggèrent que bien manger pourrait aider à réduire l'inflammation chronique, un facteur impliqué dans de nombreuses maladies.
Résumé reformulé :
Cette revue parapluie a rassemblé et évalué 30 revues systématiques et méta-analyses (225 études primaires) portant sur le lien entre différents régimes alimentaires et des marqueurs d'inflammation chronique. Parmi les 15 régimes examinés, le régime méditerranéen ressort avec une association bénéfique significative sur plusieurs biomarqueurs : baisse de la protéine C-réactive (CRP) et de l'interleukine-6, et hausse de l'adiponectine, avec un niveau de preuve allant de élevé à faible selon les marqueurs. Le régime végétarien est également associé à une réduction de la CRP, mais avec un niveau de certitude plus faible. Les données concernant les autres régimes restent insuffisantes ou peu concluantes, en raison notamment de l'hétérogénéité des régimes de comparaison utilisés dans les études. Les auteurs concluent que les régimes méditerranéen et végétarien pourraient atténuer l'inflammation de bas grade chez des adultes présentant au moins une condition chronique, tout en appelant à davantage de recherches sur les autres habitudes alimentaires.
Motif : hétérogénéité des études et synthèse narrative seulement, résultats peu cohérents sur la diversité microbienne
Europe PMC · 2026-05-27 · Chiesa A, Generali L, Butera A, Filippini T, Lanteri V, Veneri F.
Résumé simplifié :
Cette revue scientifique a analysé six études (448 personnes) pour voir si notre alimentation change les bactéries présentes dans la bouche. Résultat : globalement, le microbiote oral reste assez stable quel que soit le régime suivi. Mais certains détails changent : le régime méditerranéen semble réduire la quantité de bactéries responsables des maladies des gencives. Les régimes végétaux et omnivores influencent aussi certaines familles de bactéries buccales. Les auteurs précisent que ces résultats restent limités car les études sont différentes entre elles et n'observent les gens qu'à un instant donné, sans suivi dans le temps.
Résumé reformulé :
Cette revue systématique a examiné six études (448 participants) évaluant le lien entre différents régimes alimentaires (méditerranéen, végan, végétarien, omnivore) et la composition du microbiote oral chez des individus en bonne santé. Globalement, les régimes alimentaires n'entraînaient pas de modifications constantes de la diversité globale du microbiote (diversité alpha et bêta). Toutefois, des différences apparaissaient au niveau de taxons spécifiques : le régime méditerranéen était associé à une moindre abondance de bactéries impliquées dans les maladies parodontales, tandis que les régimes végétaux et omnivores présentaient des profils distincts pour certains genres bactériens (Neisseria, Haemophilus, Prevotella, Streptococcus). Les profils fonctionnels et métaboliques semblaient plus sensibles à l'alimentation que la seule composition taxonomique. Les auteurs soulignent que ces conclusions restent limitées par l'hétérogénéité des méthodes et le caractère transversal des études, appelant à des essais longitudinaux et interventionnels futurs.
Europe PMC · 2026-05-07 · Du H, Feng Y, Zhou R, Lei Y, Deng B, Ruan T, Lu W, Mu D.
Résumé simplifié :
Cette étude rassemble les résultats de 20 essais cliniques (plus de 2200 participants) pour voir si le régime méditerranéen aide à lutter contre le stress oxydatif, un phénomène lié au vieillissement des cellules et à certaines maladies. Les résultats montrent que ce régime augmente la capacité antioxydante globale du corps et réduit certains marqueurs de dommages cellulaires (comme le malondialdéhyde et les F2-isoprostanes). En clair, manger à la méditerranéenne semble aider l'organisme à mieux se protéger contre ce type de stress cellulaire, ce qui pourrait être bénéfique pour la santé à long terme.
Résumé reformulé :
Cette méta-analyse d'essais contrôlés randomisés, incluant 20 études et 2208 participants, a examiné l'effet du régime méditerranéen sur plusieurs biomarqueurs du stress oxydatif chez l'humain. Les résultats indiquent une augmentation significative de la capacité antioxydante totale du sang (SMD : 0,57), une diminution des F2-isoprostanes urinaires (SMD : -0,40) et une réduction notable du malondialdéhyde sanguin (SMD : -0,70), un marqueur de peroxydation lipidique. Ces données suggèrent que le régime méditerranéen pourrait renforcer les défenses antioxydantes de l'organisme et limiter les dommages oxydatifs liés aux lipides. Toutefois, les auteurs restent prudents : les mécanismes précis et l'ampleur clinique de ces effets nécessitent des recherches supplémentaires, notamment sur des populations et durées variées.
Europe PMC · 2026-02-28 · Papamichael D, Felekkis K, Andreou EP.
Résumé simplifié :
Cette étude a rassemblé les résultats de huit recherches sur des personnes ayant survécu à un cancer, pour voir si bien suivre le régime méditerranéen après le diagnostic aide à éviter une récidive et à réduire la fatigue liée au cancer. Les résultats montrent que les personnes qui suivent le mieux ce régime ont un risque légèrement plus faible de récidive ou de décès lié au cancer. En revanche, concernant la fatigue, les deux études disponibles ne montrent pas d'effet clair. Les auteurs concluent qu'il faut plus d'études, notamment des essais cliniques de grande taille, pour confirmer ces résultats.
Résumé reformulé :
Cette revue systématique et méta-analyse a examiné huit études (six cohortes prospectives et deux essais randomisés, plus de 6 700 participants au total) portant sur l'adhésion au régime méditerranéen après un diagnostic de cancer, en particulier colorectal. Les analyses montrent qu'une adhésion plus élevée à ce régime est associée à une réduction du risque de récidive ou de mortalité spécifique au cancer (HR = 0,83 ; IC 95 % : 0,70-0,99), bien qu'une hétérogénéité modérée soit observée entre les études. Concernant la fatigue liée au cancer, les données combinées de deux essais randomisés ne montrent pas de différence statistiquement significative. Les auteurs soulignent que ces résultats, notamment pour la récidive, proviennent principalement d'études observationnelles et restent limités par le faible nombre d'études disponibles et leur hétérogénéité méthodologique, appelant à des essais randomisés de plus grande envergure pour confirmer un lien de causalité.
Europe PMC · 2026-02-26 · Oncina-Cánovas A, Cabañas-Alite L, Comino I, Mustieles V.
Résumé simplifié :
Cette étude fait le bilan de 24 recherches menées chez des humains pour voir si manger surtout des végétaux protège contre les cancers digestifs (côlon, foie, estomac, œsophage, pancréas, bouche/gorge). Résultat : quand l'alimentation végétale est composée d'aliments complets et peu transformés (fruits, légumes, légumineuses, céréales complètes), le risque de cancer semble plus faible. Mais quand elle repose sur des produits végétaux raffinés ou ultra-transformés (comme les jus sucrés, pains blancs ou snacks), le risque augmente. La qualité des aliments végétaux consommés est donc essentielle, pas seulement le fait de manger «végétal».
Résumé reformulé :
Cette revue de portée a analysé 24 études observationnelles (cohortes prospectives et cas-témoins) menées principalement en Europe, Amérique du Nord et Asie, portant sur l'association entre différents régimes à base de plantes et le risque de cancers digestifs. Les chercheurs ont utilisé des indices alimentaires reconnus (PDI, hPDI, uPDI, régime pro-végétarien, EAT-Lancet) pour distinguer les régimes végétaux «sains» (aliments complets, peu transformés) des régimes végétaux «malsains» (produits raffinés ou ultra-transformés). Les résultats montrent que l'adhésion à un régime végétal de qualité est associée à un risque réduit de cancers colorectal, pancréatique, hépatique, œsophagien, gastrique et oropharyngé, tandis que les régimes végétaux de moindre qualité sont associés à un risque accru. Ces associations, observées dans des études d'observation, ne permettent pas d'établir formellement un lien de cause à effet, mais suggèrent l'importance de la qualité nutritionnelle au sein même des régimes à base de plantes.
Europe PMC · 2026-02-14 · Stern UM, Wagenpfeil G, Weber SN, Alqahtani SA, Michel M, Schattenberg JM.
Résumé simplifié :
Cette étude analyse plusieurs essais scientifiques pour voir quels régimes alimentaires aident le mieux le foie chez les personnes atteintes de stéatose hépatique liée au métabolisme (MASLD), une maladie du foie très fréquente. Parmi les régimes testés, le régime méditerranéen a montré des bénéfices : il réduit un marqueur sanguin du foie (ALT), diminue la rigidité du foie et réduit la quantité de graisse dans le foie mesurée par IRM. Le jeûne a aussi montré des effets positifs. En revanche, les régimes cétogènes/pauvres en glucides et les compléments en oméga-3 n'ont pas montré d'amélioration significative sur ce marqueur sanguin. Des études plus longues et mieux contrôlées restent nécessaires pour confirmer ces résultats.
Résumé reformulé :
Cette méta-analyse d'essais randomisés contrôlés (2018-2024) a évalué l'effet de différentes interventions alimentaires sur des biomarqueurs de santé hépatique chez des patients atteints de MASLD. Parmi les 24 études incluses dans l'analyse quantitative, le régime méditerranéen a démontré des effets bénéfiques statistiquement significatifs : réduction de l'ALT (- 2,93 UI/L), de la rigidité hépatique (- 0,35 kPa) et de la fraction de graisse hépatique mesurée par IRM (- 1,37 %). Le jeûne a également montré des résultats positifs, avec une baisse plus marquée de l'ALT et de la rigidité hépatique. À l'inverse, les régimes pauvres en glucides/riches en graisses (cétogènes) et la supplémentation en oméga-3 n'ont pas produit de changement significatif de l'ALT. Aucune étude éligible n'a été identifiée pour le sous-type MetALD. Les auteurs soulignent la nécessité d'essais isocaloriques plus longs, avec des critères de mesure standardisés, pour confirmer ces observations.
Motif : hétérogénéité substantielle entre études, résultats discordants entre cas-témoins et cohortes, risque de biais élevé
Europe PMC · 2026-02-01 · Shakouri F, Lotfi M, Rostami A, Talebi M, Sanaie S, Naseri A.
Résumé simplifié :
Cette étude a rassemblé les résultats de huit recherches pour savoir si bien suivre le régime méditerranéen pourrait réduire le risque de développer une sclérose en plaques, une maladie qui touche le système nerveux. En combinant les données, les chercheurs ont trouvé qu'une forte adhésion à ce régime était liée à un risque plus faible de sclérose en plaques. Cependant, les études de type rétrospectif suggéraient un effet protecteur, alors que les études suivant les gens dans le temps ne montraient pas de lien clair. Les auteurs restent donc prudents : il faut plus d'études solides avant de conclure que ce régime protège vraiment contre cette maladie.
Résumé reformulé :
Cette revue systématique avec méta-analyse a examiné huit études cliniques (cinq cas-témoins et trois cohortes) évaluant le lien entre l'adhésion au régime méditerranéen et le risque de sclérose en plaques, maladie inflammatoire chronique du système nerveux central. Les études cas-témoins suggéraient qu'une meilleure adhésion à ce régime était associée à une réduction des cas de sclérose en plaques, contrairement aux études de cohorte qui ne montraient pas d'association significative. La méta-analyse globale a néanmoins révélé une association inverse significative entre forte adhésion au régime méditerranéen et probabilité de sclérose en plaques (odds ratio de 0,275). Toutefois, les auteurs soulignent que ce résultat doit être interprété avec prudence : le nombre limité d'études, leur design majoritairement rétrospectif, un risque de biais élevé dans plusieurs d'entre elles et une forte hétérogénéité entre les résultats ne permettent pas d'affirmer un véritable effet protecteur. Des études prospectives supplémentaires, mieux conçues, sont nécessaires pour confirmer cette hypothèse.
Motif : effets très hétérogènes et incohérents selon les diètes, résultats non consolidés quantitativement
Europe PMC · 2026-01-10 · Mohamadinarab M, Saidpour A, Dehghani A, Rahbarinejad P, Ranjbar G, Norouzy A, Safarian M.
Résumé simplifié :
Cette étude a rassemblé les résultats de 13 essais cliniques pour voir comment différents régimes alimentaires influencent une protéine appelée BDNF, importante pour le cerveau et le métabolisme. Les chercheurs ont trouvé que le jeûne intermittent et le régime cétogène augmentent généralement les niveaux de BDNF chez les adultes, contrairement à d'autres régimes qui montrent des effets faibles ou incertains. Cela suggère que jeûner pourrait avoir des bénéfices pour la santé du cerveau, mais les auteurs précisent que davantage de recherches sont nécessaires pour bien comprendre ces mécanismes et en tirer des recommandations fiables.
Résumé reformulé :
Cette revue systématique, menée selon les normes PRISMA, a analysé 13 essais cliniques portant sur l'impact de diverses interventions alimentaires sur les niveaux de BDNF (facteur neurotrophique dérivé du cerveau) chez des adultes. Après un criblage de plus de 7600 articles, les auteurs constatent que le jeûne intermittent et le régime cétogène tendent à augmenter les concentrations de BDNF, tandis que d'autres approches alimentaires produisent des résultats minimes ou incohérents entre les études. La restriction calorique associée au jeûne semble particulièrement bénéfique pour ce marqueur lié à la neuroprotection et au métabolisme. Toutefois, la revue souligne l'hétérogénéité des protocoles et des populations étudiées, limitant la portée des conclusions. Les auteurs appellent à des essais cliniques supplémentaires, mieux standardisés, pour confirmer ces tendances et élaborer des stratégies nutritionnelles optimisées visant à améliorer la santé cognitive et à mieux gérer l'obésité.
Motif : forte hétérogénéité observée dans toutes les analyses, mélange d'ECR et d'études observationnelles
Europe PMC · 2025-12-09 · Mullath Ullas A, Boamah J, Hussain A, Myrtziou I, Kanakis I.
Résumé simplifié :
Cette grande étude a rassemblé les résultats de 30 recherches (plus de 500 000 personnes) pour voir comment différents régimes alimentaires (méditerranéen, restriction calorique, riche en protéines, faible en glucides, cétogène) influencent la santé des os. Résultat : aucun régime n’a d’effet clair sur la densité osseuse mesurée aux hanches, à la colonne ou sur tout le corps. En revanche, le régime méditerranéen est associé à un risque légèrement plus faible de fractures, notamment de la hanche. La restriction calorique semble au contraire augmenter la dégradation osseuse. Les résultats restent toutefois variables selon les études.
Résumé reformulé :
Cette revue systématique et méta-analyse a examiné 30 études (14 essais randomisés et 16 études observationnelles, plus de 500 000 participants) pour évaluer l’effet de plusieurs régimes alimentaires - méditerranéen, restriction calorique, riche en protéines, faible en glucides et cétogène - sur la santé osseuse. Aucune différence significative de densité minérale osseuse n’a été observée entre les régimes, que ce soit au col du fémur, à la colonne lombaire, à la hanche totale ou sur l’ensemble du corps. En revanche, l’adhésion au régime méditerranéen était associée à une réduction modeste mais significative du risque de fractures, notamment de la hanche (HR = 0,95). La restriction calorique augmentait les marqueurs de résorption osseuse, tandis que les régimes méditerranéen et riche en protéines montraient des effets neutres à légèrement favorables. Le statut en vitamine D et en calcium variait peu selon les régimes. Une forte hétérogénéité entre les études limite cependant la portée de ces conclusions, appelant à des essais cliniques de meilleure qualité.
Europe PMC · 2025-10-22 · Lv J, Jiao S, Li W, Ding S, Ma L, Zhang Q.
Résumé simplifié :
Des chercheurs ont comparé plusieurs régimes alimentaires (méditerranéen, cétogène, DASH, végétalien, pauvre en graisses, pauvre en glucides) chez des personnes souffrant de syndrome métabolique, en combinant les résultats de 26 études et plus de 2000 patients. Le régime végétalien s'est montré le plus efficace pour réduire le tour de taille et augmenter le bon cholestérol. Le régime cétogène a le mieux fait baisser la tension artérielle et les triglycérides. Le régime méditerranéen, lui, s'est distingué pour mieux réguler la glycémie à jeun. Chaque régime a donc des points forts différents selon l'indicateur de santé visé.
Résumé reformulé :
Cette méta-analyse en réseau a comparé l'efficacité de six régimes alimentaires (cétogène, DASH, végétarien/végétalien, méditerranéen, pauvre en graisses, pauvre en glucides) sur le syndrome métabolique, à partir de 26 essais randomisés totalisant 2 255 patients. Les résultats montrent que le régime végétalien réduit le plus efficacement le tour de taille et améliore le HDL-cholestérol, tandis que le régime cétogène est particulièrement efficace pour diminuer la tension artérielle et les triglycérides. Le régime méditerranéen se distingue quant à lui par une meilleure régulation de la glycémie à jeun comparé aux autres approches. Les auteurs concluent que les régimes végétalien, cétogène et méditerranéen semblent globalement les plus prometteurs pour améliorer le syndrome métabolique, tout en soulignant la nécessité d'études complémentaires de meilleure qualité pour confirmer ces observations.
Motif : résultats conflictuels entre les 8 études incluses, seulement 4 montrant une association significative
Europe PMC · 2025-10-01 · Martín-Manchado L, Sánchez-Sansegundo M, Moya-Yeste AM, Hurtado-Sánchez JA, Tuells J, Zaragoza-Martí A.
Résumé simplifié :
Cette étude fait le bilan de plusieurs recherches sur le lien entre le régime méditerranéen et le succès des techniques de procréation assistée (comme la FIV). Les chercheurs ont analysé huit études sur des personnes suivant ce régime. Résultat : la moitié montrent qu'un régime méditerranéen bien suivi est associé à de meilleurs résultats, comme plus d'embryons, plus de grossesses et plus de naissances vivantes. Les autres études donnent des résultats moins clairs ou contradictoires. Les auteurs concluent qu'il existe peut-être un lien positif, mais que davantage de recherches sont nécessaires pour le confirmer avec certitude.
Résumé reformulé :
Cette revue systématique a examiné la littérature scientifique publiée entre 2010 et 2024 pour évaluer si l'adhésion au régime méditerranéen est associée à de meilleurs résultats des techniques de procréation médicalement assistée (PMA) chez des adultes de 18 à 55 ans. Sur huit études incluses, quatre ont trouvé des associations statistiquement significatives entre ce régime et des résultats favorables, notamment un nombre plus élevé d'embryons ainsi que des taux supérieurs de grossesse clinique, de grossesse biochimique et de naissances vivantes. Les autres études rapportent des résultats contradictoires ou non concluants. Les auteurs soulignent qu'une association potentielle existe entre le régime méditerranéen et les résultats de PMA, mais que les preuves actuelles restent limitées en quantité et en qualité, justifiant la nécessité d'études complémentaires plus robustes pour confirmer ce lien.
Europe PMC · 2025-09-30 · Xing D, Li M, Zhong Y, Liang L, Yao H, Liang Y, Lyu Y, Yu Y.
Résumé simplifié :
Cette étude a analysé de nombreuses recherches pour savoir si une alimentation saine peut aider à prévenir les troubles du plancher pelvien, comme l'incontinence urinaire ou fécale et les problèmes sexuels. En combinant les résultats de 14 études, les chercheurs ont constaté qu'un régime méditerranéen ou anti-inflammatoire était lié à moins de troubles de la fonction sexuelle. Le régime DASH, lui, semblait aider contre certains symptômes urinaires. À l'inverse, une alimentation pro-inflammatoire (riche en aliments transformés) était associée à plus de risques d'incontinence. Ces résultats suggèrent que bien manger pourrait être une piste intéressante pour prévenir ou soulager ces troubles.
Résumé reformulé :
Cette revue systématique avec méta-analyse a examiné l'effet de plusieurs régimes alimentaires (méditerranéen, DASH, anti-inflammatoire, pro-inflammatoire, hPDI) sur les dysfonctions du plancher pelvien - incontinence urinaire, fécale et dysfonction sexuelle. À partir de 31 études (dont 14 incluses en méta-analyse, mêlant études transversales, prospectives et essais randomisés), les auteurs rapportent qu'une alimentation saine dans son ensemble était associée à une réduction significative des dysfonctions sexuelles (études transversales : OR = 0,69 ; études prospectives : SMD = -0,60) et des symptômes d'incontinence (OR = 0,77). Le régime méditerranéen et les régimes anti-inflammatoires étaient spécifiquement liés à un moindre risque de dysfonction sexuelle, tandis que le régime DASH semblait bénéfique contre les symptômes urinaires bas et l'urgenturie. À l'inverse, les régimes pro-inflammatoires étaient associés à un risque accru d'incontinence urinaire et fécale. Ces résultats, bien qu'issus principalement d'études observationnelles, plaident pour intégrer le conseil nutritionnel dans la prise en charge de ces troubles.
Motif : intervalles de confiance larges et certains incluant la valeur nulle (ex: high-protein MD -4.49 CI -9.55 à 0.35), nombre limité d'essais par comparaison
Europe PMC · 2025-08-06 · Sun Y, Shang M, Zhang Y, Hu J, Wang H.
Résumé simplifié :
Cette étude a comparé huit régimes alimentaires (dont le régime méditerranéen, le kéto, le DASH, le jeûne intermittent...) pour voir lesquels aident le plus à réduire les risques cardiovasculaires comme le poids, le cholestérol, la tension ou le sucre dans le sang. En analysant 21 études sur environ 1 660 personnes, les chercheurs ont trouvé que chaque régime a ses points forts : le kéto et le régime riche en protéines font perdre du poids, le DASH et le jeûne intermittent réduisent la tension, et les régimes pauvres en glucides améliorent le cholestérol. Le régime méditerranéen a été inclus dans la comparaison, mais ne s'est pas démarqué comme le plus efficace sur les critères principaux mesurés.
Résumé reformulé :
Cette méta-analyse en réseau a examiné 21 essais randomisés (1 663 participants) pour comparer l'efficacité de huit régimes alimentaires, incluant le régime méditerranéen, sur divers facteurs de risque cardiovasculaire : poids, tour de taille, profil lipidique, glycémie et tension artérielle. Les résultats montrent des effets différenciés selon les régimes : le régime cétogène et le régime riche en protéines se sont révélés les plus efficaces pour la perte de poids, le DASH et le jeûne intermittent pour la baisse de la tension artérielle systolique, et les régimes pauvres en glucides pour l'amélioration du HDL-cholestérol. Le régime méditerranéen faisait partie des interventions testées dans le réseau de comparaisons, mais le résumé ne rapporte pas de résultats chiffrés spécifiques le concernant parmi les critères analysés. Ces données suggèrent que le choix d'un régime pourrait être adapté selon l'objectif cardiovasculaire visé, bien que des limites méthodologiques (nombre d'études, hétérogénéité) invitent à la prudence.
Europe PMC · 2025-06-15 · Rodríguez Núñez S, Rubín-García M, Martín-Sánchez V, Álvarez-Álvarez L, Molina AJ.
Résumé simplifié :
Cette revue rassemble 11 études qui examinent les liens entre le régime méditerranéen, la santé cardiovasculaire/métabolique et l'impact sur l'environnement. Les résultats montrent que suivre ce régime est associé à un poids corporel plus sain, un risque réduit de syndrome métabolique et moins d'inflammation chronique dans le corps. En parallèle, ce mode d'alimentation semble aussi plus respectueux de l'environnement, notamment face au changement climatique. Les auteurs concluent que le régime méditerranéen pourrait offrir un double avantage : protéger la santé des personnes tout en limitant l'empreinte écologique de notre alimentation.
Résumé reformulé :
Cette revue systématique, menée selon les critères PRISMA et enregistrée sur PROSPERO, a analysé 11 articles publiés jusqu'à fin 2024 portant sur les liens entre le régime méditerranéen, la santé cardiométabolique et la durabilité environnementale. La majorité des études se concentraient sur l'obésité, suivies par l'inflammation chronique, le syndrome métabolique et la santé cardiovasculaire. Concernant l'aspect environnemental, le changement climatique était la préoccupation la plus fréquemment abordée. Les auteurs rapportent une association cohérente entre une meilleure adhésion au régime méditerranéen, des marqueurs de santé favorables (IMC, risque de syndrome métabolique, inflammation) et un moindre impact environnemental. Cette synthèse suggère ainsi que ce modèle alimentaire pourrait concilier bénéfices pour la santé humaine et objectifs de durabilité écologique, bien que la nature observationnelle des études incluses limite les conclusions sur la causalité.
Europe PMC · 2025-04-28 · Asadi S, Grafenauer S, Burley CV, Fitzgerald C, Humburg P, Parmenter BJ.
Résumé simplifié :
Cette étude a rassemblé les résultats de 9 essais cliniques (898 personnes) testant différents régimes alimentaires contre l'arthrose, dont le régime méditerranéen. Globalement, les régimes réduisent la douleur, améliorent la mobilité et font perdre du poids, surtout les régimes hypocaloriques. Mais pour le régime méditerranéen spécifiquement, testé dans seulement 2 études, aucun effet significatif n'a été observé ni sur la douleur ni sur la fonction physique des articulations. Les auteurs concluent que ce régime, bien que prometteur, nécessite davantage de recherches avant de conclure à son efficacité contre l'arthrose.
Résumé reformulé :
Cette méta-analyse d'essais randomisés (9 études, 898 participants) a évalué l'impact de plusieurs types de régimes alimentaires sur les symptômes de l'arthrose, incluant régimes hypocaloriques, méditerranéen, pauvre en graisses, anti-inflammatoire, pauvre en glucides et végétal. Dans l'ensemble, les interventions diététiques ont amélioré significativement la douleur, la fonction physique et le poids corporel des patients. Cependant, l'analyse spécifique du sous-groupe régime méditerranéen (basée sur seulement 2 essais) n'a montré aucune amélioration statistiquement significative, ni pour la douleur (SMD -0,27, IC95% [-1,14 ; 0,60]) ni pour la fonction physique (SMD -0,28, IC95% [-0,79 ; 0,24]). Ce sont les régimes hypocaloriques qui se sont révélés les plus efficaces. Les auteurs soulignent que le régime méditerranéen reste une piste intéressante mais que les preuves actuelles sont insuffisantes et nécessitent des essais complémentaires de plus grande envergure.
Europe PMC · 2025-02-10 · Rabbani SA, Patni MA, El-Tanani M, Rangraze IR, Wali AF, Babiker R, Satyam SM, El-Tanani Y, Almetwally AAMS.
Résumé simplifié :
Cette grande étude a rassemblé les résultats de nombreuses recherches sur des patients atteints de cancer, pour voir si changer son mode de vie après le diagnostic aide à mieux survivre. Parmi les habitudes étudiées, suivre le régime DASH (riche en fruits, légumes, céréales complètes et pauvre en sel) était associé à une baisse du risque de mourir du cancer. D'autres habitudes comme l'activité physique, l'arrêt du tabac et la réduction de l'alcool montraient aussi des bénéfices. Ces résultats suggèrent que les choix de vie après un diagnostic de cancer pourraient jouer un rôle important dans le pronostic des patients.
Résumé reformulé :
Cette méta-analyse a compilé les données de 98 études portant sur plus de 1,4 million de patients atteints de cancer, afin d'évaluer l'impact de divers changements de mode de vie post-diagnostic sur la survie. Parmi les résultats, l'adhésion au régime DASH était associée à une réduction significative de la mortalité spécifique au cancer (log HR groupé : -0,22 ; IC95 % : -0,33 à -0,12). Des associations similaires ont été observées pour le régime méditerranéen et l'Indice d'Alimentation Saine. L'activité physique, l'arrêt du tabac et la réduction de la consommation d'alcool après le diagnostic étaient également liés à de meilleurs résultats oncologiques. Ces données, issues principalement d'études observationnelles de cohorte, suggèrent une association plutôt qu'une preuve causale directe, mais renforcent l'intérêt d'intégrer ces habitudes alimentaires et comportementales dans la prise en charge oncologique globale.
Europe PMC · 2025-01-21 · Fan M, Chu Y, Zheng Y, Zhang Z, Hou M.
Résumé simplifié :
Cette étude a rassemblé les résultats de 30 recherches menées sur plus de 41 000 femmes enceintes et leurs enfants. Elle montre que suivre un régime méditerranéen pendant la grossesse est lié à moins de risques de diabète gestationnel, de prise de poids excessive, de bébés trop petits pour leur âge gestationnel, et de surpoids chez l'enfant plus tard. Un régime riche en fibres ou de type DASH (pauvre en sel, riche en fruits et légumes) apporte aussi des bénéfices similaires. Ces résultats suggèrent que bien manger pendant la grossesse pourrait protéger la santé de la mère et de l'enfant.
Résumé reformulé :
Cette revue systématique et méta-analyse a compilé les données de 30 études (41 424 femmes enceintes et enfants) publiées entre 2012 et 2022, afin d'examiner les liens entre trois modèles alimentaires — régime méditerranéen, régime DASH et alimentation riche en fibres — et divers résultats métaboliques pendant la grossesse. L'adhésion au régime méditerranéen était associée à une réduction du risque de diabète gestationnel (OR 0,60), de prise de poids excessive pendant la grossesse (OR 0,41), ainsi qu'à un risque plus faible de petit poids pour l'âge gestationnel, de retard de croissance fœtale et de surpoids chez l'enfant. Le régime DASH et l'alimentation riche en fibres montraient des associations comparables ou plus marquées sur certains critères. Ces résultats, issus d'études majoritairement observationnelles, suggèrent une association mais ne permettent pas d'établir formellement un lien de causalité direct.
Europe PMC · 2025-01-16 · Wang X, Xin Z, Li X, Wu K, Wang W, Guo L, Wang L, Mo X, Liu X, Guo Z, Wang J, Lu C.
Résumé simplifié :
Cette étude a rassemblé les résultats de 20 recherches sur près de 45 000 personnes pour voir si suivre un régime méditerranéen protège le cerveau. Les chercheurs ont examiné des images IRM du cerveau. Résultat : les personnes qui suivent bien ce régime ont un peu moins de lésions de la substance blanche, des zones souvent liées au vieillissement cérébral et au risque de démence. En revanche, aucun lien clair n'a été trouvé avec le volume total du cerveau, la matière grise, la matière blanche ou l'hippocampe. Ces résultats suggèrent un effet possible mais modeste, qui mérite d'être confirmé par d'autres études.
Résumé reformulé :
Cette méta-analyse a combiné les données de 20 études épidémiologiques (44 893 participants) évaluant le lien entre l'adhésion au régime méditerranéen et divers marqueurs cérébraux visibles à l'IRM, associés au risque de démence. Dans les analyses transversales (13 études, 42 955 participants), une adhésion plus forte au régime était significativement associée à une réduction des hyperintensités de la substance blanche (β = -0,03), un marqueur de dommages vasculaires cérébraux. Aucune association significative n'a été observée avec le volume cérébral total, la matière grise, la matière blanche ou l'hippocampe. Les analyses longitudinales, portant sur 7 études (1 938 participants, suivi de 1,5 à 9 ans), n'ont pas montré d'association significative avec l'évolution du volume cérébral total ou de la matière grise. Ces résultats, de nature corrélationnelle, suggèrent un lien possible entre ce régime et une meilleure santé vasculaire cérébrale, sans preuve solide d'un effet protecteur global sur le volume cérébral.
Europe PMC · 2024-10-11 · Bianchi E, Erbasan H, Riso P, Perna S.
Résumé simplifié :
Cette étude fait le bilan de sept recherches (116 personnes au total), allant de joueurs de handball professionnels à des sportifs amateurs, pour voir si le régime méditerranéen améliore les performances physiques. Les résultats suggèrent que ce régime pourrait augmenter l'endurance musculaire, la puissance, la force (comme le saut vertical ou la force de préhension) et réduire le stress oxydatif. En revanche, les effets sur la composition corporelle (masse musculaire, masse grasse) restent incertains, certaines études montrant des améliorations et d'autres non. Les auteurs concluent que le régime méditerranéen semble prometteur pour les sportifs, mais que davantage d'études solides sont nécessaires.
Résumé reformulé :
Cette revue systématique analyse sept essais d'intervention, totalisant 116 participants (athlètes professionnels et amateurs), afin d'évaluer les effets du régime méditerranéen sur la performance athlétique, la force, la composition corporelle et les marqueurs métaboliques. Les résultats indiquent une amélioration possible de l'endurance musculaire, de la puissance et de la performance anaérobie chez des pratiquants de CrossFit, ainsi qu'une meilleure force (saut vertical, préhension manuelle, tests de navette). Les effets sur la composition corporelle sont hétérogènes : certaines études rapportent une augmentation de la masse maigre et musculaire, d'autres n'observent aucun changement significatif. Le régime est également associé à une augmentation de l'activité antioxydante plasmatique totale et à une réduction des marqueurs de stress oxydatif et d'inflammation. Les auteurs soulignent toutefois la nécessité d'essais plus rigoureux pour confirmer ces bénéfices selon les populations sportives étudiées.
Motif : hétérogénéité élevée pour l'AST (I²=70.7) non expliquée
Europe PMC · 2024-10-03 · Jamil A, Chivese T, Elshaikh U, Sendall M.
Résumé simplifié :
Cette étude a examiné si le régime méditerranéen peut aider les enfants et adolescents souffrant d'une maladie du foie liée au surpoids (appelée MASLD). En combinant les résultats de 5 études portant sur 308 jeunes, les chercheurs ont constaté que ce régime améliore certains marqueurs du foie, notamment deux enzymes hépatiques (ALT et AST), signe d'un foie en meilleure santé. En revanche, il n'a pas eu d'effet clair sur le poids, le cholestérol ou la résistance à l'insuline. Les auteurs concluent que le régime méditerranéen pourrait être bénéfique, mais que davantage d'études rigoureuses sont nécessaires pour le confirmer.
Résumé reformulé :
Cette revue systématique avec méta-analyse a évalué l'effet du régime méditerranéen sur la fonction hépatique chez des enfants et adolescents atteints de MASLD (stéatose hépatique liée à un dysfonctionnement métabolique). Cinq études interventionnelles (deux essais randomisés contrôlés et trois études quasi-expérimentales), totalisant 308 participants, ont été incluses. Les résultats montrent une réduction modérée mais significative des enzymes hépatiques ALT (-10,85 U/L) et AST (-9,26 U/L), tandis que la baisse de la GGT n'était pas statistiquement significative. En revanche, aucun changement notable n'a été observé concernant le poids corporel, le profil lipidique ou la résistance à l'insuline. Les auteurs soulignent que ces résultats, bien qu'encourageants, reposent sur un nombre limité d'études et appellent à des essais randomisés supplémentaires pour établir des preuves de plus haute qualité.
Europe PMC · 2024-10-01 · Liao T, Su J, Quan T, Luo Y, Zeng Y, Chen D, Tang H.
Résumé simplifié :
Des chercheurs ont comparé quatre régimes alimentaires (méditerranéen, cétogène, faible en gras, et faible en calories) chez des adultes en surpoids ou obèses, à partir de 17 études incluant plus de 5800 personnes. Résultat : le régime cétogène s'est montré le plus efficace pour faire baisser le poids, l'indice de masse corporelle et le tour de taille, suivi par le régime faible en gras, puis le régime faible en calories. Le régime méditerranéen arrivait en dernière position pour ces critères précis. Les auteurs soulignent toutefois que davantage d'études de bonne qualité sont nécessaires pour confirmer ces résultats.
Résumé reformulé :
Cette méta-analyse en réseau a comparé l'efficacité de quatre approches diététiques - régime méditerranéen, cétogène, faible en gras et faible en calories - chez des adultes en surpoids ou obèses. Basée sur 17 essais randomisés totalisant 5802 participants, l'analyse a évalué leur impact sur le poids corporel, l'indice de masse corporelle et le tour de taille. Les résultats indiquent un classement décroissant d'efficacité : régime cétogène en tête, suivi du régime faible en gras, puis du régime faible en calories, et enfin du régime méditerranéen qui obtient les résultats les plus modestes sur ces trois marqueurs spécifiques. Les auteurs précisent que ces conclusions, bien que basées sur une analyse rigoureuse, nécessitent d'être confirmées par des essais cliniques randomisés supplémentaires de haute qualité méthodologique.
Europe PMC · 2024-09-27 · Larruy-García A, Mahmood L, Miguel-Berges ML, Masip G, Seral-Cortés M, De Miguel-Etayo P, Moreno LA.
Résumé simplifié :
Cette étude a analysé 73 recherches sur le lien entre la qualité de l'alimentation, dont le régime méditerranéen, et le poids ou le syndrome métabolique chez les enfants et adolescents. Chez les enfants de moins de 12 ans, ceux qui suivaient mieux le régime méditerranéen avaient un indice de masse corporelle et un tour de taille légèrement plus élevés que ceux qui le suivaient moins bien, ce qui est surprenant. Mais globalement, une meilleure adhésion à ce régime semble associée à un poids plus favorable, surtout chez les garçons. Les auteurs soulignent que l'alimentation de qualité pourrait jouer un rôle protecteur contre l'obésité durant l'enfance.
Résumé reformulé :
Cette revue systématique et méta-analyse a examiné la relation entre différents scores de qualité alimentaire, dont le régime méditerranéen, et l'obésité ainsi que le syndrome métabolique chez les enfants et adolescents. Sur 3 519 études évaluées, 73 ont été incluses dans la revue et 6 dans la méta-analyse. Chez les enfants de moins de 12 ans, une adhésion plus forte au régime méditerranéen était associée à un IMC et un tour de taille légèrement supérieurs par rapport à une faible adhésion, un résultat contre-intuitif. Cependant, l'analyse de méta-régression a révélé des associations plus marquées chez les garçons pour l'IMC, le z-score de l'IMC et le tour de taille. Dans l'ensemble, les études suggèrent qu'une meilleure qualité alimentaire, notamment via le régime méditerranéen, pourrait exercer un effet protecteur contre l'obésité chez les jeunes, bien que les résultats varient selon l'âge et le sexe, appelant à la prudence dans l'interprétation.
Europe PMC · 2024-07-23 · Jafari Nasab S, Ghanavati M, C T Clark C, Nasirian M.
Résumé simplifié :
Cette étude a rassemblé les résultats de dix recherches pour voir si suivre un régime méditerranéen avant ou pendant le début de la grossesse pouvait réduire le risque de diabète gestationnel, un trouble fréquent qui peut avoir des conséquences pour la mère et le bébé. Les résultats montrent que les femmes qui suivent le plus ce régime ont environ 36 % de risque en moins de développer ce diabète, comparées à celles qui le suivent le moins. Ce lien reste valable quel que soit le pays ou le moment où l'alimentation a été évaluée, ce qui renforce la fiabilité de ce constat.
Résumé reformulé :
Cette méta-analyse d'études observationnelles a examiné le lien entre l'adhésion au régime méditerranéen et le risque de diabète gestationnel (DG), une complication fréquente de la grossesse aux conséquences potentiellement durables pour la mère et l'enfant. En combinant les données de dix études, les auteurs rapportent une association inverse significative : une forte adhésion au régime méditerranéen est associée à une réduction d'environ 36 % du risque de DG (OR = 0,64 ; IC 95 % : 0,52-0,78). Cette association reste cohérente après stratification selon la zone géographique, le fait de résider ou non en pays méditerranéen, le moment de l'évaluation alimentaire et le type de devis d'étude. Les auteurs concluent qu'une alimentation proche du modèle méditerranéen, adoptée avant ou en début de grossesse, pourrait être liée à un risque plus faible de diabète gestationnel, tout en soulignant qu'il s'agit d'études observationnelles ne permettant pas d'établir un lien de causalité direct.
Europe PMC · 2023-12-01 · Xu J, Wang H, Bian J, Xu M, Jiang N, Luo W, Zu P, Yin W, Zhu P.
Résumé simplifié :
Cette grande étude a rassemblé les résultats de 23 recherches (essais et suivis de cohortes) portant sur plus de 107 000 femmes enceintes. Elle montre que suivre un régime méditerranéen pendant la grossesse est associé à moins de complications : diabète gestationnel, hypertension, pré-éclampsie, naissance prématurée, petit poids de naissance ou retard de croissance du bébé. Les femmes qui suivaient le mieux ce régime accouchaient aussi un peu plus tard, ce qui est bénéfique pour le bébé. Ces résultats suggèrent que bien manger à la méditerranéenne pendant la grossesse pourrait aider à protéger la santé de la mère et de l'enfant, mais des études supplémentaires restent nécessaires pour confirmer ces bénéfices.
Résumé reformulé :
Cette méta-analyse a combiné les données de 5 essais randomisés et 18 études de cohorte, totalisant plus de 107 000 femmes enceintes, afin d'évaluer le lien entre l'adhésion au régime méditerranéen pendant la grossesse et les issues périnatales. Dans les essais randomisés, ce régime a réduit significativement le risque de diabète gestationnel (OR 0,56) et de petit poids pour l'âge gestationnel (OR 0,55). Dans les études de cohorte, une adhésion plus forte au régime était associée à une diminution du risque d'hypertension gravidique, de pré-éclampsie, d'accouchement prématuré, de faible poids de naissance et de retard de croissance intra-utérin, ainsi qu'à un allongement modeste de la durée de la grossesse. Les auteurs soulignent toutefois que des essais et cohortes de plus grande envergure et de meilleure qualité méthodologique sont nécessaires pour confirmer ces associations, qui restent de nature observationnelle pour la majorité des données analysées.
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